Paire de commodes (M. Carlin) - Paris.fr
 

«« retour

Sommaire

Partager | Imprimer | A+ | A- | A=

Présentation des collections

Meubles

Paire de commodes (M. Carlin)

Martin Carlin (vers 1730-1785)
Estampille M. CARLIN et poinçon de jurande JME
Vers 1770
Bois de rose, amarante, marqueterie de bois divers, bronzes dorés
H. 0,83 m ; L. 1,065 m ; P. 0,566 m
Inv. J 392 et J 393


Les ouvrages en placage et marqueterie de Martin Carlin, moins nombreux et moins typiques que les meubles ornés de plaques de porcelaines de Sèvres ou de laque du Japon qui lui ont valu une grande réputation, sont toutefois d'une grande qualité, comme l'attestent ces deux commodes. Avec Œben, Weisweiler, et surtout Riesener, Carlin a contribué de façon significative à la formation du nouveau style qui se manifeste dans ce type de création de l'époque Transition ; l'architecture et le décor doivent être d'ailleurs rapprochés de la commode de Lacroix. La marqueterie en résille est originale : des motifs à quatre feuilles s'insèrent dans un losangé de baguettes entrelacées assez rare, simulant un effet de perspective.

Martin CARLIN
(vers 1730-1785, maître en 1766)

D’origine allemande, cet ébéniste bénéficie de la protection de son confrère Roger Van der Cruse (dit Lacroix ou RVLC), et suit son exemple en recevant la forte influence d’Œben dont il devient aussi le beau-frère. Il s’affirme progressivement comme l’un des principaux fournisseurs des marchands-merciers du quartier Saint-Honoré (Darnault, Poirier et Daguerre) et, par leur intermédiaire, de la famille royale. Il livre de nombreux petits meubles caractéristiques du style Louis XVI et se spécialise dans l’utilisation de laques d’Extrême-Orient et de plaques de porcelaine de Sèvres sur ces meubles.
Adam WEISWEILER
(1744-1820, maître en 1778)

Venu d'Allemagne, il s'installe à Paris en 1774, au moment où le style du mobilier adopte une allure plus stricte. L'influence de Riesener sur les ateliers est alors prépondérante. On peut supposer que Weisweiler, qui fut peut-être son élève, lui doit un goût très vif pour les bronzes ciselés et dorés de formes originales (peut-être exécutés par Gouthière, puis par Thomire), se détachant sur des placages unis, spécialement en acajou ou ébène. Reçu maître-ébéniste en 1780, il travaille pour des marchands-merciers, notamment pour le célèbre Daguerre, successeur de Poirier, qui reçoit dans son magasin une prestigieuse clientèle internationale. Il survit à la Révolution et compte, parmi ses clients, des membres de la famille impériale. Weisweiler doit être situé dans la même orbite créatrice que Carlin et Saunier.

Mise à jour le : 19 octobre 2012
La carte de Paris - nouvelle fenêtre

La carte de Paris