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Espace aérien

L'espace aérien parisien

Crédits
[12/10/2012]

Le survol de Paris est soumis à une réglementation très stricte. Détails.


 

 

Le survol de Paris par les avions
D'après l'arrêté du 20 janvier 1948 relatif au survol de Paris.

Le survol de la zone comprise dans les limites des anciennes fortifications de la ville de Paris est interdit à tous les aéronefs, à l'exception des aéronefs de transports publics effectuant un service régulier et des avions militaires assurant un service de transport, sous réserve que soient respectées les conditions d'altitude minima fixées par mesure de sécurité à 2000 m.

Toutefois des autorisations de survol de cette zone peuvent être accordées aux aéronefs civils par le secrétariat général à l'aviation civile et commerciale après accord de la préfecture de police.
Les secrétaires d'Etat aux forces armées (Air et Marine) peuvent accorder respectivement des autorisations de survol aux aéronefs de l'armée de l'air et de l'aéronautique navale. Ils en informent la préfecture de police en temps utile.
Ces autorisations ne sont données qu'à titre exceptionnel, et seulement pour une mission déterminée et un temps limité. Les dispositions particulières destinées à assurer la sécurité du vol sont précisées dans chaque cas.

Le survol de Paris par les hélicoptères
L'organisation de la circulation aérienne en vigueur pour les hélicoptères, comme d'ailleurs pour les avions, répond aux normes et aux procédures internationales en matière de sécurité, auxquelles la France a souscrit et qu'elle applique dans leur intégralité.

Le trafic des hélicoptères se répartit en deux catégories : le trafic commercial et le trafic non commercial. Contrairement à la situation qui prévaut dans d'autres grandes métropoles, le trafic des hélicoptères en région parisienne ne connaît pas de développement commercial important.
Le trafic est aujourd'hui constitué pour 50 % par des missions des services de l'Etat (Défense, Douanes, Police, Gendarmerie, Sécurité civile) ou d'intérêt général (évacuations sanitaires, desserte des hôpitaux, surveillance de la densité du trafic des autoroutes).

Par ailleurs, depuis 1994, des arrêtés, pris par la direction générale de l'Aviation civile, limitent l'activité de l'héliport d'Issy-les-Moulineaux dont le trafic a ainsi diminué de 18200 mouvements en 1994 à 11000 mouvements en 2002.

Le contrôle des mouvements d'hélicoptères
Au-dessus de la région parisienne, les hélicoptères demeurent constamment en contact radio avec un organisme de la circulation aérienne. L'espace aérien au-dessus de la région parisienne fait l'objet d'une sectorisation et, en fonction
du tronçon d'itinéraire emprunté, les hélicoptères sont en contact avec une des tours de contrôle de la région parisienne (Issy-les-Moulineaux, Orly, Villacoublay, Brétigny, Le Bourget, ou encore Roissy-CDG).
Les hélicoptères doivent être équipés d'un transpondeur, de façon à être vus sur les écrans radar des contrôleurs des tours de contrôle des principaux aéroports (Orly, Roissy-CDG, Le Bourget, Villacoublay et Brétigny).

En région parisienne, les hélicoptères évoluent sur des itinéraires définis et publiés. Pour des raisons de sécurité et de navigation, ces itinéraires s'appuient sur des repères au sol aisément identifiables par les pilotes (autoroutes, boulevard périphérique parisien, voies ferrées, voies fluviales). Aucun itinéraire n'est défini à l'intérieur des limites constituées par le boulevard périphérique parisien. Les survols de Paris intra-muros par des hélicoptères sont soumis à une autorisation spéciale de la Préfecture de Police de Paris, et réservés à des missions particulières (missions liées à la sécurité ou à la surveillance, desserte des hélisurfaces des hôpitaux parisiens, transport de personnalités, missions photographiques ou reportages télévisés).

La hauteur de vol au-dessus du sol
Hormis les besoins de l'atterrissage et du décollage, les hélicoptères ne peuvent descendre en dessous de la hauteur minimale de 200 mètres au-dessus du sol.
Cette hauteur minimale était de 150 mètres jusqu'en 1998.
Le relèvement de 150 mètres à 200 mètres a permis de diminuer de l'ordre de 3 décibels les nuisances sonores ressenties au sol. Les hélicoptères doivent demeurer en dessous des trajectoires les plus basses utilisables par les avions dont les performances de vitesse sont beaucoup plus élevées. De ce fait, les hélicoptères évoluent dans le plan vertical entre la hauteur minimale de 200 mètres et une hauteur maximale de 350 mètres environ. Les publications aéronautiques à l'attention des pilotes d'hélicoptères recommandent de voler à cette hauteur maximale qui constitue le " plafond " des itinéraires, soit environ 350 mètres.

La tenue d'altitude des pilotes d'hélicoptères pourra prochainement être surveillée par la Gendarmerie des transports aériens qui sera dotée de jumelles télémétriques pourvues de capteurs permettant de mesurer la hauteur des machines au-dessus du sol.

Les conditions de vol

 Mis à part certaines missions particulières effectuées par des hélicoptères de la Défense, les vols s'effectuent en conditions de vol à vue (VFR),c'est-à-dire entre le lever du soleil - 30 minutes et le coucher du soleil + 30 minutes. Une utilisation partielle en période nocturne par les hélicoptères civils est néanmoins autorisée, d'une part, sur l'itinéraire ouest-est joignant les points Rocquencourt (intersection des autoroutes A12 et A13) et Monts-d'Est (Marne-la-Vallée) jusqu'à 21heures et, d'autre part, sur certains itinéraires situés à proximité des aéroports du Bourget et de Roissy-CDG, exclusivement pour la desserte de ces aéroports. Le jour, la visibilité en vol pour les pilotes doit être au minimum de 1500 mètres. Les pilotes des hélicoptères doivent évoluer en dehors des nuages et demeurer en vue du sol. La nuit, la visibilité en vol doit être au minimum de 4000 mètres et le plafond doit être au minimum de 450 mètres. Du fait de ce contexte réglementaire et opérationnel,le volume du trafic des hélicoptères varie en fonction des conditions météorologiques et son amplitude quotidienne dépend de la durée du jour, donc de la saison. De fortes variations mensuelles sont observables.

Restriction supplémentaire dans le quartier de la Défense

Depuis les événements du 11 septembre 2001, les cheminements pour hélicoptères au-dessus du quartier de La Défense ont été fermés au trafic de transit. Seuls quelques vols, en nombre très limité, sont autorisés à opérer dans ce quartier après autorisation préalable, et font l'objet d'une surveillance particulière de la part de la défense aérienne.

Les événement particuliers
Des événements particuliers mais récurrents, sont à l'origine d'une augmentation ponctuelle du trafic des hélicoptères au-dessus de l'agglomération parisienne, par exemple:
- tous les deux ans, le Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget génère un trafic supplémentaire important entre Issy-les-Moulineaux et Le Bourget;pendant cette période,
- à la fois, pour des raisons de sécurité de la circulation aérienne et d'environnement, un sens giratoire est mis en oeuvre entre ces deux sites, au-dessus du boulevard périphérique parisien;
- chaque année, au cours du premier week-end du mois de juillet, le Grand Prix de France de Formule 1 de Magny-Cours génère un trafic hélicoptère supplémentaire entre Nevers et Issy-les-Moulineaux; à cette occasion, pour des raisons d'environnement, certains tronçons d'itinéraires sont temporairement prohibés.
Des circonstances exceptionnelles peuvent aussi engendrer un trafic inhabituel, par exemple, au deuxième trimestre 2003:
- une campagne de vérification des aires de poser d'urgence des hélicoptères, en particulier sur certains stades et parcs de la région parisienne, a été conduite par les services de la direction générale de l'Aviation civile pour des raisons de sécurité;

- la surveillance aérienne des abords de la prison de la Santé et celle du transport d'inculpés entre la prison de la Santé et le Palais de Justice ont été réalisées en hélicoptère par un appareil de la Sécurité civile.

Quelques explications sur les termes techniques

CTR (zone de contrôle) : espace aérien contrôlé situé autour d'un aérodrome.

Vol VFR (visual flight rules) : vol effectué conformément aux règles de vol à vue.

Espace aérien de classe A : espace aérien dans lequel ne sont pas admis les vols VFR, sauf dérogation.

Transpondeur : équipement à bord d'un avion permettant une identification sur les écrans radar de contrôle.

Visibilité en vol : visibilité vers l'avant à partir du poste de pilotage d'un aéronef en vol.

Plafond : hauteur au-dessus du sol, de la plus basse couche de nuages qui, au-dessous de 6000 m couvre plus de la moitié du ciel.

Lien utile

  • www.dgac.fr
    , lien vers le site Direction Générale de l'Aviation Civile
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