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DISCOURS

Conseil de Paris : Communication du maire de Paris sur la politique pour les familles à Paris

03/04/2006

 

Communication du maire de Paris

sur la politique pour les familles à Paris

 

DFPE 2006 - 299

 

            Selon des études menées en 2002 pour mieux identifier la réalité sociologique des familles parisiennes, près de la moitié des Parisiens vit en famille, selon des structures et des schémas qui se sont cependant extrêmement diversifiés : la moitié des familles comprend un seul enfant, le quart est constitué de foyers monoparentaux – dont 86 % concernent des mères seules – dans les deux tiers des cas, les deux membres du couple travaillent. La diminution du nombre de couples mariés, l’augmentation du nombre de divorces ou de séparations, la recomposition des familles, les naissances hors mariage, le PACS et l’homoparentalité, le départ plus tardif des jeunes adultes du domicile parental, autant de facteurs qui dessinent un paysage complexe des trajectoires de vie et des aspirations des familles parisiennes. 

 

            Face à ces évolutions, le droit civil s’adapte, certes lentement et souvent avec retard, en reconnaissant notamment davantage de droits aux enfants. La politique municipale s’adresse à toutes les familles dans leur diversité, veillant à accompagner l’évolution même de la notion de famille, bien entendu dans le respect des règles légales et de la sphère privée. Ainsi, par exemple, certains maires d’arrondissement ont fait le choix de célébrer les PACS et les baptêmes républicains, même si d'autres y demeurent hostiles par principe.

 

            La "politique des familles" que développe notre collectivité ne saurait se substituer à celle de l'Etat, dont c'est la compétence. Elle traduit cependant une démarche spécifique intégrant à la fois des actes et des prestations, mais aussi la volonté de prendre en compte les familles dans chacune des politiques municipales (priorité au logement social, accueil de la petite enfance, protection de l'enfance, insertion et emploi, développement des aides aux personnes handicapées etc…). Cette dimension "transversale" répond en fait à la variété des enjeux : par exemple, l'égalité entre les femmes et les hommes, demeure un enjeu majeur au sein de ce cadre qu'est la famille ; l'équité territoriale, avec une préoccupation liée à la juste répartition de équipements dédiés aux familles parisiennes ; ou la solidarité, bien entendu,  qui concerne les Parisiens les plus modestes et, au-delà, ceux qui, ponctuellement, peuvent être confrontés à des difficultés en terme d'éducation, de santé ou de mobilité.

 

            Inscrivant son action dans un partenariat solide avec la Caisse d’allocation familiale, Paris -  à la fois commune et département - peut réunir les moyens et les compétences de deux collectivités territoriales et donner ainsi davantage de cohérence à son action.

 

            Depuis 2001, la municipalité parisienne ne se réfère à aucun "modèle familial" en particulier, veillant au contraire à fonder ses choix sur une réalité culturelle et sociologique placée sous le signe de la diversité. Par le passé, en effet, le souci trop exclusif des familles de trois enfants et plus, a conduit à nier la pluralité des schémas familiaux parisiens, pénalisant par là même les foyers à revenus modestes ou moyens avec un ou deux enfants.

 

            De même, contrairement au gouvernement actuel dont on peut contester les leçons qu'il tire de la crise urbaine de novembre 2005, la municipalité rejette la logique consistant à stigmatiser certaines familles et à "sanctionner" les difficultés éducatives qu’elles peuvent affronter dans l’exercice de leur parentalité. Notre choix vise plutôt à renforcer l’accompagnement et le soutien des foyers en difficulté, à développer une vraie politique de prévention en direction des jeunes et à favoriser les liens au sein de la famille, mais aussi entre la famille et son environnement quotidien, notamment scolaire.

 

Si elle ne saurait conduire à des conclusions hâtives, la croissance démographique constatée par l’INSEE – 19.400 habitants supplémentaires à Paris depuis 1999 – est un encouragement à poursuivre dans cette voie, d’autant plus que ce gain démographique s’explique largement par la natalité et l’augmentation de la taille des ménages (1,88 personne par ménage en 2005 contre 1,87 personne en 1999).

 


I. Mieux accueillir les familles parisiennes

 

 

En 2004, répondant à une commande de la Ville, le Centre d’étude et de recherche sur les liens sociaux - sous la direction du sociologue François de Singly - s’est attaché à retracer pourquoi et comment on peut « vivre à Paris en Famille ».

 

Les familles interrogées mettaient d’abord en avant les potentialités offertes par Paris, et les "ambivalences" du quotidien dans la capitale : "le rêve d'un Paris possible ne suffit pas à masquer l'autre visage de Paris : le stress, la fatigue et le coût économique des loisirs". La politique familiale de la Municipalité tente donc de rendre ce « désir de Paris » accessible à tous, dès le premier enfant et à permettre aux parents de mieux surmonter les difficultés concrètes qu'ils peuvent rencontrer.

 

A) Une démarche de large concertation pour plus d’efficacité

 

Dès avril 2003, l’APUR remettait les conclusions de l’étude « La vie des familles à Paris », relevant notamment la nécessité d’adapter les dispositifs institutionnels aux besoins réels des familles. 

 

La réorganisation administrative créant en 2004, un outil administratif spécifique -la direction des familles et de la petite enfance- et des correspondants « familles » dans chaque direction de la Ville et du Département, répondait à cet objectif.

 

Quelles que soient les difficultés sociales objectives qu'elles rencontrent, la Municipalité a choisi de faire confiance aux familles, de donner aux enfants, aux jeunes et à leurs parents les moyens de s’exprimer. Cette démarche a d’abord été menée avec le Conseil consultatif des familles créé en 2002, qui organise la concertation entre experts et associations, notamment celles représentant les familles, pour mieux orienter les actions municipales.

 

Elle se développera également dans les Conseils de crèches qui seront expérimentés prochainement dans certains arrondissements et dans les Conseils de centres de loisirs en cours de création.

 

Enfin, en collaboration avec l’APUR, et avec la contribution de la CAF, de l’INSEE, de l’IAURIF et du Rectorat, un Observatoire des familles à Paris vient d’être créé pour rassembler des données objectives et publiques sur les familles parisiennes, utiles à l’ensemble des élus et des administrations de la Ville.

 

 

B) Répondre aux difficultés de logement pour les familles

 

De nombreux habitants doivent se résoudre à quitter Paris au moment de la naissance d’un enfant, en particulier du fait de la difficulté à se loger dans des appartements de taille suffisante et à des prix abordables. Cette réalité, qui ne date pas d’aujourd’hui, est une vraie préoccupation pour la Municipalité qui a d’ores et déjà pris des mesures concrètes pour tenter d’enrayer ce phénomène.

 

 

            1) Offrir aux familles aux revenus modestes et moyens des logements adaptés

 

Sur les 18.622 logements financés depuis 2001, contre 1.550 par an en moyenne sous la précédente mandature, 38 % sont des logements de 3 pièces et plus. Par ailleurs, un tiers est destiné aux classes moyennes.

 

En matière d’amélioration de l’habitat, les aides à la réhabilitation de l’habitat privé ancien financeront des travaux dans 17.000 logements entre 2005 et 2010, avec le souci de permettre aux familles y résidant de revenir dans leurs logements une fois la réhabilitation achevée. Quant à l’éradication de l’insalubrité et du saturnisme, plus de 2.700 foyers, dont une majorité de familles, ont été relogés et 2.000 autres doivent l’être avant la fin 2007.

 

De plus, le prêt Paris Logement à 0 % s’adresse pour l’essentiel aux jeunes ménages parisiens qui souhaitent accéder à la propriété, si possible en restant à Paris. En 2005, le nombre de bénéficiaires a dépassé 1.100.

 

2) Un soutien particulier pour les familles en difficulté

 

Les familles les plus vulnérables socialement, peuvent être relogées ou bénéficier d’actions de prévention des expulsions locatives. En outre, alors que Paris concentre déjà la moitié des places d’hébergement d’urgence, deux nouveaux centres pour les femmes seules en grande difficulté avec enfant ont été ouverts depuis 2001 dans le 11ème et le 17ème arrondissement, d’une capacité totale supérieure à 200 places.

 

Les difficultés économiques et sociales des familles ne trouvent malheureusement pas une réponse efficace dans les politiques familiales actuellement mises en œuvre au niveau national. Pourtant, ni les travaux du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) soulignant l’existence d’un million d’enfants dont les familles vivent sous le seuil de la pauvreté dans notre pays, ni les préconisations de la Commission « Familles, vulnérabilité et pauvreté » réunie en vue de la conférence de la famille 2005, n’ont fait l’objet de propositions gouvernementales, alors même que l’actualité met en évidence la paupérisation d’une frange importante de la population.

 

Dans ce contexte et pour tenir compte de la part croissante des dépenses de logement dans le budget des familles parisiennes, la Municipalité a développé plusieurs prestations contribuant à la solvabilisation des dépenses de loyer et à la prévention des impayés.

 

Ainsi, 5.000 foyers monoparentaux, dont la fragilité économique est réelle, bénéficient des 122 € mensuels de « l’allocation logement familles monoparentales » créée en 2002.

 

Par ailleurs, l’aide au logement des familles, jusqu’alors réservée aux familles de trois enfants et plus, a été refondue en octobre 2005 sous le nom de « Paris Logement Familles ». Désormais délivrée sous condition de ressources, cette allocation est ouverte aux familles dès le 2ème enfant (ou ayant un enfant handicapé). Les plafonds de ressources (5.000 € pour les familles de 3 enfants et plus, 2.000 € pour les familles de 2 enfants) illustrent la volonté claire d'intégrer légitimement les classes moyennes. Au terme de sa montée en charge, cette prestation devrait bénéficier à environ 28.000 familles.

 

 
C. Aménager l’espace urbain selon les besoins des familles

 

Dans toute grande métropole à l’urbanisme dense, la qualité des espaces publics (rues, jardins, places, berges…) revêt une importance particulière. Les préoccupations relatives à la sécurité des enfants, à leur autonomie et à la cohabitation entre familles et adultes sans enfants dans les espaces publics sont à prendre en compte dans la conception des aménagements.

 

1) Faciliter les déplacements 

 

Les déplacements du jeune enfant, de l’enfant, du pré-adolescent, du jeune, se font selon des modalités différentes. S’il revient aux parents d’accompagner leur enfant vers l’autonomie et de lui apprendre à se déplacer dans son quartier, il appartient à la ville de faciliter les déplacements et les rendre plus sûrs.

 

Tous les travaux d’aménagement urbain engagés par la Municipalité depuis 2001 ont pris en compte le souci de renforcer la sécurité des déplacements des familles. Ainsi, la mise en place d’ « oreilles » sur les passages piétons et de feux adaptés facilite la sécurité des déplacements des enfants, au même titre que la sécurisation de 232 points école.

 

A cet égard, le Schéma directeur d’accessibilité à la voirie concerne aussi bien les personnes handicapées que les parents avec poussette ou les personnes âgées, de même que la constitution progressive d’un réseau de transports en commun de surface totalement accessible avec les bus et le tramway.

 

D’autres services collectifs peuvent être imaginés. Ainsi dans le 9ème arrondissement, un service de transport gratuit emmène le mercredi et pendant les vacances les enfants de 3 à 11 ans et leurs accompagnateurs au conservatoire ou à la piscine...

 

De plus, la collectivité parisienne dégage 500.000 € pour que 7.000 jeunes collégiens et lycéens parisiens boursiers bénéficient de tarifs réduits sur leur Carte Imagine R.

 

Le Plan des déplacements à Paris intégrera les préoccupations et les propositions des familles, notamment à travers le Conseil consultatif des familles à Paris, le Conseil de la vie étudiante et les Conseils de la jeunesse qui sont associés à cette démarche.

 

2) Profiter de la Ville en famille

 

De très nombreuses animations organisées ou soutenues par la Ville s’adressent aux familles, comme par exemple Paris Plage, le premier festival de cinéma destiné aux enfants et aux adolescents ou le projet d’une « Nuit Blanche» à vivre en famille.

 

De plus, les 13 sites de l’opération « Paris respire » sont largement fréquentés par les familles et présentent un nouveau visage de la ville, plus ouverte aux circulations douces (vélo, rollers, marche à pieds…) et aux groupes qu’ils soient familiaux ou autres.

 

Enfin, en rendant accessibles les pelouses des jardins et squares, en y multipliant les jeux destinés aux enfants, en créant le programme Paris Nature qui propose un large choix d’activités aux enfants et aux parents qui les accompagnent, en multipliant les jardins pédagogiques dans les établissements d’accueil des jeunes enfants et les centres de loisirs, la Municipalité a profondément revu la manière dont les espaces verts peuvent être utilisés par les familles. L’adaptation des squares est à ce titre un enjeu important pour la vie quotidienne des familles comme en témoignent les demandes recueillies pendant la phase d’élaboration du Plan Local d’Urbanisme et émanant des parents, des gardes à domicile ou des assistantes maternelles. 

 

3)  La vie des familles : une priorité pour la Politique de la ville

 

La Politique de la Ville a pour objectif d’améliorer le cadre de vie des habitants des quartiers populaires longtemps délaissés. Les difficultés particulières des familles sont prises en compte dans les différents projets élaborés par la Municipalité.

 

Ainsi par exemple, le projet social de territoire mis en œuvre sur les quartiers Bédier Boutroux et Chevaleret Oudiné (13ème) a pour axes principaux le soutien des compétences parentales, la prévention et la protection de l’enfance. Il permet de développer des activités impliquant toute la famille, comme l’opération couverture des livres scolaires en CM2 et 6ème, en présence des parents, enseignants, travailleurs sociaux, associations et club de prévention.

 

Par ailleurs, la gestion urbaine de proximité mise en place dans les quartiers Politique de la ville permet aux habitants d’intervenir sur l’espace public. On peut citer l’exemple de la Porte Pouchet (17ème) avec le square Borel qui était peu fréquenté par les habitants en raison d’un sentiment d’insécurité. La démarche associant les services publics et les habitants (parents, assistantes maternelles, enfants, jeunes) a redonné au square sa vocation de lieu de convivialité pour les familles. On peut citer aussi la création depuis 2002 de nombreux jardins partagés qui accueillent régulièrement adultes et enfants.

 

Enfin, de nombreux équipements publics construits ou modernisés dans les quartiers du Grand Projet de Renouvellement Urbain s’adressent aux familles comme les centres sociaux, les centres d’animation ou les équipements sportifs…


II- L’enfant dans la ville

 

Dans les deux tiers des cas, les deux membres d'un couple parisien travaillent, et le taux d’activité des femmes entre 20 et 49 ans s’élève à 70 % contre 63 % en France. Plus qu’ailleurs, la conciliation des temps familiaux, sociaux et professionnels constitue un enjeu central.

 

La politique menée en matière d’accueil de la petite enfance, d’offre périscolaire et de loisirs familiaux a pour objectif d’améliorer le quotidien des Parisiennes et des Parisiens. Mais il ne suffit pas de développer le nombre d’équipements et de services, il faut aussi en garantir la qualité et en permettre l’égal accès à toutes les familles.

 

A) Une politique de services et d’équipements dont le fil rouge est l’enfant et sa famille

 

L’arrivée d’un enfant dans une famille entraîne de nouveaux besoins que la collectivité publique doit être en mesure de satisfaire, qu’il s’agisse d’accueil de la petite enfance, de conditions de scolarité ou de loisirs.

 

1) Un effort sans précédent pour l’accueil de la petite enfance

 

Le programme de 4 500 places ouvertes durant la mandature promis en 2001 sera largement atteint, notamment grâce au partenariat avec la Caisse d’allocations familiales. Le mandat municipal étant prolongé d’un an, cette programmation initiale est complétée par 700 places supplémentaires, ce qui portera l’effort de la Municipalité, au terme de la mandature, à 5.200 places nouvelles d’accueil collectif offertes aux familles parisiennes.

 

D’ores et déjà, une centaine de nouvelles crèches et haltes garderies ont été ouvertes à Paris depuis 2001, avec une priorité aux arrondissements les moins pourvus, prenant en compte le nombre d’enfants de moins de 3 ans (recensement 1999) et l’offre existante de places en accueil collectif et chez les assistantes maternelles. 1.800 jeunes enfants porteurs de handicaps ou de maladies chroniques sont aussi accueillis dans des crèches ou halte garderies.

 

L’accueil de la petite enfance s’adapte aux modes de vie des familles. En effet, plus de 1 000 places proposent des horaires élargis. Deux arrondissements expérimentent depuis 2005 « DOMINO », un mode de garde relais à domicile à des horaires atypiques.

 

Parallèlement, 6 Relais Assistantes Maternelles ont ouvert leurs portes et 4 autres ouvriront prochainement. Ils permettent aux assistantes maternelles de se rencontrer et aux enfants de pratiquer des activités collectives dans un lieu adapté.

En outre, certaines mairies d’arrondissement ont aménagé des haltes-garderies dans leurs locaux, notamment pour accueillir les enfants pendant que les parents effectuent leurs démarches administratives.

 

Enfin, pour soutenir tous les modes d’accueil et offrir aux parents un choix le plus diversifié possible, une nouvelle aide à la garde à domicile, "Paris Petit à Domicile" (PAPADO), a été créée dans le cadre de la réforme des aides facultatives du CASVP. Cette aide, délivrée sous condition de ressources, complète le dispositif national PAJE (prestation d’accueil du jeune enfant) et est proposée aux parents dès leur premier enfant.


2) Mieux associer les parents aux activités de leurs enfants à l’école

Depuis le début de la mandature, 226 locaux-classes ont d’ores et déjà été construits. Au total, 28 écoles neuves seront livrées pendant la mandature contre seulement 12 pendant la mandature précédente. De plus, 10 écoles neuves sont déjà programmées pour les rentrées de 2008 à 2010.

 

Dès le mois de septembre de leurs trois ans, quasiment tous les petits Parisiens sont accueillis à l’école. Il est cependant très regrettable que le Ministère de l’Education nationale n'affecte aucun enseignant à 56 salles de classes maternelles. Comment l'expliquer, alors qu’à Paris, seuls 4 % des enfants de 2 à 3 ans fréquentent une école maternelle contre 32 % en moyenne nationale ?!

 

 De plus, la Municipalité a engagé dès 2001 un effort très important en matière d’entretien du patrimoine scolaire municipal et départemental, avec un budget augmenté de 30 % par rapport aux crédits inscrits en 2000. Dans le cadre du plan de lutte contre le bruit, environ 70 locaux réfectoires et dortoirs feront l’objet de travaux pour améliorer le confort acoustique. Pour ce qui concerne plus spécifiquement les sanitaires, environ les deux tiers des écoles et collèges nécessitaient des travaux en 2000. De 2001 à 2005, 336 rénovations de sanitaires ont été réalisées. Cet effort se poursuivra dans le cadre du plan d’investissement pluriannuel, et au moins 160 opérations supplémentaires sont programmées d’ici la rentrée 2007.

 

En outre, 334 écoles, dont 290 contenant du plomb, ont déjà été traitées. Concernant l’amiante, la Ville procède périodiquement au contrôle de l’état de conservation des flocages, calorifugeages et faux plafonds de l’ensemble des écoles parisiennes. Une vingtaine de contrôles ont été effectués cette année et des chantiers d’envergure sont en cours pour désamianter l’école 132 rue d’Aubervilliers (19ème) ou le collège Mallarmé (17ème).

 

Par ailleurs, afin d’offrir aux familles un service de restauration scolaire de qualité et à des tarifs équitables, plusieurs mesures ont été prises. Ainsi, le Conseil de Paris a décidé lors de sa dernière séance de faire passer la subvention de la Ville aux Caisses des écoles de 5,28 € à 5,38 € par repas servi, soit une augmentation de 1,9 %. De plus, des produits bio sont introduits dans les repas et la lutte contre l’obésité sera poursuivie avec l’aide des médecins scolaires.

 

Enfin, pour mieux associer les parents à la vie scolaire de leurs enfants, des représentants de parents sont membres du Conseil parisien de la restauration scolaire qui vient d’être créé.

 

 

            3) Des activités périscolaires ou de soutien scolaire adaptées aux besoins

 

Pour tenter de remédier aux inégalités entre les familles, le plan parisien pour la qualité des activités périscolaires a été défini et mis en œuvre à partir de 2002, avec une augmentation de 10 M€ du budget. Dans chaque école, un animateur référent est l’interlocuteur des parents et du directeur ou de la directrice d’école, autour d’activités très diversifiées, comme les ateliers bleus par exemple, le soir ou pendant les interclasses. Des dizaines de milliers d’enfants sont concernés par ces activités. Des goûters récréatifs dans les écoles maternelles améliorent la qualité de ce temps important pour les enfants.

 

Dans le cadre de l’audit des activités périscolaires réalisé par l’Inspection Générale de la Ville, la Municipalité a confié à l’institut BVA la réalisation d’une étude destinée à mesurer le degré de satisfaction des parents parisiens à l’égard de l’offre périscolaire actuelle. 3.565 parents d’élève ont répondu à cette enquête. Entre autres résultats : 66 % estiment que la qualité des repas est bonne, 71 % des conditions de sécurité et d’hygiène, 73% du contenu des activités pratiquées, 80 % déclarent que leur enfant est satisfait des activités pratiquées,  79 % estiment enfin que la refonte des tarifs en fonction des revenus des parents est positive.

 

Enfin, de nombreuses initiatives associatives ou municipales prennent le soir le relais de l’école pour apporter un accompagnement scolaire aux enfants en associant souvent les parents à leur apprentissage. Plus de 100.000 élèves et collégiens bénéficient de ces actions avec le Programme départemental de lutte contre l’échec scolaire, les « clubs coup de pouce » pour les enfants de CP et de CM2, les « ateliers lecture expression mathématique » pour les élèves de CM2 ou encore le dispositif « action collégiens ». Soutenues par la ville, plus de 40 associations de proximité interviennent également dans  le soutien scolaire

 

4) Une large palette de loisirs partagés à la disposition des familles

 

Le rythme parisien segmente les temps familiaux et induit de nouvelles demandes en matière de loisirs. Ainsi, au-delà de l’offre en équipements nouveaux, des mesures concrètes sont prises pour favoriser un usage familial des services publics de loisirs et pour renforcer la concertation avec les parents, notamment à travers la création prochaine de Conseils de centres de loisirs associant des représentants des parents et les animateurs.

 

Il convient de rappeler l’aide substantielle apportée aux familles pour leur accès aux loisirs. Appelée « Paris Forfait Familles », elle est ouverte aux familles d’au moins trois enfants (ou un enfant handicapé) dont les ressources mensuelles n’excèdent pas 5.000 €, et qui ont habité Paris pendant au moins 3 ans dans les 5 années écoulées. Versé annuellement, son montant est de 305 € lorsque les ressources familiales sont inférieures à 3.000 €, et de  120 € pour des ressources comprises entre 3.000 et 5.000 €. Il y avait 26.340 bénéficiaires de cette aide au 31 décembre 2005.

 

Cette aide s’ajoute aux avantages de la carte « Paris Pass Familles », qui, reprenant strictement les dispositions de l’ancienne Carte Paris Famille, accorde des tarifs préférentiels aux services municipaux (activités périscolaires, expositions temporaires) ainsi que la gratuité des piscines municipales, et est accessible à toutes les familles d’au moins 3 enfants, sans condition de ressources.

 

A noter que le nombre exact de foyers titulaires de la Carte Paris Familles était au 31 décembre 2004 de 30.683. Le changement d’intitulé opéré en Octobre 2005 n’a pas entraîné, contrairement à certaines affirmations, de diminution du nombre de bénéficiaires puisqu’au 31 décembre 2005, on dénombre 31.224 titulaires de l’ancienne Carte Paris Familles encore valide ou du nouveau Paris Pass Familles.

 

Le « Plan Eté Piscine », en élargissant les horaires d’ouverture, permet de venir plus facilement en famille. Par ailleurs, les « bébés nageurs » connaissent un succès qui ne se dément pas. Il en est de même pour le Plan « sports en liberté » qui facilite l’usage familial de petits terrains de sports, le soir, le week-end et les vacances scolaires.

La piscine sur la Seine (13ème) ou la piscine-patinoire Pailleron (19ème), dont les ouvertures sont prévues en juin, constitueront de nouveaux lieux de pratique sportive pour les familles.

 

De même, les bibliothèques ont opéré d’importants changements. En développant les activités ouvertes aux familles, en se déplaçant « hors les murs », en favorisant la pratique familiale de la lecture ou en accueillant l’association « LIRE à Paris », elles sont devenues des lieux à vivre ensemble, accessibles à toutes les familles.

 

Par ailleurs, les vacances constituent un moment privilégié pour se retrouver en famille. Au-delà de Paris Plage, qui s’adresse d’abord aux familles ne pouvant pas partir en vacances, le programme Ville-Vie-Vacances, destiné aux jeunes de 8 à 21 ans qui restent l’été à Paris, s’ouvre de plus en plus aux activités partagées entre enfants et parents.

 

De plus, dans le cadre du soutien au tourisme social, des foyers monoparentaux peuvent bénéficier depuis 2005 d’une aide spécifique au séjour en villages de vacances, également ouverte aux parents qui n’ont pas la garde habituelle de leurs enfants, grâce au partenariat noué avec l’association « Renouveau vacances ». En outre, « séjours aventures» et «vacances arc-en-ciel» permettent à de nombreux enfants de partir en vacances.

 

Enfin, 7 nouveaux centres d’animation auront été créés au cours de la mandature : 2 ont été créés en 2005, 2 le seront en 2006, 2 en 2007 et 1 en 2008. Les centres d’animation, qui accueillent aujourd’hui plus de 50.000 adhérents de tous âges, dont la moitié a moins de 26 ans, offrent de très nombreuses activités ajustées à l’évolution permanente des besoins. L’effort porte notamment sur l’extension des horaires d’ouverture et sur une refonte de leurs tarifs, dont l’entrée en vigueur est prévue en septembre 2006, de façon à les rendre plus homogènes, plus justes, et accessibles à tous, grâce à l’application du quotient familial.

 

 

B) Un service public municipal dédié aux attentes des familles

 

La modernisation du service public municipal et son adaptation aux nouveaux besoins des usagers concernent souvent les familles, qu’il s’agisse des modalités de paiement des crèches, des formalités d’inscription aux centres de loisirs ou de réservation des courts de tennis. Il convient également de proposer des tarifs justes, c’est-à-dire en fonction des revenus, afin qu’aucune famille ne soit écartée de l'accès à un service public pour des raisons financières.

 

 

1) S’adapter au « temps » des familles Parisiennes

 

Grâce au Bureau des Temps, de nombreuses actions concrètes sont menées pour mieux harmoniser les horaires des équipements municipaux et élargir leurs plages d’ouverture. Sont d’ores et déjà concernés les bibliothèques (Port-Royal et Mouffetard dans le 5ème, Vandamme dans le 14ème), les piscines en nocturnes (2 établissements supplémentaires depuis le début 2005 : Valeyre dans le 9ème et Hébert dans le 18ème), les parcs et jardins ou encore le Petit Palais avec des horaires d’ouvertures différenciés, certains jours de 12h à 20h et une nocturne par semaine lors des expositions temporaires.

 

 

2) Simplifier  les démarches administratives

 

Les démarches administratives sont aujourd’hui plus simples. Par exemple, les parents qui le souhaitent peuvent désormais bénéficier d’un prélèvement mensuel automatique lorsque leur enfant est accueilli en crèche. Le dossier d’inscription comporte une liste standard de pièces à joindre.

 

Pour aller plus loin, un « compte familles » devrait permettre aux parents de régler les activités périscolaires municipales avant d’envisager dans un second temps le règlement de l’ensemble des activités de loisirs.

 

Le site Internet de la Ville, quant à lui, permet désormais de télécharger la plupart des formulaires administratifs, de réserver les courts de tennis, de consulter les catalogues des bibliothèques ou d’effectuer des demandes d’état-civil, avec un gain de temps précieux pour les familles.

 

3) Proposer une tarification plus juste

 

Pour rendre les tarifs de nos services et équipements municipaux plus équitables, plus cohérents et plus lisibles, leurs modes de calcul ont été unifiés et adaptés aux capacités financières des familles. L’introduction du quotient familial se généralise dans la tarification des activités « par abonnement ». Ce système, le plus simple pour ajuster les tarifs aux ressources et au nombre d’enfants, offre la souplesse nécessaire pour prendre en compte les spécificités des familles.

 

Enfin l’accès aux collections permanentes des musées municipaux a été rendu gratuit et des tarifs très attractifs sont proposés pour les activités culturelles et pédagogiques qu’ils proposent, avec un succès de fréquentation croissant.

 

4) Améliorer  l’information

 

Pour disposer d’informations facilement et sans se déplacer, deux vecteurs ont été privilégiés. D’une part, un site spécifique www.familles.paris.fr sera prochainement mis en ligne pour offrir aux familles un panorama complet des services à leur disposition. Pour favoriser l’égal accès de toutes les familles à l’information, certains documents, comme « Mode d’accueil-mode d’emploi », ont d’ores et déjà été traduits en plusieurs langues étrangères.

 

D’autre part, depuis 2004, le « fil info Famille » renseigne et oriente par téléphone les parents qui se posent des questions de fond, par exemple d’ordre éducatif. Gérée par l’« Ecole des Parents et des Educateurs », cette ligne téléphonique est subventionnée par la Ville de Paris.

 

Par ailleurs, 4 Maisons de l’enfance sont spécialisées sur les questions concernant la petite enfance, avec une forte dimension de proximité. Ainsi, la Maison de l’enfance du 19ème  arrondissement située rue de la Moselle propose aux mères africaines des « palabres » avec une interprète, qui leur permettent de rompre leur isolement et d’accéder à des services qu’elles ne connaissaient pas.

 

En outre, la Mairie du 12ème arrondissement a mis en place un Relais informations familles qui regroupe, en un même lieu, des fonctions généralistes d’accueil, d’information et d’orientation.

Les familles s’y voient proposer un service personnalisé, quel que soit l’âge de leurs enfants, pour organiser leur vie quotidienne, mener des démarches particulières, faire valoir leurs droits ou rechercher des solutions aux problèmes qu’elles peuvent rencontrer. Les agents du Relais ont la possibilité, en cas de besoin, de contacter un correspondant local au sein de chacune des administrations ou institutions partenaires du projet : CAF, Caisse des écoles, Maison des associations, CASVP, DAC, DASCO, DASES, DFPE, DJS, DPJEV.

 

Enfin, une information sur la sexualité est dispensée par le numéro vert  0 800 803 803 et dans les Centres de planification et d’éducation familiale. La gratuité, l’anonymat, la facilité d’accès à cette information militent pour le développement de ces centres. Il ne faut pas oublier qu’un tiers des grossesses en France est non prévu et que ces grossesses non prévues se terminent dans la moitié des cas par un avortement. Il y a donc toujours urgence à développer l’accès à la contraception. Là encore, il convient d’aller au plus près des besoins des Parisiennes et des Parisiens et développer les informations « hors les murs», notamment dans les établissements scolaires du second degré.


III. Un devoir de solidarité avec les familles parisiennes

 

 

Les données statistiques disponibles sur la sociologie parisienne permettent d'établir que :

-         41 % des pères (1) de 1 ou 2 enfants,

-         37 % des pères de 3 enfants,

-         25 % des foyers monoparentaux avec 1 ou 2 enfants,

entrent dans la catégorie des cadres ou professions intellectuelles supérieures. 

 

Pour autant, 10 % des familles sont en situation précaire et cette précarité est corrélée au nombre d’enfants : 17 % des couples avec 3 enfants et 50 % des foyers monoparentaux avec 3 enfants vivaient sous le seuil de pauvreté en 2001.

 

Il faut donc mieux accompagner les familles aux différentes étapes de leur vie, être plus solidaires avec les familles en difficultés et renforcer les solidarités familiales et intergénérationnelles au sein de notre ville.

 

A) Accompagner les familles aux différentes étapes de leur vie

 

La grossesse, la naissance ou l’arrivée de l’enfant et les premières années de sa vie sont des moments essentiels. Le travail mené avec les familles dans les consultations du service de Protection Maternelle et Infantile est, à ce titre, particulièrement important.

 

Les 69 et bientôt 71 consultations de PMI, présentes sur tout le territoire parisien, fournissent un service de prévention sanitaire et médico-sociale de grande qualité et participent à la construction d’une politique familiale de proximité, non stigmatisante. Elles suivent le développement du tiers des enfants de moins de 6 ans à Paris et contribuent, en lien avec le service médico-social scolaire, aux programmes de prévention de l’obésité et du saturnisme notamment.

 

Outre les actions menées par le service de Protection Maternelle et Infantile auprès de toutes les familles parisiennes, un travail en réseau est engagé pour proposer aux couples ou aux femmes qui traversent les plus grandes difficultés les moyens de tisser avec leur enfant des liens solides et positifs. Accès au suivi médical, logement, suivi social : un dispositif complet est en discussion avec la Caisse primaire d’assurance maladie, des associations et l’AP-HP.

 

Quand l’enfant grandit, le relais des actions de la PMI est pris par le Service des actions médico-sociales scolaires, qui suit environ 140.000 élèves des écoles maternelles et primaires publiques et associe étroitement les parents.

 

Par ailleurs, les familles peuvent parfois se retrouver en grande difficulté, à la naissance d’un enfant handicapé. Un quatrième centre d’action médico-sociale précoce a ouvert ses portes en 2005 dans le 18ème arrondissement.

 

De nouvelles perspectives d’accompagnement spécifique s’offrent également pour les parents adoptants avec l’ouverture en 2006 dans le 11ème arrondissement de la Maison de l’adoption. Le Département de Paris est celui où la demande d’adoption est la plus forte de France, avec 500 demandes chaque année et plus de 1.500 familles titulaires d’un agrément.

 

De plus, afin de répondre au besoin de soutien et d’accompagnement qu'expriment légitimement certains parents, des lieux d’accueil parents-enfants sont implantés sur l’ensemble du territoire parisien. D’ici la fin de l’année, il est prévu de subventionner quatre nouveaux de ces sites, dans le 10ème, le 13ème, le 18ème et le 19ème.

 

Enfin, un site Internet est actuellement en cours de construction avec la Caisse d’allocations familiales. Il permettra de faire connaître aux parents l’existence de services publics ou associatifs où ils pourront être renseignés, échanger avec d’autres parents ou être aidés face à une difficulté particulière avec leurs enfants.

 

B) Une solidarité renforcée avec les familles en difficulté

 

Les familles qui se heurtent à des difficultés, qu’elles soient d’ordre socio-économique ou familial (liens enfants–parents, handicap d’un enfant, décès…) nécessitent un soutien particulier. Une vision progressiste de la vie sociale et du rôle des pouvoirs publics conduit à bien articuler les différents niveaux de solidarités - familiales, de proximité, privées et publiques - et, en tant que collectivité, à encourager les solidarités dont les familles ont besoin.

 

            1) Adapter les aides financières aux besoins particuliers des familles parisiennes

 

Les aides du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris ont été profondément réformées, dans un souci de justice sociale mais aussi d'efficacité accrue : ainsi, désormais, elles tiennent compte des revenus des familles ; plus conformes à la sociologie parisienne, elles s’appliquent dès le premier ou le deuxième enfant et leurs conditions d’octroi ont été élargies pour les foyers monoparentaux en particulier pour l’aide au logement.

 

En outre, toutes les aides du CASVP sont depuis juin 2005, ouvertes aux personnes étrangères en situation régulière et, comme pour tout bénéficiaire, résidant à Paris depuis au moins trois ans. Cette disposition est inédite dans la capitale.

 

De plus, en adéquation avec le nombre de décisions de résidence alternée prononcées par les juges aux affaires familiales, les allocations du CASVP peuvent désormais être réparties entre les deux parents.

 

            2) Les centres sociaux : des acteurs majeurs de la solidarité

 

Différents interlocuteurs, publics ou associatifs, peuvent favoriser les solidarités de voisinage entre les familles et entre les générations. Les centres sociaux y contribuent directement dans le cadre de démarches de développement social local : les financements consacrés aux 24 centres associatifs (dont 4 créés depuis 2001) ont quadruplé depuis 2001, avec notamment la création de postes d’animateurs de prévention précoce. Différentes associations de quartier et, selon leur projet pédagogique, les centres d’animation peuvent également valoriser les activités faites en famille et ouvrir des perspectives sur d’autres projets ou sur le besoin de communiquer. 

 

3) Lutter contre les violences faites aux femmes

 

Les violences entre adultes au sein de la famille, et tout particulièrement celles infligées aux femmes, constituent un fléau qu’il faut combattre inlassablement. Depuis 2003, la Municipalité a augmenté de 48 % le soutien aux associations qui mènent de multiples actions concrètes: création de lieux d’écoute, réhabilitation et construction de lieux d’hébergement, formation des fonctionnaires de la Ville, actions de prévention auprès de plus de 9.000 collégiens…

 

De plus, un accueil spécifique a été mis en place en 2005 par l’association Ni Putes Ni Soumises au sein du Point d’accès aux droits du 20ème arrondissement pour les jeunes filles victimes ou menacées de mariage forcé. 

 

            4) Un effort important pour la Protection de l’enfance

 

En 2003, la Ville de Paris a adopté avec l’Etat, le CASVP, la CAF, l’AP-HP, l’Association des pédopsychiatres parisiens et l’URIOPSS (qui fédère les réseaux associatifs sociaux et médico-sociaux), un Schéma départemental de prévention et de protection de l’enfance qui fixe des objectifs de prévention, d’aide aux familles et de protection de l’enfance.

 

Ce schéma a conforté de nouvelles pratiques conciliant protection de l’enfance et respect des compétences parentales. Les interventions et les aides éducatives sollicitées par les parents y sont particulièrement valorisées, qu’il s’agisse d’en bénéficier avec leurs enfants dans leur cadre de vie habituel ou en leur permettant d’être provisoirement accueillis dans un autre cadre, famille ou établissement d’accueil.

 

280 M€ ont été inscrits au Budget 2006 au titre de l’Aide sociale à l’enfance pour mettre en œuvre toutes les mesures concrètes nécessaires à une action de fond sur ce sujet particulièrement important pour ces nombreux enfants et familles en détresse. Par ailleurs, les actions éducatives en faveur des jeunes en difficulté -souvent en situation de rupture familiale- ont été considérablement développées avec la création depuis 2001 de 65 postes d’éducateurs de rue au titre de la prévention spécialisée.

 

C)  Intensifier les solidarités familiales intergénérationnelles

 

Les familles constituent un élément important de la solidarité intergénérationnelle et sont notamment en première ligne lorsque survient la perte d'autonomie d'un parent âgé. La Municipalité s'est attachée depuis 2001 à renforcer les liens intergénérationnels (jumelages club/école, aides aux associations) et à accompagner la prise en charge d'un parent âgé en perte d'autonomie.

 

Des actions innovantes ont ainsi été développées pour soutenir les familles en finançant des postes de psychologues dans les associations d’aide à domicile. Par ailleurs, pour permettre aux familles de confier pendant une ou plusieurs journées un proche atteint de la maladie d'Alzheimer, 8 centres de jour existent en 2006 contre 1 en 2001. 

 

Enfin, un soutien est apporté à des initiatives comme l’animation par des retraités de l’Espace numérique, équipement généralement très fréquenté par les jeunes, aux Olympiades (13ème) ou encore l’implantation d’équipements communs pour l’accueil des jeunes enfants et des personnes âgées dans le quartier Fontaine au Roi (11ème) ou prochainement Porte de Vincennes (12ème).


(1) Selon les critères d’usage de l’INSEE

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