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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Les coopératives scolaires

Mairie de Paris
[10/08/2009]
Le mouvement coopératif est né au lendemain de la Première Guerre mondiale. Il s’agissait d’une nouvelle formule d’éducation destinée à développer l’esprit de solidarité et à améliorer le cadre et la vie scolaire.

La circulaire du 10 février 1948 (BOEN n° 8 du 19 février 1948) expose les principes actuels de la coopération scolaire ainsi que les règles de fonctionnement.

L’instauration d’une coopérative scolaire n’est pas obligatoire ; elle est cependant vivement conseillée, elle développe en effet des valeurs éducatives et de responsabilité chez les élèves.

La coopérative scolaire est constituée par classe ou par école. Elle eut être créée sous forme d’association loi 1901 (déclarée en préfecture) ou bien être affiliée à la section départementale de l’Office central de la coopération à l’école (OCCE). Elle doit alors se conformer aux statuts et règlement de l’Office.


Les ressources proviennent de dons, subventions, cotisations ou produits de fêtes (kermesse), vente de journaux ou travaux de classe. Il n’y a aucune obligation de contribution financière de la part des parents : les versements sont volontaires et libres. Les activités de la coopérative doivent bénéficier à l’ensemble des élèves.

Les dépenses sont constituées principalement par l’acquisition de petit matériel destiné à améliorer l’enseignement, le quotidien de la vie scolaire, ainsi que par l’organisation de loisirs éducatifs (spectacles, bibliothèques).

En aucun cas la coopérative ne peut se substituer à la commune pour financer les dépenses dont elle a la charge : par exemple acquérir du matériel indispensable à l’enseignement ou au fonctionnement de l’école, ou bien entretenir les locaux. Elle ne remplace pas, non plus, la Caisse des écoles, établissement public communal, instauré par délibération du Conseil municipal.

La gestion est, en principe, confiée aux élèves, encadrés par des adultes (enseignants).

La coopérative dispose d’un compte sur lequel sont versés les fonds. Les parents d’élèves ainsique le Conseil d’école disposent d’un droit d’information, les comptes doivent être gérés en toute transparence. L’ouverture d’un compte au nom personnel d’un enseignant ou parent d’élève demeure bien entendu strictement interdit.

Ainsi que l’indique la circulaire de 1948, les coopératives scolaires permettent de prendre conscience de la haute valeur du travail bien fait.

Zoom sur l’OCCE

L’Office central de la coopération à l’école (OCCE) de Paris fédère l’action pédagogique et assure la synthèse des comptes d’environ 690 coopératives scolaires. Elle regroupe près de 142 000 membres coopérateurs. Elle organise des séances de formation pédagogiques et financières sur le temps scolaire ou les mercredis pour les enseignants qui montent des projets coopératifs.


Elle relaie activement auprès des établissements scolaires les actions nationales de l’OCCE.
En outre, aux termes d’une convention annuelle passée par la Mairie de Paris, l’OCCE verse aux coopératives scolaires des participations attribuées pour le financement de projets pédagogiques en temps scolaires dans les écoles primaires parisiennes, élaborés en partenariat avec l’Education nationale sous forme de deux dispositifs : les classes à projets artistiques et culturels (classes à PAC) et les voyages et ateliers pédagogiques.

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