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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Evaluation de l’obésité chez les petits Parisiens

Mairie de Paris
[28/12/2010]

Enjeu de santé publique majeur, l’obésité touche les enfants de plus en plus tôt. La Ville de Paris a donc initié une étude visant à évaluer le nombre d’élèves touchés par un excès de poids et à adapter ses actions, notamment ses campagnes de prévention, en fonction des résultats. Cette étude porte sur 2 220 enfants en grande section de maternelle et 2 220 en CE2, tirés au sort aléatoirement.

Objectifs


Menée en lien avec le service de santé scolaire de la Direction de l’Action Sociale de l’Enfance et de la Santé (DASES), cette étude épidémiologique, permettra de mieux éclairer les autorités parisiennes sur la prévalence de l’excès de poids chez les enfants de grande section de maternelle (5-6 ans) et de CE2 (8-9 ans).
L’observation des élèves de grande section de maternelle se limitera à l’évaluation de l’excès de poids.
L’observation des élèves de CE2 portera sur la prévalence de l’excès de poids, sur l’évolution du surpoids entre la maternelle et le CE2, et sur le comportement nutritionnel des enfants (comportement alimentaire et activité physique /sédentarité).
Cette étude permettra aussi de mesurer l’impact, de Pikabouge, programme d’éducation nutritionnelle et de lutte contre la sédentarité mis en place il y a trois ans dans les écoles maternelles volontaires par le service de santé scolaire.
Méthode
Dans ce cadre, l’Observatoire régional de santé (ORS) d’Ile-de-France le service de santé scolaire de la DASES réaliseront cette étude à partir des données du bilan de santé réalisé par les médecins scolaires.
Ce bilan est basé sur l’observation des courbes de corpulence et sur le calcul de l’IMC des enfants.
Résultats
Les résultats de cette étude ont été rendus publics le lundi 1er février.

Surpoids et obésité : importance du problème chez les enfants scolarisés dans le secteur public à Paris, en 2009.


Surpoids et obésité :
Importance du problème chez les enfants scolarisés dans le secteur public à Paris, en 2009.La Ville de Paris a confié à l’ORS Ile-de-France une étude visant à préciser la prévalence du surpoids et de l’obésité dans la population des jeunes enfants parisiens scolarisés dans le secteur public en 2009.
Des résultats qui imposent la vigilance
Ce travail, réalisé en collaboration avec le service de santé scolaire de la Ville de Paris et le service de nutrition de l’hôpital Necker, montre que :
- L’excès de poids touche un peu plus d’un enfant parisien sur dix en grande section de maternelle (12,3% d’enfants en excès de poids, dont 2,7% d’enfants obèses).
- En CE2, près d’un enfant parisien sur six présente un excès de poids
(15,6 % dont 3,8 % d’enfants obèses).


Des disparités économiques et sociales
Des disparités sont, une nouvelle fois, soulignées selon le type de quartier, avec des prévalences supérieures dans les quartiers socio-économiquement plus défavorisés (écoles en Réseau d’Education Prioritaire ou dans les quartiers Politique de la Ville). Ainsi, dans ces quartiers, en CE2, 19,2 % des enfants présentent un excès de poids (dont 5,5 % d’enfants obèses). Surtout, ces enfants ont un risque plus élevé de passer d’un poids normal à un excès de poids, ou de rester en excès de poids entre la grande section de maternelle et le CE2.
Les comportements comme facteur déterminant
L’importance des facteurs comportementaux sur l’excès de poids est notable : les enfants obèses en CE2 prennent moins systématiquement un petit déjeuner ; ils ont un niveau de sédentarité plus élevé la semaine (mesuré par le temps passé devant un écran) et sont moins actifs. Or, c’est à nouveau dans les quartiers prioritaires que ces caractéristiques sont les plus défavorables.
Des disparités entre quartiers sont mises en évidence en ce qui concerne le temps-écran : les enfants scolarisés dans des quartiers prioritaires sont 38,6 % à passer entre une et trois heures par jour devant un écran contre 22,3 % dans les quartiers non prioritaires. Disparités qui sont aussi présentes pour la pratique d’une activité sportive extrascolaire, auxquelles vient s’ajouter un écart entre les filles et les garçons. La faible pratique des filles scolarisées dans les quartiers prioritaires suggère la nécessité de mettre en œuvre des actions spécifiques.


« Pikabouge » : des résultats encourageants pour l’éducation nutritionnelle
Enfin, un volet de ce travail s’intéresse aux enfants ayant bénéficié du programme d’éducation nutritionnel « Pikabouge » mis en œuvre en maternelle. Les résultats observés, en particulier dans les comportements et les connaissances de ces enfants, sont encourageants d’autant que ce programme a été développé auprès d’enfants très jeunes : ils prennent plus fréquemment un petit déjeuner au quotidien ; ils mangent moins entre les repas ; ils ont une pratique sportive extrascolaire plus importante.
En conclusion, même si les données présentées montrent une situation parisienne plutôt favorable, il est nécessaire de développer des actions visant à améliorer l’accès des enfants à un environnement nutritionnel (envisagé dans ses dimensions alimentation et activité physique) plus propice à leur santé.
Partenaire

L'Observatoire régional de santé d'Ile-De-France (ORS).

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