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Des chefs-d’œuvre de la littérature gratuits - et à la carte
"A nous deux Paris !" Tout le monde connaît le cri de Rastignac. Mais Balzac n'est pas le seul à hanter les rues de la capitale. Hugo, Stendhal, Dumas ou Edgar Allan Poe ont tous peuplé Paris de créatures plus ou moins imaginaires. Avec la carte réalisée par Feedbooks, découvrez les personnages qui sont passés par votre rue et téléchargez gratuitement le récit de leurs aventures.
Si Los Angeles est la ville de l’automobile et du cinéma, Paris reste la Mecque des écrivains et un paradis pour les marcheurs.
Feedbooks vient justement de concevoir, en partenariat avec les bibliothèques municipales, une carte de Paris qui associe des lieux de la capitale à des extraits des grands classiques de la littérature qui s’y déroulent. De quoi alimenter vos idées de balades.
>> Consulter la carte Paris Littéraire
Mieux, grâce à cette carte vous pouvez télécharger gratuitement tous les romans cités. De "Notre Dame de Paris" à "La Princesse de Clèves" en passant par "Le père Goriot" ou "Du Côté de chez Swann", faites votre marché et retrouvez tous ces chefs-d’œuvres qui flirtent avec le pavé parisien.
Vous pouvez également découvrir Paris sur les traces de Camus, Prévert ou Colette grâce à nos idées de balades culturelles.
De l’écrit à l’écran Ces chefs-d'oeuvres de la littérature nourrissent également l'imaginaire des cinéastes. Promenade à travers quelques films librement inspirés des grands auteurs.
"Notre-Dame de Paris" de Paris de Jean Delannoy (1956)
Sans doute moins souvent adapté que "Les Misérables", ce roman de Victor Hugo a tout de même été porté de nombreuses fois à l'écran. On peut avoir une préférence pour cette version qui a le mérite de réunir Anthony Quinn et Gina Lollobrigida.
Notre-Dame de Paris - Bande-annonce par moidixmois
"Bel-Ami" d'Albert Lewin (1947)
Un tout récent "Bel-Ami" vient de sortir qui met en vedette le vampire favori des jeunes filles, Robert Pattinson. Cette énième adaptation n'éclipse sans doute pas totalement le film d'Albert Lewin, cinéaste venu de la décoration de vitrine (comme Minnelli) qui mit toujours un soin extrême à reconstituer le monde de cruauté sociale et de dandysme perverti qui l'intéressait.
"Le temps retrouvé" de Raoul Ruiz (1999)
"A la recherche du temps perdu", le roman monstre de Proust représente avec "La Montagne Magique" de Thomas Mann et "Voyage au bout de la nuit" un de ces Everest auxquels les réalisateurs mégalos rêvent tous de se colleter. Godard travailla par exemple à une adaptation du roman de Céline qui devait être dialoguée par Audiard, ce qui laisse rêveur. S'agissant de "La Recherche", Raoul Ruiz a tenté le coup. Schlöndorff aussi. Nina Companeez également, pour la télévision. Au spectateur de juger le résultat.
Le Temps retrouvé - Bande annonce FR par _Caprice_
"Double assassinat dans la rue Morgue" de Robert Florey (1932)
Avec cette courte nouvelle, Edgar Allan Poe passe pour avoir inventé le roman policier. Le film de Robert Florey lorgne quant à lui davantage vers l'horreur que vers l'énigme, puisque c'est Bela Lugosi qui interprète le rôle titre. Pour mémoire, ce dernier fut avec Boris Karloff la grande star des films d'épouvante de l'entre-deux guerres. Son interprétation du comte Dracula hante toujours nos mémoires.
Murders in the rue Morgue 1/6 par edgarette
"Le rouge et le noir" de Claude Autant-Lara (1954)
C'était le cinéma de papa. Avant le déferlement de la Nouvelle Vague, les grands metteurs en scène tournaient comme cela de grands sujets, de beaux romans. On revisitait Stendhal, Colette, Gide. Ces messieurs s'appelaient Autant-Lara, Christian-Jacques ou Jean Delannoy. Ils filmaient en studio et avaient du succès. "Le rouge et le noir" est un exemple (un rien pompier) de ces pièces montées qu'ils fabriquaient comme des compagnons du tour de France, avec art et minutie, aussi loin que possible de la vraie vie.
Le fantôme de l'Opéra de Rupert Julian (1925)
En inventant cet artiste génial et défiguré, Gaston Leroux redonnait vie à un archétype qui court d'Ephaïstos à Cyrano. De fait, talent artistique et laideur font souvent bon ménage. Cette adaptation de 1925 est surtout restée dans les mémoires pour l'interprétation d'Erik que donna le génial Lon Chaney, alias "l'homme aux milles visages". Acteur fétiche de Tod Browning, ce dernier s'est illustré à maintes reprises dans des rôles où la difformité du corps fait échos aux convulsions de l'âme.
Le mythe du fantôme de l'Opéra reste d'ailleurs vivace et trouve, de loin en loin, des auteurs pour y réinvestir leurs propres obsessions. En 1974, avec "Phantom of the Paradise", Brian De Palma le fusionnait au récit faustien pour accoucher d'une fable baroque et survoltée sur l'industrie du rock n' roll. En attendant la version de l'Opéra Bastille.


