Le comte Henri de Marsay - Paris.fr
 

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Les personnages de La Comédie humaine dessinés par Charles Huard (1874-1965)

Les personnages

Le comte Henri de Marsay

"Quoiqu'il eût vingt-deux ans accomplis, il paraissait en avoir à peine dix-sept. Généralement, les plus difficiles de ses rivaux le regardaient comme le plus joli garçon de Paris. De son père, Lord Dudley, il avait pris les yeux bleus les plus amoureusement décevants ; de sa mère, les cheveux noirs les plus touffus ; de tous deux, un sang pur, une peau de jeune-fille, un air doux et modeste, une taille fine et aristocratique, de fort belles mains. Pour une femme, le voir, c'était en être folle (...) Sous cette fraîcheur de vie, et malgré l'eau limpide de ses yeux, Henri avait un courage de lion, une adresse de singe. (...) Hélas, toutes ces belles qualités, ces jolis défauts étaient ternis par un épouvantable vice : il ne croyait ni aux hommes, ni aux femmes, ni à Dieu, ni au diable. La capricieuse nature avait commencé à le douer; un prêtre l'avait achevé.
La Fille aux yeux d'or, La Pléiade, tome V, p. 105

Puce culture Fils naturel de lord Dudley, très beau jeune homme, adroit et intelligent, c'est le type même du dandy de la Restauration. Banquets, intrigues amoureuses (Paquita Valdès, la duchesse Charlotte de X, l'enlèvement de la duchesse de Langeais pour le général de Montriveau...) marquent ses débuts, brillants et oisifs. Puis, déçu par l'amour, il se lance dans la politique, menant toujours grand train, et accède au poste de ministre sous la monarchie de Juillet.

"Hélas, toutes ces belles qualités, ces jolis défauts étaient ternis par un épouvantable vice: il ne croyait ni aux hommes, ni aux femmes, ni à Dieu, ni au diable."
Mise à jour le : 29 juillet 2011
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