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DISCOURS

Conseil de Paris : communication sur le budget primitif pour 2007

01/12/2006

Conseil de Paris - Séance du 11 décembre 2006

 

Communication au Conseil de Paris

sur le budget primitif pour 2007

 

DF- 2006- 66

DF-2006-  19 G

 

Le budget qui vous est soumis vise à établir l’indispensable équilibre entre les différentes fonctions qui répondent à l’évolution complexe d’une cité contemporaine.


Nos priorités demeurent constantes :

-         la solidarité et le logement, dans un contexte national toujours aussi défavorable ;

-         la préparation de l’avenir qui implique notamment des actes en faveur de l’emploi et des familles parisiennes, dans leur extrême diversité ;

-         l’affirmation d’un modèle urbain remis en mouvement, comme l’illustrent en particulier notre action en faveur des déplacements ou la vitalité démocratique de Paris ;

-         le souci d’une gestion claire et efficace, au service des citoyens.

 

Cette communication vous présente précisément les principaux éléments de notre budget pour 2007, département et commune. Celui-ci s’élève à 6,7 milliards d’euros, dont 1,5 d’investissements.

Sa transparence est garantie par de nombreuses mesures concrètes comme le vote individualisé de chaque subvention par le Conseil de Paris, l’adresse aux membres de la 1ère Commission de tableaux de bord de gestion, la publication des rapports de l’Inspection générale ou encore les « bleus budgétaires » qui détaillent les crédits s’appliquant à une politique sectorielle.

Le travail accompli depuis 2001 est considérable même si la souffrance sociale, les inégalités, les attentes et les projets qui naissent au quotidien, doivent nous inspirer toujours plus d’exigence et de volontarisme. Agir pour Paris, œuvrer pour son avenir, impliquent de garder le cap d’un projet ambitieux et de raisonner au-delà de l’échéance électorale de 2008. En effet, quel que soit le choix qu’exprimera alors le suffrage universel, l’intérêt général commande, sur de nombreux dossiers, de poser d’ores et déjà les actes budgétaires indispensables.


L’ambition urbaine qui nous guide se nourrit des valeurs de Paris et de son histoire dont nous devons être dignes : c’est pourquoi la solidarité (y compris inter-générationnelle), le soutien à l’innovation, le respect de la diversité, la dynamique universitaire ou l’attractivité internationale de notre ville sont autant de composantes au cœur de ces choix budgétaires.

Car le document qui vous est soumis ne se résume pas à des options arithmétiques ou comptables : il traduit une certaine vision de Paris, une manière de l’appréhender et de favoriser en son sein une vie collective plus harmonieuse, plus juste, plus sereine.

Toutes ces actions s’inscrivent dans un cadre financier maîtrisé, qu’illustre la note AAA décernée une nouvelle fois par l’agence internationale Standard & Poors. Approche d’autant plus fondée qu’elle contraste avec la logique de « défausse » de l’Etat qui depuis cinq ans, augmente sans cesse les charges pesant sur les collectivités locales. Dans ce contexte préoccupant, nous avons décidé de maintenir intact notre effort au service des Parisiens.

Qu’il s’agisse de la cohésion sociale, du logement, de l’emploi ou de l’environnement, les propositions qui vous sont soumises, illustrent, je crois, le volontarisme d’une équipe plus que jamais mobilisée, et dont je tiens à saluer l’investissement.


I) Paris, ville solidaire

 

Dans un contexte national où la précarité ne cesse de s’aggraver, où le pouvoir d’achat d’une grande partie de la population régresse, y compris parmi les classes moyennes, où 10 % des habitants sont mal-logés, la souffrance sociale de nombreux Parisiens constitue la préoccupation majeure de la Municipalité. Si le désengagement de l’Etat dans sa mission de solidarité nationale est particulièrement choquant, notre Municipalité a entrepris une action volontariste, visant à proposer des réponses aux inégalités actuelles.

 

Ainsi, le budget dédié à la solidarité a augmenté de 70% entre 2000 et 2007. Il représente, cette fois encore, le premier poste budgétaire de notre collectivité, s’élevant à 2,08 milliards d’euros en 2007, soit plus du quart de nos dépenses globales.

Parallèlement, comment comprendre les insuffisances criantes de l’Etat sur des dossiers pourtant décisifs -aide à l’emploi, insertion des personnes handicapées, hébergement d’urgence des sans-abri, politique de la Ville– auxquelles s’ajoute une charge sans cesse accrue pesant sur les collectivités locales ?

 

A)   Conforter la priorité au logement

 

445 M€ seront consacrés en 2007 à l’effort municipal en faveur du logement (401,9 M€ en 2006), soit une hausse de 10,7 % par rapport à 2006.

 

1) Au moins 27.000 logements sociaux financés durant la mandature

 

De 2001 à 2005 inclus, 18.622 logements sociaux ont déjà été financés (contre seulement 7.500 entre 1996 et 2000) : 11.200 ont d’ores et déjà été livrés. En 2007, plus de 4.000 logements sociaux seront financés, permettant de porter à au moins 27.000 le nombre de logements sociaux financés durant cette mandature. Quant aux autorisations de programme, elles sont fixées à 150 M€ en 2007. 

Dans ces conditions, il est plus que jamais indispensable que les communes d’Ile-de-France ne respectant pas les objectifs de la loi SRU -et qui comptent parfois moins de 5 % de logements sociaux-  soient beaucoup plus sévèrement sanctionnées par l’Etat. Celui-ci devrait également veiller à adopter des mesures concrètes et efficaces pour lutter contre les ventes à la découpe et protéger les Parisiens, victimes d’une logique purement spéculative désastreuse.

 

Il est tout aussi souhaitable que l’Etat accède enfin aux sollicitations de la Ville et cède des terrains ou des immeubles lui appartenant, à des conditions financières compatibles avec l’objectif de réalisation des logements sociaux, comme il vient de le faire aux Batignolles (17ème). Héritage positif de la candidature de Paris 2012, l’achat par la Ville des terrains des Batignolles permettra notamment la réalisation de 3.500 logements, dont la moitié de logements sociaux et 800 logements étudiants.

Pour mener à bien cette politique, qui vise non seulement à accroître l’offre de logements sociaux mais aussi à garantir une plus grande mixité sociale dans les quartiers parisiens les moins pourvus, les moyens du compte foncier pour le logement s’élèveront à 100 M€ pour 2007.          

 

2) Favoriser l’accession à la propriété et la remise sur le marché des logements vacants

 

La Municipalité a mis en place dès 2004 le prêt « Paris Logement 0 % », afin de favoriser l’accession à la propriété des ménages à revenus modestes et des classes moyennes. Ses modalités ont été simplifiées et adaptées pour une plus grande efficacité : suppression des conditions d’âge, réduction de la durée minimale de résidence à Paris, revalorisation de 10 % de l’aide. Fin juillet 2006, 2.342 ménages avaient déjà bénéficié de ce dispositif. Le budget 2007, doté de 11,8 M€ en crédits de paiement, permettra d’accorder plus de 1.700 prêts.

Par ailleurs, le plan d’aide à la remise sur le marché des logements vacants confié à la SIEMP sera poursuivi. Fin juillet 2006, il avait déjà permis 544 engagements de remise en location. 1 M€ y sera consacré en 2007.

 

3) Des aides renforcées pour le logement des plus démunis

 

Des aides existent déjà pour le logement des personnes les plus démunies. Que ce soit avec « l’allocation logement pour les familles monoparentales » créée en 2002 ou avec « Paris Logement famille » élargie aux familles de deux enfants, l’objectif de la Municipalité est de soutenir les plus démunis pour qu’ils trouvent un logement ou pour les aider à s’y maintenir.

A partir du 1er janvier 2007, un nouveau dispositif, « Paris Solidarité Habitat », prévoit le versement d’une aide pour les ménages ayant des difficultés à régler leurs impayés de gaz et d’électricité. Cela pourrait concerner plus de 15.000 familles.

 

Le Fonds de Solidarité Logement atteindra 11,6 M€ en 2007 contre 4,4 M€ en 2000, soit 2,5 fois plus. Ce fonds permet à plus de 20.000 ménages de percevoir des aides préventives, d’autant plus nécessaires que le nombre d’expulsions locatives a cru de 35 % entre le 1er semestre 2005 et le 1er semestre 2006.

 

En outre, le budget 2007 permettra de poursuivre le programme de réhabilitation de 20 foyers de travailleurs migrants à Paris. En 2005, la Ville a financé (5,8 M€) la réhabilitation du foyer Commanderie (19ème), comprenant 400 logements. En 2006, les projets de restructuration des foyers Tillier (12ème), Procession (15ème) et Fort de Vaux (17ème), totalisant 700 logements, ont été approuvés pour 17,2 M€. Quant au financement des projets de réhabilitation des foyers Violet (10ème), Réginaldo (11ème), Fontaine au Roi (11ème), Auriol (13ème), David d’Angers (19ème), Mûriers (20ème), Retrait (20ème), totalisant 1.138 lits, il est programmé en 2007 et 2008.

 

Enfin, l’action en faveur de l’hébergement d’urgence sera renforcée. Paris concentre aujourd’hui 62 % de l’offre d’hébergement d’urgence de l’Ile-de-France. Devant l’augmentation du nombre de personnes sans abri, la Municipalité a pris ses responsabilités. Ainsi, notre cité finance chaque année de nouvelles structures ainsi que la rénovation d’établissements existants : 6 M€ sont prévus en 2007, permettant la réouverture du Centre Crimée (95 places pour des femmes en grande difficulté) et l’ouverture de deux nouveaux centres, rue Frémicourt (15ème), pour accueillir des femmes victimes de violence, et rue Gutemberg (15ème), afin d’accueillir des jeunes en situation d’errance. La Ville a en outre mis à disposition de l’Etat deux lieux d’hébergement possibles, rue de Buci (6ème) et à Bellefontaine (77).

Une nouvelle permanence sociale d’accueil chargée du suivi social des sans-abri sera également ouverte, rue Lacuée (12ème) et 1 M€ sera consacré à l’amélioration de l’accueil et à l’extension des horaires d’ouverture des centres d’hébergement d’urgence.


                   4) Plus de 200 M€ consacrés à la lutte contre l’habitat insalubre durant la mandature.

 

Paris dispose, de par son histoire, d’un patrimoine immobilier majoritairement ancien, avec de nombreux logements que leurs propriétaires – ou les responsables municipaux de l’époque - ont laissé dépérir. Conséquence de cet abandon, plus de 1.000 immeubles ont été recensés comme insalubres en 2001.

Un vaste plan d’éradication a donc été lancé, doté de 202 M€ sur la mandature. Plus de 15.000 personnes ont ainsi été relogées. En 2007, le relogement de 1.000 familles est d’ores et déjà programmé. Notre engagement est clair et il sera tenu : toutes les personnes vivant dans les immeubles insalubres identifiés il y a plus de cinq ans, auront retrouvé un toit décent d’ici la fin de la mandature. Les moyens budgétaires seront donc une nouvelle fois accrus et l’effort concernant le rachat d’hôtels meublés, leur réhabilitation ou leur transformation en résidences sociales, sera poursuivi. La Ville expérimentera en 2007, à hauteur de 1 M€, un parc de logements privés, géré par des associations spécialisées, pour aider les familles en difficulté à sortir des hôtels meublés. 

 

B)   Répondre à l’urgence et aux besoins sociaux

 

Le nombre de personnes en situation d’urgence sociale, notamment sans abri, demeure important. La Municipalité a choisi, alors même que la lutte contre l’exclusion est une compétence première de l’Etat, d’apporter des réponses à leurs besoins et de favoriser leur accès aux droits fondamentaux. Elle agit également pour tenter de prévenir le basculement dans l’exclusion.

 

            1) Une augmentation de 35 % de la participation de la Ville au budget du CASVP par rapport au budget primitif 2000

 

L’action en faveur des Parisiens les plus modestes ou en situation précaire est d’abord accomplie par le Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP). La participation de la Ville au budget du CASVP atteindra 278 M€ en 2007, soit une hausse de 3,3 % par rapport au budget primitif 2006 et de 35 % par rapport au BP 2000 (205 M€). Cela permettra notamment d’accorder aux plus démunis, aux familles, aux seniors ou aux personnes handicapées, des aides rendues plus justes par la réforme opérée en 2005.

Par ailleurs, pour soutenir les populations les plus en difficulté, le budget consacré au Service social polyvalent s'élèvera à 7,7 M€ en 2007, soit une augmentation de 4,5 % par rapport à 2006. La qualité d’accueil et de suivi dans ce Service et dans ceux du CASVP, sera améliorée par la création de 8 postes, dont 5 au CASVP.

Enfin, 1,75 M€ sera consacré au soutien aux associations en matière d’aide alimentaire et la subvention au SAMU social sera de 2,4 M€, ce qui représente une progression de 45 % par rapport à 2000.

 

   2)Appuyer les parcours de l’exclusion à l’emploi

 

Le nombre de RMIstes a augmenté de 2001 à 2005, à Paris comme au niveau national. Il s’agit là d’une conséquence de la précarité grandissante et du basculement dans le régime du RMI de personnes radiées de l’assurance-chômage suite à la réforme gouvernementale. Le versement des allocations représente pour Paris 298,7 M€ en 2007, en hausse de 6 %, compensés par l’Etat à hauteur de 234 M€ seulement. 

 

Alors que la progression du nombre de RMIstes se poursuit au niveau national, le premier semestre 2006 a enregistré une baisse à Paris, notamment grâce au Plan Départemental d’Insertion (PDI) qui a permis à 5.500 RMIstes de retrouver un emploi en 2005. L’objectif fixé pour 2007 est de 7.500 retours à l’emploi. Les moyens consacrés au PDI seront de 50 M€, soit une hausse de 3,7 %. Cela permettra par exemple l’ouverture de deux nouveaux Espaces-insertion, dans les 12ème et 20ème arrondissements et le soutien à l’opération « chéquiers conseils » destinée aux RMIstes qui veulent créer une entreprise. En outre, 2.000 contrats d’avenir seront financés. Enfin, 1 M€ est prévu pour des projets d’insertion concernant notamment des personnes Sans Domicile Fixe.

 

            3) La protection sociale de l’enfance : une exigence majeure

 

Le budget consacré à l’aide sociale à l’enfance a connu une forte hausse depuis 2001, due notamment à un accroissement du nombre d’enfants concernés et à la hausse du coût des prestations. En 2007, grâce à la mise en œuvre du Schéma directeur de la protection de l’enfance, cette progression sera de + 1,5 %, représentant un effort total de 284 M€. L’objectif est d’améliorer la qualité du service rendu et un recours accru au placement familial. 7 créations de postes sont également prévues pour renforcer ce secteur particulièrement important.

 

C)  Développer les quartiers en difficulté

 

Les quartiers « Politique de la Ville » et les 11 quartiers GPRU, négligés sous les précédentes mandatures, bénéficient depuis 2001 d’une priorité budgétaire d’envergure, avec 258 M€ effectivement consacrés à ces quartiers en 2006 et un budget global pour 2007 estimé à 280 M€. Il s’agit non seulement d’améliorer les conditions de logement et de vie quotidienne des habitants, comme c’est le cas pour certains quartiers avec la couverture du périphérique ou le tramway des Maréchaux et sa prochaine prolongation à l’Est et au Nord, mais aussi de soutenir le travail des équipes de professionnels du développement local, ainsi que des associations et entreprises partenaires de la Ville. Ainsi, les aides aux associations sont maintenues à 1,1 M€ et 100 postes d’adultes relais supplémentaires (avec un effort budgétaire multiplié par trois) sont prévus.

Par ailleurs, pour renforcer le service public local, deux nouveaux Points d’accès au droit seront ouverts en 2007, dans les 13ème et 15ème arrondissements, après ceux ouverts dans les 18ème, 19ème et 20ème arrondissements. Le soutien à l’implantation de locaux associatifs en pied d’immeubles sera doté de 650.000 €.

 

En outre, une action spécifique est menée pour favoriser l’emploi, avec le « Plan Emploi Quartier ». Par exemple, 30 % des contrats aidés recrutés par la Ville sont dédiés aux habitants des quartiers Politique de la Ville et un Plan local d’insertion et d’emploi spécifique au 18ème et au 19ème arrondissements a été mis en place.

De plus, le secteur de l’économie solidaire, particulièrement important pour le développement de l’emploi et pour la qualité des services rendus à la population, sera de nouveau prioritaire, avec par exemple la création de 3 régies de quartier en 2007 et le soutien à de nouvelles structures d’insertion par l’activité économique et de sociétés coopératives.

Enfin, trois nouveaux Centres sociaux ouvriront en 2007, dans les quartiers Olympiades (13ème), Jaurès Petit Pantin (19ème) et square Vitruve (20ème).

 

D)  Mieux répondre aux besoins des seniors

 

L’important effort de solidarité engagé depuis 2001 à destination des seniors s’inscrit désormais dans le cadre du Schéma gérontologique voté en juillet dernier. Il s’agit de prendre en compte l’ampleur et l’évolution des besoins des seniors mais aussi leur grande diversité.


Le premier objectif est d’accroître le nombre de places en résidences pour personnes âgées (plus de 1.100 places nouvelles depuis 2001 et 2.200 programmées dans le Schéma), de créer de nouvelles places en centre d’accueil de jour et de moderniser les locaux, en particulier dans le cadre du plan de modernisation et d’humanisation des résidences santé du CASVP.

Ainsi, 7,9 M€ sont inscrits en 2007 pour l’achèvement de l’EHPAD Hérold (19ème) et pour les travaux de l’EHPAD Galignani à Neuilly-sur-Seine. Des autorisations de programme sont également ouvertes pour la réalisation de trois nouveaux établissements : Rungis (13ème), Broussais (14ème), Lourmel (15ème), et pour la modernisation de l’EHPAD de Bondy. Par ailleurs, 1,7 M€ de subventions d’équipement sont prévus pour des établissements d’accueil de personnes âgées gérés par des associations. Les programmes intergénérationnels comme Hérold (19ème), qui associe une résidence pour personnes âgées et une crèche de 60 berceaux, seront encouragés pour favoriser les liens entre tous les âges de la vie, enjeu auquel la municipalité accorde une attention toute particulière.

En outre, 38 nouvelles places seront créées en centres d’accueil de jour pour des personnes présentant des troubles liés à la maladie d’Alzheimer (leur nombre était de 175 fin 2006 contre seulement 25 en 2001 et 300 sont programmées d’ici 2011).

 

Le second objectif est d’aider les seniors à rester à Paris, soit par la prise en charge des frais d’hébergement soit par l’aide à domicile. L’aide sociale légale représentera 117 M€ en 2007 et l’Allocation Personnalisée d’Autonomie, qui concerne l’aide à domicile ou en établissement, atteindra 104 M€, en hausse de 5,6 %.

 

Le troisième objectif est d’améliorer les services rendus aux seniors, notamment les plus isolés, et à leurs familles. Un nouvel effort de 300.000 € est inscrit pour les 15 « Points Paris Emeraude » et les structures locales gérontologiques, tandis que 200.000 € supplémentaires sont prévus pour soutenir les structures d’aide à domicile. En outre, un service de garde itinérante de nuit sera créé. Quant au dispositif de prévention mis en place pour la canicule, il sera activé en cas de besoin.

 

Enfin, le budget 2007 accentuera de 200.000 € le soutien aux associations et structures qui offrent une large palette de services aux seniors, comme les clubs, les centres sociaux ou les centres d’animation. Ces services, qu’il s’agisse d’initiation à Internet, d’activités sportives, d’informations spécifiques pour les migrants comme au café social dans le 20ème arrondissement (un second sera créé en 2007) ou de cours à l’Université, sont en effet indispensables pour renforcer le lien social et intergénérationnel qui constitue une richesse essentielle pour Paris.

 

E)   Faciliter l’intégration des personnes handicapées

 

Paris s’emploie à rattraper le retard énorme qu’il accusait en termes d’égalité des personnes handicapées concernant l’accès à l’emploi, à la voirie, aux transports, à la culture, ou au sport… Avec la multiplication par 12 des moyens consacrés aux politiques en faveur des personnes handicapées depuis 2001 (hors aide sociale légale) et l’adoption par le Conseil de Paris en mai dernier du Schéma départemental pour l’autonomie et la participation des personnes handicapées, un effort important a déjà été effectué.


La politique municipale vise notamment à soutenir les services d’aides à domicile, à créer un nombre de places suffisant en établissements spécialisés et à diversifier les structures pour qu’elles répondent mieux aux besoins. En 2007, 200 places d’hébergement en établissement seront ouvertes, ainsi que 351 places en structures d’accueil de jour. L’accent sera également mis sur la création de passerelles entre les différents modes de prise en charge afin de sortir du tout domicile ou tout établissement.


Un second axe concerne la mise en accessibilité des bâtiments et équipements publics (6,5 M€ en 2007), avec un effort tout particulier pour les crèches et les centres de loisirs, et de la voirie (5,1 M€). Quant aux bailleurs sociaux, ils sont incités à adapter leurs logements pour les rendre accessibles. En outre, 95 % des bureaux de vote sont désormais accessibles, contre 31 % seulement en 2001.  


Pour ce qui concerne les transports, le budget 2007 permettra de poursuivre les services rendus par le dispositif « Paris Accompagnement Mobilité » (PAM), l’aide à l’équipement de taxis et la mise en accessibilité des bus, sachant que le tramway T3 est entièrement accessible.


Par ailleurs, l’accès aux droits et à l’information est facilité par la création de la Maison départementale des personnes handicapées, dont les Services seront regroupés en 2007 rue de la Victoire (9ème). Cette refonte globale du système administratif d’aide et d’accompagnement constitue une nouvelle réponse aux besoins.

Enfin, toutes ces actions, détaillées dans un « bleu », complètent le versement des aides sociales qui représenteront 154 M€ en 2007, dont 40 M€ pour la Prestation de Compensation du Handicap et l’Allocation compensatrice pour tierce personne.

 

         F) Des actes concrets pour la santé

 

L’effort pour la santé est fixé à 12,6 M€, en hausse de 16 % par rapport au budget primitif 2006. Cela permettra notamment la poursuite des actions de prévention des sept centres de santé, avec en 2007 la rénovation du centre Marcadet (18ème) qui rouvrira dès la fin du premier semestre, et la création de 3 postes de médecins contractuels et d’un poste d’assistant dentaire. De même, le soutien aux centres de santé associatifs sera amplifié.


Par ailleurs, les opérations de prévention du cancer seront renouvelées (1,04 M€), avec en 2007 la volonté de lancer le dépistage généralisé du cancer du colon. Les actions de prévention et de soins contre les infections sexuellement transmissibles sont reconduites (3,77 M€), de même que celles contre la tuberculose (1 M€), la toxicomanie (950.000 €), et les maladies cardio-vasculaires (260.000 €).


De plus, dans le cadre des programmes de soutien aux jeunes équipes de recherche médicale, 4 nouveaux projets seront financés en 2007.


Enfin, l’aide à la médecine scolaire dépassera 1 M€, en hausse de 2,5 % par rapport à 2006, avec 5 titularisations de médecins, tandis que l’aide aux vaccinations (736.000 €) augmentera de 5 %. Les actions de dépistage des troubles du langage et de lutte contre l’obésité des jeunes enfants seront également poursuivies.

 

G)  Agir contre l’intolérance et pour l’égalité réelle

 

L’affirmation des valeurs et de l’identité même de Paris conduit la Municipalité à mener de nombreuses actions afin de lutter contre toutes les formes de discriminations et de promouvoir le respect et l’égalité de tous.

 

Ainsi, la volonté de promouvoir l’égalité homme-femme, se traduit, depuis 2001, par des actes concrets dans deux directions : la lutte contre les violences faites aux femmes et l’égalité professionnelle entre les sexes. Le soutien aux associations sera en hausse de plus de 15 %, à 820.000 €. Leur action, en termes de lutte contre les mariages forcés ou contre les violences familiales, sera renforcée par le nouveau Centre d’information des droits des femmes à Paris. Concernant la promotion de l’égalité professionnelle, des parcours d’insertion spécifiques seront proposés aux femmes en situation de précarité et toutes les initiatives déjà prises pour favoriser le travail des femmes (comme l’incubateur Paris Pionnières) seront poursuivies. Quant au plan d’égalité professionnelle interne à la Ville, il sera accéléré en 2007. 

 

De plus, l’apport des populations étrangères à Paris sera de nouveau valorisé autour des trois axes définis dès 2001: le développement de la citoyenneté et la lutte contre les discriminations, un meilleur accès aux droits, notamment au travers de l’apprentissage du français, la mise en valeur de l’apport des cultures étrangères à Paris. Le soutien aux associations sera une nouvelle fois en hausse, à 670.000 € et les crédits nécessaires au fonctionnement du Conseil de la citoyenneté des Parisiens non communautaires seront confortés.

 

En outre, le combat, toujours nécessaire, contre le racisme et l’antisémitisme sera accentué, avec un budget de 1,2 M€ (en augmentation de 33 %), notamment pour le développement de la vidéo surveillance des lieux les plus fréquentés par la communauté juive parisienne. Par ailleurs, 30.000 € sont inscrits pour le financement de deux bourses de recherche spécifiques sur la xénophobie et l’antisémitisme.

 

Enfin, plusieurs associations ou manifestations Lesbiennes, Gays, Bi ou Trans (LGBT) sont soutenues depuis 2001, pour lutter contre les discriminations dont sont victimes ces personnes. Il en est ainsi du Centre LGBT de Paris Ile-de-France, du Festival de films gays et lesbiens ou de SOS Homophobie.

 

H)  Assurer notre devoir de mémoire

 

Pour entretenir la mémoire collective par le rappel de grands événements historiques, Paris participera à de nombreuses opérations en 2007, comme un hommage à la contribution des troupes coloniales à la défense et à la libération de la France, un autre rendu aux Résistants de l’Opéra de Paris, et un nouveau moment dédié aux combattants républicains espagnols. Un budget de 954.000 € est prévu pour 2007.

 

150.000 € seront par ailleurs consacrés à l’édification d’un monument au souvenir des enfants Juifs morts en déportation, tandis que l’apposition sur les écoles parisiennes de plaques rendant hommage à ces enfants sera poursuivie, avec une vingtaine de plaques supplémentaires en 2007.

 

En outre, pour améliorer l’accès aux Archives de Paris, le programme d’équipement en postes de consultation des archives numérisées sera achevé en 2007, un système de paiement monétique pour le public sera mis en place et les systèmes de sécurité et de sauvegarde des collections seront renforcés. Pour cela, le budget s’élève à plus d’1 M€.

 

Enfin, 630.000 € seront consacrés au monde combattant, avec par exemple des subventions accordées à l’Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre, à l’Association Rhin et Danube, à la FNACA, à Amitiés de la Résistance ou à la Fondation France libre.

 

 

II) Préparer l’avenir de Paris

 

 

Les résultats du recensement 2005, selon lequel Paris a regagné 19.400 habitants entre 1999 et 2005, après en avoir perdu plus de 171.000 entre 1975 et 1999, montrent que l’exode des familles parisiennes semble enrayé. Une étude récente de l’APUR confirmait d’ailleurs ce constat, auquel la politique municipale en faveur des familles n’est manifestement pas étrangère.

La même volonté anime notre Municipalité en matière de développement économique, de création d’emplois, d’innovation et de recherche à Paris, au service d’une dynamique qui doit se nourrir de tous ces « ingrédients ».

 

A) Améliorer l’accueil des plus petits

 

L’engagement de créer 5.200 nouvelles places ouvertes en crèches ou halte-garderies durant la mandature sera respecté, représentant un effort très important pour faciliter la vie des familles à Paris. Il est évident que l’effort devra être poursuivi bien au-delà du terme de ce mandat pour répondre aux besoins globaux des familles parisiennes, dans leur diversité.

Le Comité de suivi pluraliste a déjà recensé 3.212 places nouvelles ouvertes au 31 mars 2006. On notera que 55 % des places ont été créées dans les 10ème, 17ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements pour combler en priorité le retard dans les arrondissements les plus délaissés sous les précédentes mandatures.

 

En 2007, un budget de 60 M€ sera consacré à ce programme qui permettra :

-         la livraison des crèches Rambuteau (3ème), Hittorf (10ème), Druinot (12ème), Félix Faure (15ème), rue de Nantes (19ème), rue d’Avron (20ème),  de la mini crèche Massé-Pigalle (9ème), des haltes-garderies Hittorf (10ème), Masséna (13ème), Ilot Caillé (18ème), Villa Goix (19ème) et A. Penaud (20ème) ;

-         la poursuite de la réalisation  des crèches Petits pères (2ème), Pépinières (8ème), Masséna (13ème), Pierre Picard (18ème), Eugénie Cotton (19ème) et Panoyaux (20ème), des haltes-garderies Chaptal (9ème), Edouard Robert (12ème), rue de la Gaîté (14ème), Eugénie Cotton (19ème) et Tourelles (20ème),  ainsi que la réalisation de la halte-crèche et de la halte garderie du centre social Saint Lazare (10ème).

-          les études pour des crèches, notamment à Bichat (10ème), Geffroy (13ème), Gare d’Auteuil (16ème), Batignolles (17ème), Claude Bernard (19ème) ou la restructuration des jardins d’enfants Marcadet (18ème) et Dejeante (20ème).

 

Le programme de rénovation des établissements municipaux, qui a déjà permis la restructuration de 18 établissements comptant 1.264 places depuis 2001, sera également poursuivi.


Par ailleurs, pour améliorer le service rendu aux familles et les conditions de travail des agents municipaux, l’effort prévu en fonctionnement en 2007 est de + 12 %, sachant que plus de 1.000 postes ont déjà été créés depuis 2001 et que 226 sont prévus au budget 2007. Le soutien aux équipements associatifs (35,4 M€) sera également en hausse de 17,4 % par rapport à 2006. Les Conseils de parents, mis en place dans les 19ème et 20ème arrondissements en 2006, seront développés pour mieux associer les parents à la vie et au fonctionnement des crèches.


En lien avec le Bureau des Temps, le nombre de places fonctionnant en horaires adaptés est déjà de plus de 1.150, dont plus de la moitié ouvertes après 19 h. Ce souci d’adaptation des horaires au rythme de vie des familles parisiennes sera poursuivi en 2007, en concertation avec les organisations syndicales.


De plus, le budget des centres de Protection Maternelle et Infantile (9,76 M€) augmente de 5,5 % tandis que le nombre de médecins et de psychologues présents dans les établissements et les centres de PMI sera accru.

Enfin, 80.000 € sont dégagés pour le soutien à la « parentalité », avec les groupes parents-pré-adolescents-adolescents, les activités partagées (ateliers parents/enfants, …) et l’amélioration des relations familles/écoles.

 

B) Moderniser le cadre scolaire

 

Avec 26 nouvelles écoles ouvertes depuis 2001, contre 12 durant la précédente mandature,  et les travaux de rénovation de nombreux établissements, les conditions de scolarité des enfants parisiens se sont améliorées. Cependant, l’effort doit être maintenu dans la durée, justifiant une inscription en investissement de 108 M€, dont 24,7 M€ pour le gros entretien.  

Sont notamment prévues en 2007 la livraison de deux écoles maternelles, rue de Saussure/Batignolles (17ème) et Christiani (18ème), et du collège neuf Colette Besson (20ème) ainsi que de nombreuses mises aux normes dans les services de restauration des écoles du 10ème arrondissement. De plus, seront lancés en 2007, les reconstructions du groupe scolaire Alain Fournier (14ème) et de l’école polyvalente Olivier Metra (20ème).


24 postes supplémentaires sont également créés au budget 2007, dont 21 pour les nouveaux établissements et 1 pour l’accueil des enfants handicapés au centre de loisirs Baron Le Roy (12ème).

Par ailleurs, le Département prendra en charge plus de 400 personnels techniciens, ouvriers et de service travaillant dans les collèges.


En outre, les crédits consacrés à la restauration scolaire atteindront 64,7 M€, soit 38 % de plus qu’en 2000 (seulement 46,7 M€). Ces crédits sont notamment destinés aux Caisses des écoles, établissements publics présidés par les maires d’arrondissement. Une attention particulière sera de nouveau accordée à l’introduction de produits biologiques dans les repas des enfants.


Enfin, parce qu’il s’agit d’un service particulièrement apprécié des familles parisiennes, le Plan Qualité Périscolaire lancé en 2003 sera doté de 24,6 M€, permettant de poursuivre l’amélioration du service public, que ce soit pour les séjours de vacances, les centres de loisirs, les ateliers bleus, l’encadrement du temps du midi, les ateliers gratuits du samedi matin ou l’accompagnement à la scolarité. De même, les moyens consacrés à l’offre de loisirs éducatifs pour les collégiens sont augmentés pour développer les projets périscolaires sur le numérique et le budget de l’Action collégiens est maintenu à 2 M€.


            C) Une dynamique économique au service de l’emploi

 

La Communication présentée au dernier Conseil de Paris a notamment permis de détailler la politique municipale en la matière. La poursuite de cette action, dont l’objectif central est plus que jamais l’emploi des Parisiens, vise à promouvoir, avec tous les acteurs publics et privés concernés, la place de Paris dans un environnement international très concurrentiel.

 

1) Offrir des solutions d’avenir aux demandeurs d’emplois

 

Entre juin 2003 et juin 2006, le chômage a baissé de 21 % à Paris (soit 26.000 chômeurs de moins), alors que sur la même période, il ne diminuait que de 8 % au niveau national. Les dispositifs municipaux ayant concouru à ce résultat encourageant, seront bien entendu renouvelés en 2007.

Ainsi, le budget 2007 assurera le bon fonctionnement du réseau d’accompagnement des chômeurs dans leur recherche d’emploi, avec les Missions locales, les Espaces-insertion, les Maisons du développement économique et de l’emploi ou les équipes de développement local, sans compter les dispositifs spécifiques pour l’insertion.


De même, « Paris pour l’emploi », avec 5.300 embauches (dont 63 % de CDI) en 2005, sera reconduit en 2007, ainsi que le Forum de la diversité et du premier emploi, en direction des jeunes victimes de discrimination, dont la première édition en 2006 a déjà permis plus de 600 embauches.

 

Par ailleurs, devant le constat selon lequel de nombreux jeunes adultes sortent du système scolaire sans aucune qualification,  l’Ecole de la deuxième chance accueillera près de 150 jeunes de 18 à 26 ans, dont 80 % issus des quartiers Politique de la ville. 1 M€ sera consacré à son installation.

 

Enfin, Paris a souhaité s’investir dans le soutien à l’économie solidaire, qui représente un potentiel de développement considérable, notamment dans les services à la personne. En 2000, la Ville ne consacrait que 322.000 € pour promouvoir l’économie solidaire. En 2007, c’est plus de 4,5 M€ (soit 14 fois plus) qui y seront affectés. Cela permettra par exemple la création de 3 régies de quartier en 2007 ou le soutien à de nouvelles structures d'insertion par l'activité économique et de sociétés coopératives. Paris financera également des entreprises d’insertion tandis qu’un Forum du commerce équitable se tiendra à Paris en avril 2007.

 

2) Une vitalité économique retrouvée

 

Suite à la perte de 130.000 emplois durant la décennie 1990, la Municipalité a mis en place dès 2001 plusieurs dispositifs opérationnels pour favoriser la création d’entreprises à Paris. Là encore, des signes positifs sont observés, avec un solde net d’entreprises créées, qui s’élève à + 115.000 entre 2001 et 2005.

 

Au-delà des 2 millions de m² dédiés aux activités économiques dans le PLU et des projets  dans Paris Rive Gauche (13ème), Paris Nord Est (18ème-19ème), Porte des Lilas (19ème) ou aux Batignolles (17ème), la Municipalité a mis en place des dispositifs d’accompagnement spécifique pour les créateurs d’entreprises de haute technologie. Ainsi, la surface d’incubateurs et de pépinières est passée de 5.000 m² à 40 000 m² entre 2001 et 2006, avec notamment la récente ouverture de Paris Biopark. Concernant ce dernier équipement, la Municipalité est disposée à soutenir financièrement le projet BioPark 2 à Ivry-sur-Seine, dans le cadre de la convention signée avec cette commune.

 

En 2007, deux nouvelles pépinières démarreront : Cochin (13ème) dans le secteur de la santé et Rue des Haies (20ème) pour les entreprises à fort potentiel de développement dans le numérique. L’incubateur de l’Institut de la Vision sera également ouvert au sein de l’hôpital des Quinze-Vingts (12ème).


Par ailleurs, le budget 2007 prévoit 3 M€ pour les pôles de compétitivité Cap Digital, Systématic et Médicen Santé. 140.000 € seront également consacrés au fonctionnement de Silicon Sentier et Capital Games qui fédèrent des entreprises innovantes dans le secteur de la création de logiciels et de jeux vidéo.


Enfin, le budget 2007 poursuit le soutien aux associations d’aide à la création d’entreprises (Paris Entreprendre, Paris Business Angels, Paris Finance Plus),  aux pôles d’entreprises qui seront livrés en 2007, Brûlon-Citeaux (12ème), Losserand (14ème) et rue de l’Est (20ème), ainsi qu’à l’incitation des bailleurs sociaux à remettre sur le marché leurs rez-de-chaussée d’immeubles.

 

3) Soutenir le développement des entreprises commerciales et artisanales

 

Eléments essentiels du lien social, de la qualité de vie à Paris et de la vitalité économique, le commerce et l’artisanat constituent une priorité de la politique municipale.

 

Ainsi, l’action de la SEMAEST pour lutter contre la mono-activité sera dotée de 11,5 M€ en 2007. Au 30 juin 2006, près de 130 locaux commerciaux étaient déjà maîtrisés, avec un objectif de 200 locaux fin 2007, pour les louer à des commerçants ou des artisans.

Un quatrième Espace commerce-artisanat sera également créé dans le 5ème arrondissement, sur le modèle des trois premiers dans les 12ème, 19ème et 20ème, tandis que le financement de la rénovation de l’Espace artisanal 37 bis rue de Montreuil (11ème) est inscrit au budget 2007.


Le budget 2007 prévoit également des financements pour les Docks en Seine (13ème), qui permettront de créer, dès la fin 2007, grâce à la rénovation des Magasins généraux, une Cité de la Mode et du Design avec un geste architectural particulièrement fort.

De plus, les Bourses pour les métiers d’art seront portées de 15 à 20 et les Prix d’encouragement aux commerces et artisanats passeront de 5 à 10 pour mieux mettre à l’honneur et soutenir ces métiers qui participent à la réputation internationale de Paris.


Enfin, la politique municipale a déjà permis à chaque arrondissement de disposer d’au moins un marché alimentaire : six marchés alimentaires ont été créés depuis 2001, portant leur nombre à 81. Deux nouveaux marchés s’installeront à Paris Rive Gauche (13ème) et dans le 15ème. Quant au plan pluriannuel de rénovation des marchés et de mise aux normes des bornes à eau, il sera doté de 3 M€ en 2007.

 

D) Le tourisme : un atout essentiel à valoriser

 

Paris a su préserver sa place de première destination touristique mondiale avec 26 millions de visiteurs en 2005, soit plus d’un million par rapport à 2004.


Pour consolider cet atout, la subvention à l’Office du Tourisme et des Congrès est maintenue à son très haut niveau de 7,17 M€. De même, les moyens consacrés à l’information des visiteurs, que ce soit avec l’opération « Ambassadeurs de l’accueil » qui permet à 150 jeunes polyglottes de renseigner chaque été les touristes sur 30 points d’accueil dans les stations de métro et sur les sites les plus visités, ou avec les nouveaux points d’accueil dans les aéroports, en partenariat avec la Région et Aéroports de Paris, sont reconduits à 340.000 €.

 

Par ailleurs, le soutien au tourisme social est en hausse de 20 %, avec l’ouverture en 2007 d’une auberge de jeunesse de 250 places sur le Bassin de la Villette (19ème), tandis que deux études sont lancées dans la ZAC Pajol (18ème) et la ZAC Porte d’Ivry-Bédier (13ème). En outre, la promotion des chambres d’hôtes sera poursuivie pour développer cette offre nouvelle à Paris.


Enfin, dans le secteur des activités de salons, foires et congrès, qui représentent 44 % des nuitées hôtelières à Paris, plusieurs mesures ont été prises, comme la rénovation du Pavillon 5 de Paris-Expo (15ème). Une réflexion a été menée avec les acteurs concernés pour améliorer encore la position de Paris dans une compétition internationale extrêmement forte, notamment avec une meilleure coordination de tous les acteurs concernés et l’élaboration d’une stratégie de marque. Une journée du tourisme sera organisée en 2007 pour souligner l’apport considérable de ce secteur à Paris et pour améliorer la qualité de l’accueil des touristes par les Parisiennes et les Parisiens.

           

E) Favoriser le rayonnement universitaire et la recherche

 

Avec 307.000 étudiants en 2005-2006, Paris est la première ville universitaire d’Europe. Le prestige des Universités et des Ecoles parisiennes est international comme l’illustrent les nombreux Prix Nobel ou Médailles Fields décernés à des chercheurs parisiens. La politique municipale en faveur de la communauté universitaire et de la recherche a été détaillée dans la Communication présentée lors du Conseil de Paris de novembre. Bien que ce domaine échappe à la compétence de notre collectivité, le budget 2007 confirme que la Ville de Paris prend toutes ses responsabilités afin de défendre la richesse objective que représente pour elle ce formidable potentiel. Dans le même temps, l’Etat, dont c’est pourtant la responsabilité, renonce malheureusement à assumer ses devoirs.

 

1) Un effort sans précédent pour les locaux universitaires

 

L’engagement financier de la Ville de Paris en faveur des locaux universitaires sera de 400 M€ durant la mandature, soit plus que la participation de l’Etat ! Nous regrettons donc vivement que de nombreux projets aient été retardés, l’Etat n’honorant pas ses engagements dans les délais initialement prévus (plus de deux ans de retard pour les bâtiments de la Halle aux farines et les Grands Moulins dans Paris Rive Gauche, de même que pour la Bibliothèque Sainte-Barbe), certains n’ayant même pas commencé faute de crédits (installation de l’IUT de Paris 7 à Pajol, rénovation de Clignancourt-Paris 4 ou construction de l’INALCO par exemple).

 

En 2007, des opérations avanceront : 23 M€ seront consacrés à la mise en sécurité du bâtiment et de la bibliothèque de la Sorbonne (5ème), 13,6 M€ à la restauration de sa Chapelle et 32,3 M€ à la livraison de deux bâtiments pour Paris 7 à Paris Rive Gauche (13ème) fin 2007.


De plus, des crédits sont prévus pour la restauration universitaire, avec en 2007 la modernisation des cafétérias de la Sorbonne (Paris 4), Lacretelle (Paris 5) et à l’Institut Jacques Monod (13ème).

Enfin, 5,4 M€ sont inscrits en investissement pour les Ecoles d’art Boulle, Estienne et Duperré, pour l’ESPCI et pour l’EIVP. Leur budget de fonctionnement sera de 10,22 M€, en augmentation de 8 % par rapport à 2006, permettant notamment le recrutement de 4 personnes pour l’ESPCI et l’EIVP.

 

            2) Encourager fortement la vie étudiante

 

3,84 M€ seront consacrés en 2007 au soutien à la vie étudiante. Ainsi, depuis 2001, les Etats généraux de la vie étudiante permettent aux étudiants parisiens de s’informer sur tous les services utiles pour leur vie quotidienne (logement, emploi, sport, culture, santé, ..) et de s’engager auprès des très nombreuses associations étudiantes. Cette opération sera reconduite en 2007, avec 265.000 €.


Par ailleurs, l’action de la Maison des Initiatives Etudiantes sera poursuivie, de même que celle de la plate forme d’accueil des étudiants étrangers.  


Enfin, le budget 2007 permettra à la Municipalité de tenir son engagement de création de 3.500 logements-étudiants durant la mandature. Le retard était considérable avec seulement 1.215 logements gérés par le CROUS en 2001. Depuis 2001, 2.892 logements-étudiants ont déjà été financés et 740 le seront en 2007, dans les 14ème, 17ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements. Au-delà de cette mandature, parce que l’effort entrepris ne devra pas s’arrêter compte tenu de l’ampleur de la demande et des difficultés que rencontrent encore de nombreux étudiants pour se loger à Paris, le projet d’aménagement des Batignolles (17ème) prévoit la réalisation de 800 logements étudiants.

 

            3) Un soutien massif à la Recherche

 

Secteur stratégique pour l’avenir et la vitalité économique de Paris, la recherche est une priorité pour la Municipalité. En liaison avec le Conseil scientifique, plusieurs mesures concrètes ont été prises pour favoriser l’accueil des chercheurs, notamment étrangers, et financer des programmes de recherche. Un budget de 2,9 M€ y est consacré en 2007, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2006.


Ainsi, Paris finance 10 projets de recherche sur des thèmes locaux comme l’emploi ou l’environnement à Paris. De plus, 30 bourses de recherche sont attribuées à des chercheurs post-doctorants ou seniors, en particulier dans le secteur médical.  Dans un autre domaine, deux bourses de recherche seront créées en 2007 sur la xénophobie et l’antisémitisme.


Paris contribue également à l’accueil de chercheurs étrangers, avec l’attribution de 40 bourses de recherche en 2007, pour un budget de 800.000 €, en hausse de 10 %. La Ville soutient parallèlement le Bureau d’accueil des chercheurs étrangers de la Cité universitaire internationale (14ème), dont le nombre d’inscrits a triplé entre 2003 et 2005. 


Enfin, le soutien apporté aux pôles de compétitivité comporte un volet recherche très important, comme par exemple la création à la Pitié Salpetrière (13ème) de l’Institut du Cerveau et de la Moelle.

 

         F) Etre à la pointe de la révolution numérique

 

Pour faire de Paris l’une des métropoles les mieux équipées, avec un accès facile pour tous, la Municipalité a pris des mesures concrètes autour de trois objectifs : relier 80 % des immeubles parisiens à la fibre optique d’ici 2012, encourager le WiFi (Internet sans fil) et favoriser l’accès pour tous.

 

Ainsi,  les redevances pour les fibres installées dans les égouts ont baissé de 25 % et celles pour les derniers 400 mètres de nouveaux câblages ont été divisées par 16. De même, une concertation est en cours avec les bailleurs sociaux pour optimiser l’équipement de leurs immeubles (200.000 logements).

 

Par ailleurs, 400 points gratuits de raccordements WiFi seront installés d’ici avril prochain, notamment dans 110 services municipaux et 200 jardins ou sites extérieurs. La Ville soutient également la constitution du Quartier numérique, rue Montorgueil (2ème), animé notamment par Silicon Sentier. 


De plus, la Municipalité expérimentera un nouveau mobilier urbain Wi-Fi  qui permettrait d’offrir des conditions adaptées à l’usage d’un appareil numérique en extérieur. Un premier essai sera proposé Boulevard Barbès. De même, le projet Gigacom doit permettre aux PME et aux grands groupes installés à Paris de tester les nouveaux usages de la mobilité grâce à la mise en place d’un réseau très haut débit dans le Nord-Est parisien (40.000 foyers couverts). Ce projet est intégré dans le pôle de compétitivité Cap Digital et bénéficie d’un financement municipal de 1,6 M€.


Enfin, pour favoriser l’accès de tous à la révolution numérique, 17 Espaces publics numériques ont été créés depuis 2001, dont 7 en quartier « politique de la Ville ». 100.000 € sont inscrits pour moderniser ces espaces. 2 nouveaux Espaces ouvriront en 2007 : rue de Budapest (9ème) et Saint Blaise (20ème), et 2 autres en 2008. Quant aux 3.000 ordinateurs renouvelés par la Ville, ils seront cédés aux Parisiens par l’intermédiaire d’associations.

 

G) Une action internationale solidaire

 

Paris est une « ville monde », qui s’enrichit des expériences et des échanges avec les autres métropoles, qui agit concrètement au service de la solidarité internationale.


Les coopérations bilatérales avec les grandes villes européennes concerneront par exemple la prévention et la gestion de risques avec Prague, l’environnement et le logement avec Londres, l’urbanisme avec Vienne, Berlin et Varsovie, la culture avec Madrid, ou l’aménagement urbain avec Budapest. Des manifestations spécifiques (commémoration du 50ème anniversaire du traité de Rome ou du 20ème anniversaire de l’accord de coopération avec Berlin) seront également organisées et 323.000 € seront consacrés à la Maison de l’Europe à Paris. Le Label Paris Europe, destiné aux associations parisiennes sur le thème de la solidarité, sera doté de 100.000 €.


Par ailleurs, les échanges multilatéraux, avec notamment l’Association Internationale des Maires Francophones dont le Maire de Paris est le Président, et Cités et Gouvernements Locaux Unis, dont Paris assume la co-présidence avec Quito et Pretoria, seront poursuivis. Paris accueillera ainsi en 2007 le Bureau exécutif de CGLU.


Enfin, les actions de solidarité envers les collectivités du Sud seront renforcées, que ce soit à travers les projets de coopération décentralisée, avec notamment Le Caire (rénovation urbaine), Phnom Penh (assainissement, déplacements et urbanisme), Rio de Janeiro (aménagement urbain), et Beyrouth, dont le Conseil municipal sera accueilli à Paris en 2007, ou à travers le soutien aux initiatives associatives à travers le label Paris Co-Développement Sud (100.000 €).


La coopération avec la rive sud de la Méditerranée sera bien entendu poursuivie, avec notamment des projets à Alger, Tunis, Rabat et Casablanca.


Il en sera de même des actions culturelles internationales, grâce au partenariat avec CulturesFrance (200.000 €) pour des opérations comme les Rencontres chorégraphiques de Carthage, l’accueil de productions théâtrales de Beyrouth, l’exposition de peinture sur l’Arménie au Petit Palais. Le soutien de la Ville au programme de résidences d’artistes au Couvent des Récollets (10ème) sera reconduit.


Paris abondera de nouveau d’un 1 M€ le Fonds de solidarité pour l’eau mis en place en 2006, et l’aide financière consacrée à la lutte contre le SIDA dans les pays du Sud sera renouvelée à 2 M€.


III) Paris en mouvement

 

Le budget pour 2007 confirme la mise en mouvement de notre cité, qu’il s’agisse d’une vitalité démocratique restaurée, de la rénovation urbaine, des déplacements, de la culture ou de la dynamique sportive, autant de leviers que nous mobilisons pour mieux préparer l’évolution de Paris. Cette approche est notamment marquée par une hausse sensible des crédits consacrés aux transports collectifs qui influent directement sur la vie quotidienne des Parisiens.

 

A) Une vitalité démocratique restaurée

 

La mise en place d’outils de démocratie participative a permis de mieux associer les Parisiens aux choix des élus du suffrage universel. Les Conseils de quartier, la très large concertation sur le PLU, le PDP, les Halles ou Batignolles, les Maisons des Associations, le Conseil de la Jeunesse, le Conseil de la vie étudiante ou encore le Conseil consultatif des Parisiens non communautaires constituent des exemples concrets de cette volonté municipale. La même volonté de concerter et d’élaborer ensemble s’exprime à travers les partenariats noués avec la Région et les collectivités d’Ile-de-France.

 

1) Des moyens pour la démocratie locale

 

Au-delà de la concertation engagée sur tous les projets d’aménagement urbain, des outils spécifiques existent et nécessitent des crédits pour fonctionner et remplir leurs missions.

Ainsi, le budget 2007 prévoit une enveloppe de 1 M€ en investissement et 400.000 € en fonctionnement pour les 121 Conseils de quartier, auxquels s’ajoute la création de 7 postes. De plus, la 5ème édition du Printemps de la démocratie locale qui réunit chaque année les 4.000 Conseillers de quartier se tiendra en Mars. Elle sera l’occasion de débattre autour d’expériences étrangères, en particulier avec des conseillers de quartier new-yorkais. Une campagne de communication sensibilisera les Parisiens à l’importance des Conseils de quartier.

 

Par ailleurs, plus de 2.500 associations sont soutenues grâce à des subventions votées par le Conseil de Paris en toute transparence, pour plus de 160 M€. A ce foisonnement associatif, qui constitue une richesse irremplaçable, s’ajoutent l’existence de 12 Maisons des associations (3ème, 6ème, 7ème, 8ème, 9ème, 10ème, 12ème, 13ème, 14ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements) et des projets d’ouverture de 8 autres Maisons fin 2006 et en 2007-2008 (1er, 2ème, 4ème, 5ème, 11ème, 15ème, 16ème et 17ème). Les associations disposent ainsi de services tels que des salles de réunion, une boîte aux lettres, l’accès à des ordinateurs et à Internet, des photocopies au prix du papier, etc. 8 emplois nouveaux seront créés.


Ces ouvertures se font parfois en liaison avec les Points Information Médiation Multi-services (PIMMS), comme ce sera le cas dans le 15ème. Deux autres PIMMS ouvriront dans le 12ème et le 19ème, de même qu’un Centre Parisien de développement de la vie associative dans la Gare de Reuilly (12ème).

 

Enfin, les dotations inscrites aux Etats spéciaux d’arrondissement, qui permettent aux Maires d’arrondissement d’assurer leurs missions de proximité, sont fortement revalorisées en passant de 93 M€ en 2006 à 105 M€ en 2007, soit une hausse de 13 %.

 

2) Développer les partenariats et la concertation avec les collectivités d’Ile-de-France

 

Après des décennies d’arrogance, Paris s’est lancé en 2001 dans une politique de coopération avec ses voisins et les autres collectivités d’Ile-de-France. Ainsi, 13 protocoles de coopération ont été signés avec des collectivités voisines et les Conseils généraux du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis, sans compter le très important Contrat particulier signé avec la Région. Des relations de travail ont été développées avec plus de 80 collectivités sur des sujets aussi variés que les canaux de l’Ourcq et Saint-Denis ou les Bois de Boulogne et de Vincennes.

 

Quelques exemples permettent d’illustrer la volonté de construire avec nos partenaires des projets ayant une incidence directe sur la vie quotidienne des habitants : la signature de conventions avec Saint-Mandé pour mieux entretenir et gérer les voiries limitrophes et pour la réhabilitation du passage souterrain des Canadiens en bordure du Bois de Vincennes, la rénovation de murs anti-bruits du Boulevard périphérique en bordure de Gentilly, la cession d’un terrain à la commune de l’Hay-les-Roses pour la réalisation d’un bâtiment associatif, la réfection de la chaussée du boulevard Adolphe Pinard en bordure de Malakoff, la cession des terrains gaziers du Bac d’Asnières à la Ville de Clichy pour la réalisation d’un parc urbain de 5 hectares, le début des travaux d’aménagement des terrains Guilbaud situés à Boulogne-Billancourt, l’association des élus de Bagnolet et de Montreuil aux études de définition du GPRU de la porte de Montreuil, un accord sur les modalités de nettoyage des Puces de Montreuil, une réflexion commune sur les Puces de Saint-Ouen…

 

Dans cet esprit, les réunions de la Conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne donnent une impulsion inédite à cette dynamique partenariale qui se poursuivra d’autant plus en 2007, qu’elle voit désormais des élus de toutes sensibilités politiques s’y associer très utilement.

 

B) Poursuivre la rénovation de Paris

 

Sous l’impulsion de l’actuelle Municipalité, c’est 10 % du territoire parisien (soit 940 hectares) qui fait l’objet d’une opération d’aménagement urbain. En outre, le PLU fixe les grands principes du développement durable de la capitale et dessine le Paris de demain, basé sur un équilibre dynamique entre le logement, les activités économiques, les équipements publics et les espaces verts.


Pour mettre en œuvre la politique urbaine, le compte foncier sera doté de 200 M€ en 2007 (dont 100 M€ pour le logement). Compte tenu de l’opération réalisée avec la RIVP et la SAGI en 2006, 100 M€ de reports sont inscrits, ce qui signifie que le compte foncier mobilisable en 2007 sera de 300 M€.

 

Les acquisitions d’emprises publiques des ZAC représenteront 60,2 M€, notamment dans les ZAC Paris Rive Gauche (21 M€), Porte des Lilas (8,6 M€) et dans le cadre de la convention d’aménagement des Olympiades (6,4 M€). Les avances de trésorerie seront de 18,1 M€, plus particulièrement pour les conventions d’aménagement Olympiades stadium (2,75 M€), Porte Pouchet (3 M€) et Claude Bernard (6 M€). Elles sont complétées par 30 M€ de subventions, notamment pour la convention d’aménagement du secteur de Château-Rouge (18ème) et des opérations plus anciennes telles que les ZAC du Bassin de la Villette et Ourcq Jaurès (19ème).


De plus, des études (7,5 M€) sont prévues pour la restructuration et le prolongement de la dalle des Olympiades (13ème), pour la préparation des conventions d’aménagement Porte de Vincennes (12ème), Porte de Clignancourt (18ème), Porte de Montreuil (20ème) et Saint Blaise (20ème), mais aussi pour les opérations Parvis de la gare Montparnasse (14ème), Keller-Beaugrenelle (15ème), Boucicaut (15ème), 122 rue des Poissonniers (18ème), Porte de Pantin (19ème)….

 

Par ailleurs, le projet d’aménagement des Halles (1er) se poursuivra, en concertation étroite avec tous les acteurs concernés, avec notamment la désignation en juin 2007 du lauréat du concours d’architecture international, lancé sur la conception du futur « Carreau ». 

 

De même, le projet d’aménagement des Batignolles (17ème) pourra se dérouler, compte tenu de l’accord trouvé avec le Premier Ministre et approuvé par le Conseil de Paris sur l’acquisition des terrains. Les objectifs sont clairs : créer sur place 3.500 logements, dont la moitié de logements sociaux et 800 logements étudiants, un parc de 10 hectares, des équipements publics et des bureaux.
Une attention particulière a été portée à la qualité de vie des habitants de la partie nord, avec notamment une couverture de 80 % de la zone de fret et la construction d’immeubles de bureaux qui serviront d’écran visuel et sonore aux nuisances du boulevard périphérique. De plus, les camions ne passeront pas par le quartier mais par le boulevard de Douaumont le long du boulevard périphérique.

 

Les opérations Beaujon (8ème), Brulon-Citeaux (12ème), Porte de Vincennes (12ème-20ème), Bédier-Porte d’Yvry (13ème), Gare de Rungis (13ème) Porte de Vanves (14ème), Beaugrenelle (15ème), Boucicaut (15ème), Porte Pouchet (17ème), Porte Montmartre-Porte de Clignancourt-Porte des Poissonniers (18ème), Château Rouge (18ème) se poursuivront.

57,5 M€ sont également inscrits pour les opérations de couverture du Périphérique et d’aménagement sur la dalle Porte des Lilas (19ème), Porte de Vanves (14ème) et Porte de Champerret (17ème).


Enfin, 44,5 M€ (+ 6 %) seront consacrés à la rénovation et à la modernisation du patrimoine municipal (Services municipaux, Mairies d’arrondissement, Hôtel de Ville, fontaines parisiennes, végétalisation des toitures-terrasses, développement des énergies renouvelables…).

 

C) Un budget sans précédent pour les transports en commun et les circulations douces

 

Paris assume une véritable rupture avec la politique du « tout automobile » privilégiée avant 2001. L’objectif est de développer l’offre de transports collectifs afin de mieux répondre aux 75 % de Parisiens et aux 60 % d’habitants de banlieue qui y ont recours quotidiennement. Ce renouvellement profond dans l’organisation de l’espace public parisien mobilise des moyens budgétaires très conséquents : ceux-ci ont augmenté de plus de 50 % par rapport à la mandature précédente, la Ville de Paris contribuant en outre à 30 %, au financement du budget du STIF.

 

1) Priorité aux transports en commun

 

La mise en service du tramway T3 entre le Pont du Garigliano (15ème) et la Porte d’Ivry (13ème) représente une amélioration substantielle des conditions de déplacement de dizaines de milliers de Parisiens et Franciliens, grâce à un mode de transport plus rapide, accessible aux personnes à mobilité réduite et relié à 5 lignes de métro, 2 lignes de RER, 18 lignes de bus de Paris intra muros et à 19 lignes de bus Paris-banlieue.


Les riverains et usagers des boulevards peuvent déjà constater combien le réaménagement de l’espace public le long du tramway a métamorphosé ces lieux autrefois négligés et dégradés et recréé un nouveau lien entre Paris et les communes riveraines.

 

Le budget 2007 prévoit les crédits d’études pour la prolongation du T3, en partenariat avec la Région Ile-de-France, à l’Est et au Nord au moins jusqu’à la Porte de la Chapelle (18ème). Des crédits sont également prévus pour la prolongation du T2 jusqu’à la Porte de Versailles (15ème) dont la mise en service est prévue en 2010. La Municipalité est disposée à participer au financement du Tramway Saint-Denis-Epinay Villetaneuse dans le cadre de sa prolongation jusqu’à une Gare Eole à Evangile, pour laquelle les études seront poursuivies.

 

Par ailleurs, faisant suite à la décentralisation du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) en mars 2006, la politique de renforcement de l’offre voulue par l’équipe municipale et attendue par les Parisiens a été engagée. Pour mettre en œuvre cette politique, la participation de la Ville de Paris au budget du STIF sera de 312 M€ en 2007, soit une augmentation de 37,5 % par rapport à 2006.

 

Cette amélioration concerne les bus, avec notamment une nouvelle ligne « Place d’Italie-Gambetta », 6 nouvelles lignes « noctilien », des fréquences améliorées sur 7 lignes Mobilien (27, 31, 60, 87, 96, PC 2 et PC 3), plus de services en soirées et le dimanche sur 10 lignes (42, 47, 54, 57, 61, 65, 66, 72, 76 et 87), un nouveau bus de quartier dans le 18ème/19ème et un mis à l’étude dans le 17ème.

 

Cela concerne également le métro avec la prolongation d’une heure du service le samedi soir et les veilles de fêtes, l’ouverture de la station Olympiades de la ligne 14 en avril 2007, ou encore le renforcement de la fréquence des rames sur les lignes 11 et 13 (des études étant en cours pour les lignes 2, 3, 5, 7 et 9).


De plus, les projets de prolongation des lignes de métro 4, 8, 12, 13 et Météor seront poursuivis.

Enfin, des crédits sont prévus pour le programme Mobilien et pour l’accessibilité des autobus aux personnes à mobilité réduite. Sur ce point, 28 lignes sur 59 sont accessibles, illustrant l’effort restant à accomplir.

 

2) Favoriser les déplacements alternatifs à l’automobile

 

327 km de pistes cyclables sont déjà disponibles et une trentaine sera rajoutée en 2007. Par ailleurs, le programme de création de 1.000 places par an de parking à vélos sera poursuivi en 2007, s’ajoutant aux 29.000 places existantes, soit plus du double qu’en 2000. De plus, le service de vélos en libre service sera bien mis en place en 2007 malgré les difficultés de procédure, sans coût budgétaire puisque ce marché est couplé avec le réseau des mobiliers urbains publicitaires. 


Par ailleurs, un nouveau mobilier urbain a été choisi pour le stationnement des deux-roues motorisés. 1.000 places de stationnement seront créées en 2007, s’ajoutant aux places créées sur la chaussée sans mobilier d’accroche.

Enfin, le STIF fera connaître sa réponse en 2007 sur la création d’une ligne de transport en commun fluvial sur la Seine, accessible avec la Carte Orange,  une étude de faisabilité ayant démontré sa pertinence.

 

 

      3) Renforcer les capacités de stationnement

 

Pour offrir aux Parisiens possédant une voiture, des solutions de stationnement satisfaisantes, un certain nombre de mesures ont été prises depuis 2001, que le budget 2007 permettra de poursuivre.

Ainsi, après la baisse de 80 % du tarif du stationnement résidentiel, l’instauration de tarifs préférentiels pour les résidents dans les parking municipaux et des bailleurs sociaux, des crédits sont inscrits pour la réalisation de deux nouveaux parking résidentiels à Frémicourt (200 places dans le 15ème) et Cardinet (600 places dans le 17ème), avec une mise en service en 2011.

Enfin, les commerçants et artisans bénéficient désormais d’une carte leur permettant de stationner autour de leur entreprise au tarif résidentiel. De même, la gratuité accordée aux artisans-réparateurs Parisiens sera étendue aux professionnels des départements limitrophes.

 

            4) Des initiatives fortes pour les taxis parisiens

 

L’offre de taxis à Paris dépend de la Préfecture de police. Afin de favoriser leur usage, des dispositions ont déjà été prises comme la délivrance de 600 licences supplémentaires depuis 2002. La municipalité participe également au nécessaire effort en la matière, comme l’illustre notamment l’aménagement de 60 km de couloirs de bus accessibles aux taxis.

Néanmoins, face à l’insuffisance persistante de cette offre, nous intensifions notre contribution en revoyant, dès 2007, le nombre de places et l’implantation des stations de taxis, en mettant en place un numéro d’appel unique des bornes de taxis et en étudiant la création d’une prime financière versée aux chauffeurs pour les inciter à davantage travailler aux heures où les usagers en ont le plus besoin. Surtout, face à l’attente exprimée par les usagers, la Municipalité a clairement saisi l’Etat afin qu’il rétablisse les « suppléments gare » et veille à mieux faire respecter les dispositions de service des nouvelles licences pour renforcer l’offre en fin de journée et en soirée.

 

D) Pour une politique de coproduction de sécurité plus efficace

 

La politique de co-production de sécurité initiée dès 2001 avec la Préfecture de Police, le Parquet de Paris, mais également le Rectorat, les bailleurs sociaux et le monde associatif, sera poursuivie en 2007.

La participation de la Ville au Budget de la Préfecture de Police, en hausse de 35 % entre 2000 et 2006, augmentera encore de 1,95 % en 2007, à 258,2 M€. Elle permet notamment de financer 2.100 postes d’agents de surveillance de Paris et le plan de modernisation de la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris. La Municipalité attend de la Préfecture de Police qu’elle accentue la répression des incivilités, notamment en matière de stationnement, de propreté et de sécurité routière. Cette lutte contre les incivilités est en effet une priorité de la politique municipale. En 2005, près de 35.000 PV ont été dressés.

 

Paris assure également la sécurisation de 232 points d’école. En effet, sur les 282 points recensés par la Préfecture de Police comme devant faire l’objet d’une surveillance humaine, la Préfecture sécurise seulement les 50 points les plus dangereux, laissant à la charge de la Ville les 232 autres. Une centaine de vacataires sont aujourd’hui en fonction pour cette mission, l’objectif étant de parvenir à un vacataire par point d’école en septembre 2007.

De plus, pour améliorer encore le dispositif des correspondants de nuit mis en place en 2004 dans le 19ème (quartier du Bas-Belleville), en 2005 dans le 18ème (quartier Château-Rouge/Goutte d'Or) et en 2006 dans le 13ème (quartier Olympiades/Souham/Baudricourt), qui remplissent une mission particulièrement difficile et précieuse, un nouveau service sera mis en place en 2007 dans le 12ème et le 14ème arrondissement, avec 20 postes supplémentaires, portant à plus de 70 le nombre d’agents concernés. Par ailleurs, la subvention au  Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance qui assure la surveillance des immeubles de logements sociaux, est maintenue, à 5,8 M€.


En outre, les subventions pour l’aide aux victimes seront reconduites, de même que la formation des agents municipaux à l’accueil des victimes. Pour ce qui concerne les opérations de prévention comme Ville-vie-vacances, elles seront de nouveau soutenues en 2007.


Enfin, les Services municipaux ont un rôle essentiel à jouer en matière d’assistance, de sauvegarde et d’aide à la population, en cas de crise (crue de la Seine, canicule, grippe aviaire, acte terroriste…). Le Centre de Veille Opérationnelle a été restructuré et sera installé dans de nouveaux locaux dès 2008.

 

E) Préserver notre environnement

 

La Ville de Paris souscrit aux objectifs du protocole de Kyoto et a signé la Charte d’Aalborg. Dans cet esprit, l’Agenda 21 est lancé et un « plan climat » est en cours d’élaboration pour diminuer le niveau de ses émissions de gaz à effets de serre. Le bilan carbone du territoire parisien permettra d’adopter également un programme d’actions dès 2007. Toutes ces initiatives s’inscrivent dans une politique transversale initiée dès 2001, que ce soit en matière de déplacements, de solidarité, de lutte contre le bruit, de démocratie participative ou encore d’accès à la culture ou au sport, et qui vise à forger le développement durable de Paris.

 

            1) Tenir l’engagement de 30 hectares nouveaux d’espaces verts ouverts au public

 

Paris est une ville extrêmement dense : il est donc nécessaire d’augmenter les espaces de détente et la part dévolue au végétal. Depuis 2001, 22 hectares d’espaces verts nouveaux ont été livrés. 44,3 M€ seront consacrés aux espaces verts. De plus, il est à noter que tous les parcs et jardins municipaux sont gratuits depuis cette année, hors période d’animation.

En 2007, la première tranche (4,3 hectares) du parc Clichy-Batignolles (17ème) sera livrée. Des crédits sont également engagés pour la réalisation d’un espace vert de 2.500 m² Cité Norvins (18ème).

Parallèlement, 1 M€ sera consacré à la rénovation des aires de jeux, 800.000 € à la plantation d’arbres nouveaux (4.200 depuis 2001) et à la végétalisation des murs verticaux (44 depuis 2001). De plus, 10 pigeonniers seront installés en 2007 pour mieux réguler le nombre de pigeons dans Paris.  


Par ailleurs, la méthode d’irrigation raisonnée sera étendue à l’ensemble des jardins afin de permettre une meilleure maîtrise de la ressource eau. Les efforts d’ores et déjà engagés pour une moindre utilisation des produits phytosanitaires et pour le développement des engins d’exploitation moins bruyants seront poursuivis.

Enfin, pour ce qui concerne la lutte contre le bruit, véritable nuisance urbaine à laquelle la Municipalité s’est résolument attaquée, une aide financière, pouvant aller jusqu’à 400 €, est à l’étude pour inciter les propriétaires occupants ou bailleurs à réaliser des travaux d’isolation acoustique et thermique.

 

            2) Garantir la qualité de l’eau à Paris

 

La politique municipale a notamment pour objectif de garantir aux usagers un service public de l’eau et de l’assainissement sûr et performant. La Ville veille donc à entretenir et moderniser les équipements et réseaux, mais aussi à maîtriser le prix de l’eau et à lutter contre les gaspillages.


200 fois moins chère que l’eau en bouteille et ne produisant pas de déchets, l’eau du robinet est une ressource indispensable pour tous. C’est pourquoi la Municipalité a intégré dans le Fonds de solidarité Logement les aides au paiement des factures d’eau, luttant ainsi contre les coupures d’eau pour les foyers les plus démunis.

Par ailleurs, un dispositif de solidarité internationale a été mis en place pour soutenir les projets d’adduction d’eau et d’assainissement portés par des ONG, avec un Fonds doté d’1M€.


De plus, pour renforcer l’information des usagers, des crédits sont inscrits pour le fonctionnement de la Péniche de l’eau ouverte en mai dernier, et pour l’ouverture prochaine du Pavillon de l’eau (16ème), tandis que les travaux pour la réalisation du projet paysager, historique et environnemental du Parcours de la Bièvre (5ème et 13ème) débuteront en 2007.


Enfin, les études et audits préalables aux décisions de réorganisation du service public de l’eau s’achèveront en 2007, permettant au Conseil de Paris de se prononcer sur l’avenir du dispositif de gestion de l’eau à Paris.

 

F) La propreté : des progrès à amplifier

 

La propreté à Paris a connu des progrès incontestables, notamment grâce au dévouement des agents municipaux, à l’augmentation de 20 % du budget global et à la création de 500 postes depuis 2001. Cependant, ces progrès ne sont pas encore suffisants pour parvenir à une situation réellement satisfaisante : l’effort doit donc être renouvelé dans la durée. Le budget consacré à la propreté (231,6 M€ en 2007) sera donc en augmentation de 4,9 % par rapport à 2006.

 

Ainsi, 35 postes nouveaux d’éboueurs seront créés en 2007, notamment pour améliorer la propreté dans les sites les plus fréquentés et les quartiers GPRU, dans le cadre des contrats d’objectifs signés avec les maires d’arrondissement. En outre, 1,8 M€ supplémentaires sont prévus en 2007 pour le nettoiement mécanique des voies et 6,4 M€ supplémentaires pour l’acquisition de nouveaux matériels, notamment 30 balayeuses aspiratrices.

 

De plus, l’objectif de 30.000 corbeilles installées ayant été atteint dès 2005 (16.000 corbeilles en 2001), 450.000 € sont inscrits pour leur renouvellement régulier. 2 M€ supplémentaires sont également prévus pour des ramassages plus fréquents des corbeilles dans la journée.   

Par ailleurs, les campagnes d’information sur les gestes de propreté seront renouvelées, de même que la forte répression des incivilités : le nombre de PV pour incivilité liée à la propreté est passé de 10.700 en 2001 à 37.000 en 2005.

 

Enfin, la gestion des déchets a également été profondément remaniée avec la deuxième collecte hebdomadaire. En 2007, une nouvelle unité de valorisation énergétique des déchets sera mise en service et remplacera l’ancienne usine d’Issy-les-Moulineaux, tandis qu’un  centre de tri ouvrira dans le 15ème arrondissement. La contribution au SYCTOM augmentera de presque 10 %, à 113,3 M€.

 

G) Favoriser la culture pour tous

 

L’engagement de doubler les crédits (hors Personnels) consacrés à la culture a été atteint dès 2005. La politique municipale vise non seulement à améliorer le service public rendu aux Parisiens et à diversifier l’offre culturelle, mais aussi à mieux inscrire l’art dans la Ville.


L’effort d’investissement sans précédent réalisé depuis 2001 a déjà permis de rénover le Petit Palais, le Musée d’art moderne, le Musée Cernuschi et le Musée Zadkine. 5,62 M€ sont prévus en 2007 pour les musées parisiens, dont 1,54 M€ pour l’acquisition d’œuvres, 1,6 M€ pour la restauration des oeuvres, 366.000 € pour la sécurité du Musée d’Art Moderne, 490.000 € pour le Musée Saint Aignan. Le chantier de la Tour Saint Jacques (1er) se poursuit, doté de 1,1 M€ en 2007. 

 

Par ailleurs, le budget 2007 permettra l’avancement de grands projets culturels, comme la Maison des Métallos (3,5 M€ de crédits en 2007), les Trois Baudets (2 M€), le 104 rue d’Aubervilliers (37 M€), qui ouvriront fin 2007/début 2008, la Gaîté Lyrique dont les travaux doivent commencer mi-2007 (6 M€), l’Institut des cultures musulmanes ou le Louxor. Le budget 2007 prévoit également les premiers financements pour le Grand Auditorium à la Villette et des crédits pour la SEM Image (1 M€).

Un effort important est également réalisé pour les édifices cultuels : 11 M€ sont dégagés en  2007, notamment pour les églises Saint-Sulpice (6ème) et Saint Eustache (1er). 


De plus, des crédits sont inscrits pour les deux futures médiathèques Marguerite Yourcenar (15ème) et Bagnolet (20ème) qui ouvriront respectivement en 2007 et 2009. Quant au programme de rénovation et de développement des bibliothèques, il sera poursuivi en 2007, notamment avec les établissements Vivienne (2ème), Portefoin (3ème), Serrigny-Chaptal (9ème), Pajol (18ème) et Porte Montmartre (18ème), permettant d’atteindre 25 % de surfaces supplémentaires dédiées aux bibliothèques par rapport à 2001. 48 postes seront créés en 2007 pour améliorer les conditions d’accueil des usagers et de travail des agents municipaux. De même, le conservatoire du 16ème sera rénové.

 

Le budget 2007 permettra également de poursuivre le soutien aux associations (72,8 M€), et de renouveler les projets culturels de proximité avec les conseils de quartier et les mairies d’arrondissement, avec un budget de 2,2 M€

Les moyens de fonctionnement des bibliothèques sont maintenus (5,2 M€), ce qui permettra de terminer la numérisation des fonds et l’informatisation des bibliothèques et 10 postes seront créés pour accompagner la réforme pédagogique dans les conservatoires (2,5 M€). La subvention à Paris Musée sera de 4 M€.


Enfin, les crédits de la Mission Cinéma augmenteront de 2,5 % par rapport à 2006, à 9,6 M€, notamment pour soutenir les salles indépendantes, l’éducation au cinéma et les festivals.

 

               H) Accompagner la créativité de la Jeunesse

 

La Municipalité a souhaité mener une action spécifique pour favoriser l’autonomie et la créativité des jeunes, notamment par l’accès à l'information, à la citoyenneté, au logement ou aux loisirs.

 

Un service public de la jeunesse a été mis en place autour des Espaces jeunes, des Conseils locaux et du Conseil parisien de la jeunesse, des Antennes Jeunes Information et des Centres d’animation. Plusieurs équipements ont été ouverts : centres d’animation Hautefeuille (6ème) en 2002, Vercingétorix (14ème) en 2004, Sohane Benziane (15ème) et Villiot (12ème) en 2005, Montgallet (12ème) et Solidarité-Angèle Mercier (19ème) en 2006, ou les antennes jeunes Orillon (11ème), Bédier-Boutroux (13ème), Didot (14ème).

 

Ces ouvertures ou réouvertures s’accélèreront en 2007 avec 4 centres d’animation neufs : Simon Le franc (4ème), Marc Sangnier (14ème), Point du jour (16ème), Lilas Saint Gervais (19ème), complétés début 2008 par le centre d’animation Curial (19ème), mais aussi avec 5 antennes ou espaces jeunes (Lafayette (9ème), Olympiades (13ème), Porte d’Asnières (17ème), Mont-Cenis (18ème), Haies (20ème), sans compter le centre musical Fleury Goutte d’or (18ème) dédié aux musiques actuelles. 16,9 M€ seront consacrés en 2007 à ces travaux.


La réforme tarifaire des centres d’animation réalisée en 2006, en introduisant un système de quotient familial tenant compte des ressources, a facilité l’accès des Parisiens les plus modestes. Une évaluation est en cours pour procéder aux ajustements nécessaires.

 

Les moyens consacrés au fonctionnement de ce réseau jeunesse sont accrus de 15 % en 2007, à 8,11 M€, permettant notamment de prendre en compte tous ces nouveaux équipements. Les aides à projets « Paris Jeunes Talents », « Paris Jeunes Aventures » et « Paris jeunes association » sont maintenues, avec un budget de 300.000 €. Les aides aux associations de jeunesse augmentent de 3 %, à 2,2 M€, dont 1,2 M€ pour les foyers de jeunes travailleurs.


Enfin, les Assises de la jeunesse, sous le titre « Ma Parole ! », se tiendront en 2007 pour faire émerger une parole générationnelle des jeunes parisiens. Ce processus inscrit de novembre 2006 à septembre 2007, favorisera des modes d’expression innovants adaptés aux jeunes.

 

                     I) Le sport : composante majeure de la vie en ville

 

Le budget d’investissement consacré au sport  aura doublé durant cette mandature, illustration du sous-équipement notoire qui prévalait en 2001, notamment en équipements de proximité. L’année 2007 sera marquée à Paris par l’accueil des Championnats du Monde de handball féminin en décembre et de la Coupe du monde de Rugby en septembre. 2,9 M€ sont prévus pour contribuer au financement de ces grandes manifestations qui participent au rayonnement de Paris. Au total, le budget de fonctionnement atteindra 56 M€, en hausse de 15 % par rapport à 2006. De plus, 35 postes sont créés, dont 16 pour les nouveaux équipements. Le budget en faveur du sport de proximité permettra d’assurer les missions d’animation et de promotion du sport par les associations (12,8 M€) mais aussi par les Ecoles municipales des sports, les centres sports découvertes, ou l’organisation de manifestations ouvertes à tous (Paris slide sur la pelouse de Reuilly (12ème), Paris plage, Paris sur glace, Cheval dans la Ville,…). 6 M€ seront consacrés aux Parcs interdépartementaux qui permettent aux Parisiens d’avoir accès à une offre supplémentaire en dehors de Paris intra-muros.

 

Par ailleurs, l’important effort d’investissement engagé dès 2001, qui notamment permis la réouverture de la piscine-patinoire Pailleron (19ème) et l’ouverture de la piscine Joséphine Baker (13ème), sera poursuivi. De nouvelles livraisons sont prévues pour 2007 : les salles de sport de Bercy (12ème), les gymnases Porte d’Asnières (17ème) et Vignoles Est (20ème), le roller-park des Fillettes (18ème), l’espace multi-sport du square Luquet (20ème), tandis que les travaux débuteront pour de nouveaux équipements sportifs : salle de sport Traeger (18ème) et Curial (19ème), gymnase stadium (13ème).

Ces travaux s’ajoutent aux restructurations lourdes menées au Parc des Princes (16ème) pour l’accueil de la Coupe du monde de rugby, dans les piscines Drigny (9ème), Parmentier (10ème), Keller (15ème), Belleville (20ème), les stades Suzanne Lenglen (15ème), Fillettes (18ème), les gymnases Daumesnil (12ème), Fédération (15ème), Fond des princes (16ème), Porte d’Asnières (17ème).

Des crédits sont également inscrits pour la réalisation d’une deuxième piscine sur la Seine, au pied du Parc André Citroën (15ème), de même que pour la rénovation de la piscine Molitor (16ème) après l’accord obtenu du Ministère de la Culture sur la nature des travaux à réaliser dans ce bâtiment. De plus, dans le respect de ses engagements pris dans le dossier de Paris 2012, la Municipalité confirme sa participation au projet de construction d’un stade nautique à Aubervilliers, à hauteur de 20 % (hors foncier) et au projet de dôme par la Fédération Française de Tennis, à hauteur du tiers des participations publiques (Ville, Etat, Région) soit 20 M€.

 

De nouveaux gazons synthétiques « rugby » seront posés au stade Suzanne Lenglen (15ème) et « football » au stade des Fillettes (18ème), et de nouveaux courts de tennis seront couverts à Ladoumègue (19ème), de même que le roller-park de Bercy (12ème).

Enfin, 8 M€ sont prévus pour le lancement de l’opération de rénovation du stade Jean Bouin (16ème). Il s’agira de créer un lieu dédié au rugby, avec notamment un grand stade d’au moins 18.000 places, des locaux pour le siège du Stade Français, un parking souterrain (en partie résidentiel) et des activités économiques.

 

IV) Un cadre budgétaire maîtrisé

 

La politique municipale s’effectue depuis 2001 dans un cadre budgétaire maîtrisé, et orienté vers la satisfaction des besoins des Parisiens en matière de solidarité, de logement, de déplacement, de développement durable, d’emploi ou de services publics de proximité. Le maintien de la notation AAA par l’agence Standard & Poors témoigne de la bonne tenue des indicateurs financiers de la Ville. 

Les quatre grands axes de la politique budgétaires seront la stabilité des taux de fiscalité, la poursuite de l’effort d’investissement, la maîtrise de l’endettement et la rationalisation des dépenses de fonctionnement. La Municipalité dénonce l’attitude du Gouvernement, contraire aux intérêts des Parisiens, avec un Etat qui se désengage de nombreuses missions régaliennes, mais doit en outre à notre collectivité plus de 250 M€ au titre de la décentralisation.

 

 

A) Des recettes en hausse pour mieux répondre aux besoins des Parisiens

 

Comme c’est le cas depuis 2001, les taux de fiscalité resteront inchangés en 2007. Cet engagement sera également tenu pour le budget 2008. Sous l’effet des bases fixées par l’Etat, les recettes augmenteront de 2,2 %.

 

Par ailleurs, la prudence reste nécessaire pour les droits de mutation. En effet, l’évolution du marché immobilier révèle des incertitudes qui justifient une prévision de recettes de       750 M€, en hausse de 15 % par rapport à 2006. Il convient de se rappeler que la crise immobilière de 1993 avait fait chuté de 35 % la recette attendue.

 

De plus, l’évolution des dotations de l’Etat, qui n’a été que de 1 % (hors nouvelles compensations) par an entre 2001 et 2006, sera de + 0,2 % en 2007, soit très loin de l’inflation. Concernant les compensations de transferts de dépenses, les contribuables Parisiens sont en droit de réclamer à l’Etat plus de 250 M€, dont 117 au titre du RMI.

 

En outre, la Municipalité est inquiète au sujet des Contrats et Temps Libre signés avec la Caisse d’allocations familiales de Paris, qui arrivent à échéance fin 2006. Elle défendra fermement les intérêts des Parisiens dans la négociation en cours avec la Caisse d’allocation familiales de Paris et la Caisse nationale d’allocations familiales.

 

La valorisation du domaine parisien sera poursuivie. Ainsi, les recettes de concession sont passées de 65 M€ en 2005 à 80 M€ en 2006. Ce mouvement se poursuivra en 2007, avec une prévision de recettes de 90 M€. 3 exemples illustrent la politique municipale en la matière : grâce à la négociation de nouveaux contrats, la redevance sur les hippodromes est passée de 1 M€ en 2000 à 7,5 M€ en 2007, celle de la Croix Catelan de 150.000 € en 2000 à      2,7 M€ en 2007 et celle de la Tour Eiffel de 5 M€ en 2000 à 8,5 M€ en 2007.  

 

Les recettes de stationnement devraient également retrouver un meilleur niveau grâce à la modernisation des moyens de paiement (généralisation de Monéo) et au renforcement de la verbalisation. Les recettes issues des droits de voirie (30 M€) augmenteront du fait de la taxation de nouveaux objets publicitaires et des évolutions sur les tarifs des occupations du domaine public à des fins publicitaires.


Quant aux recettes issues de la valorisation des déchets, elles augmenteront de 18 % du fait de la hausse des tonnages collectés grâce à la mise en place de la seconde collecte hebdomadaire.

 

Enfin, la Ville maintiendra en 2007 sa politique de cession d’actifs (terrains ou immeubles), avec une prévision de ventes de 125 M€, équivalente à 2006.

 

B) Un effort d’investissements d’ampleur inégalée

 

Pour réaliser un effort soutenu d’investissement répondant aux besoins des Parisiennes et des Parisiens en termes d’équipements de proximité et de services publics municipaux, le budget d’investissement a considérablement progressé depuis 2001. Ainsi, le niveau des dépenses effectives dépasse le milliard d’euros depuis 2004, contre 630 M€ en moyenne sous la précédente mandature. Ce haut palier d’investissement sera maintenu en 2007 avec 1,45 milliard d’euros.

 

Paris a mobilisé 5,7 milliards d’euros d’investissements sur 6 ans (2001-2006), contre    3,8 milliards d’euros au cours des 6 années précédentes (1995-2000), soit un niveau d’investissement supérieur de 50 % ! Les réalisations concrètes concernent tous les aspects de la vie quotidienne, qu’il s’agisse du tramway, des crèches, des écoles, des piscines, des musées ou des espaces verts.

Les investissements localisés étaient de 94 € par habitant en moyenne annuelle de 1995 à 2000 et seront de 153 € sur la période 2001-2007, soit une augmentation de 63 %.


Le projet de budget 2007 prévoit une autorisation d’emprunt de 671,5 M€. Le niveau d’endettement de Paris restera inférieur à celui de 1997 et à la moyenne des grandes villes françaises.

 

C) Des dépenses de fonctionnement strictement ajustées aux besoins

 

L’évolution des dépenses de fonctionnement de la collectivité parisienne a depuis 2001, pour objectif d’améliorer les services rendus aux Parisiennes et aux Parisiens en modernisant le service public municipal et en faisant des économies sur le train de vie. Il en sera de même en 2007, avec une augmentation de 3,4 % des dépenses de fonctionnement.

 

L’augmentation du budget de fonctionnement concerne les dépenses de solidarité (nouvelles mesures sociales, subvention au CASVP…), mais aussi de déplacement (subvention au STIF), ou de sécurité (participation au budget de la Préfecture de Police). Mais l’essentiel concerne les emplois nouveaux qui permettent renforcer le service public offert aux Parisiens. Ainsi,  6.722 emplois ont été créés depuis 2001, dont 2.515 pour résorber l’emploi précaire. Seulement 1.212 avaient été créés durant la précédente mandature. Le budget 2007 prévoit 527 créations de postes, et une augmentation de la masse salariale parisienne de 2,19 % en 2007, hors transfert des personnels TOS et autres dispositions particulières.

 

Les créations brutes de postes pour la Ville et le Département seront de 527, hors reprises en régie et TOS : 396 pour les nouveaux équipements, les nouvelles missions et des renforcements d’effectifs et 131 pour le protocole ARTT. Par secteurs d’activités, la petite enfance demeure largement privilégiée, avec 226 postes nouveaux. La culture et le patrimoine enregistrent 48 créations de postes, la propreté 35, la jeunesse et les sports 35, le secteur scolaire 24, le social 28, la démocratie 17, la sécurité 22. Les créations liées à des reprises en régie représentent 64 emplois, pour les équipes de développement local, la sentence et les conservatoires. La  reprise des TOS concernera 408 personnes. Outre ces créations d’emplois, 500 agents précaires seront contractualisés ou titularisés.

 

Par ailleurs, l’Allocation Prévoyance Santé (APS) qui permet d’accéder à une couverture complémentaire santé intégrant un volet prévoyance, est prévue au budget 2007, de même que la formation des agents dotée de 15,8 M€ (+ 4 %). La subvention à l’ASPP (10,65 M€) sera en hausse de 3,2 % et celle de l’AGOSPAP (7,77 M€) de 5,8 %. Une subvention d’équipement de 2,5 M€ est par ailleurs prévue pour les travaux de sécurité et de mise aux normes du restaurant administratif du 9 place de l’hôtel de Ville.

 

Le budget 2007 prévoit également des crédits pour moderniser le rapport à l’usager. Ainsi, l’action de la Médiatrice de la Ville, qui permet d’éviter des conflits par un règlement amiable des litiges, sera renforcée par le développement de ses permanences dans les arrondissements.

 

Quant au Bureau des Temps, il poursuivra sa mission d’adaptation des services publics municipaux aux horaires des usagers, en concertation avec les organisations syndicales.


Ainsi, après les progrès déjà réalisés pour les piscines, les centres d’animation, les parcs et jardins, 142 nouvelles places de garde pour la petite enfance à horaires décalés seront ouvertes en 2007 (elles s’ajouteront aux 1.156 déjà proposées), tandis que les équipements sportifs de proximité fonctionneront davantage en soirée et le week-end. Les investissements informatiques seront de 49 M€ en 2007 pour développer l’utilisation des moyens de communication modernes.

 

Enfin, 25 M€ d’économies seront réalisées, notamment grâce à la rationalisation de la politique des achats (modernisation du bureau de l’habillement, achats d’effets communs à toutes les directions, amélioration de la gestion des stocks), à la réforme de la distribution du BMO, de l’affranchissement ou des dépenses de télécommunications. Il en sera de même du coût du fonctionnement du Conseil de Paris, avec la mise en œuvre progressive de la dématérialisation des documents de séance, qui permettra de faire des économies de papier et d’améliorer les conditions de travail des Elus.

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Fête de Ganesh

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