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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Faune & flore des berges de la Seine

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[12/12/2011]

Bien que domptée, à commencer par son débit contrôlé en amont par un ensemble de barrages, la Seine reste à Paris un élément naturel, un couloir de nature qui coupe la capitale en deux.

Le net recul de la pollution observé ces dernières années a permis la réimplantation de végétaux aquatiques et le retour de poissons d'espèces variées. Canards colverts, foulques, bergeronnettes… comptent également parmi les habitants de la Seine, sans oublier le cortège hivernal de mouettes et de goélands dont les évolutions apportent un parfum de grand large.

Flore des quais

Les arbres plantés sur les quais sont en majorité des platanes, des peupliers d'Italie, ou bien encore des trembles. Des saules viennent ajouter une note romantique aux bords de la Seine. Malgré les pavés, des plantes propres aux milieux humides ont réussi à s'installer : la mousse, la salicaire et ses fleurs mauves, le lycope d'Europe ou la renouée persicaire, une plante utilisée pour soigner les plaies. D'autres espèces, comme les fougères et les lichens, capables de s'adapter à un support pauvre, ont pris place entre les pierres. Le retour du lichen, très sensible aux polluants sulfureux, est le signe d'une amélioration de la qualité de l'air.  

Flore du fleuve

Peu visible, la flore aquatique est essentielle pour l'écosystème du fleuve. Non seulement elle oxygène les fleurs, mais les sagittaires, potamots ou rabaniers qui la composent permettent également aux poissons de déposer leurs œufs, puis servent de refuge à leurs alevins.

Faune des berges

De l'automne au printemps, les mouettes rieuses sont les invitées de Paris. Rares au XIXe siècle, leur présence est coutumière dès le milieu de notre siècle. Les goélands viennent également passer l'hiver dans la capitale. Attirés par les décharges des alentours, ils s'installent aux abords de la Seine dans les années 1970. Saisonniers, ils quittent Paris aux beaux jours.

Les autres habitants des berges sont les canards colverts, dont certains sont sédentaires, les foulques et les poules d'eau. On peut aussi remarquer en hiver la bergeronnette grise, reconnaissable à sa longue queue noire et à ses sauts verticaux. Plus rares, les martins-pêcheurs viennent hiverner vers le pont Mirabeau ou celui du Garigliano. Pendant l'hiver particulièrement rude de 1950, les Parisiens ont eu la chance d'observer des cormorans autour de Notre-Dame.

Faune aquatique

Il y a 50 ans, il ne restait plus que 4 ou 5 espèces de poissons dans la Seine. Aujourd'hui, on en recense une vingtaine largement représentée et une dizaine plus rares. On trouve ainsi à nouveau gardons, tanches, gougeons, ablettes, mais aussi truites, perches, brochets ou anguilles. La présence de ces espèces est pour l'essentiel naturelle. En revanche, les poissons-chats et les silures sont des espèces étrangères. Ces derniers, voraces carnivores, ont été introduits en 1980 pour lutter contre la prolifération des brèmes et des écrevisses américaines. Des individus de 2 m et pesant 50 kg ne sont pas rares !  

» Rencontre avec un pêcheur parisien

En cas d'orage violent, la Seine est menacée par le rejet d'excédents d'eaux usées qui engendrent l'asphyxie de milliers de poissons. Pour y remédier, la Ville de Paris et le SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglométration Parisienne) installent diffuseurs d'oxygène et réservoirs, protégeant ainsi la faune et la flore fluviales.

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