Boulevard périphérique
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Sa construction a commencé en 1956, pour s'achever le 25 avril 1973 : avec 35 km et plus de 100 000 habitants le long de son parcours, le boulevard périphérique est une source de problèmes récurrents. Victime de son succès, embouteillé à certaines heures, le "périph" assure un quart des déplacements parisiens, et constitue un lien important entre Paris et les communes riveraines.
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» L'état du trafic en Île-de-France en temps réel sur Sytadin.fr
Depuis novembre 1977, 200 personnes de la Préfecture de Police (compagnie de la circulation) et 30 personnes de la Mairie de Paris (section de l'exploitation) collaborent au poste central d'exploitation du corridor périphérique. Il permet aux usagers une utilisation optimale de la voie publique par un réseau de télésurveillance et d'appel d'urgence, de connaître le trafic par des panneaux à messages variables.
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» Toutes les fermetures prévues sur le périph' et les voies sur berges
Vous pouvez également retrouver ces informations au 01 40 28 72 72.
Connaissance des événements
Le réseau de télésurveillance est composé de 99 caméras reliées directement à la salle de contrôle du Poste Central d'Exploitation par des fibres optiques.
Le réseau d'appel d'urgence comporte 166 bornes réparties sur les 35 km (une borne tous les 500 mètres et toutes les 250 mètres dans les souterrains) qui permettent de recevoir plus de 7000 appels par an.
De façon générale 8 véhicules de police le jour et 4 la nuit surveillent en permanence le périphérique.
Connaissance du trafic
Pour mieux gérer le trafic et intervenir efficacement en cas d'accident ou d'incident, 750 boucles électromagnétiques (ou capteurs),noyées dans le revêtement de la chaussée, répartis en 199 postes de recueil de données, situés tous les 500 mètres et reliées à des détecteurs, enregistrent chaque passage de véhicule. Ces capteurs permettent de mesurer le débit, c'est-à-dire le nombre de véhicules passant sur le capteur pendant une période donnée.
La notion de débit est insuffisante pour déterminer l'état de la circulation. Il faut aussi connaître la densité du trafic; c'est ce qu'on appelle le taux d'occupation. A partir de ces deux éléments fournis par les capteurs, on peut calculer la vitesse.
Le traitement de l'information et leur visualisation
Un système informatique permet, à partir des données Débit, Taux d'occupation, Vitesse (QTV) de connaître l'état du trafic qui est visualisé au moyen d'un grand tableau synoptique constitué d'une image projetée. Sur cette image figure une représentation du boulevard périphérique découpée en arcs animés par des couleurs variant en fonction de la densité du trafic : vert (circulation fluide ou T1), orange (circulation dense ou T2), rouge (circulation saturée ou T3), blanc (chaussée fermée à la circulation).
D'un coup d'œil, l'opérateur peut ainsi localiser les bouchons et en déterminer la longueur approximative (un arc a une longueur de 500 m environ).
Toutes ces informations sont transmises en temps réels au moyen du Système Informatique d'Exchange de Données de Trafic (S.E.D.T.), d'une part au Serveur Grossiste d'Informations (S.G.I.) situé au PC Lutèce et d'autre part, au SIER (Service Interdépartemental d'Exploitation routière) et au C.R.I.C.R. (Centre Régional d'Information et de Coordination Routière).
Informer les usagers : les panneaux à messages variables
Il est nécessaire d'informer les usagers de la situation du trafic. But : éviter des flux supplémentaires et permettre aux gens de sortir du périphérique (ou de ne pas y entrer) dès qu'un incident se produit.
Des panneaux à messages variables (PMV) télécommandés à partir du poste central d'exploitation sont implantés sur l'ensemble du corridor périphérique.
Les PMV sont activés selon plusieurs stratégies regroupées en :
- stratégies manuelles (dont les variables sont saisies par l'opérateur) utilisées lors des fermetures programmées de tronçons d'ouvrages, en cas de réduction accidentelle de la capacité d'une chaussée, lorsque l'état du trafic conduit à une saturation.
-stratégies automatiques (dont les variables sont calculées automatiquement par le système) s'occupent de la stratégie événementielle : elle donne une information de type saturation (distance à un bouchon, longueur du bouchon), la stratégie temps de parcours : elle donne une information sur le temps nécessaire pour parcourir un certain trajet.
Au nombre de deux, elles produisent en permanence des messages sur l'ensemble des panneaux matriciels du corridor périphérique.Elles fonctionnent d'une manière exclusive l'une de l'autre.
L'entretien, la maintenance et le renouvellement de toutes ces installations d'exploitation sur le boulevard périphérique ainsi que de la signalisation horizontale et verticale, nécessitent des interventions nocturnes, lors des fermetures à la circulation.
Cela correspond à 9 200 heures de travail en 2002, dont 1 850 heures par des agents de la Section Exploitation et 7 350 heures par les entreprises liées par marchés de travaux.
Les travaux sur le boulevard périphérique
- Mode opératoire
Le boulevard périphérique est un ouvrage communal, géré par la Ville de Paris.
C'est à la Direction de la voirie et des déplacements qu'est dévolu le rôle de Maître d'Ouvrage de ce boulevard.
La maîtrise d'œuvre des travaux qui y sont menés peut être assurée, soit par des agents de la Ville de Paris, lorsque ces opérations entrent dans leur champ de compétence, soit par des prestataires extérieurs (Bureau d'Etudes Techniques (BET)) pour les opérations plus complexes (BET sélectionnés sur appel d'offres).
Les travaux sont majoritairement réalisés par des entreprises privées, sélectionnées sur appel d'offres. Le contrôle de la bonne exécution des prestations commandées est opéré par des Agents de Maîtrise Travaux de la ville, lorsque la maîtrise d'œuvre est assurée en régie, et par les BET lorsque cette maîtrise d'œuvre est déléguée.
Le rôle des services de la Ville de Paris, dans la gestion ouvrages s'établit alors principalement comme suit :
-Recensement de l'état pathologique de l'ouvrage. Commande à des BET spécialisés des études nécessaires pour dresser un état des lieux et définir les priorités d'action.
-Programmation des travaux jugés nécessaires dans le cadre du budget voté par le Conseil de Paris.
-Préparation des dossiers de consultations des entreprises (dossier d'appel d'offres), permettant de lancer les appels d'offres correspondants (publication au Bulletin Officiel des Annonces de Marchés Publics (BOAMP)).
-Suivi de la procédure d'appel d'offres - analyse des offres après ouverture de celles-ci en commission d'appel d'offres.
-Notification des marchés après attributions de ceux-ci, aux entreprises par la commission d'appel d'offres.
-Engagement comptable et lancement des ordres de services, permettant l'exécution des prestations prévues.
-Contrôle de leur bonne exécution.
-Exécution des opérations nécessaires à leur règlement aux entreprises.
-Réception des ouvrages ainsi exécutés ou modifiés.
Les travaux annexes sur le Boulevard périphérique : le rôle de la régie
Certaines prestations de plus faible ampleur, sont réalisées directement par les ouvriers de la Ville de Paris (ex. le comblement de nuit des nids de poule sur le BP, les petits travaux de soudure, de métallerie, etc…).
Encadrées par un Agent de Maîtrise, Chef de Brigade, les équipes apportent de la souplesse à l'organisation, en réalisant des prestations indispensables, d'une grande diversité ne pouvant, à ce titre, faire l'objet d'une programmation (et donc de la conclusion de marchés avec les entreprises).
Lexique du Boulevard périphérique
PK : Point kilométrique. BP numéroté de 0 à 35,040 (l'anneau fait 35,040 km). Origine au droit de la Porte de Bercy. PK croissants dans le sens des aiguilles d'une montre.
BPI : Boulevard périphérique intérieur : on y circule dans le sens des PK croissants.
BPE : Boulevard périphérique extérieur : on y circule dans le sens des PK décroissants.
TPC : Terre-plein central.
PMV : Panneau à message variable (donnant les temps de parcours).
Voies légères : Voies situées du côté du terre plein central et ne pouvant recevoir que les véhicules de longueur inférieure à 7 m (cf. code de la route).
Voies lourdes : Les 2 voies situées côté accotement qui reçoivent les convois de plus de 7 m et donc les nombreux camions.
Numérotation des voies : on les numérote à partir du terre plein central. On parlera ainsi de la voie 3 BPI (3ème voie décomptée à partir du terre plein central, sur le boulevard périphérique intérieur).
Echangeurs : bretelles assurant les échanges entre BP et autoroutes (ex. échangeur Bercy faisant la liaison avec A4).
Diffuseurs : bretelles assurant les échanges entre BP et voies locales (ex. échangeur Ivry).
Passage supérieur : pont surplombant le BP (ex. les ouvrages de la porte des Lilas constituent un passage supérieur pour le BP).
Passage inférieur : c'est le BP qui constitue le pont surplombant les ouvrages concernés (ex. les voies du faisceau Gare du Nord passent sous le BP et constituent donc un passage inférieur).
PAU : Postes d'appel d'urgence, situés tout au long de l'anneau, permettant de joindre les secours.
Passages piétons : engravures espacées tous les 50 m environ, sur les murets de protection en béton assurant la retenue des véhicules et permettant aux piétons de venir se réfugier derrière les murets.
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