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Les dessinateurs de l'édition Furne de la Comédie Humaine

Les dessinateurs

Perlet

Puce culture Pierre-Etienne Perlet (dit Petrus)
Peintre, dessinateur, graveur et lithographe.

Né le 18 juin 1804 à Lyon.
Mort le 5 novembre 1843 à Paris.


Pierre-Etienne Perlet est issu d'un milieu protestant, franc-maçon et artiste. Son père, Jean-Georges, est un adepte de la loge Saint-Napoléon de la Bonne Amitié (1807-1808) et exerce comme peintre-décorateur. Son oncle, quant à lui, est un acteur célèbre au théâtre du Gymnase à Paris et un ami d'Henry Monnier (Champfleury, monographie sur Monnier, 1889).
Au Collège Royal de Lyon, Perlet un bon élève qui se lie d'une amitié durable avec Jules Janin, futur feuilletoniste au Journal des Débats.

A Paris au début des années 1830, il fréquente l'atelier d'Antoine-Jean Gros puis celui de Jean-Auguste-Dominique Ingres et fait la connaissance de plusieurs artistes, écrivains et éditeurs : Pierre-Jules Hetzel, Paul Chenavard, Gérard de Nerval, Auguste Préault, Flora Tristan, Jean-Alfred Gérard-Séguin.
Jules Janin, son ami journaliste, assure une publicité régulière à son œuvre peint dans L'Artiste. Les tableaux, essentiellement religieux, qu'il expose au Salon à partir de 1833 sont reproduits pour certains dans la revue sous forme de lithographies* (Le Réfectoire des Chartreux, 1834 ; L'Emigration des religieux de la Trappe, 1838).
De plus, le succès de Sainte Philomène au Salon de 1836 lui vaut quelques commandes de l'Etat (deux portraits pour le musée de Versailles) et de la Ville de Paris (neuf grandes figures d'évêques et huit anges pour l'église Saint-Vincent de Paul, 1843 ; un Christ sur lave et sur fond d'or à l'imitation des mosaïques byzantines). Il bénéficie également d'une bourse pour un voyage à Florence en 1838. De ce séjour, il ramène plusieurs dessins d'après les primitifs italiens, ainsi que de nombreux croquis de paysages. A son retour en 1839, il accompagne Viollet-le-Duc dans le Midi et copie à l'aquarelle plusieurs fresques d'Albi.

Parallèlement à son activité de peintre religieux, Perlet travaille également comme illustrateur. Il donne des dessins pour des lithographies (encadrements de pages néogothiques pour les Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, par Charles Nodier et le baron Taylor, 1820-1838 ; Ruth et Noémi pour L'Artiste ; Prière à la Vierge ; une suite de Chemin de croix). Il dessine également pour des vignettes* gravées sur bois* Les Français peints par eux-mêmes de Curmer, 1839-1842 ; La Comédie humaine, par Honoré de Balzac, 1842-1846 ; Les Contes rémois du comte Louis de Chevigné, 1843).

Atteint de tuberculose, il meurt le 5 novembre 1843.

La Bibliothèque de l'Arsenal conserve une lettre de l'artiste adressée à Barthélémy Prosper Enfantin, utopiste socialiste pour lequel Perlet s'était enthousiasmé à son arrivée à Paris (Ms 7606, citée p. 125-126 du catalogue Les Peintres de l'âme, 1981).
Plusieurs articles lui ont également été consacrés de son vivant dans des périodiques lyonnais (Le Censeur, Le Courrier de Lyon, La Revue du Lyonnais).
Puce culture Pierre Etienne Perlet a réalisé un dessin pour l'édition Furne de La Comédie humaine.

Mise à jour le : 07 février 2007
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