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DISCOURS

Conseil de Paris : Développement économique, innovation, recherche et enseignement supérieur

09/11/2006

Conseil de Paris

 

Séance du 13 novembre 2006

 

Communication du maire de Paris sur le

développement économique, l’innovation,

la recherche et l’enseignement supérieur

 

 

SG- 2006- 163

 

La compétition dans laquelle sont lancées les grandes métropoles mondiales est particulièrement rude. Elle implique de mobiliser des moyens, des atouts, le goût de l’innovation autant que le sens du concret.

L’image de Paris se nourrit, bien entendu, de son exceptionnelle identité : une beauté qui fascine, une richesse patrimoniale qui attire le monde entier, autant que ce « french way of life » qui mêle romantisme, esthétique et culture.

 

Pourtant, se reposer sur ces seuls atouts – indéniables par ailleurs- reviendrait à ignorer les ressorts d’une compétitivité contemporaine qui repose à la fois sur la qualification des personnes, la modernité des infrastructures, la disponibilité des technologies, la puissance de la Recherche et de l’Intelligence, de même que l’émergence d’emprises adaptées à un accueil performant des décideurs économiques.

 

Face à ce défi passionnant, Paris a fait le choix du mouvement et du volontarisme, pour mieux préparer l’avenir.

Notre cité le démontre dans de nombreux secteurs stratégiques : biotechnologies, santé, recherche, multimédia, cinéma, design ou mode…

 

Dans ce contexte, dépeindre Paris sous des traits résolument sombres n’a pas vraiment de sens. D’ailleurs qui peut sérieusement adhérer au discours ambiant de certains, empreint de catastrophisme, décrivant une cité sur le déclin et distancée par ses concurrentes ? Les faits et des données objectives mesurant régulièrement l’attractivité de notre cité, contestent l’outrance de tels propos. Celles et ceux qui développent ces thèses -  dévalorisantes pour leur propre cité -  sont d’ailleurs les mêmes qui, avant 2001, avaient malheureusement provoqué une forme d’anesthésie économique à Paris, marquée par la panne durable des investissements.

 

L’objet de cette communication vise précisément à rappeler le chemin parcouru depuis 2001, et à poser dès à présent, les actes et réformes concrètes, qui font avancer Paris et préparent le futur de ses habitants.

 

Atouts économiques, forte présence universitaire, qualité de son environnement (qu’il s’agisse de transports, de vie culturelle, d’équipements sportifs) : autant d’ingrédients qui pèsent – et pèseront – dans le choix des décideurs français ou étrangers.

Car l’actuelle municipalité a la volonté - quelle que soit la médiocrité du contexte national – de soutenir avec vigueur l’emploi et la diversité des activités à Paris.

En effet, après la véritable hémorragie observée au cours de la décennie 90 (130 000 emplois perdus), il fallait changer d’orientation et de rythme, tout en concevant de nouveaux outils, conciliant croissance et développement durable.

 

Il fallait aussi veiller à raisonner, enfin, à une autre échelle. C’est pourquoi, plus que jamais, Paris s’inscrit dans son environnement régional, à l’instar du Grand Londres, de Barcelone ou de Berlin. En synergie avec la Région Ile de France, dont elle est un partenaire constant, notre collectivité se situe résolument dans la dynamique de cette « Conférence métropolitaine » récemment créée, et qui ouvre des perspectives très opérationnelles à la dimension de l’agglomération.

 

Notre ambition est claire : faire de Paris, au 21ème siècle, une métropole majeure de la création et de l’innovation, y compris environnementale. Dans cette optique, son formidable potentiel humain et sa diversité représentent une richesse qui doit être préservée et valorisée en toute circonstance.

Incontestablement, c’est une telle alchimie qui inspire et oriente les dispositifs présentés dans cette communication.

 

I) Paris : une métropole économique en dynamique

 

Dans la compétition économique actuelle, Paris compte parmi les principaux leaders européens, comme en attestent plusieurs études récentes de cabinets internationaux dont l’indépendance et l’autorité sont unanimement reconnues :

 

-         KPMG a comparé en 2005 les coûts d'implantation d'une entreprise étrangère dans 128 villes, situées dans 9 pays industrialisés. Paris est plus attractive que Londres, Francfort ou New York.

-         Ernst and Young a recensé, pour l’association Paris Ile-de-France Capitale économique, les nouvelles implantations internationales dans 15 métropoles européennes. Pour la première fois en 2005, Paris arrive devant Londres avec 194 implantations, dont 139 dans Paris intra-muros.

-         Cushman and Wakefield, qui effectue un classement des villes par 500 dirigeants de sociétés européennes, place Paris en seconde position derrière Londres en 2005. Ce cabinet attribue néanmoins à Paris les meilleures potentialités pour l’avenir, la classant à la première place des destinations pour les projets des entreprises à un horizon de 5 ans.

 

Depuis 2001, la municipalité parisienne a choisi de mettre en œuvre une politique de valorisation et d’optimisation des atouts de Paris, afin de favoriser l’implantation d’entreprises dans des secteurs très divers. L’emploi et l’activité économique sont en effet au cœur de cette démarche. C’est pourquoi ont été créés des outils opérationnels, qu’il faut d’ailleurs savoir adapter sans cesse à l’évolution des besoins.

 

A) Des outils opérationnels pour l’emploi.

 

            1) Une dynamique enclenchée dès 2001

           

Le début de la mandature a été marqué par une nette réorientation de la ZAC Paris Rive Gauche, ce qui a notamment contribué à renforcer une crédibilité économique alors atteinte (augmentation très sensible des surfaces dédiées au logement mais aussi aux activités commerciales et aux services, au détriment des bureaux). De même, avec le lancement de nombreuses opérations d’aménagement comme Pajol (18ème), Claude Bernard (19ème), Porte des Lilas (19ème) et plus récemment Beaugrenelle (15ème), la Municipalité a voulu créer concrètement des conditions favorables à l’activité économique. Ainsi, en 2005, 130.000 m² de bureaux et 36.700 m² de locaux commerciaux et d’activités ont été mis en chantier, livrables en 2006/2007. D’ici 2010, environ 385.000 m² dédiés aux activités économiques seront constructibles.

 

De plus, l’étude d’Ernst and Young mentionnée plus haut, indique que le nombre d’entreprises internationales qui s’installent à Paris augmente : il est passé de 113 entreprises implantées à Paris en 2004 à 139 en 2005.

 

Entre 2001 et 2005, la création nette d’entreprises à Paris (différence entre les entreprises créées et celles qui ont disparu) s’élève à + 115.000, illustrant de façon indéniable le dynamisme et l’attractivité économique de notre cité.

 

Ainsi, parmi les récentes implantations figurent la Banque Populaire Rives de Paris qui s’est installée dans le 13ème arrondissement (1.200 emplois) , ICADE dans le 19ème arrondissement (1.000 emplois), TISCALI dans le 9ème arrondissement (350 emplois), Marionnaud dans le 8ème arrondissement (140 emplois).  Cela concerne aussi des extensions avec Sanofi Aventis qui a étendu son activité à Paris Rive Gauche pour ses 450 salariés ou AREVA qui accueillera plus de 1.200 salariés dans son siège parisien du 9ème arrondissement. 

 

2) Des capacités nouvelles de développement

 

Le Plan Local d’Urbanisme est un levier essentiel de cette politique puisqu’il permet de mettre à disposition des acteurs économiques environ 2 millions de m² dédiés à l’activité économique (pour le tertiaire comme pour le commerce et l’artisanat).

 

Les terrains de Paris-Nord-Est, entre la Porte de la Chapelle (18ème) et la Porte d’Aubervilliers (19ème), constituent une vraie opportunité pour l’emploi dans des quartiers longtemps délaissés mais également pour renforcer les partenariats avec les collectivités limitrophes. A cet égard, la prolongation du tramway au moins jusqu’à la Porte de la Chapelle à l’horizon 2012, de même que le projet de gare Eole à Evangile, sont des atouts considérables pour convaincre des investisseurs soucieux de la bonne desserte en transports en commun.

 

De même, le site des Batignolles (17ème)  permettra de réaliser un nouveau quartier de Paris équilibré entre les logements (dont au moins 50 % de logements sociaux et 800 logements-étudiants), les équipements publics, les espaces verts (un parc de 10 hectares) et des activités économiques bien insérées dans leur environnement.

 

Enfin, l’implantation de PME/PMI sera facilitée dans les parcelles de petite taille de l’Est de Paris, où les loyers moyens sont plus attractifs qu’à l’Ouest, pour accueillir des hôtels industriels, des ateliers ou des centres d’affaires. Par ailleurs, le maintien de la règle du COS de fait à l’Ouest permettra la modernisation du parc de bureaux, déjà existant.

 

            3) Une politique de l’emploi offensive et adaptée aux spécificités parisiennes

 

Le contexte national est très difficile. Il est notamment marqué par une aggravation de la pauvreté en France depuis 2003, mais aussi par le basculement de chômeurs indemnisés vers le RMI, principal effet de la nouvelle convention nationale d’assurance chômage. Dans cette conjoncture préoccupante, le chômage a néanmoins diminué de 21 % à Paris entre juin 2003 et juin 2006, à comparer à la baisse de 8 % enregistrée en France sur la même période.

 

Dans le cadre de ses compétences légales, la Municipalité veut contribuer à faciliter la rencontre entre l’offre et la demande d’emplois, et améliorer l’accompagnement des chômeurs. Au-delà de la dimension solidaire de cette politique, qui demeure le fondement essentiel et prioritaire de l’action municipale, il s’agit d’un argument supplémentaire pour favoriser l’attractivité économique de Paris. La preuve en est donnée par la participation très active des entrepreneurs aux initiatives municipales en faveur de la création d’emplois.

 

a) Faciliter la rencontre entre les employeurs et les chômeurs parisiens

 

Depuis 2003, « Paris pour l’Emploi » est devenu un rendez-vous constructif, à la fois pour les entrepreneurs et pour les demandeurs d’emplois. En 2005, plus de 5.300 embauches (dont    63 % en CDI) ont été enregistrées. En 2006, 48.000 demandeurs d’emploi ont pu rencontrer 335 entreprises offrant plus de 25.000 offres d’emploi.

 

De même, les Maisons du Développement Economique et de l’Emploi, les Missions Locales ou les Espaces Insertion constituent un dispositif très efficace, ciblé sur les caractéristiques des chômeurs parisiens et sur les demandes des entreprises.

 

Les formations adaptées aux besoins des entreprises sont essentielles pour agir utilement contre le chômage : le Plan Départemental d’Aide à l’Emploi a ainsi proposé des programmes spécifiques à 3.200 personnes, suivis par l’obtention d’un emploi dans 50 % des cas (hors formation linguistique).

 

Par ailleurs, dans le cadre du Plan Départemental d’Insertion, 11.000 RMIstes ont bénéficié d’une mesure d’insertion professionnelle, dont 5.500 ont trouvé un emploi durable. Pour 2007, les objectifs sont plus ambitieux encore, avec 7.500 retours à l’emploi.

 

Enfin, l’économie solidaire représente un gisement d’emploi et d’activité considérable, notamment dans les services à la personne. En 2000, Paris ne consacrait que 322.000 € pour promouvoir ce secteur. En 2005, le montant est de 4,5 M€, soit 14 fois plus, permettant notamment de financer 21 associations intermédiaires, 26 entreprises d’insertion, 7 entreprises de travail temporaire d’insertion, 8 régies de quartiers, 25 chantiers d’insertion, et un Forum du commerce équitable qui se tiendra à Paris en avril 2007.

 

            b) Une action spécifique dans les quartiers classés en « Politique de la Ville »

 

Le taux de chômage dans ces quartiers, largement ignorés des équipes municipales précédentes, représente plus du double de la moyenne parisienne. Si l’Etat les a délaissés en  se désengageant depuis 2002 de dispositifs pourtant efficaces (équipes emploi insertion, emplois jeunes…), les demandeurs d’emploi de ces quartiers bénéficient d’un véritable Plan municipal (Plan Emploi Quartier) avec des mesures concrètes.

 

Par exemple, le Plan Local d’Insertion par l’Economique spécifique pour les 18ème et 19ème arrondissements accompagne depuis 2006, 1.400 chômeurs dont plus de 300 ont déjà trouvé un emploi.

 

De même, 30 % des contrats aidés recrutés par la Ville sont réservés aux habitants des quartiers Politique de la Ville.

 

Enfin, des coopérations intercommunales avec Plaine Commune, Saint Ouen, Montreuil, Ivry ou Bagnolet sont menées pour mieux relier les projets de développement économique et les demandeurs d’emploi.

 

B) Valoriser les atouts de Paris

 

Poumon économique de l’Ile de France, Paris peut s’appuyer sur un socle solide d’arguments économiques auxquels les entreprises sont sensibles : main d’œuvre importante et qualifiée, universités renommées, desserte aérienne, ferroviaire et routière de qualité, infrastructures modernes de communication, offre culturelle et sportive diversifiée. La stabilité des taux de la fiscalité sur sept ans - inédite en l’occurrence - participe également de cet environnement porteur. En effet, les décideurs économiques n’apprécient pas les « à-coup » dans ce domaine. La bonne visibilité fiscale dont jouit notre ville, à terme, contribue donc aussi à favoriser l’implantation d’entreprises nouvelles, en rendant plus confortable l’analyse prospective de leurs dirigeants.

 

L’équilibre entre les différentes formes d’activités représente une autre force pour notre ville : plus que jamais, ce principe est affirmé dans notre Plan Local d’Urbanisme, où s’affirme la synergie entre pôles de commandement (sièges sociaux…), services (finances, droit, comptabilité, publicité), nouvelles technologies (numérique, biotechnologie, logiciels, design), industries culturelles, commerce, artisanat ou tourisme. Cette diversité doit être effectivement soutenue, comme l’illustrent deux exemples emblématiques : les activités commerciales et le tourisme.

 

            1) Préserver la diversité des entreprises commerciales et artisanales

 

Le secteur du commerce représente 18 % des entreprises parisiennes. Il constitue non seulement un vivier d’emplois considérable mais aussi l’une des composantes de l’identité même de Paris. Le commerce, c’est la qualité de vie, la proximité, un maillage dans la ville source de services mais aussi de convivialité et de lien social. Quelles sont les mesures mises en œuvre afin de préserver cette richesse objective ?

 

D’abord, la protection des pieds d’immeubles, sur 250 km de rues, concerne plus de 40 % du commerce parisien et une protection renforcée a été instaurée dans les zones concentrant  l’artisanat.

 

Depuis 2003, le nombre de locaux de commerces de détail et de services commerciaux a ainsi légèrement augmenté. Après des années de repli, certaines activités sont même désormais en progression, tels les commerces de bouche ou les librairies. De même, le nombre de commerces vacants a baissé de 10 % en deux ans. Quant aux marchés alimentaires, six ont été créés depuis 2001, permettant de tenir au moins un marché dans chaque arrondissement.

 

En outre, la mission confiée à la SEMAEST lui permet, grâce à une avance de 50 M€ de la Ville, d’acquérir environ 200 boutiques d’ici 2007 pour les louer à des artisans ou des commerçants. Cette lutte contre la mono-activité dans des quartiers où la diversité commerciale et l’existence des commerces de proximité sont menacées, donne des premiers résultats encourageants puisqu’au 30 juin 2006, près de 130 locaux étaient maîtrisés par la SEMAEST. Cette action sera amplifiée en 2007.

 

Trois Espaces Commerce Artisanat ont également été créés dans les 12ème, le 19ème et 20ème arrondissements, notamment pour conseiller les commerçants sur les montages financiers, les aides publiques et les recherches de partenariat, ou pour les aider dans leur recherche de locaux. Chaque Espace est spécialisé : celui du 12ème dans les métiers d'art, celui du 19ème dans les techniques de communication et de marketing et celui du 20ème dans les aides financières. Un quatrième Espace ouvrira ses portes dans le 5ème arrondissement.

 

Par ailleurs, pour accompagner le dynamisme des créateurs parisiens dans les domaines de la mode, du design, des métiers d’art ou de l’artisanat, les Ateliers de Paris ont été créés, espace situé cœur du quartier du Faubourg Saint-Antoine. Le 104 de la rue d’Aubervilliers (19ème) intègrera notamment une pépinière d’entreprises culturelles de 800 m2 tandis que la Municipalité est intervenue pour rénover la Cité artisanale 37 bis rue de Montreuil (11ème) et protéger la Cité Loubeyre (20ème). Quant au Viaduc des arts (12ème), géré par la SEMAEST, il regroupe 51 entreprises d’artisanat d’art.

 

Enfin, Paris et sa région comptent environ la moitié des entreprises françaises de design et 70 % des emplois de designers indépendants de France tandis que le nombre d’emplois concernés double tous les dix ans. Ces entreprises jeunes et souvent de petite taille, ont généralement une activité internationale et participent fortement au rayonnement de Paris.

 

Le grand projet des Docks en Seine (13ème) permettra, grâce à la réhabilitation des Magasins généraux, de créer dès la fin 2007, une Cité de la Mode et du design, dont le bâtiment constitue, en tant que tel un geste architectural particulièrement fort.

 

2) Paris, première destination touristique mondiale

 

Le tourisme représente 12,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires et environ 140.000 emplois, soit plus de 11 % de l’emploi salarié parisien. Depuis 2001, la Municipalité a eu pour objectif de consolider aussi bien le tourisme de loisirs que les activités salons, foires et congrès.

 

Grâce notamment à l’action de l’Office du tourisme et des Congrès de Paris, la fréquentation des sites les plus visités a augmenté de plus de 4 % en 4 ans et 26 millions de touristes ont visité Paris en 2005, soit 1 million de plus qu’en 2004.

 

L’opération « ambassadeurs de l’accueil » permet à plus de 150 jeunes polyglottes de renseigner chaque été les visiteurs sur 30 points d’accueil situés dans les sites touristiques, le métro et le RER. En outre, l’Office dispose d’un nouveau siège et, en partenariat avec la Région et Aéroports de Paris, de nouveaux points d’accueil sont désormais présents dans les aéroports parisiens.

 

Par ailleurs, pour conforter le tourisme populaire, une auberge de jeunesse de 250 places ouvrira fin 2007 sur le Bassin de la Villette (19ème) tandis que deux projets sont à l’étude dans la ZAC Pajol (18ème) et dans la ZAC porte d’Ivry-Bédier (13ème).  Quant à la promotion des chambres d’hôtes, elle vise à dynamiser une offre qui n’existe quasiment pas aujourd’hui à Paris.

 

Enfin, les activités salons, foires et congrès représentent 44 % des nuitées hôtelières à Paris et ont augmenté de 2 % en un an, dans une compétition internationale extrêmement forte. La Municipalité est donc aux côtés des acteurs concernés pour les aider à accroître et moderniser les capacités d’accueil, par exemple avec la modernisation du Pavillon 5 de Paris-Expo (15ème). De même, la Municipalité est favorable au projet ferroviaire Roissy-Charles-de-Gaulle Express, qui permettrait de relier directement l’aéroport à Paris, sous réserve que cela ne nuise pas à la modernisation du RER B et que le financement soit privé.

 

II) Paris innove

 

Les activités innovantes constituent un gisement considérable d’emplois, qualifiés ou non. Depuis 2001, des initiatives concrètes sont prises pour renforcer l’attractivité de Paris dans ce secteur d’avenir. Ainsi, la participation de notre ville aux pôles de compétitivité, la multiplication par 8 des surfaces de pépinières, hôtels industriels ou incubateurs, et la mise en place d’un dispositif de financement ciblé de l’innovation représentent les trois axes de la politique municipale en faveur des entreprises agissant dans ce domaine.

 

A) Une participation d’envergure aux pôles de compétitivité

 

En 2006, plus de 6 M€ ont été consacrés aux trois pôles de compétitivité parisiens, Cap Digital (numérique), Medicen (santé), Systematic (logiciels et systèmes complexes). Avec cet engagement, la Municipalité catalyse des réseaux de collaboration entre entreprises et universités, laboratoires publics et privés, collectivités territoriales et État.

 

Le pôle Medicen Santé représente plus de 12.000 chercheurs et 45.000 étudiants dans les sciences de la Vie. Ses domaines d’excellence sont internationalement reconnus : cancérologie, neurosciences, maladies infectieuses, maladies cardiovasculaires, ophtalmologie. Paris soutient en particulier la création de l’Institut de la Vision, un projet initié avec l’INSERM et Hôpital des Quinze-Vingts pour accueillir en incubateur des projets d’entreprises dans le domaine de la vision et de l’ophtalmologie. La Ville soutiendra également la création de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, qui verra le jour dans trois ans à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière.

 

Le pôle Systematic concerne pour sa part de nombreux secteurs, de l’automobile aux télécommunications, soit 320.000 emplois en Ile-de-France. Il mobilise notamment l’industrie française (Thalès, EADS, Dassault…), la recherche (Supélec, Polytechnique,…), mais aussi de nombreuses PME parisiennes.

 

Quant au pôle Cap Digital, il concerne l’image, le film numérique, les jeux vidéo et l’éducation numérique et rassemble en particulier de grandes entreprises (Lagardère, France Télécom, EADS), des PME (Odile Jacob multimédia, Exalead, Dark Works) et des Universités, dont Paris VI et son Laboratoire d’informatique. La filière d’activités de ce pôle représente 300.000 emplois en Ile-de-France.

 

Enfin, Paris est partenaire du pôle Industries et Technologies Financières qui renforcera la compétitivité de la place financière de Paris et développera les capacités de financement des entreprises. Ce secteur représente directement 11 % de l’emploi parisien et un gisement d’emploi pour les jeunes diplômés. Paris soutient également le pôle Ville et mobilités durables, dont le champ d’action concerne les transports publics, l’environnement urbain, les économies d’énergie et la gestion des déchets.

 

B) Une politique d’hébergement des entreprises innovantes

 

Paris comptait une seule pépinière d’entreprises en 2001. Aujourd’hui, cinq incubateurs, cinq pépinières et de nombreux pôles d’entreprises sont soutenus par la collectivité parisienne. Ainsi, le nombre de m² dédiés à l’accueil des nouvelles entreprises innovantes a été multiplié par 8, en passant de 5.000 m² en 2001 à 40.000 m² fin 2006. Ce chiffre sera porté à 50.000 m² d’ici la fin de la mandature, tandis que la proposition de la Municipalité pour le prochain Contrat de projet est de 30.000 m² nouveaux à partir de 2008.

           

1) Le soutien à 5 incubateurs d’entreprises innovantes

 

Paris est partenaire de cinq incubateurs d’entreprises innovantes qui hébergent et accompagnent jusqu’à leur création, les projets d’entreprises à forte valeur ajoutée :

-         Agoranov : avec l’Université Pierre et Marie Curie et l’Ecole Normale Supérieure. 63 entreprises et près de 300 emplois créés.

-         Paris Bio Tech : au sein de l’Université Paris 5. Création de 29 entreprises et de 120 emplois.

-         Télécom Paris Entrepreneurs : au sein de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications. Création de 43 entreprises et de 150 emplois.

-         Paris Pionnière : créée il y a un an, avec l’aide de la Région Ile-de-France et de la Caisse des Dépôts. Accompagne 35 projets, portés principalement par des femmes.

-         Paris innovation : rue d’Uzès (2ème). 92 projets pour 495 emplois depuis l’ouverture.

 

2) Une aide importante à 5 pépinières

 

Ces pépinières accueillent, sur une période de un à quatre ans, de jeunes entreprises innovantes, créatrices d’emplois et dynamiques sur le plan international, en leur offrant accompagnement et services mutualisés :

-         Paris Cyber Village (19ème) héberge des entreprises innovantes dans les services numériques de gestion et de traitement de l’information, le développement durable et la technologie financière. Depuis 2001, cette pépinière a permis la création de 700 emplois et de 70 entreprises dont deux ont reçus le prix Technologia 2006. 

-         République innovation (11ème) héberge des entreprises de la Création, du Design et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

-         Paris-Soleillet (20ème) accompagne des entreprises de services. 213 entreprises créées correspondant à 852 emplois depuis l’ouverture.

 

Deux nouvelles pépinières seront créées en 2007 : la pépinière rue des Haies (20ème) à dominante Multimédia et Numérique et la pépinière Cochin pour les entreprises de biotechnologies et de fabrication de médicaments, au sein de l’Hôpital Cochin.

 

            3) Favoriser la création d’hôtels d’entreprises

 

Les hôtels d’entreprises sont notamment créés dans des quartiers en pleine rénovation grâce au Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU), avec la volonté de développer des activités innovantes et compétitives sur le plan international tout en favorisant une diversité d’activités industrielles, artisanales et de services de proximité, insérées dans le tissu économique.

 

Paris Bio Park (13ème), inauguré le 24 octobre dernier, regroupera sur 18.000 m² plus de 700 emplois dans le secteur des biotechnologies, et bénéficiera de la proximité de la future Université Paris 7 dans Paris Rive Gauche. Déjà 30 % des espaces sont commercialisés. La Ville de Paris est disposée, dans le cadre de la convention de partenariat signée entre les deux communes, à soutenir financièrement le projet BioPark 2 à Ivry-sur-Seine.

 

Le pôle Vauvenargues (18ème) accueillera prochainement des entreprises de Création, du Design et du Multimédia. En 2007, seront livrés deux nouveaux pôles d’entreprises : Rue de l’Est (20ème) et Brûlon-Citeaux (12ème). Quant au pôle Raymond Losserand (14ème), consacré notamment à la haute technologie et à l’artisanat, les travaux ont débuté en juin dernier.   

 

Enfin, la Municipalité mobilise les bailleurs sociaux afin qu'ils remettent sur le marché leurs locaux d'activité en pied d'immeuble, par exemple avec l’OPAC, rue des Gardes (18ème) qui a permis l’émergence d’un pôle d’entreprises de création de vêtements et de la mode. Il en est de même avec le pôle d’entreprises de création musicale MILA, également dans le 18ème arrondissement. Huit locaux de l’OPAC et deux de la SAGI feront l’objet de travaux de réhabilitation pour donner une nouvelle dynamique aux commerces de proximité dans le quartier GPRU Saint Blaise (20ème).

 

C) Un dispositif adapté de financement de la création d’entreprise et de l’innovation

 

Dans le cadre de ses compétences légales dans ce domaine, la Ville finance en particulier deux réseaux d’entreprises pour aider le développement de filières d’activités à fort potentiel de croissance : Capital Games (20ème) qui fédère des entreprises des jeux vidéo, et Silicon sentier (3ème) qui regroupe des entreprises de nouvelles technologies et du numérique. La création d’un réseau est en projet pour renforcer le secteur du Design et l’aider à mutualiser ses moyens. Le CODEV fera des propositions en 2007 pour améliorer le dispositif de financement des entreprises innovantes.

 

De plus, la collectivité parisienne participe au dispositif des Prêts d’honneur et Fonds d’amorçage, qui permettent aux créateurs d’entreprise de démarrer leur activité dans de meilleures conditions, avec notamment l’association Paris Entreprendre, l’association Scientipôle initiative ou l’association Paris Business Angels. Il en est de même avec Paris Finance Plus qui offre des garanties aux créateurs et repreneurs d’entreprises, notamment des artisans, commerçants et très petites entreprises localisés dans les territoires de la politique de la Ville ou du GPRU, avec une aide pouvant aller jusqu’à 120.000 €.

 

Par ailleurs, dans le secteur de l’économie solidaire, la Ville a signé une convention avec l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique qui propose des crédits aux très petites entreprises n’ayant pas accès au crédit bancaire. Ainsi, en 2005, 208 personnes, dont près de la moitié de Rmistes ont pu bénéficier d’un prêt. Une convention a également été signée avec les C.I.G.A.L.E.S, Clubs d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Epargne Solidaire, qui a déjà permis la création de 9 entreprises et de 25 emplois. Enfin, deux conventions ont été signées avec deux coopératives d’activités et d’emplois, COOPANAME et ASTROLABE, qui favorisent la création d’entreprises par des porteurs de projets qui peuvent conserver leur assurance-chômage ou leur RMI.

 

Enfin, de nombreuses manifestations permettent la valorisation de l’innovation à Paris. Ainsi, Paris Développement organise chaque année les Circuits de l’innovation qui assurent la promotion du potentiel d’innovation dans les entreprises et dans les laboratoires publics et privés. En outre, le Grand prix de l’innovation permet de valoriser la recherche à Paris tandis que Paris Capitale de la création, événement organisé par les professionnels du design et de la mode et par l’Office du Tourisme et des Congrès, a permis de recevoir 500.000 visiteurs l’année dernière sur 10 salons professionnels.

 

III) Paris, ville numérique

 

Les Européens passent en moyenne quatre heures par semaine sur Internet. Le chiffre d'affaires du commerce en ligne en France devrait atteindre 12 milliards d'euros en 2006, contre 5,7 milliards en 2004. 10,6 millions de Français sont abonnés à l’ADSL. On évalue à 650.000 le nombre de Parisiens connectés, soit près de 60 % de la population, la moyenne nationale étant d’environ 40 %. Ces quelques données montrent l’ampleur de l’enjeu que représente pour Paris la révolution numérique, qui bouleverse notre façon d’être informé, de nous divertir, de nous exprimer, de commercer ou de participer à la vie de la cité.

 

La Municipalité veut être à la pointe de cette révolution numérique, pour faire de la capitale une des métropoles les mieux équipées, avec un accès facile pour tous. Il s’agit non seulement d’un enjeu économique vital, car la qualité des réseaux numériques est une donnée essentielle pour la compétitivité de Paris, mais aussi social et sociétal.

 

En effet, un des objectifs majeurs de la Municipalité est de créer les conditions pour que tous les Parisiens aient accès au numérique, qui devient progressivement un élément important du lien social et du sentiment d’appartenance à la société.

 

Une conférence sur les usages se tiendra à Paris au cours de l’année 2007, où seront abordées les dernières innovations numériques dans les domaines de la culture, de la santé, de l’éducation ou du développement économique.

 

A) Relier 80 % des immeubles parisiens à la fibre optique d’ici 2012

 

Paris possède, avec ses égouts, un ensemble de galeries unique en Europe pour faire passer les câbles (80 % du coût d’un réseau en fibre optique provient des travaux de génie civil nécessaire pour le passage des câbles). Si l’équipement actuel à Paris est déjà significatif,  la Municipalité a souhaité encourager la mise en place de nouveaux réseaux, plus performants pour l’utilisateur final avec par exemple un très haut débit jusqu’à 100 fois plus rapide qu’aujourd’hui.

 

L’intérêt de ces mesures concrètes est notamment de limiter les travaux sur la voirie et de contribuer à la mutualisation des ouvrages existants. Cela permet également d’accélérer la vitesse de diffusion de cette technologie et d’optimiser le coût pour l’utilisateur final.

 

Ainsi, le Conseil de Paris a, en juillet dernier, baissé de 25 % les tarifs des redevances pour les fibres actuellement installées. De même, afin d’encourager la desserte directe des immeubles parisiens, les redevances sur les 400 derniers mètres de nouveaux câblages ont été divisés par 16. Par ailleurs, un travail est engagé avec les bailleurs sociaux (200.000 logements) afin d’étudier la meilleure façon d’équiper leurs immeubles. La Municipalité établira en 2007, en lien avec les opérateurs et les bailleurs sociaux, les règles les plus pertinentes pour mutualiser ces infrastructures.

B) Encourager le WiFi, l’Internet sans fil

 

Les nouvelles technologies se développent très rapidement à Paris. Par exemple, après l’arrivée de la 3G, l’autorité de régulation des télécoms a décidé en juillet 2006 d’attribuer deux licences Wimax en l’Ile de France aux groupes Bolloré et SFR/ 9 Télécom. Paris disposera ainsi de l’ensemble des technologies hertziennes disponibles d’ici 2008.

La Municipalité veut soutenir l’essor du Wi-Fi en offrant aux Parisiens 400 points gratuits d’ici mi 2007. C’est pourquoi un marché, cofinancé par la Région, a été lancé afin d’équiper en Wi-Fi 110 services municipaux (65 bibliothèques, 20 Mairies d’arrondissement, 19 Maisons d’association, 5 Maisons de l’emploi et du développement économique, la Maison des initiatives étudiantes) et 200 jardins ou sites extérieurs, dont le Parvis de l’Hôtel de Ville.

 

Par ailleurs, la Municipalité expérimentera un nouveau mobilier urbain Wi-Fi  qui permettrait d’offrir des conditions adaptées à l’usage d’un appareil numérique en extérieur. Un premier essai sera proposé sur le boulevard Clichy- Rochechouart et Avenue de France.

 

Enfin, la Municipalité souhaite que se développent des expérimentations hertziennes permettant d’envisager une couverture plus générale. Ainsi, le quartier Montorgeuil (2ème) devrait devenir en 2007 le premier « quartier numérique de Paris », grâce à l’engagement des sociétés Fon et Erenis et au travail de l’association Silicon Sentier, soutenue par la Ville et fédérant plus de 100 entreprises parisiennes.

 

De même, le projet Gigacom doit permettre aux PME et aux grands groupes installés à Paris de tester les nouveaux usages de la mobilité grâce à la mise en place d’un réseau très haut débit dans le Nord-Est parisien (40.000 foyers couverts). Ce projet est intégré dans le pôle de compétitivité Cap Digital et bénéficie d’un financement municipal de 1,6 M€.

 

C) L’accès à Internet pour tous : une exigence sociale

Permettre au plus grand nombre de Parisiens d’accéder aux nouvelles technologies et à Internet est une priorité pour la Municipalité. En effet, une part importante de la population n’accède pas ou n’utilise pas ces technologies essentielles pour le développement des liens sociaux, culturels et économiques. Un certain nombre de mesures ont déjà été prises et devront être poursuivies, notamment pour s’adapter régulièrement aux progrès techniques et à l’évolution, assez rapide, des nouvelles technologies.

La Municipalité a d’ores et déjà financé l’ouverture, notamment dans les quartiers GPRU, de 17 Espaces Publics Numériques, permettant aux plus défavorisés de s’initier à Internet et aux outils informatiques. Plus de 120.000 personnes les ont fréquentés, en bénéficiant également de plus de 7.000 heures de formation. Le dernier Espace ouvert en avril 2006, Accesite (13ème) est plus spécifiquement dédié aux personnes souffrant de handicaps moteurs, visuels et auditifs. Deux nouveaux Espaces seront livrés en 2007, puis deux autres en 2008.

Par ailleurs, l’initiation des seniors à l’informatique et à Internet est rendue plus facile grâce aux 19 Clubs Seniors équipés en ordinateurs. 2.560 personnes y ont été accueillies en 2005. En outre, 6 Clubs Seniors permettent un accès libre et gratuit à Internet (4.600 utilisations en 2005).

 

Enfin, la Municipalité cèdera aux Parisiens, par l’intermédiaire d’associations, les 3.000 ordinateurs renouvelés chaque année dans ses Services. La reconfiguration de ces ordinateurs sera réalisée par des structures d'insertion de personnes handicapées.

 

IV) Universités et Recherche : le Paris de l’Intelligence

 

Paris puise une grande part de son dynamisme et de son rayonnement international dans la vitalité de son enseignement supérieur et dans la présence, sur son territoire, d’étudiants et de chercheurs, français ou étrangers. Avec 307.000 étudiants en 2005-2006, soit 13,5 % des étudiants de France, Paris est la première ville universitaire d’Europe.

 

C’est également un pôle de recherche privée et publique de dimension mondiale. Ainsi, cette année, l’une des médailles Fields, équivalent du prix Nobel pour les mathématiques, a été accordée à un universitaire qui habite et travaille à Paris. Autre illustration : parmi les 13 « réseaux thématiques de recherches avancées » sélectionnés par le Ministère de la recherche, 5 sont présents à Paris.

 

Mais plusieurs signes s’avèrent aussi incompréhensibles qu’inquiétants pour l’avenir, menaçant l’attractivité de Paris dans ce domaine : en effet, les moyens accordés par l’Etat aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche parisiens sont totalement insuffisants et ne leur permettent pas d’assurer leur mission. S’y ajoutent la vétusté indigne de nombreuses universités et la faiblesse de l’offre en matière de logement des étudiants.

 

Comment expliquer une réalité aussi accablante à l’heure où l’avenir de notre pays impliquerait au contraire un volontarisme sans précédent s’appliquant à la Recherche et à l’université ?

 

C’est pourquoi, bien qu’il ne s’agisse pas de ses prérogatives légales, la Municipalité a entrepris depuis 2001, de conforter et de valoriser le potentiel universitaire et de recherche de la capitale en agissant dans trois directions : un investissement massif dans les locaux universitaires, le développement des écoles supérieures de la Ville de Paris et l’accueil des chercheurs.

 

A) Un investissement massif dans les locaux universitaires

 

Contrairement aux autres villes qui ont accepté dès 1990 de participer au plan « Université 2000 », Paris n’a consenti à signer une convention avec l’Etat qu’en 2000, entraînant un retard préjudiciable pour la communauté universitaire.

 

La Municipalité actuelle a non seulement respecté les engagements pris en 2000 mais aussi décidé d’aller au-delà dans un avenant plus ambitieux signé en 2002, pour redonner au plus vite des conditions de travail plus décentes à la communauté universitaire parisienne.

 

A ce titre, plusieurs opérations ont été déjà effectuées ou sont en cours, avec un engagement financier de la Ville de Paris de plus de 400 M€ sur cette seule mandature, nettement supérieur à celui de l’Etat dont les engagements à ce stade demeurent en l’occurrence étonnamment flous :

-           L’achat de terrains pour l’implantation de Paris 7 dans Paris Rive Gauche (13ème). C’est la première fois, depuis plus de 30 ans, qu’une université entière est construite à Paris.

-           La participation financière (41 M€) à la construction de deux bâtiments pour   Paris 7, qui seront livrés au plus tard fin 2007.

-           L’achat de terrains dans Paris Rive Gauche d’une part pour l’INALCO et la bibliothèque du pôle de langues et d’autre part pour l’Ecole d’architecture de Paris-Val-de-Seine.

-           La restructuration de la Sorbonne pour la rendre conforme aux normes de sécurité et d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

-           Des subventions d’équipements pour des travaux à Paris 2, Paris 3, Paris 4, Paris 5, Paris 6, Paris-Dauphine, l’ENSAM ou le Collège de France.

-           La mise à disposition des locaux de l’ancien lycée Championnet pour Paris 4.

-           L’achat de terrains pour la création de nouveaux départements pour l’IUT de Paris 7, à Pajol (18ème), projet qui tarde malheureusement à se concrétiser faute du respect par l’Etat de son engagement.

-           L’installation provisoire des laboratoires de Paris 6 et Paris 7 dans l’ancien hôpital Boucicaut, pendant les travaux de désamiantage de Jussieu.

-           La modernisation et la mise en sécurité des locaux de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris et de la Faculté de Médecine de la rue des Saints Pères.

 

La Municipalité regrette vivement que de nombreux projets aient été  retardés, l’Etat n’honorant pas ses engagements dans les délais initialement prévus (plus de deux ans de retard pour les bâtiments de la Halle aux farines et les Grands Moulins dans Paris Rive Gauche, de même que pour la Bibliothèque Sainte Barbe), certains n’ayant même pas commencé faute de crédits (rénovation de Clignancourt-Paris 4 ou construction de l’INALCO par exemple). Cette situation, ô combien pénalisante pour toute la communauté universitaire, est particulièrement inquiétante dans un contexte de discussion sur le Contrat de Projets Etat/Région 2007-2013.

 

Par ailleurs, le classement international établi par l’Université de Shanghaï montre que les établissements d’enseignement supérieur français n’ont pas une taille critique leur permettant d’être compétitifs comparativement aux grands pôles universitaires américains ou anglais. Ainsi, Paris 6, première université française, n’arrive qu’à la 45ème place mondiale. C’est pourquoi la Municipalité encourage les rapprochements au sein de structures comme Paris Universitas (Paris 2, Paris 3, Paris 6, Paris-Dauphine, ENS, EHESS), Paris-Centre (Paris 1, Paris 5, Paris 7) ou Paris-Tech (grands établissements scientifiques). Des conventions partenariales, à l’image de celle passée avec Paris 6, sont envisagées pour concrétiser le soutien municipal.

     

      Enfin, parce que le logement des étudiants est un critère essentiel pour l’attractivité de Paris et la qualité de vie des étudiants, et parce que le retard était considérable en 2001 (seulement 1.215 logements-étudiants gérés par le CROUS en 2001), la Municipalité a adopté un plan de financement de 3.500 logements-étudiants durant la mandature. 2.892 logements ont déjà été financés et plus de 700 le seront d’ici 2008, permettant de dépasser l’engagement pris au début de cette mandature. Au-delà de cette échéance, le projet des Batignolles (17ème) prévoit d’ores et déjà 800 logements-étudiants programmés sur place.

 

La Ville a également participé au financement, avec la Cité Internationale Universitaire, de la réouverture des  221 logements de la Maison du Cambodge, fermée depuis 30 ans, de la réhabilitation de 361 chambres dans la Maison des Provinces de France et de la construction de la résidence LILA qui comporte 268 chambres Porte des Lilas (19ème).

 

B) Dynamiser l’excellence des Ecoles supérieures de la Ville de Paris

 

La Municipalité est très attachée aux Ecoles supérieures de la Ville de Paris dont le prestige et la qualité des enseignements sont internationalement reconnus. Le Prix Nobel de physique attribué à Pierre-Gilles de Gennes en 1991 et à Georges Charpak en 1992 en sont les illustrations les plus marquantes. Paris est la seule ville de France à posséder des Ecoles supérieures et consacre plus de 17 M€ par an à leur rayonnement.

 

Ainsi, l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles (ESPCI), dont les locaux sont progressivement rénovés et sécurisés, pourra, notamment grâce à sa transformation en régie autonome, renforcer ses liens important avec le monde industriel.

 

Par ailleurs, l’investissement significatif de la Municipalité a permis la survie de l’Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris, qui a gardé son habilitation à délivrer un diplôme d’ingénieur et qui reste une référence dans le domaine du génie urbain. Cette école, qui comprend autant d’étudiantes que d’étudiants, fait assez rare pour une école d’ingénieurs, fait notamment appel à des enseignants-chercheurs et développe une activité de recherche. Plusieurs élèves sont engagés dans un programme de soutien à de jeunes Parisiens issus de quartiers en difficulté pour les aider à construire un projet d’études supérieures et à préparer le concours d’entrée à l’Ecole.

 

Enfin, la Municipalité favorise le développement des Ecoles supérieures d’arts appliqués Boulle, Estienne et Duperré, dont le rayonnement international doit être préservé. D’importants travaux ont été effectués à l’Ecole Duperré et d’autres le seront à l’Ecole Boulle. Il est particulièrement anormal que l’Etat, à l’occasion de leur transformation en Etablissements Publics Locaux d’Enseignement rattachés, à titre dérogatoire, à la Ville de Paris, laisse plus de 10 postes de personnels administratifs et d’agents de laboratoire à la charge de la Ville alors qu’ils devraient être mis à disposition par l’Etat.

          C) Améliorer l’accueil des chercheurs
L’accueil des chercheurs à Paris, et notamment des chercheurs étrangers, facteur essentiel de dynamisme et de rayonnement, est une priorité pour la Municipalité. C’est pourquoi, en liaison avec le Conseil scientifique qui rassemble des personnalités du monde de la recherche, de nombreuses initiatives ont été prises pour améliorer les conditions de logement des chercheurs et les bourses de recherche.

 

En partenariat avec la Cité Internationale Universitaire de Paris et la Région Ile-de-France, 250 logements ou chambres supplémentaires sont proposés aux chercheurs. Une résidence sera lancée dans la ZAC Rungis (13ème) pour accueillir des jeunes chercheurs et doctorants. En outre, Paris a contribué à la rénovation de l’ancien Couvent des Récollets (10ème), avec 38 logements réservés pour les chercheurs. 

 

Par ailleurs, la Ville finance avec la Région, le Bureau d’accueil des chercheurs étrangers de la Cité internationale Universitaire qui les aide à trouver un logement et à résoudre les formalités administratives. Cela a concerné plus de 1.500 chercheurs étrangers en 2005.

 

Enfin, 1 M€ a permis de soutenir 14 équipes de chercheurs en 2006 dans le domaine de la recherche médicale et des plus de 100 Bourses de recherche ont été attribuées depuis 2003. En outre, 35 chercheurs étrangers ont bénéficié d’une Bourse de recherche cette année, pour un montant total de 725.000 €, et d’une chambre à la Cité internationale. Des appels à projets de recherches sur Paris sont lancés chaque année : 32 ont été soutenus depuis 2004, dont 12 en 2006 dans des domaines variés (urbanisme, environnement, emploi…).

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