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Expositions en 2013
La cime du rêve
Victor Hugo et le surréalisme
16 octobre 2013 – 16 février 2014
André Breton en atteste lui-même par une formule choc dans Le Manifeste du Surréalisme : « Hugo est surréaliste quand il n’est pas bête ». Cet Hugo inconnu que les surréalistes vont révéler, est à l’opposé du monument national, conservateur et académique qu’il est dans les années 1920.
Très loin cependant de chercher à faire de Victor Hugo un surréaliste avant la lettre, jouant sur des registres variés, l’exposition cherchera à isoler des parentés (le romantisme et « la question des châteaux), à pointer des préoccupations communes (la place et le rôle du hasard, du rêve et de l’inconscient), des pratiques (le lavis d’encre, le jeu des taches, des empreintes, des frottages, le rebus), des idées (la lutte contre la peine de mort, l’engagement politique, le souci social), des constantes (l’amour fou), des fascinations communes (la nuit, la forêt, les planètes, les animaux, les mains, Paris… ) Se dessinera ainsi, par touches successives, la vision commune d’une sur-réalité et des recherches parallèles quant aux moyens d’y accéder. « L’art, écrit Hugo dans Le Promontoire du songe, respire volontiers l’air irrespirable. Supprimer cela, c’est fermer la communication avec l’infini. La pensée du poète doit être de plain-pied avec l’horizon extra-humain. »
Mettant en avant la proximité sensible aussi bien que formelle entre les dessins de Victor Hugo et les œuvres plastiques des surréalistes, l’exposition les mêlera étroitement. Variée, foisonnante, surprenante, elle rendra perceptible les plus fortes affinités qui relient notamment Robert Desnos, Max Ernst et André Masson, parmi beaucoup d’autres, à Victor Hugo.


