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Présentation des collections
Sculpture
Faune au chevreau (J.-F.-J. Saly)
Jacques-François-Joseph Saly (1717-1776)
1751
Marbre blanc
H. 0,82 m ; L. 0,34 m ; P. 0,32 m
Inv. J 249
Cette œuvre connut, en son temps, une grande notoriété. Le jeune Saly, encore tout imprégné de l'antiquité classique dont avait pu étudier les vestiges en Italie, et notamment de la statue de l'Antinoüs qu'il venait de copier pour le roi, réalisa, à partir d'une maquette en terre cuite, un modèle en plâtre qui lui valut l'agrément de l'Académie royale de peinture et de sculpture, et la notoriété auprès du public au Salon de 1750. La version en marbre fut son morceau de réception à l'Académie. Exposée au Salon de 1751, la sculpture reçut à nouveau de grands éloges. Le sujet rustique du faune, divinité champêtre à demi-animale, est ici traité avec une élégance surprenante pour l'œil moderne, mais conforme à la bienséance que l'on exigeait autrefois : la silhouette svelte est digne des plus beaux éphèbes antiques, et la figure, bien qu'un peu froide, exprime une calme rêverie. Le tambourin à clochettes, le cor et le chevreau évoquent avec discrétion le monde campagnard.
Jacques-François-Joseph SALY
Prix de Rome en 1738, il séjourne en Italie de 1740 à 1748. En 1751, il est reçu a l'Académie de peinture et de sculpture de Paris avec son Faune au chevreau, puis poursuit sa carrière à Copenhague où il travaille pour le roi de ce pays. Il revient à Paris en 1774.
Académie royale de peinture et de sculpture
Créée en 1648, pour dispenser un enseignement fondé sur le dessin d’après le modèle vivant, elle était protégée par le roi et organisait un enseignement théorique défendant «l’idéal » et le « grand goût » fondé sur la hiérarchie des genres. La carrière d’académicien était en principe strictement réglementée. Les artistes qui voulaient devenir membres de l’institution devaient présenter une œuvre qui devait être agréée, puis ils exécutaient leur « morceau de réception ».



