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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Ponts et berges

Crédits photo : Mairie de Paris
[24/10/2014]

Les aménagements du fleuve accompagnent les usages tout au long de l'Histoire parsienne. La construction de monuments en bord de Seine a complété les équipements déjà présents. Récit d'une Histoire mouvementée. 

 

Les ponts de Paris en vidéo

 


Les ponts de Paris par mairiedeparis

 

La qualité du site et son succès se mesurent aussi au nombre de monuments qui se sont implantés à proximité de son cours. Depuis la Tour Eiffel (7e) jusqu'à la Bibliothèque Nationale de France (13e). 

 Du Moyen-Age au XVIe siècle : les premiers ponts

La Seine est un lieu de vie dense et varié. Dans le centre, autour de l'île de la Cité, les habitations sont construites à l'aplomb du fleuve, qui apparaît ainsi encaissé. Les berges, où sont installés les ponts, sont " en grève ", c'est-à-dire en pente naturelle.

Les premiers quais apparaissent au début du XIVe siècle avec la construction par Philippe le Bel du quai des Grands-Augustins. Les ponts sont surmontés de maisons qui cachent le fleuve aux passants. Leurs arches étroites sont occupées par des moulins et d'autres activités. Le Pont-Neuf, né de la volonté royale est édifié à partir de 1578. C'est le premier pont à ne plus porter de maisons.

 XVIIe et XVIIIe siècle : la naissance des quais

La volonté d'embellir et d'assainir Paris provoque une mutation profonde des bords de Seine. La création en 1753 de la place Louis-XV, actuelle place de la Concorde, s'accompagne de la réalisation de quais sur les deux rives. Les lettres patentes de 1769 ordonnent le dégagement des ponts et des abords de la Seine dans le centre. Les maisons construites à l'aplomb du fleuve sont alors démolies, malgré la résistance des habitants. Celles du pont Saint-Michel ne sont arasées qu'entre 1807 et 1811. L'espace libéré sur les rives est réservé autour des îles à la création de quais hauts, tels qu'il en existait déjà ponctuellement, en amont et en aval.

 XIXe siècle : le triomphe des ponts

Ce siècle est marqué par la construction massive de ponts qui améliorent la communication entre les deux rives. Chaque régime joue son rôle de bâtisseur, encouragé par l'urbanisation croissante et l'extension de la capitale. En 1870, 15 ponts ont été construits, soit plus que durant tous les siècles précédents. La navigation, très active, influe sur la physionomie du fleuve : les ponts ont désormais de longues arches, les quais bas sont aménagés pour faciliter le trafic fluvial et les chemins de halage se généralisent. La Seine est le site privilégié des Expositions internationales organisées de 1855 à 1900 à Paris.

 XXe siècle : la cohabitation avec l'automobile

C'est l'heure des compromis entre des usages a priori contradictoires : la circulation et l'agrément. L'utilisation des bords de Seine pour la circulation routière se généralise avec la construction de voies sur berge. Celle de la rive droite a été réalisée entre 1961 et 1967, d'aval en amont. Celle de la rive gauche se limite à un court tronçon, de 2 km environ, du quai Anatole-France au quai de Branly. L'aménagement des quais réserve de longs espaces aux piétons, comme du quai Saint-Bernard au quai Conti dans le centre. Le pont Charles-de-Gaulle symbolise la fin de siècle avec son long tablier horizontal.

  Des sites d'exception

Laissez-vous aller au fil de la Seine et découvrez un panorama de lieux originaux, qui ne se limite pas aux ponts. Depuis le quai Branly jusqu'au pont de Sully, les berges de la Seine sont inscrites au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

 " Descendons vers la Seine. C'est un fleuve adorable. On ne se lasse pas de le regarder " écrivait Guillaume Apollinaire (Le Flâneur des deux rives).

Ile aux Cygnes

Entre le pont de Grenelle et le pont Bir-Hakeim, la Seine -très large- abrite en son milieu sa troisième île, souvent oubliée : l'île aux Cygnes. Longue de quelques 850 m, elle compte 11 m seulement en largeur. Cela permet d'accueillir une allée plantée de deux rangées d'arbres : l'allée des Cygnes. Une bande de terre créée en 1827 afin de protéger le port de Grenelle d'une construction immobilière en pleine expansion. Ponctuée de bancs, cette calme promenade ombragée est devenue un refuge discret pour les citadins. A la proue de l'île des Cygnes se dresse "la Liberté éclairant le monde", version miniature de celle que son auteur, Auguste Bartholdi, reproduisit pour New York. Inaugurée pour l'anniversaire de l'Indépendance américaine en 1889, elle tournait alors le dos aux Etats-Unis. Ce n'est qu'en 1937, alors que l'île accueille le centre des colonies de l'Exposition universelle, que la statue trouve son orientation actuelle, face à l'Occident.


Musée d'art moderne de la Ville de Paris

Chef d'œuvre de l'Exposition de 1937 sur les Arts et Techniques, fondé sur le terrain de l'ancienne manufacture de tapis de la Savonnerie, le palais de Tokyo devait accueillir les collections de la Ville. En 1961, les collections quittent le Petit Palais pour l'ouverture du musée d'Art moderne de la Ville de Paris. Toutes les tendances artistiques du XXe siècle y sont représentées : fauvisme, cubisme, surréalisme, arte povera...

Ordonné en paliers, le palais de Tokyo communique avec le fleuve : les deux bras de ses bâtiments s'ouvrent sur l'eau et, au-delà des arbres, les quais s'immiscent à l'intérieur en un large patio où des sculptures des années 1930 entourent un miroir d'eau. C'est bien la lumière du fleuve qui pénètre dans ce musée conçu pour être éclairé de façon naturelle.


Musée des Egouts

La visite publique des égouts de Paris a lieu dans un cadre d'exploitation réelle : les 100 m2 du musée des Egouts s'organisent entre un espace réservé à l'approche historique et pédagogique sur l'assainissement à Paris et le réseau des égouts tel qu'il existe et est exploité. Suivant le parcours des eaux usées jusqu'au rejet d'une partie de celles-ci vers la station d'Achères, le visiteur progresse entre les machines et les outils d'époque.

Visite : accessible au public tous les jours sauf les jeudi et vendredi… jours où les égoutiers viennent y travailler. Ouvert de 11 h à 16h d'octobre à juin - de 11h à 17h d'avril à septembre.

Accès : face au 93, Quai d'Orsay, 7e.
Métro : station Alma-Marceau, ligne 9; Bus : station Pont de l'Alma (lignes : 42, 63, 80, 92)
RER C, station pont de l'Alma 
Tél. : 01 53 68 27 81


Bouquinistes

C'est sur le quai Voltaire que sont apparus en 1891 les premiers bouquinistes. Du pont Royal au pont de Sully, le pointillé ininterrompu de leurs petites boîtes vertes, à la couleur et à la taille réglementaires, raconte le lien intime qui rattache Paris à l'histoire du livre. Chaque bouquiniste a le droit d'exploiter 8,2 m de parapet et sa concession doit être renouvelée chaque année auprès de la Mairie (il en existe 245 au total). Romans oubliés ou journaux d'avant-guerre, c'est tout un poème qui s'écrit sur le quai.


Ile Saint-Louis

Rattachée à son aînée l'île de la Cité par la courte amarre du pont Saint-Louis, interdit aux voitures, l'île se prête volontiers aux balades et flâneries en bord de quai. Etroit parallélogramme de 600 m sur 170 m, l'île Saint-Louis n'était autrefois qu'un terrain en friche servant de théâtre aux duels, de pâture au bétail et d'entrepôt à bois. En 1614, Christophe Marie, entrepreneur des Ponts, se met en tête d'y construire une ville à ses frais. L'île, propriété du chapitre de la cathédrale, est rachetée, une voie axiale, des rues transversales sont percées, des maisons s'élèvent, des ponts sont bâtis. En 1650, tout est achevé. Trois ans plus tard, Marie meurt ruiné. Seule récompense à ses efforts, une plaque sur le pont Marie, qui l'assure de la " sympathie de tous les curieux de Paris ".


Bassin de l'Arsenal

Aménagé en port de plaisance depuis 1983, le bassin de l'Arsenal offre 178 postes d'amarrage alimentés en eau et en électricité. Une vie discrète et méconnue se déroule à bord de ces péniches peintes et baptisées de jolis noms, échos de musique, effluves de cuisine : impressions de vacances à Paris.

 Les berges de Seine protégé par l'UNESCO

Le périmètre inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO correspond à la partie de la Seine comprise entre le pont de Sully et le pont d'Iéna (et jusqu'au pont de Bir-Hakeim pour la rive gauche). Sur 365 hectares, il inclut 23 des 37 ponts de Paris sur la Seine ainsi que l'île Saint-Louis et l'île de la Cité dans leur intégralité. Ce périmètre a été défini et inscrit sur la liste de l'UNESCO en 1991.

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