Les photographies de l’exil - Paris.fr
 

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L'appartement

Salle 5

Les photographies de l’exil

La salle V occupe l’emplacement d’un cabinet de travail dépendant semble-t-il de la chambre attribuée à Léopoldine puis à ses frères. Les photographies réalisées par Victor Hugo, ses fils et Auguste Vacquerie, durant l’exil à Jersey, sont souvent présentées dans cette salle.
     
Victor Hugo et les siens passèrent un peu plus de trois ans à Jersey (d’août 1852 à octobre 1855) où ils louèrent une maison, Marine Terrace. Un petit atelier photographique fut aménagé dans un coin de la serre. 
     
Victor Hugo et sa famille, le cercle des proscrits de Jersey, paysages et objets constituent l’essentiel des sujets. Adèle Hugo écrit dans son Journal qu’une galerie de portraits photographiques ornait les murs de la salle à manger de Marine Terrace. 
     
On estime à environ 350 les images produites entre 1853 et 1854, et l’on dénombre une soixantaine de portraits du poète. S'il ne prenait pas la photographie lui-même, il en faisait le plus souvent la mise en scène.
     
Victor Hugo ayant montré tout au long de sa vie une très grande curiosité d’esprit, on ne s’étonnera pas de son intérêt immédiat pour la photographie. Toutefois, selon le témoignage de Madame Hugo, il ne semble pas qu’il ait lui même utilisé les appareils photographiques. En revanche, le poète intervenait dans le choix des sujets et bien entendu dans la mise en scène de ses portraits. Cette technique très nouvelle va servir admirablement les ambitions politiques de l’écrivain et sa littérature de combat.


Aux murs, quatre médaillons de terre cuite, représentant Victor Hugo, sa femme Adèle, Charles et François-Victor, qui furent exécutés par Victor Vilain lors de son séjour à Guernesey en 1860.
     
La « table aux quatre encriers » évoque les actions sociales menées par les époux Hugo à Guernesey. 
En 1860, Madame Hugo organise une vente de charité au profit des enfants pauvres de Guernesey. Elle demande à Victor Hugo, George Sand, Alexandre Dumas et Alphonse de Lamartine de lui faire don de leur encrier.
Lamartine envoie une petite boîte de verre qui avait contenu la poudre facilitant le séchage de l’encre et George Sand ajoute un briquet. Chacun accompagne son envoi d’un autographe. Le plateau à tiroirs comportant ces différents objets qui fut alors exécuté ne trouva aucun acquéreur et Victor Hugo l’acheta.

Mise à jour le : 26 octobre 2005
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