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Présentation des collections
Meubles
Lit à la polonaise (G. Jacob)
Attribué à Georges Jacob (1739-1814)
Vers 1785
Bois sculpté et doré, garniture en damas bleu
H. 3,25 m ; L. 2,10 m ; P. 1,84 m
Inv. J 403
Dit "à la polonaise", ce lit se distingue du lit "à la française" ou "à colonnes" dont le baldaquin occupe toute la longueur et qui s’appuie au mur par le petit côté. À l'origine monté sur des roulettes aujourd'hui disparues, il pouvait être facilement tiré par les poignées fixées sur ses deux montants avant. Le dais, porté par quatre montants galbés en forme de colonnes cannelées surmontées d’urnes antiques en bronze, le riche décor, mélange d'éléments antiques et naturalistes, lui confèrent un aspect imposant et semblent justifier son attribution au menuisier Georges Jacob chez qui l’on trouve le même abondant répertoire ornemental. Vendu par le comte de Vaudreuil, son premier propriétaire, à la Couronne, ce lit a été placé à Versailles, aux Tuileries, puis vendu en Angleterre avant son acquisition par Ernest Cognacq.
Georges JACOB
(1739-1814, maître en 1765)
Le plus célèbre de tous les menuisiers en sièges du XVIIIe siècle français est d'abord apprenti chez Louis Delanois, fournisseur de la comtesse Du Barry. Il en subit la forte influence, puis s'affirme dans un style personnel et innovant. Contrairement aux usages, Jacob ne reprend pas un atelier déjà existant, mais fonde lui-même son entreprise. De 1773 à la Révolution, il ne cesse de travailler pour le Garde-meuble. En 1796, il cède son entreprise à ses deux fils qui fondent une société sous le nom de "Jacob frères", transformée, plus tard, en société "Jacob-Desmalters et Cie". Cette dernière fait faillite en 1813.



