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Exposition
Le Carnaval à Paris
15 Novembre 2012 - 17 Février 2013
« Voilà le Carnaval ! - époque de plaisir, de vie, de mouvement, de fatigue, d'ivresse, d'intrigues, de liaisons, de ruptures, de désastres conjugaux, de triomphes amoureux, de serments, de trahisons, de coquetterie, de supercherie, de filouterie et de préfecture de police ! Ohé, les badouillards, les chicards, les flambards, les braillards, les balochards - ohé ! ohé ! » Physiologie Carnaval, du Cancan et de la Cachucha par un Vilain Masque
C'est cette période de dérèglement à la fois poétique, grotesque, exubérante et passionnée, que présente la Maison de Balzac avec plus de soixante oeuvres exceptionnelles dues au trait incisif de Benjamin, Daumier, Gavarni, ou Maurisset. Et pour commenter ces réalisations aussi caustiques que gracieuses, la Maison de Balzac convoque les meilleures plumes de l'époque : Balzac, Théodore de Banville, Théophile Gautier, les frères Goncourt ou Charles Philippon dont les écrits accompagnent le parcours.
L'élégant crayon de Gavarni a immortalisé, dans de fraîches couleurs, ces masques qui ont inspiré tant de récits : qui se cache sous un loup ? Une charmante héritière, quelque grand-mère ayant gardé une jolie ligne ou sa propre tante ? Pierrot, Arlequin, Polichinelle côtoient tritons, ours, caciques, turcs, troubadours, duchesses, laitières ou batelières du Danube !
L'exposition invite ainsi à revivre un temps fort de la vie parisienne au temps de Balzac qui pouvait écrire « Chacun sait que depuis 1830 le carnaval a pris à Paris un développement prodigieux qui le rend européen et bien autrement burlesque que le feu carnaval de Venise. ».
- « Et vos pauv'femmes ? Affreux gueux ! » par Gavarni
- Deux pierrots devant une affiche « Bal non travesti » par Gavarni
- Le boeuf gras par Honoré Daumier
- « L'entrée au bal masqué, aujourd'hui à minuit, grand bal masqué au théâtre***. Ces fêtes brillantes continuent à attirer l'élite de la société parisienne » par Benjamin Roubaud
- La descente de la Courtille par Victor Adam
- « Voilà un avant-deux qui fait rire le Municipal, mais ça me fait de la peine pour ton innocence Gouapette... / N'as pas peur ! Quand mon innocence est en avant-deux, le Municipal ne rit pas ! » par Gavarni
- Balochard par Gavarni
- Le galop infernal par Théodore Maurisset
- Une conquête par Gavarni
Crédits photoghaphiques pour l'ensemble de ces visuels : © Maison de Balzac / Roger-Viollet
Exposition
Elle coud, elle court, la Grisette...
14 octobre 2011 - 15 janvier 2012
La << grisette >>, cette jeune couturière à la fois << sage >> et coquette, envahit au XIXe siècle la littérature, les beaux-arts ou la chanson. La Maison de Balzac présente la première exposition consacrée à cette figure multiple et mobile, étonnamment moderne par sa capacité à s'adapter aux différents médias. Romances enregistrées a l'occasion de l'exposition, peintures célèbres et gravures moins connues... la diversité des oeuvres fait écho à la variété des activités de la grisette et à sa perpétuelle métamorphose.
Le parcours montre moins la réalité historique que la mobilité de cette figure, et les nombreuses tentatives faites par les artistes comme les journalistes pour s'en emparer. Elle doit son nom à un tissu gris, la << grisette >>, mais les gravures parisiens comme les peintres de provence la montrent vêtue de couleurs vives. Jeune ouvrière de textile, << elle travail chez elle, loge en boutique et va en ville >> selon les uns. Pour les autres - de Balzac à Gavarini ou Baudelaire - la grisette apparaît comme le point central d'une constellation qui conduit de la bergère à la courtisane, en passant par les milleux de la bohème.
Peut-on la définir par la châle en cachmire dont elle rêve ou par son petit chapeau ? On la fait volontiers vivre dans un grenier, recréé par un ingénieux dispositif dans la Maison de Balzac. Mais l'exposition évoque aussi ses plaisirs, car la grisette apprécie les parties de campagne et les courses à âne, les spectacles populaires, le bal et ses danses échevelées (cancan ou polka). On la croise furtivement dans les rues et passages parisiens et la jeune apprentie, qui porte les robes et les chapeaux, ressort transfigurée sous la plume de Baudelaire ou dans les dessins de Constantin Guys. La fugacité des silhouettes et profils fantasmatiques de la lanterne magique, lointain ancêtre du projecteur, conclut avec bonheur le portrait de cette insaisissable grisette.
L'exposition se tient en même temps que Le peuple de Paris au XIXe siècle - Des guinguettes aux barricades, exposition organisée au musée Carnavalet du 5 octobre 2011 au 26 février 2012.
- Gavarni, La Grisette 1840 - © Maison de Balzac / Roger Viollet
- Joseph-Désiré Court, Rigolette cherchant à se distraire pendant l'asbence de Germain, 1844 - © RMN Philipp Bernard
- Assiette dite « A l'Aria tendrement », vers 1740 - © Musées de la Ville de Rouen / Photographie C. Lancien, C. Loisel
- Paire d'escarpins à bout carré et tige en satin noir, rubans et taffetas de soie noire, vers 1835-1845 - © Galliera / Roger-Viollet
- Capote en rubans de soie rose froncés sur une armature métallique, passe de dentelle et de tulle, deux rubans beiges, vers 1845-1850 - © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet
- Henry Monnier « Et Auguste ? C'est fini, ma chère », 1827 - © Maison de Balzac / Roger-Viollet
- Antoine Raspal, L'atelier d'une couturière à Arles vers 1780 - © Collection Musée Réattu, Arles
- Nicolas-Eustache Maurin, La Chaumièrere, 1834 - © Musée Carnavalet - Roger Viollet
- Constantin Guys (1802-1892), Jeune femme de profil relevant sa jupe et marchant vers la gauche - © RMN (Musée d'Orsay) / Christian Jean
Exposition
Theophile Gautier s'invite chez Balzac
Du 1er mars au 29 mai 2011
A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Théophile Gautier (1811-1872), la Maison de Balzac présente pour la première fois une partie du fonds qui lui est consacré, composé de peintures, dessins, manuscrits réalisés par Gautier ou qui y renvoient.
Depuis le legs Ivan Devriès, descendant de l'ecrivain en 1997 ce fonds s'est enrichi par des dons provenant entre autres de la Société Théophile Gautier (un portrait de Carlotta Grisi par Gautier), mais aussi de la Société des amis de Balzac et de la Maison de Balzac (un manuscrit de notes prépparatoires pour Le Roman de la Momie), ou de donateurs privés (un petit déjuner en métal argenté), ainsi que grâce à des achats (manuscrit de l'Histoire du romantisme, peintures, épreuves corrigées, photographies, mobilier).
Théophile Gautier a été l'un des rares proches de Balzac à être admis dans sa maison de Passy. Entre 1835 et 1850, ils ont travaillé ensemble comme journalistes, ont collaboré à plusieurs textes notament Illusions perdus, se sont retrouvés lors de soirées mondaines ou amicales, et gautier a laissé une biographie de son ami en 1858. L'oeuvre de Théophile Gautier se révèle extrêmement variée: aprés de bréves études de peinture, il devient poète, romancier, journaliste, critique d'art vite reéputé, et même auteur de ballets comme Giselle. Ses romans et poèmes les plus connus sont Le Capitaine Fracasse, le Roman de la momie ou le recueil Emaux et camées.
L'intimité de la Maison de Balzac permet d'evoquer quatre facettes de l'oeuvre et de la vie dense de Gautier :
- l'exposition s'ouvre sur des éléments biographiques, objets personnels, portaits séreux et caricatures représentant Gautier, ainsi que ses proches.
- le musée présente également plusieurs des rares oeuvres graphiques de Gautier, des peintures de jeunesse et quelques un de ses dessins qu'il réalisa tout au long de son existance.
- des éditions richement illustrées, des poésies et des récits, mais aussi le sac de voyage de gautier offrent ensuite un témoignage de ses pérégrinations en Italie et en Espagne.
- enfin, parmi les nombreuses acquisitions effectuées par la Maison de Balzac sont exposées quelques éditions particulièrement luxueuses du Roman de la momie et plusieurs esquisses de costumes dessinées pour une des adaptations du Capitaine Fracasse à la Comédie française.
Le texte de Gautier sur Balzac est réédité au castor Astral dans la collection " Les Inattendus" avec une presentation du fonds de la Maison de Balzac.
-Portrait de Théophile Gautier par Ernest Liphart, Dessin à la plume - 1879
- Première rencontre. Page manuscrite à la plume du dernier ouvrage de Théophile Gautier, Histoire du Romantisme, 1872
- La terrasse du jardin Saint-Jean , Aquarelle, entre 1864 et 1870
- Jeune femme nue par Théophile Gautier, Huile sur toile, 1831
- Le roman de la Momie illustré par Milivoy Uzelac, Paris, Eryx, 1947, Couverture gauffrée
- Table en noyer ayant appartenue à Théophile Gautier dans sa maison de Neuilly-sur-Seine
- Portrait de Carlotta Grisi par Théophile Gautier, S.d., Dessin au crayon sur papier
- Manuscrit du poème Les Néréides, première publication dans Emaux et Camées, 1853
- Le château de la misère, illustration de Gustave Doré sur Le Capitaine Fracasse, gravure, 1866
- Dessin original sur un manuscrit des notes préparatoires pour le Roman de la momie, encre noire sur papier, vers 1856
- Portrait de femme par Théophile Gautier, Huile sur toile, 1829
- Dernier manuscrit autographe et dessin, Encre noire sur papier, 1872
Crédits photographiques pour l'ensemble de ces visuels : © Maison de Balzac / Roger-Viollet
<< Ce qui est utile est laid >>
Exposition à la Maison de Balzac
17 juin - 18 septembre 2011
<< De profundis >>
Exposition à L'Ecole D'Arts Appliqués - Olivier de Serres - ENSAAMA
30 août - 30 septembre 2011
Invités à enquêter sur l'univers matériel évoqué par gautier, les jeunes gens ont vite compris la part prédominante de l'imagination, y compris dans les descriptions apparement précises, et ont fait revivre un écrivain non pas ancré dans le passé mais moderne, provacateur, étincelant: Gautier tel qu'en lui-même. Dessins, photographies, sculptures ou << travaux d'aiguille >> retracent leur progressive découverte de cet intime de Balzac, l'un des rares à être jamais entré dans la maison de Passy.
Le titre de l'exposition << Ce qui est utile est laid >> extrait de la fameuse préface de Mademoiselle de Maupin (1835), vient contredire la volonté de lier << le beau et l'utile >> qui avait présidé à la naissance, au XIXe siècle, des premières écoles d'arts appliqués.
- Omphale : Emilie Lambert
- Arria Marcella : Cécilia Génard
- Deux acteurs pour un rôle : Raphaël Lescure
- Paris futur : Florian Mader
Exposition
Louise Bourgeois : Moi, Eugénie Grandet...
3 novembre 2010 au 6 février 2011
I'm working on a show about Eugénie Grandet for the Maison de Balzac in Paris, opening next November. I love that story. It could be the story of my life.
Louise Bourgeois pour The Guardian Newspaper, Londres, 19 septembre 2009.
Louise Bourgeois, artiste essentielle de la scène contemporaine, a souhaité présenter dans l'intimité de la Maison de Balzac une exposition dédiée à Eugénie Grandet. Cette création originale, spécialement conçue pour le musée, ne se veut pas une confrontation avec le personnage d'un des plus célèbres romans de Balzac mais bien l'expression d'une << identification récurrente >>, selon ses propres termes, avec << celle à qui on ne donna jamais la chance de grandir >>.
Entièrement fondée sur la mémoire et les "motivations enfantines", l'oeuvre de Louise Bourgeois est autobiographique. Au service de l'inconscient, so art cathartique renvoie aux relations mère - enfant ou père - enfant.
Eugénie Grandet, célèbre dès sa publication en 1833, met en scène le père Grandet, vigneron d'une avarice instinctive, sa femme, que l'insensibilité de son mari écrase et finit par tuer, et sa fille Eugénie, douce bonne et aimante qui, déçue dans ses sentiments, se referme sur elle-même et devient une vielle fille charitable mais amère. Le roman de Balzac traite donc de la famille, de l'adolescence, de la douleur et de la solitude : autant de thèmes que Louise Bourgeois, se disant non pas fèmeniste mais " s'occupant du fémenin ", a explorés sans relâche depuis ses premières peintures, à la fin des années 30. Il n'est donc rien d'étonnant à ce qu'Egénie Grandet soit un personnage central dans la genèse de l'oeuvre de Louise Bourgeois qui y voit " le prototype de la femme qui s'est pas réalisée. Elle est dans l'impossibilité de s'épanoir. Ce personnage de Balzac est la prisionniére de son pére qui avait besoin d'une bonne. Son destin est celui d'une femme qui n'a jamais l'occassion d'être une femme..."
Revenant à la broderie, technique féminine par excellence mais surtout mode de creation lié au souvenir de sa mére tisserande, Louise Bourgeois nous livre plusieurs séries d'oeuvres qui évoquent le temps qui passe, les occupations inutiles, le flétrissement, la solitude. Une incroyable poésie - non dépourvue d'humour - se dégage de cet art intime, du secret, chez une artiste qui ne travaille que dans l'isolement. Cette exposition marque ainsi la rencontre de deux très grandsartistes qui, bien qu'eloignés dans le temps et l'espace, se rejoignent par leur puissance d'analyse, leur lucidité et leurs efforts pour identifier les ressorts les plus profonds et les plus secrets de l'âme humaine.
Louise Bourgeois : I, Eugénie Grandet
November 3rd 2010 to Feburary 6th 2011
I'm working on a show about Eugénie Grandet for the Maison de balzac in paris opening next November. I love that story. It could be the story of my life.
Louis Bourgeois for The Guardian Newspaper, London, september 19th 2009
The preeminent contemporary artist, Louise Bourgeois wished to present an exhibit in the intimacy of the Musee Balzac. This original work especially created for the museum is not a confrontation with one of Balzac's most famous novels but rather according to the artist an identification with Eugenie Grandet, a woman who was never given the chance to grow up.
Based on memeory and childhood longings, the work of Louise Bourgeois is entirely autobiographical. her cathartic work delves into the unconscious and the mother-child and or father-child relationship.
Eugenie Grandet, famous since it's publication in 1833 tells the story of the avaricious Grandet, a wine-grower, his wife who falls victim to his callousness and his daughter Eugenie, a kind, good and loving girl who dissappointed with life isolates herself becoming a charitible but bitter spinster.
Balzacs novel portrays different themes: family - adolescense, pain and solitude - all subjects equally present in Louise Bourgeois paintings as early as the end of the 1930's. While she does not proclaim herself to be a femenist she does have a keen intrest in womens issues. Its therefore not at all surprising that Eugene Grandet is a central character in the origin of Louise Bourgeois work that sees her as the prototype of the woman who has not been allowed to develop and ultimately finds her unfufilled. Balzac's character is a prisoner of her father that treats her like a servant. Eugenie's destiny is that of a woman who never had the opportunity to become one...
Embroidery is one of the quintessential feminine arts and one practiced professionally by Louise Bourgeois mother. The artist presents a series of works, which evokes, the passage of time - useless occupations - withering states and solitude. Bourgeois who works exclusively in isolation displays a keen sense of poetry with touches of humor in her intimate and secretive art.
This exhibit marks the meeting of two great artists who separated by time and space come together in their powerful analysis, lucidity and efforts to identify the most profond secrets of the human soul.
Balzac en ganimé : du manga à la Touraine
Du 1er juillet au 25 septembre 2010
Peu connue en France, la nouvelle La Grenadière de Balzac est à l'origine d'une adaptation audiovisuelle réalisée en 2007 par deux Japonais : le réalisateur Koji Fukada et le peintre Takeshi Fukazawa. Le rayonnement international de l'auteur de La comédie Humaine, particulièrement en Asie, est constant et multiforme. Le prodigieux travail du professeur Kazuo Kiriu, auteur d'un Index du vocabulaire de l'oeuvre de Balzac, avait été unanimement salué en 2003. Le public asiatique découvrira à Taiwan, à la fin de 2010, une imposante exposition consacrée à Balzac organisée par la Maison de Balzac.
Le projet de La Grenadière est né sous le signe de la rencontre. Celle, personnelle, de deux auteurs ; celle de leurs talents professionels et artistiques ; celle, enfin, du XIXe siècle de Balzac et du XXIe siècle japonais. Réussite exemplaire d'une traversée du temps et de l'espace par le biais de la sensibilité artistique, l'oeuvre produite, originale, a été couronnée en 2008 du Soleil d'or du premier film au festival Kinotayo (Festival du film japonais contemporain à l'ère numérique).
Le ga-nime, combinaison de "ga", qui signifie peinture ou image fixe, et "anime", référence à l'animation, est une procédé filmique tirant parti de tous les arts de l'image fixe (photographie, peinture, image de synthèse...) et du son (musique, texte, bruitage...). A partir de là se déploie librement l'imaginaire des auteurs qui empruntent à telle ou telle technique ce qu'elle apportera de meilleur.
La Maison de Balzac présente les dessins, peintures et images de synthèse de Takeshi Fukawaza lui ayant servi à réaliser le film. Plaisir des yeux ou retrouvailles avec l'oeuvre balzacienne, l'accrochage permet une singulière "visite" de La Grenadière, et, pour certains, la découverte d'un Balzac méconnu.
Louis-Philippe, le roi poire
Du 7 avril au 27 juin 2010
Entre 1831 et 1835 Paris et tous les murs de France sont recouverts de motif de poire ! Que représente-t-elle ? Par le biais de ce fruit les grands caricaturistes de l’époque tels que Daumier, Philipon, ou encore Grandville fustigent l’image du roi Louis-Philippe et la Monarchie de Juillet (1830-1848). Pour rappeler le phénomène la Maison de Balzac présente une sélection de gravures principalement issues des deux journaux La Caricature et Le Charivari dans lesquels elles furent publiées. Le glissement progressif d’un portrait réaliste de Louis-Philippe en poire apparaît pour la première fois dans La Caricature du 21 novembre 1831 de la main de son directeur, Charles Philipon. Selon lui cette métamorphose caricaturale s’inscrit dans la lignée des têtes d’expression de Le Brun et les théories physiognomoniques de Lavater. Honoré Daumier et Grandville, en particulier, contribuent ensuite à propager cette image au gré des événements liés à la politique pratiquée par le roi le gouvernement du Juste-Milieu. Si Louis-Philippe se distingue par une relative absence dans La Comédie humaine cette exposition permet d’aborder le thème du journalisme politique auquel Balzac a participé en s’associant, dès 1830, à son ami Philipon pour la rédaction d’articles insérés dans La Caricature. L’intérêt de Balzac pour la presse l’amène par la suite à prendre la direction du journal La Chronique de Paris en 1835.
Les dandys dans l'oeuvre de Balzac
Du 5 janvier au 3 avril 2010
Dans La Comédie humaine Balzac prête à la notion de dandysme un sens singulier. L’œuvre offre un large éventail de dandys et décrit leur nature, exprime de profondes nuances et esquisse même une évolution. Figure la plus typée, Henri de Marsay, personnage aussi impénétrable qu’inhumain, n’évolue guère au fil des romans. Plus complexe, Rastignac apparaît dans Le Père Goriot sensible et enthousiaste, avant d’acquérir le cynisme et la froideur qui le hissent au rang de ministre et pair de France. Victurnien d’Esgrignon arrive également plein d’illusions à Paris et y mène un train brillant, mais la faiblesse de son caractère le condamne à rentrer à Alençon. Lucien de Rubempré, trop sensible, échoue et se suicide. Le plus jeune, La Palférine, se montre aussi cynique et mystificateur que ses illustres aînés, mais s’en distingue par son insouciance à l’égard de l’argent. Par delà cette diversité des caractères et des comportements, le dandy balzacien se caractérise par le recul qu’il prend vis-à-vis de la société, son insensibilité envers les autres, et la pratique de l’oisiveté comme un art. A ces traits moraux s’ajoute l’élégance qui reste évidemment, depuis Brummel – évoqué par Balzac dans son Traité de la vie élégante -, la marque la plus voyante du dandy.
Pierre Alechinsky et le Traité des excitants modernes
Du 28 avril au 31 octobre 2009
À l’occasion du 60ème anniversaire de la création du mouvement artistique Cobra « Copenhague, Bruxelles, Amsterdam », la Maison de Balzac présente un ensemble d’œuvres réalisées par Pierre Alechinsky pour l’illustration du Traité des excitants modernes de Balzac. Dans ce traité publié pour la première fois en 1839 en préambule à la célèbre Physiologie du goût de Brillat-Savarin, Balzac décrit les effets de l'alcool, du café, du thé et du tabac, poisons dont les excès « produisent des désordres graves, et conduisent à une mort précoce ». Ce texte dépasse largement le problème de la drogue et procède d'une longue méditation sur les rapports de l'énergie vitale, de la pensée visionnaire et de l'art. Or personne n'avait illustré cet ouvrage avant Pierre Alechinsky, l'un des rares artistes à avoir osé aborder La Comédie humaine depuis Picasso. S'intéressant à la typographie et au graphisme, il ne pouvait rester insensible à la réflexion sur la création d'un écrivain qui, avant de devenir romancier, fut imprimeur et fondeur de caractère, et qui a accordé au travail sur épreuves une importance dont on ne retrouve aucun équivalent. Après quelques hésitations, Alechinsky a choisi de travailler en taille directe sur linoléum (amalgame d'huile de lin et de sciure), procédé certes difficile mais, comme il l'écrit lui-même : « la qualité d'une œuvre, d'un objet, son intensité, sa rigueur découle aussi de techniques crues d'abord insupportables. »
Le Capitaine Fracasse à la Maison de Balzac
Du 5 février au 4 mai 2008
On connaît en Théophile Gautier (1811-1872) le poète, le romancier, l’auteur de ballets ou le critique d’art, on sait moins qu’il a noué dès 1835 d’étroites relations, tant amicales que professionnelles, avec Honoré de Balzac. En 1836 et 1837, il rédige dix-neuf textes pour La Chronique de Paris, dirigée par Balzac, parmi lesquels La Morte amoureuse ou Un tour en Belgique. Lors du séjour de Balzac à Passy entre 1840 et 1847, Gautier fait partie des rares personnes admises dans « la maison qu’il habitait, située sur une pente abrupte, [qui] offrait une disposition architecturale assez singulière. On y entrait un peu comme le vin entre dans les bouteilles. Il fallait descendre trois étages pour arriver au premier. La porte d’entrée, du côté de la rue, s’ouvrait presque comme une mansarde. » (Écrivains et artistes romantiques) Annoncé en 1836 mais publié seulement entre décembre 1861 et juin 1863 dans la Revue nationale et étrangère, Le Capitaine Fracasse est illustré dès 1866 par Gustave Doré, en collaboration avec l’auteur, et fait l’objet de nombreuses adaptations théâtrales avant que le cinéma ne s’en empare. Une sélection d’éditions illustrées, d’affiches, de maquettes de costumes, de photographies, de revues de cinéma ou de bandes dessinées, atteste la constante popularité de ce roman d’aventure.
Une passion dans le désert
De Balzac à Paul Jouve
du 4 octobre 2007 au 6 janvier 2008
La Maison de Balzac présente la rencontre de Paul Jouve, le plus grand artiste animalier du XXe siècle, avec Une passion dans le désert, sulfureuse nouvelle de Balzac. Narrant les amours d’un soldat de l’armée napoléonienne et d’une panthère dans le désert d’Egypte, ce récit n’a reçu aucune illustration ni du vivant de Balzac, ni dans les décennies suivantes. C’est tout naturellement à Paul Jouve, qui a su peindre de véritables portraits de fauves, qu’ont été confiées l’illustration et la décoration d’une édition luxueuse pour cette nouvelle.
« C’est l’instinct que Paul Jouve fait apparaître, c’est la nature cachée et profonde qu’il peint et non seulement l’enveloppe charnelle, donnant forme à l’émotion, aux secrets de la vie, à la loi universelle », écrit un critique en 1931.
Au fil des salles, l’exposition rapproche le récit de Balzac des créations de Jouve, pour souligner l’extraordinaire adéquation entre le travail de l’artiste et celui du romancier. L’alternance du texte et des oeuvres met autant en valeur les qualités artistiques de Jouve que le caractère intemporel – et entièrement contemporain – d’Une passion dans le désert.
L’exposition présente des oeuvres de jeunesse et de maturité de Jouve, peintures, dessins et gravures, mais aussi sculptures, mosaïques, reliefs en grès cérame ou plaques gravées, provenant du fonds de la Maison de Balzac ainsi que de la Bibliothèque nationale de France, du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du musée des Arts décoratifs, du musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt ou de collections privées. Plusieurs de ces oeuvres n’ont jamais été montrées au public.
De la plume à l'écran. Balzac en 3D
Du 23 novembre 2005 au 19 février 2006
Nul n'ignore l'importance des descriptions chez Balzac. Mais la création romanesque est très éloignée du réalisme, et la mise en image des lieux balzaciens pose bien des difficultés aux illustrateurs comme aux scénaristes. De même, comment choisir les acteurs sans trahir l'esprit du texte ? En confrontant plusieurs interprétations cinématographiques du même roman, et à travers des illustrations libres ou "scientifiques", la Maison de Balzac propose une réflexion sur le processus intellectuel et artistique d'interprétation du texte, auquel la "mise en image" conduit inévitablement. La Comédie du Diable
du 15 juin au 18 septembre 2005
A l’occasion de la réédition de La comédie du diable de Balzac (Éditions Lume) le musée expose des affiches, une quarantaine d’estampes de son fonds d’art graphique et des livres illustrés sur lesquels démons, diablotins et autres esprits malins sont mis en scène.
Dans les années 1830, des ouvrages comme le Diable à Paris rassemblent les talents de nombreux écrivains et artistes : les rêves et les tentations fascinent ou intriguent et les diables aux physionomies fantaisistes ou grotesques deviennent source d’inspiration.
Pierre Alechinsky et le Traité des excitants modernes
du 7 octobre 2003 au 25 janvier 2004 Balzac s'affiche
du 1er juillet au 28 septembre 2003
Balzac, es-tu là ?
Accrochage du fond graphique de la maison de Balzac
du 25 mars au 22 juin 2003
Le fonds graphique de la Maison de Balzac permet de suivre l'itinéraire de l'écrivain depuis Tours, sa ville natale jusqu'à son dernier domicile parisien, rue Fortunée, et les photographies exposées témoignent surtout des choix opérés par ses admirateurs.
Balzac a changé fréquemment d'adresse ; on dénombre onze domiciles différents uniquement pour Paris ! Son goût des voyages l'amène aussi en province et à l'étranger. Pourtant, ses différentes habitations ou lieux de résidence ne semblent pas avoir exercé sur lui de fascination particulière même s'il y a parfois puisé son inspiration romanesque.
Ainsi, les admirateurs de Balzac ont fait des choix qui peuvent paraître surprenants : la maison de Passy que l'écrivain avait simplement louée est sauvegardée tandis que les propriétés pour lesquelles il s'était lourdement endetté comme son imprimerie de la rue des Marais-Saint-Germain, sa " chaumière " des Jardies près de Sèvres - où le facétieux Théophile Gautier raconte qu'il prévoyait de cultiver des ananas - ou l'hôtel de la rue Fortunée acheté pour accueillir Mme Hanska, sa belle étrangère, ont tous été détruits. Sur plusieurs documents exposés, la présence de Balzac n'est même pas mentionnée et seul la beauté du site est montrée. Cet accrochage est donc plus une anthropologie du souvenir qu'une histoire des domiciles balzaciens.
» Chronologie des lieux habités ou fréquentés par le romancier
"Quel meilleur endroit"
du 11 décembre 2002 au 16 mars 2003 "Lieux communs au féminin pluriel"
du 11 septembre au 17 novembre 2002
"Victor Hugo raconté par la caricature"
du 4 mai au 1er septembre 2002
"Figures du carnaval au temps de Balzac"
du 23 janvier au 21 avril 2002
"Souscrivez à La Comédie humaine !
Oeuvres complètes de M. de Balzac
Edition de luxe et à bon marché"
du 3 octobre au 6 janvier 2002
"Balzac et Philipon associés"
du 26 juin au 23 septembre 2001


