La Chambre de Victor Hugo - Paris.fr
 

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L'appartement

Salle 7

La Chambre de Victor Hugo

La salle VII occupe l’emplacement d’une partie de l’ancien cabinet de travail de Victor Hugo et de sa chambre, à l’époque où il résidait place Royale.
La chambre de l’hôtel de l’avenue d’Eylau, où Victor Hugo a demeuré de 1878 à sa mort est ici reconstituée grâce à ses petits-enfants Georges et Jeanne qui ont fait don du mobilier et des objets composant cette pièce en 1903 pour l’inauguration du musée. 
Grâce aux illustrations figurant dans la presse de l’époque et à la description qu’en donne Georges Hugo dans son livre de souvenirs : Mon Grand-père, publié à Paris en 1902, la reconstitution est très fidèle.
La Justice de plâtre doré que mentionne Georges Hugo est en réalité une statue de la République tenant un glaive et appuyée sur une stèle, exécutée en 1878 par Auguste Clésinger qui l’offrit à Victor Hugo pour son anniversaire, le 26 février 1879.
Sur la commode, un vase de Sèvres à fond bleu sur lequel se déroule un décor peint par Fragonard, illustrant Le Joueur de Jean-François Regnard, fut offert à Victor Hugo qui entrait dans sa quatre-vingtième année, le soir du 25 février 1881, par Jules Ferry, président du Conseil, au nom du gouvernement.
Enfin, on peut voir la table conçue par l’écrivain à partir de deux tables superposées et sur laquelle il écrivait debout.

Victor Hugo a vécu dans cette dernière demeure avec Juliette Drouet, non loin de ses petits-enfants qui habitaient l’hôtel voisin. Juliette Drouet s’est éteinte le 11 mai 1883 et repose auprès de sa fille, Claire Pradier, au cimetière de Saint-Mandé.
En 1882, le quatre-vingtième anniversaire de Victor Hugo fut l’occasion d’un grand hommage populaire et officiel. La même année, la Ville de Paris donna à la partie de l’avenue d’Eylau, où il résidait, le nom d’avenue Victor Hugo.
L’une des dernières interventions publiques de Victor Hugo concerne sa demande d’amnistie en faveur des Communards (juillet 1880, au Sénat).
A l’annonce du décès de l’écrivain le 22 mai 1885, le gouvernement décida des funérailles nationales et le Panthéon (encore église sous Napoléon III) revint alors à la laïcité. Le 1er juin 1885, plus d’un million de personnes suivirent le cortège.
Rarement écrivain français aura autant contribué à forger sa propre légende de son vivant et aura reçu de la nation une reconnaissance officielle. La IIIe République, en s’emparant du personnage et de son mythe, en construisant une autre légende, léguera à la postérité une image, républicaine et nationale de l’écrivain, qui est encore aujourd’hui dans la mémoire collective.

Mise à jour le : 26 octobre 2005
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