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Les collections du musée

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Souliers

Objet utilitaire assurant la protection du pied ou objet de mode ? Les deux acceptions sont-elles conciliables ?

Si les mules à pointe très effilée du XVIIIe siècle, don de la famille Balenciaga, et les talons aiguilles de l'époque New Look illustrent la prééminence de la mode sur le fonctionnel, la boucle qui, vers 1660, ferme la chaussure concilie esthétique et utilité. Le talon rouge à valeur de symbole aristocratique sous Louis XIV est, vers 1785, placé sous la cambrure. Il disparaît en 1795, «anticomanie» oblige. En 1802, on invente le cambrion et le talon revient. A la fin du XIXe siècle, et jusque vers 1919, les femmes portent à la ville des bottines de cuir ou des chaussures à guêtres. Le soir, jais et perles ornent les chaussures basses à talon arqué. La chaussure à bride est le modèle des années 1920 telle la création de Perugia portée par Mistinguett, l'escarpin à talon haut celui des années 1930. Liège et rabane remplacent les matériaux traditionnels pour les modèles de guerre conservés au musée, le fonds du musée est présenté uniquement au travers d'expositions temporaires. Le talon aiguille du New Look laisse la place au talon plat et épais des mini-robes de 1965. En 1970, on porte des cuissardes et des mocassins à glands ou à chaînette dorée empruntés aux hommes, et en 1979 des ballerines. Santiags et baskets accompagnent le blue-jeans alors que, deux fois par an, à l’instar des couturiers, les bottiers-créateurs présentent leurs nouvelles créations.

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Mise à jour le : 21 mars 2012
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