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A+ | A- | A=Les AMAP pour un marché en direct du producteur
Les AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) vous permettent de vous approvisionner directement auprès d'un producteur francilien.
Acheter à un producteur, près de chez vous, c'est une bonne façon de consommer des produits frais et de limiter la consommation en énergie qu'implique un long transport. Avec les AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) vous pouvez vous inscrire et recevoir votre panier de légumes directement du producteur. Le principe est de créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s'engagent à acheter la production de celui-ci à un prix équitable et en payant par avance.
C'est quoi une AMAP ?
Une AMAP est une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne ayant pour objectif de préserver l'existence et la continuité des fermes de proximité, dans une logique d’agriculture durable. C'est-à-dire, une agriculture paysanne, socialement équitable et écologiquement saine, de permettre à des consommateurs d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité de leur choix, en étant informés de leur origine et de la façon dont ils ont été produits, et de participer activement à la sauvegarde et au développement de l’activité agricole locale dans le respect d’un développement durable.
Elle réunit un groupe de consommateurs et un agriculteur de proximité autour d’un contrat dans lequel chaque consommateur achète en début de saison une part de la production qui lui est livrée périodiquement à un coût constant. Le prix du panier est fixé de manière équitable : il permet au producteur de couvrir ses frais de production et de dégager un revenu décent, tout en étant abordable par le consommateur. Le producteur s’engage à fournir des produits de qualité dans le respect de la charte des AMAP.
Ils établissent entre eux un contrat où on distingue en général 2 saisons de production : printemps / été et automne / hiver.
L'Amap du Haricot Magique dans le 18e arrondissement de Paris
Comment s’inscrire ?
Pour commander un panier ou un colis, il faut être membre de l’association et à jour de ses cotisations. Le montant de la cotisation est d'environ 10€/20€. Vous pouvez vous inscrire pendant les distributions ce qui vous permettra de prendre contact avec les fermiers et de voir les légumes.
Comment ça marche ?
Une AMAP est un système de consommation responsable où il faut s’investir : Mettre en place les contrats, les faire remplir, assurer les livraisons et aider le maraîcher le plus possible. Pour que le groupe fonctionne, il faut un partage des tâches et arriver à une réelle autonomie du maraîcher. En région Ile-de-France, il y a une très forte demande de paniers et pas beaucoup de maraîchers. Et il est important de rester avec des producteurs géographiquement proches.
Les engagements des consommateurs
En adhérant à une AMAP, le consommateur prend les responsabilités suivantes :
• S’engager en payant sa part de la récolte à l’avance, en comprenant que cela inclut le partage des risques et des bénéfices avec la ferme, pour la saison à venir.
• Venir chercher son panier au jour et à l’heure dits. Prévenir s’il ne peut prendre son panier (retard, vacances, etc.) et convenir d’un arrangement selon les possibilités qui ont été définies au début de la saison.
• Communiquer en toute franchise et liberté ses bonnes remarques, ses questions ou ses insatisfactions directement auprès de son producteur et du coordinateur, pour qu’ils puissent examiner ensemble si des explications ou des améliorations sont possibles.
• Partager ses idées et ses initiatives avec la ferme et les autres partenaires afin d’améliorer le fonctionnement du projet.
Les engagements des producteurs
En devenant partenaire d'une AMAP, le producteur prend les responsabilités suivantes :
• Produire une diversité de légumes et d’autres éléments, si possible, pour composer des paniers variés.
• Livrer les produits au jour et à l’heure dits.
• Aviser ses partenaires en cas de problèmes exceptionnels qui affecteraient la livraison ou toute activité : problème climatique grave, maladie, etc.
• Être ouvert pour expliquer le travail de la ferme à ses partenaires.
• Prendre en compte les remarques et les besoins de ses partenaires. Dans le cas où il ne peut satisfaire à une demande, en expliquer les raisons. Effectuer une évaluation à la fin de la saison.
Dans la charte, pas d’obligation d’être en Bio. Il y a un principe de confiance. Ce qui est important c’est que la communication passe bien entre AMAPiens et producteur.
Les AMAP franciliennes sont organisées en réseau (réseau Île-de-France). Il y a environ 200 groupes dans la région soit à peu près 10 000 familles. Il y a maintenant constitution d’interAMAP (groupes de discussions) entre AMAP voisines.
Le réseau AMAP IdF intervient comme médiateur entre AMAPiens et producteurs, propose un encadrement de coordination, des formations… des appuis auprès des banques (la nef ; crédit mutuel ; crédit coopératif ; banque populaire ; crédit agricole ;
Il se peut aussi que, parfois, le groupe se porte caution pour le maraîcher (ou lui font un prêt). L’AMAP IdF organise une soirée créateur d’AMAP pour ceux qui veulent mettre en place un groupe. Le groupe doit être sincère.
Site des AMAP d'Ile-de-France: www.amap-idf.org
Comment créer une AMAP?
Toutes les infos sur: www.acteursduparisdurable.fr
Une couveuse d’entreprises pour les AMAP franciliennes
Depuis 2009, le GAB, AMAP-IdF et Terre de Liens ont formalisé un partenariat dans le but de favoriser l’installation en bio en IdF, dans le cadre du "pôle ABIOSOL". Ce programme est financé par le Conseil Régional, les Conseils Généraux de l’Essonne et de Seine-et-Marne, ainsi que la Fondation de France. Il consiste en l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets d’installation en bio, des collectivités et des groupes de consommateurs citoyens.
Un exemple:
La couveuse fonctionne sur 3 ans (1 an renouvelable sur 3 ans) avec 3 jeunes issus d'un lycée agricole qui sont mis en situation comme s'ils étaient en activité avec une culture de 15 variétés différentes et 50 à 120 paniers en roulement. Ceci demande une bonne formation en gestion. Des maraîchers qui exercent déjà leur servent de tuteurs.
La demande sur Paris explose, mais il semble que certains ne restent pas dans le réseau car il y a un engagement à respecter. Beaucoup n’ont pas idée de ce que cela représente et abandonnent le groupe. Du coup, le maraîcher se retrouve avec moins de paniers que prévus. Avant que le groupe démarre, le réseau va tester sa détermination en fonction de l’insistance des demandeurs. Si au bout d’un an, les personnes n’ont pas abandonné, ils ont peut être une chance d’être mis en relation avec un maraîcher…
Un peu d’histoire
Le concept précurseur des AMAP est apparu dans les années 60, au Japon, avec des structures baptisées « teikei ». Des mères de famille, inquiètes des méfaits de l’agriculture intensive et de la pollution, se regroupèrent et passèrent un accord avec un agriculteur, en s’engageant à lui acheter à l’avance la totalité de sa production, à condition qu’il n’utilise pas de produits chimiques.
Le mouvement des AMAP c’est un mouvement de consommateurs et de producteurs. Aux États-Unis en 1985, un fermier fonde la première Community Supported Agriculture : CSA. Une ferme s’organise pour vendre ses produis à des consommateurs locaux. Ce concept s’est étendu dans tous les États-Unis, puis au Canada.
En Ile-de-France, la 1ère AMAP a démarré en octobre 2003 à Pantin (93), avec un maraîcher bio du 95. Le réseau régional a été créé un an après. Aujourd'hui la croissance est exponentielle : 1ere année : 3 AMAP, 3 ans plus tard, il y en a 50.


