«« retour

Partager | Imprimer | A+ | A- | A=

Les personnages de La Comédie humaine dessinés par Charles Huard (1874-1965)

Les personnages

Le général Armand de Montriveau

" Jamais homme n'eut mieux qu'Armand la physionomie de son caractère, et ne pouvait plus justement intriguer les regards. Sa tête, grosse et carrée, avait pour principal trait caractéristique une énorme et abondante chevelure noire qui lui enveloppait la figure de manière à rappeler parfaitement le général Kléber auquel il ressemblait par la vigueur de son front, par la coupe de son visage, par l'audace tranquille des yeux, et par l'espèce de fougue qu'exprimaient ses traits saillants. Il était petit, large de buste, musculeux comme un lion. Quand il marchait, sa pose, sa démarche, le moindre geste trahissait et je ne sais quelle sécurité de force qui imposait, et quelque chose de despotique. Il paraissait savoir que rien ne pouvait s'opposer à sa volonté, peut-être parce qu'il ne voulait rien que de juste. Néanmoins, semblable à tous les gens réellement forts, il était doux dans son parler, simple dans ses manières, et naturellement bon. Seulement toutes ces belles qualités semblaient devoir disparaître dans les circonstances graves où l'homme devient implacable dans ses sentiments, fixe dans ses résolutions, terrible dans ses actions. Un observateur aurait pu voir dans la commissure de ses lèvres un retroussement habituel qui annonçait des penchants vers l'ironie."

La Duchesse de Langeais, La Pléiade, tome V, p. 946-947

Puce culture Colonel sous l'Empire, prisonnier des Maures pendant deux années, le général Armand de Montriveau est en 1818 un homme à la mode. Seule lui résiste, un temps, la duchesse de Langeais dont il est épris. Séparé d'elle par un malentendu, il tente de l'enlever de son couvent, avec l'aide de la société secrète des Treize à laquelle il appartient. Il ne trouve que son cadavre et l'immerge.

Remarque : La plaque typographique qui a servi à l'illustration de ce personnage n'est pas visible dans la salle des personnages de la Maison de Balzac.

"Seulement toutes ces belles qualités semblaient devoir disparaître dans les circonstances graves où l'homme devient implacable dans ses sentiments, fixe dans ses résolutions, terrible dans ses actions."
Mise à jour le : 29 juillet 2011
La carte de Paris - nouvelle fenêtre

La carte de Paris