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DISCOURS

Conseil de Paris : Communication sur la rentrée scolaire 2003

22/09/2003

Responsable de la construction et de l'entretien des écoles, des collèges et des lycées municipaux, la Ville de Paris a poursuivi cette année son effort entrepris dès 2001 pour réaliser des écoles neuves : ainsi, cinq établissements nouveaux ont été livrés dès cette rentrée 2003 et deux autres le seront d'ici janvier.

Par ailleurs, pour améliorer le confort et la sécurité des élèves et des personnels (éradication du plomb, et de l'amiante dans les écoles qui en contenaient encore, travaux de sécurité et de mise aux normes de toute nature) , la collectivité parisienne consacre à l'entretien du patrimoine scolaire un budget en constante augmentation depuis trois ans : en moyenne, 97.000 euros ont été investis par école entre 2001 et 2003 contre 71.000 euros entre 1998 et 2000.

Les cantines scolaires ont, elles aussi, fait l'objet d'opération lourdes : ainsi, 14 cantines ont été restructurées pour cette rentrée. L'attention portée aux goûts des enfants, aux conditions d'hygiène et à la sécurité alimentaire est constante et les Caisses des écoles ont été dotées des moyens correspondants.

Le bien-être et la réussite des élèves parisiens nécessite, outre l'effort consacré au patrimoine scolaire, une offre de loisirs éducatifs bien encadrés, variés et de qualité. En effet, la manière dont un enfant met à profit son temps en dehors des heures de classe influe sur son épanouissement et sur la formation de sa personnalité. C'est pourquoi la Ville de Paris a investi 10 M€ supplémentaires pour le périscolaire en 2002 et entrepris une réforme des tarifs qui prend en compte les ressources des familles.

Pour 2003, la concertation entre la Mairie centrale, les Mairies d'arrondissement et l'Académie a permis que la rentrée s'effectue dans des conditions satisfaisantes, tant pour les élèves des écoles élémentaires que pour les enfants de trois ans et plus en maternelle.

En revanche, Paris accuse un retard important sur le reste de la France pour l'accueil des enfants de moins de 3 ans. En effet, le taux parisien de scolarisation des enfants de 2 à 3 ans était de 8,5 % en 2002 et de 35 % au niveau national. Malgré l'effort entrepris par la Ville pour créer des écoles et des classes maternelles, et en dépit d'une demande légitime des parents, l'Académie de Paris n'a pas pris en compte les petits Parisiens nés au delà du 31 décembre 2000 pour ses dotations de postes d'enseignants. Il en résulte une configuration un peu aberrante dans laquelle des locaux existent pour accueillir les élèves mais demeurent vides, faute d'une démarche adaptée en terme de création de postes d'enseignants.

 
Garantir de bonnes conditions d'accueil pour la communauté éducative

 
A) Un effort de création de locaux supplémentaires

A la rentrée 2003, 56 locaux supplémentaires ont été créés, dont 37 en maternelle. Au total, lors des trois premières rentrées de cette mandature, 156 nouveaux locaux auront ainsi été livrés, dont 92 en maternelle. L'effort se poursuivra pour les trois rentrées à venir, avec la préparation d'au moins 120 locaux supplémentaires.

Pour cette rentrée, cinq écoles neuves ont été ouvertes :

- L'école maternelle Buffault (9ème), de 5 classes, qui a ouvert dans les locaux entièrement rénovés de l'ancien lycée Buffault ;
- L'école polyvalente Primo Levi (13ème) qui, avec 14 classes, répond aux besoins des nouveaux habitants de la ZAC Paris Rive Gauche ;
- L'école maternelle Sarrette (14ème), de 8 classes, qui permettra, dès sa remise en état après l'incendie de chantier de juillet dernier, de reloger l'école de la rue d'Alesia avec des capacités accrues ;
- L'école polyvalente Boucicaut (15ème) rue de la Convention, de 11 classes, pour répondre aux besoins d'accueil du secteur ;
- L'école maternelle Tourelles (20ème), de 9 classes, répond aux nouveaux besoins d'accueil et à la nécessité de reloger l'école provisoire de la rue Pelleport.

Deux écoles maternelles neuves seront livrées à la fin de l'année :


- L'école Pivert ( 11ème) de 5 classes,
- L'école Simplon (18ème) de 6 classes.

Cet effort se poursuivra avec la livraison, d'ici la rentrée 2007, de 14 écoles neuves, inscrites dans les Prévisions d'Investissement pour Paris.

La Ville de Paris attend de l'Académie un effort en terme de moyens et une optimisation des ressources mises à sa disposition pour l'accueil en maternelle des enfants de moins de trois en ans. En effet, en plus des 56 locaux créés pour cette rentrée, 230 locaux déjà disponibles, tous situés à moins de deux stations de métro du domicile des parents, auraient pu être mobilisés à destination des élèves.

B) La création de collèges : état des lieux

Après l'augmentation régulière du nombre de collégiens pendant trois ans (+ 1.500 élèves entre 1998 et 2001), la rentrée 2002 a enregistré un ralentissement de cette croissance (+ 80 élèves), qui préfigure une stabilisation provisoire des effectifs en 2003. Cette tendance annonce à terme une diminution globale des effectifs des collèges parisiens. Toutefois, des disparités demeurent entre les arrondissements, impliquant de poursuivre le programme de constructions ou d'extensions d'établissements entrepris dès 2001.

Les objectifs de la municipalité visent à desserrer les contraintes des collèges surchargés, à proposer un accueil de proximité et de qualité dans les arrondissements où le nombre de collégiens augmente, à limiter les effectifs dans les secteurs sensibles et à offrir aux élèves des locaux d'enseignement adaptés aux exigences pédagogiques actuelles.

Conformément aux engagements pris, 6 collèges sont programmés au cours de cette mandature. Ainsi, s'ajouteront aux collèges Thomas Mann (13ème) et Hébert (18ème) déjà ouverts :

- Le collège Varèse (19ème) de 20 divisions qui, après le retard entraîné par l'annulation du premier permis de construire, sera livré à la rentrée 2004 ;
- Le collège Ampère (20ème) de 16 divisions qui sera livré à la rentrée 2006 ;
- Un nouveau collège dans le Nord-Est de Paris pour répondre aux besoins des 10ème, 18ème et 19ème arrondissements ;
- Un nouveau collège dans le 17ème arrondissement.

En outre, d'importantes opérations permettront d'accroître les capacités d'accueil de collèges existants :

- L'extension du collège Thomas Mann (13ème), qui portera sa capacité d'accueil à 24 divisions à la rentrée 2004 ;
- L'extension de 8 divisions du collège Jean Moulin (14ème) à la rentrée 2005 ;
- L'extension du collège Paul Verlaine (12ème).

Par ailleurs, la volonté d'améliorer l'accueil des jeunes Parisiens porteurs de handicap en milieu scolaire se traduit par la création, à la rentrée 2003, de deux nouvelles unités pédagogiques d'intégration (U.P.I.) : une au collège Gauguin (9ème), pour des jeunes souffrant de troubles du comportement, et une au collège-lycée Molière (16ème) pour de jeunes dyslexiques. Après les créations intervenues depuis 1999, le nombre d'U.P.I. pour jeunes handicapés s'élève aujourd'hui à 14. Cet effort sera poursuivi.


C) L'accueil à la cantine

Environ 100.000 enfants fréquentent chaque jour les restaurants scolaires des écoles publiques parisiennes. Si la loi PML confère aux maires d'arrondissements la présidence des Caisses des écoles qui ont en charge la fourniture des repas (personnel inclus), la restauration scolaire constitue néanmoins un chantier prioritaire pour la Ville de Paris.

Afin d'améliorer l'accueil des petits Parisiens à la cantine, la Ville a lancé dès 2001 un programme de modernisation des installations de restauration scolaire dans le premier et le second degré. En 2003, quatorze écoles du premier degré, réparties dans neuf arrondissements, ont fait l'objet d'opérations de restructuration de leurs services de restauration. La Ville a également augmenté de 28 % les subventions aux caisses des écoles depuis 2001, notamment pour soutenir celles en difficulté.

Par ailleurs, la réforme du mode d'attribution des subventions aux caisses des écoles, adoptée par le Conseil de Paris en septembre 2002, a permis de rendre plus équitable la participation financière de la Ville à la restauration scolaire. Désormais fondée sur des critères sociaux, elle assure l'égalité de traitement entre tous les arrondissements.

 
La Ville poursuit l'effort engagé pour améliorer la qualité des repas et renforcer la sécurité alimentaire. Ainsi, 70.000 euros ont été consacrés en 2002 pour soutenir les initiatives des caisses des écoles visant à développer la traçabilité des aliments.

En outre, la Ville de Paris a recommandé aux caisses des écoles d'utiliser des produits issus de l'agriculture biologique, ou sous label de qualité, pour la préparation des repas servis dans les centres de loisirs. Dans cet esprit, elle a pris part à l'opération " Printemps Bio ", à laquelle se sont associées 17 caisses des écoles. 200 enfants ont participé à un pique-nique bio, et 12.000 autres, fréquentant les centres de loisirs, se sont vus proposer des repas ou des pique-niques composés à partir de produits issus de l'agriculture biologique.

Au cours de l'année scolaire 2002-2003, plus de 600.000 repas ont été servis dans les centres de loisirs implantés dans les écoles et dans les espaces nature et découverte. Il convient de souligner que les caisses des écoles, chargées d'assurer la fourniture des repas, ont su répondre avec efficacité aux besoins particuliers engendrés par la canicule (approvisionnement en eau et en produits frais). Dans ce contexte particulier, elles ont immédiatement réagi aux observations relatives aux conditions d'hygiène de la restauration dans plusieurs centres de loisirs, formulées cet été par les services vétérinaires de la préfecture de police.

Entretenir le patrimoine

A) Le plan triennal d'urgence de remise à niveau du patrimoine scolaire : 3.450 opérations réalisées depuis 2001

Dès 2001, la municipalité a engagé un effort important en matière d'entretien du patrimoine scolaire municipal et départemental. Concrètement, cette ambition s'est traduite par une augmentation des crédits consacrés à ce secteur, qui sont passés de 37,1 M€ en 2000 à 59,6 M€ en 2003 (soit + 60 %). En outre, le taux de réalisation de la programmation 2003 est comparable à celui de 2002 : 9 chantiers sur 10 seront achevés d'ici janvier 2004.

Ainsi, 876 opérations ont été achevées pour la rentrée et 1.044 le seront d'ici la fin de l'année. A titre de comparaison, 686 opérations de ce type avaient été menées à bien en 2000. Ces réalisations portent à 3.450 le nombre total d'opérations de travaux réalisées durant ces trois premières années.

Cet effort sera poursuivi dans les quatre prochaines années, conformément aux décisions prises dans le programme d'investissement pour Paris, afin d'achever la remise à niveau (sécurité, pérennité des bâtiments, sanitaires) des établissements scolaires dans tous les arrondissements, en veillant à une répartition équitable des crédits. A titre d'exemple, de 1998 à 2000, une école du 1er ou du 5ème arrondissement a bénéficié de deux fois plus de crédits de travaux d'entretien qu'une école du 15ème ou du 20ème arrondissement. Aujourd'hui, une école du 15ème arrondissement bénéficie en moyenne de 84.000 euros contre 58.000 euros auparavant, ce qui illustre bien notre volonté de prendre en compte les besoins réels sur le terrain.


B) L'éradication du plomb

Déterminée à éradiquer le risque d'exposition des enfants au plomb dans les locaux scolaires, la Ville, dès 2001, a engagé une action volontariste pour traiter les zones potentiellement dangereuses. Les 326 écoles construites avant 1948, et qui présentaient des peintures dégradées, ont toutes fait l'objet d'un diagnostic : 280 d'entre elles contenaient du plomb, soit 2 écoles parisiennes sur 5. Les travaux, réalisés impérativement en l'absence des enfants, seront achevés à la fin de cette année scolaire.

 

C) Des opérations importantes dans les écoles

Outre les travaux visant à rattraper le retard en matière d'entretien et de modernisation du patrimoine scolaire, d'importants chantiers de restructuration, d'extension ou de mise aux normes de sécurité dans les écoles ont été effectués pour cette rentrée 2003. Il s'agit soit de constructions ou d'extensions d'écoles, soit de mises aux normes des services de restauration, ou de mise en sécurité des bâtiments.

Depuis 2001, 44 opérations de ce type (dont 11 cette année) ont été conduites pour un investissement de 60 M€. Parmi ces chantiers, on peut citer :

- Les travaux d'extension des capacités d'accueil : école Lancry (10ème) ; école des Tapisseries (17ème) ; école des Amiraux (18ème) ; école Tandou (19ème) ; école Tourtille (20ème) ;
- la rénovation des services de restauration, pour 14 écoles : école Chapon (3ème), école Vaneau (7ème) ; école Duranti (11ème) ; école porte Brancion (15ème) ; école Clignancourt (18ème) ; école E. Reisz (20ème) ;
- La fin des travaux de mise en sécurité de l'école Ave Maria (4ème) ; de l'école de la rue de l'Eglise (15ème) ; la fin de la restructuration de Passy Chernovitz (16ème) et le début du ravalement de l'école de la rue d'Aubervilliers (19ème).


D) Des travaux dans les collèges, les lycées collèges et les lycées municipaux

Dans les établissements du second degré, de nombreux chantiers de restructuration de sont en cours. 16 opérations ont été achevées pour la rentrée 2003.

- Les collèges Mozart, Mélies, Rouault, Michelet (19ème), particulièrement dégradés, ont bénéficié d'un effort important ;
- La mise au norme des cuisines de J.Perrin (20ème) et de l'école Boulle a été achevée ;
- Dans les lycées-collèges, sont achevés les travaux de mise en sécurité de F.Villon (14ème), de réfection des sols de C. Monnet (13ème) et C. Bernard (16ème), et la modernisation des menuiseries extérieures de G.Brassens (19ème).

Par ailleurs, des chantiers importants se déroulent par phases sur plusieurs années :

- J. Prévert (6ème) , L. Michel (10ème) , G. Sand (13ème), J. Moulin (14ème) , Debussy (15ème), Dorgelès (18ème) , H. Boucher (20ème) verront leur restructuration achevée en 2004, avec une première livraison à cette rentrée ;
- Les schémas directeurs de Turgot (3ème), d'Henri IV et de Montaigne (5ème), de C. Sée, J. De Sailly et Molière (16ème) et le désamiantage de Mallarmé (17ème) se poursuivent ;
- Un schéma directeur débute cette année à J. Decour (9ème).


E) La propreté devant les écoles

Les services de la propreté de Paris se sont réorganisés afin de renforcer l'entretien des abords des écoles maternelles ou élémentaires avant l'entrée en classe des enfants à 8h30. Aujourd'hui, près de 85 % des sites sont balayés ou lavés avant cette heure et la totalité d'entre eux le seront très rapidement.

Par ailleurs, dans le cadre des " contrats de service en matière de propreté " que la municipalité a déjà conclu avec les mairies d'arrondissement (12ème, 16ème et 19ème), ou est en passe d'établir (2ème, 18ème et 20ème), la propreté des établissements scolaires avant l'entrée et la sortie des élèves, a été retenue au nombre des objectifs à réaliser. Les services locaux de la propreté adaptent donc actuellement leurs modalités d'intervention pour remplir cet engagement.

F) Assurer au mieux les situations d'urgence

Durant l'année scolaire 2002-2003, la Ville a été confrontée à plusieurs incidents ou accidents graves qui, sans entraîner de conséquences pour la vie ou la santé des enfants et des personnels, ont pu altérer les conditions d'accueil des élèves. Ainsi, il a fallu faire face au retard d'un mois de livraison de l'école Cugnot et du collège Hébert (18ème), à l'incendie à l'école de l'Espérance (13ème), à l'effondrement du groupe scolaire Choisy-Perret (13ème), et en juillet dernier, à l'incendie de l'école neuve de la rue Sarrette (14ème), la rendant inutilisable pour cette rentrée.

 
Dans tous les cas, les enfants ont bénéficié d'un accueil et d'un accompagnement adaptés et n'ont manqué aucun jour de classe. La compréhension dont a fait preuve la communauté scolaire (personnels et parents), ainsi que le dynamisme des services de la Ville doivent d'ailleurs être salués. 
 

Le plan parisien pour la qualité des activités périscolaires

A) Les activités éducatives périscolaires : une priorité de cette mandature

La collectivité parisienne présente la spécificité d'offrir aux enfants des activités pendant le temps scolaire grâce aux Professeurs de la Ville de Paris. Ainsi, 534 classes de découvertes sont organisées chaque année pour les classes élémentaires (21 % ont pu en bénéficier l'année dernière) ; une Bibliothèque Centre de Documentation est animée par des personnels de la Ville dans chaque école élémentaire ; 830 professeurs de la Ville de Paris interviennent en arts plastiques, éducation physique et sportive et en éducation musicale. Cette année, grâce au remarquable travail des professeurs de musique, 4.000 jeunes enfants ont participé au grand concert donné sur le parvis de l'Hôtel de Ville à l'occasion de la célébration du bicentenaire de la naissance de Berlioz.

Longtemps délaissé, le secteur périscolaire s'était malheureusement dégradé depuis 1992. Parce que la municipalité le considère comme un élément essentiel de son projet éducatif, elle a lancé à la rentrée 2002, un plan pour la qualité de l'offre périscolaire doté de 10 M€. L'objectif est de créer un service public de proximité de l'animation qui puisse tenir un rôle éducatif utile aux côtés de l'école et de la famille.


Le plan pour le périscolaire devant faire l'objet d'une évaluation régulière, un bilan de la première année de mise en œuvre peut être tiré. Le secteur périscolaire parisien mobilise aujourd'hui un budget total de 100 M€, 7.500 personnels d'animation (directeurs de centres de loisir, animateurs, personnels d'encadrement) et plus d'une centaine de centres de ressources pour les animateurs.

Durant l'année scolaire 2002/2003 :

- 100.000 enfants ont été accueillis et surveillés pendant l'interclasse de midi (de 11h30 à 13h30) dans les cantines scolaires parisiennes ;
- 28.000 enfants ont été accueillis à la garderie ou à l'étude après 16h30 (28 % des élèves). 2.300 ateliers bleus leur sont destinés.
- 21.000 enfants, en moyenne, ont été accueillis chaque mercredi, dans les centres de loisirs (16 % des élèves) ;
- Des centres de loisirs ont été organisés pour les enfants hospitalisés dans cinq groupes hospitaliers dépendant de l'AP-HP (Robert Debré, Pitié-Salpétrière, Kremlin-Bicêtre, Necker, Trousseau), où 38 animateurs de la Ville interviennent.
- 116 enfants handicapés ont été accueillis dans les centres de loisirs (70 enfants en centre élémentaire et 46 en centre maternel). Cette initiative a donné lieu à l'ouverture d'environ trente postes d'animateurs supplémentaires.
- 6.000 jeunes de 11 à 17 ans bénéficient du dispositif de prévention éducative " actions collégiens " ;


- 1.000 enfants de CP, CM1 et CM2 bénéficient du dispositif d'accompagnement à la scolarité " coup de pouce " ;
- Près de 1.200 enfants participent aux ateliers découverte et multisports le samedi matin ;
- 18.000 enfants ont été accueillis pendant les vacances de la Toussaint, 10.000 à Noël et 16.000 en février 2003 et à Pâques ;
- 16.000 enfants ont été accueillis chaque jour en moyenne dans les centres de loisirs d'été en juillet (dont 20 000 la première semaine) , et 8.000 en août ;
- 5.000 enfants ont pu bénéficier de places de séjour aventures, et 7.500 de vacances " arc en ciel ".

B) Renforcer la qualité de l'accueil

Parce que la qualité des activités proposées aux enfants repose largement sur les personnels d'animation, la municipalité a souhaité que les petits Parisiens puissent être encadrés par des animateurs professionnels, mieux formés et plus nombreux. La Ville a donc procédé au recrutement de personnels, portant à 1.700 le nombre d'animateurs permanents (900 en 2000). Les titularisations se poursuivent actuellement dans le cadre de la résorption de la précarité.

Par ailleurs, les équipes d'animation ont été réorganisées autour de deux référents permanents par école, qui sont désormais les interlocuteurs privilégiés des familles et des enseignants, et de véritables partenaires pour les directeurs d'école.

Un plan individuel de qualification est mis en oeuvre pour évaluer les compétences des nouveaux animateurs et élaborer un plan de formation individualisé. Ainsi, près de 2.400 animateurs ont suivi 8.000 journées de stages dont 750 en formation donnant lieu à un diplôme. Lieux de formation, de documentation et d'accompagnement pour les animateurs,
deux nouveaux centres de ressources ont été créés, l'un portant sur les " jardins pédagogiques " (13ème) et l'autre sur la citoyenneté (20ème).

Afin de valoriser le rôle éducatif et social que la Ville entend faire jouer au secteur périscolaire, le premier forum de l'animation s'est tenu à l'Hôtel de Ville les vendredi 16 et samedi 17 mai dernier. Dédiée aux professionnels, la première journée a été l'occasion d'échanges entre les 2.000 animateurs présents sur l'évolution de leur métier. Ouverte au public, la seconde journée a attiré plus de 10.000 visiteurs qui ont pu découvrir la diversité et la qualité des activités proposées aux petits Parisiens. Cette initiative sera reconduite.

 

C) Création de nouvelles activités : un engagement tenu en 2002-2003

Ainsi que nous l'avions annoncé, une centaine de nouveaux " ateliers bleus " culturels et scientifiques ont été mis en place, portant à 785 le nombre de structures pour la rentrée 2003.

En janvier 2003, la Ville a lancé l'opération " Coup de pouce ", aide individualisée à la scolarité pour les élèves en difficulté de CP et CM. Encadrées par des animateurs et des enseignants, les activités proposées ont pour objectif d'aider les enfants les plus fragiles à mieux maîtriser la lecture, l'écriture ou les mathématiques. Cette opération, qui devait initialement concerner une vingtaine d'écoles en Réseau d'Education Prioritaire, sera étendue à 61 écoles pour l'année scolaire 2003-2004, avec 127 ateliers entièrement financés par la Ville.

Enfin, des " espaces premiers livres " ont été créés dans 28 écoles maternelles, permettant aux enfants d'avoir un premier contact avec le livre auprès d'animateurs formés à cette activité. Un bilan complet de cette innovation sera effectué en décembre 2003 afin d'envisager son extension.

D) Organisation du temps scolaire : bilan et perspectives

Dès la rentrée 2002, la Ville a organisé dans les écoles élémentaires de nouveaux ateliers éducatifs gratuits les samedis matins sans classe. 94 sites ont été ouverts sur un total de neuf samedis, accueillant entre 500 et 1.200 enfants. Si la fréquentation a été relativement faible dans le centre de Paris, elle a été beaucoup plus importante dans le Nord-Est, tout particulièrement dans le 19ème arrondissement. A la rentrée 2003, le dispositif a été modifié :

- Les enfants des écoles élémentaires n'auront désormais classe qu'un samedi sur deux. Sur les 18 samedis libérés, 13 ont été retenus pour la mise en place d'ateliers gratuits. Les 5 autres samedis correspondent à des veilles de vacances scolaires, pour lesquelles un dispositif particulier pourra être proposé en fonction de la demande.
- 60 sites seront ouverts afin de recentrer le dispositif sur les secteurs où la demande est la plus forte.
- Le contenu des activités sera revu afin de mieux s'adapter aux besoins des familles et des enfants.


E) L'amélioration de la surveillance à l'interclasse

Afin d'améliorer la surveillance de l'interclasse, dont le fonctionnement ne donnait pas entière satisfaction aux parents et aux directeurs d'école, des initiatives ont été prises :

- Un texte précise désormais les responsabilités et les tâches confiées par la Ville aux directeurs d'école, complété par la parution d'un guide des " droits et devoirs " du surveillant d'interclasse.
- La participation des ASEM à la surveillance de l'interclasse a permis de faire passer le taux d'encadrement en maternelle d'un adulte pour 20 enfants à un adulte pour 15. Parallèlement, un règlement de service des ASEM (pour les temps scolaire et périscolaire) a contribué à moderniser leur rôle au sein de l'équipe éducative.
- Les circonscriptions des affaires scolaires qui rencontraient des difficultés pour recruter des surveillants et combler les absences ont mis en place des " cellules SOS remplacement ", qui fonctionnent très efficacement.

Ces initiatives ont donné des résultats encourageants : les absences des animateurs sont désormais exceptionnelles et le nombre d'adultes encadrant les enfants à l'interclasse a augmenté de 18 %.

F) L'été 2003 : une grande affluence dans les centres de loisirs

Cette année, les centres de loisirs d'été ont connu une affluence importante, notamment pendant les deux premières semaines de juillet : plus de 20.000 enfants ont été accueillis chaque jour en moyenne durant la première semaine de juillet, alors qu'ils n'étaient que 17.700 l'an dernier.

 
Au mois d'août, le personnel des centres de loisir a fait face avec compétence aux difficultés liées à la canicule : effets de la chaleur sur les enfants, risques de déshydratation, fermeture de certains " espaces natures " suite aux chutes de branches d'arbres…

A cet égard, la Direction des parcs, jardins et espaces verts de la Ville a procédé, en quinze jours, à l'examen systématique des arbres dans 650 écoles parisiennes, et à l'élagage lorsque cela s'est avéré nécessaire, afin d'éviter tout risque de chute de branche au moment de la rentrée.

G) Poursuivre la démarche de qualité

Ce bilan marque la première étape d'une action destinée à améliorer la qualité de l'accueil et des activités. 5 objectifs sont poursuivis :


- Professionnaliser les équipes d'encadrement des animateurs, pour mieux accompagner les projets et évaluer les progrès accomplis ;
- Produire des outils et des guides sur les métiers de l'animation ;
- Valoriser les projets innovants tout en demeurant attentif aux activités du quotidien, soumises à la même exigence de qualité
- Développer le partenariat avec les directeurs d'écoles, les liens avec les familles et permettre aux mairies d'arrondissement de participer au suivi des activités périscolaires et à la définition de leurs enjeux ;
- Améliorer la gestion des activités périscolaires, pour faciliter les démarches des parents (informatisation, réforme des modalités de paiement…).


H) Des tarifs plus justes

A la rentrée 2003, le nouveau barème de participations familiales et les nouveaux tarifs des activités périscolaires, à l'exception de ceux des cantines, entrent en application. Cette réforme, qui concerne les études surveillées, les ateliers bleus, les centres de loisir, les séjours aventures, les vacances " Arc en ciel " et les classes d'environnement, illustre notre volonté de favoriser l'égalité entre les familles, quels que soient leurs ressources et leur lieu de résidence. Ainsi :


- grâce à l'adoption d'un mode de calcul du quotient familial calqué sur celui de la CAF, identique pour tous les arrondissements, la contribution des familles sera similaire sur tout le territoire parisien.
- grâce à l'instauration d'un barème plus progressif, qui est passé de 5 à 8 tranches, l'effort financier demandé aux familles sera mieux adapté à leurs ressources. La contribution des familles les plus défavorisées sera limitée à un tarif quasi-symbolique.

I) L'informatisation des centres de loisirs et des pré-inscriptions

Un système de pré-inscription, destiné à améliorer l'accueil des enfants et des parents et à mieux anticiper les besoins d'encadrement, a été expérimenté cet été dans les centres de loisirs. Les parents ont ainsi pu inscrire leurs enfants dès le mois de mai, le soir et le mercredi dans leur école. Environ 16 % des parents ont profité de cette nouvelle procédure. Le dispositif sera étendu dès cette année à toutes les vacances scolaires, accompagné d'un important plan d'information des familles.


J) Le développement d'activités d'animation pour les collégiens

Afin d'améliorer l'accès des adolescents aux activités péri et extra-scolaires, la municipalité met en place cette année un " plan collège ", qui s'articule autour de trois axes :

- L'ouverture aux centres d'animation des locaux de collèges, le mercredi après-midi, pour accueillir des activités destinées aux jeunes de 11 à 15 ans (en priorité les adolescents scolarisés dans ces établissements). Une dizaine de collèges participeront cette année à une première expérimentation.


- La reconduction du dispositif " action collégien ", dont l'action de prévention éducative a concerné l'an dernier près de 2.000 adolescents, âgés de 11 à 16 ans et scolarisés dans plus de 30 collèges des quartiers sensibles de la Ville.


- Afin de déterminer si l'offre répond aux besoins et aux attentes des adolescents, l'ensemble des directions concernées dresseront l'inventaire de toutes les activités proposées par la Ville pendant les temps périscolaire et extra-scolaire. Le Conseil parisien de la jeunesse et les représentants des collégiens dans les conseils d'établissement seront également consultés.

De nouveaux modes de relations pour le fonctionnement quotidien des écoles et des collèges

A) Le Département : interlocuteur des chefs d'établissement et partenaire de la Région

Afin de resserrer les liens entre les services du département et les chefs d'établissement, un groupe de travail permanent, constitué de chefs d'établissement (principaux et proviseurs) et de gestionnaires, se réunira régulièrement autour de la DASCO.

C'est selon ce principe qu'est actuellement mise en œuvre la réforme du mode d'attribution de la dotation annuelle de fonctionnement des collèges parisiens. Avec l'accord de l'ensemble des chefs d'établissement, les critères ont été redéfinis afin que la répartition obéisse à des règles équitables et transparentes, dans le respect de l'autonomie des établissements. Ils commenceront à s'appliquer en janvier 2004.

Une nouvelle convention a été signée avec la Région, relative aux ensembles immobiliers parisiens, dont le nombre s'élève aujourd'hui à 31. Elle établit la Région comme collectivité de rattachement des lycées intégrés aux ensembles immobiliers, et permet à chaque collectivité d'adapter sa dotation en fonction des besoins de chacun, collège et lycée. Le Département, quant à lui, conserve la maîtrise d'ouvrage générale des interventions sur le patrimoine commun.


B) Tendre vers davantage d'autonomie pour les lycées municipaux

Les lycées professionnels municipaux (tertiaires ou industriels) et nos grandes écoles d'Art souffrent d'un manque d'autonomie. Gérés comme des écoles classiques, ils présentent pourtant des besoins spécifiques auxquels la Ville peine à répondre dans ce contexte réglementaire. A la rentrée 2003, la Ville est ainsi en charge du fonctionnement de 15 lycées municipaux qui ont vocation, aux termes du contrat entre l'Etat et la Ville signé en octobre 2000, à être transférés à la Région. Une première expérimentation concernera le lycée municipal François Truffaut.

C) Un effort de modernisation technologique important

En matière d'équipement informatique, le Département a renouvelé en 2003 la totalité des ordinateurs des collèges achetés dans le cadre du plan Internet en 1999. Cet effort se poursuivra en 2004 avec le renouvellement du parc Internet de 176 écoles élémentaires, et par l'équipement de 35 classes accueillant des élèves handicapés (CLIS). En outre, 600 micros ordinateurs et imprimantes seront répartis dans tous les points d'accueil des centres de loisirs. C'est donc un parc de 3.200 micros ordinateurs, 1.000 imprimantes, 220 scanners, auxquels s'ajoutent éléments actifs de réseaux associés, qui sera mis à disposition des écoles en 2004.

Les réseaux sont eux aussi modernisés puisque tous les directeurs d'école, maintenant équipés d'une configuration informatique complète, bénéficieront de la nouvelle application GEPI en décembre 2003. Le réseau haut débit ADSL sera systématisé dans les écoles et l'équipement des écoles maternelles a commencé dès septembre 2003.


D) Vers la gratuité scolaire

La municipalité poursuit son effort en faveur de la gratuité scolaire. Ainsi, depuis la rentrée 2000, l'allocation par élève a augmenté de 8 % hors Réseau d'éducation prioritaire (REP) et de 18 % dans les écoles élémentaires en REP afin d'alléger la charge financière supportée par les familles. De même, les crédits affectés à l'acquisition de mobilier et de matériel scolaires ont augmenté de 8 % à la rentrée 2003.


E) Décentralisation et contrats avec les arrondissements


Depuis le 1er janvier 2003, en application de la loi du 27 février 2002 sur la démocratie de proximité, les 674 écoles parisiennes sont inscrites à l'inventaire des équipements de proximité de leur arrondissement et relèvent, pour leur fonctionnement, de la compétence du maire d'arrondissement. Ce nouveau mode de gestion s'est accompagné d'un transfert de 26,5 M€ aux états spéciaux d'arrondissement.

Cette évolution, qui constitue un changement fondamental dans la gestion scolaire de la Ville, suppose d'adapter les ressources et les actions à la grande diversité des arrondissements parisiens. A cette fin, la Ville établira des contrats d'objectifs avec les mairies, sur la base d'un diagnostic dans chaque arrondissement, dans le premier degré et le périscolaire. A partir des éléments techniques réunis par la DASCO, chaque maire d'arrondissement discutera et définira avec le Maire de Paris les priorités fixées dans le contrat. 

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