Le Salon rouge - Paris.fr
 

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L'appartement

Salle 2

Le Salon rouge

La deuxième salle restitue l’atmosphère du salon de la place Royale, qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel salon chinois. 
Les murs tendus de damas rouge, les consoles dorées et la glace de Venise évoquent le décor de l’époque ; certaines œuvres se trouvaient alors dans le salon : le portrait d’Adèle Hugo par Louis Boulanger, ainsi que celui de Victor Hugo et de son fils Victor par Auguste Châtillon. Ces tableaux orneront plus tard le billard de Hauteville House à Guernesey. Figure aussi le portrait de leur fils Victor par Charles de Champmartin vers 1834.
La coiffeuse à décor laqué provient de la chambre de Madame Hugo à Hauteville House.
Comme Le Feu du ciel de Louis Boulanger, le buste du poète sculpté par David d’Angers se trouvait en bonne place dans le salon de la place Royale. Le buste en marbre, dédicacé et signé par l’artiste, est daté de 1838.
« Sous une forme magnifique, mon ami, c’est l’immortalité que vous m’envoyez. Une pareille dette est de  celles dont on ne s’acquitte jamais ; j’essaierai cependant, non de la payer, mais de la reconnaître. » (lettre de Victor Hugo à David d’Angers, 21 mai 1838).
Un portrait de Victor Hugo par Louis Boulanger restitue les traits du poète à l’époque où il rencontre Adèle : on remarque les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, que Charles X décerne au poète en 1825.


Le souvenir de Léopoldine, décédée en 1843, est toujours évoqué. Un dessin de Madame Hugo, daté d’avril 1837, la représente lisant. Il est accompagné d’un petit échantillon de la robe qu’elle porte sur le tableau d’Auguste de Châtillon, Léopoldine au livre d’heures.
Victor Hugo plaça plus tard ce morceau d’étoffe en écrivant Robe de Didine. 1834. V.H. ainsi que les deux vers :
Oh ! la belle petite robe
Qu’elle avait, vous rappelez-vous ?
(Les Contemplations, IV, VI)
Auguste Châtillon, ami de la famille, réalise en 1835 le portrait de Léopoldine au livre d’heures. Le tableau porte en haut à droite les dates 28 août 1824 (naissance de Léopoldine), 28 août 1835 (date probable de l’achèvement de l’œuvre). La jeune fille tient un livre d’heures ouvert à une page ornée d’une miniature représentant la Dormition de la Vierge.
En 1836, Léopoldine fait sa Première Communion dans l’église de Fourqueux, entourée de ses proches, de son grand-père Pierre Foucher, de Théophile Gautier et d’Auguste Châtillon qui peint la scène : sur cette œuvre, on aperçoit Victor Hugo, la tête penchée. Le tableau sera placé, durant l’exil, dans la chambre de Madame Hugo à Guernesey.
D’autres souvenirs de Léopoldine sont parfois présentés dans les vitrines : son châle de cachemire, ses gants de peau accompagnés de leur pochette, son rond de serviette marqué Didine, sa petite boîte à onguent et son porte-aiguilles en velours brodé.


Un coffre de bois gravé et peint par Victor Hugo porte les initiales du second fils du poète, François-Victor. En 1849, alors qu’il collabore au journal L’Evénement, Victor adopte le prénom de François-Victor afin d’éviter toute confusion avec son père. La tradition veut que Louis Napoléon Bonaparte, venu en octobre 1848 solliciter rue de la Tour-d’Auvergne l’appui de Victor Hugo pour sa candidature à la présidence de la République, se soit assis sur ce coffre.
Une toile de Charles de Champmartin (vers 1827) nous présente Juliette Drouet que Victor Hugo rencontre en 1833 lors des répétitions de sa pièce Lucrèce Borgia.

Mise à jour le : 26 octobre 2005
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