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DISCOURS

Conseil de Paris : Communication sur la rentrée scolaire et universitaire 2002-2003

28/10/2002

" Je donnerais tous les paysages du monde pour celui de mon enfance "
Cioran, Histoire et utopie.


Redonner aux enfants une place dans notre ville : cette exigence s'impose comme un défi majeur, prioritaire à nos yeux.
C'est cet état d'esprit qui a conduit la municipalité à placer l'éducation au cœur de son projet. Cette démarche implique évidemment des actes, dans les domaines de compétence qui sont les siens, et ce, afin d'accompagner aussi utilement que possible la scolarité des jeunes Parisiens, de la maternelle à l'université.

Restaurer le patrimoine scolaire, construire de nouveaux établissements, augmenter leurs moyens de fonctionnement, améliorer l'accueil et l'encadrement des plus jeunes, développer les activités périscolaires : autant de priorités dédiées à une école plus performante, plus accueillante, et à la mesure des attentes exprimées quotidiennement par les élèves et leurs parents.

Ville de savoir et d'innovation, Paris entend aussi réaffirmer sa vocation de pôle universitaire d'excellence. Ici, ce n'est pas seulement le rayonnement culturel et scientifique de la capitale qui est en jeu : c'est aussi l'affirmation d'une conception moderne de son devenir intellectuel et économique. C'est un climat culturel à réinventer, tant la place qu'occupent les étudiants dans la cité, influe sur le visage d'une ville.


I - Mieux accueillir, à tous les âges

I-1 Répondre à l'augmentation des demandes d'inscriptions en maternelle

La demande de scolarisation en maternelle a augmenté de 3,6%, soit 334 élèves de plus que pour l'année scolaire 2001-2002, durant laquelle 55134 enfants étaient scolarisés. L'enquête effectuée au cours du mois de septembre montre que c'est la tranche des enfants de 3 ans (nés en 1999), qui enregistre la plus forte progression, et qu'elle est particulièrement sensible dans certains arrondissements (2ème, 10ème, 12ème, 17ème, 18ème, 19ème et 20ème ).

I -2 La création de locaux classes

Afin de répondre à cette demande croissante, la municipalité poursuit un objectif clair : créer d'ici 2006, 243 nouvelles salles de classes, dont 155 pour les maternelles. Après une première création de 19 de ces salles (dont 16 maternelles) à la rentrée 2001, la Ville de Paris a livré cette année 81 nouvelles classes, dont 39 pour les maternelles.

La rentrée 2002 a également vu l'ouverture de 7 écoles neuves :

- Ecole polyvalente 62, rue du Moulin de la Pointe 13è (12 classes)
- Ecole polyvalente 40, rue du Château des Rentiers 13è (10 classes)
- Ecole élémentaire 21, rue Hamelin 16è
- Ecole polyvalente ZAC Porte d'Asnières 17è (10 classes)
- Ecole polyvalente rue Cugnot 18è (12 classes)
- Ecole polyvalente 36-38 quai de la Loire 19è (13 classes)
- Ecole maternelle 28-30 rue d'Aubervilliers 19è (5 classes)

I-3 Le bilan de l'accueil à la rentrée 2002

Grâce à l'augmentation des capacités d'accueil en école maternelle, tous les enfants de 3 ans nés en 1999 ont pu être accueillis à l'école maternelle à la rentrée.
Gérées par la Ville, les mairies d'arrondissement et l'Académie, toutes les demandes d'inscription ont pu être satisfaites, même dans les secteurs où elles sont en augmentation. Pour une grande majorité d'entre eux, les petits Parisiens ont pu être inscrits dans une école de leur secteur.
Dans certains cas, cependant, la hausse très sensible du nombre d'enfants inscrits, a contraint la Mairie d'arrondissement à proposer une affectation dans une école voisine. Les enfants ont alors été accueillis dans l'école la plus proche possible de leur domicile.

I - 4 Un meilleur accueil au collège

Depuis trois ans, les collèges publics parisiens enregistrent une augmentation des effectifs (+ 400 élèves en 1999 ; + 500 en 2000 ; + 600 en 2001). Pour y faire face, l'Académie de Paris, en concertation avec ses partenaires, avait prévu d'accroître dans plusieurs arrondissements (notamment les 13ème, 15ème et 18ème) la structure pédagogique disponible en 2002/2003.

Ainsi, pour cette rentrée, deux nouveaux équipements ont été ouverts :
- Le collège de la place Hébert, avec 20 divisions (dont 4 de S.E.G.P.A. au niveau 6ème et 5ème), qui permettra une réduction des effectifs dans plusieurs établissements ;
- Le collège Thomas Mann de la Z.A.C. Paris Rive Gauche, avec les 12 premières divisions sur les 24 prévues d'ici 2004, et un internat de 48 places.

Des travaux se poursuivent dans les arrondissements où la hausse des effectifs est particulièrement sensible :
- Un collège est en construction dans le 19ème arrondissement, à l'angle des rues Mille et Varèse, et accueillera les collégiens dès la rentrée 2003 ;
- L'extension et la restructuration du collège Jean Moulin (14ème) sont en cours.

Conformément à notre engagement de créer 6 nouveaux collèges au cours de la mandature, 3 nouvelles structures sont programmées :
- La transformation en collège du lycée municipal Ampère (20ème arrondissement), à l'issue du transfert des formations de cet établissement vers le lycée régional Marcel Desprez, actuellement en cours de restructuration ;
- La construction d'un nouveau collège au nord-est de Paris, afin de permettre un allègement des effectifs de plusieurs établissements (implantés principalement dans le 19ème et le 10ème) ;
- La réalisation d'un nouveau collège dans l'ouest parisien.

Ces nouveaux collèges parisiens permettront d'offrir aux élèves des locaux répondant aux exigences pédagogiques actuelles, d'améliorer les conditions d'accueil dans les arrondissements où les effectifs progressent et de limiter les effectifs des collèges à 600 élèves, en particulier dans les secteurs sensibles.

Nous souhaitons, enfin, favoriser l'intégration et l'épanouissement des jeunes Parisiens handicapés en milieu scolaire. C'est une attente forte et légitime qui s'exprime ici : à cette fin, 4 nouvelles unités pédagogiques d'intégration (U.P.I.) pour jeunes handicapés ont été créées à la rentrée, dans les collèges Jean-Baptiste Poquelin (1er arrondissement), Boris Vian (17ème arrondissement), Jacques Prévert (6ème arrondissement) et Pailleron (19ème arrondissement).


I - 5 Rationaliser le réseau des lycées technologiques ou professionnels

A la faveur de la baisse des effectifs observée dans certaines spécialités professionnelles, l'Académie et la Ville ont décidé, à compter de septembre 2002, la fermeture de 4 lycées municipaux : Buffault (9ème arrondissement), Jean Monnet (16ème arrondissement), Championnet (18ème arrondissement) et Ampère (20ème arrondissement).
La fermeture de ces établissements municipaux permettra de répondre à un besoin d'accueil des niveaux premier degré (transformation en écoles des lycées Buffault et Jean Monnet), second degré (réaménagement en collège du lycée Ampère) ou supérieur (utilisation temporaire par l'université Paris IV des locaux libérés par le lycée Championnet).

I - 6 Des mesures en faveur de la gratuité scolaire

Le principe de gratuité scolaire constituant une préoccupation forte, la dotation accordée aux directeurs des établissements a été augmentée de 7% par élève (avec une majoration en ZEP et un supplément pour les enfants handicapés) à la rentrée 2002. L'effort pour accompagner l'apprentissage des langues se poursuit : une dotation de premier équipement est attribuée aux classes de CM1 à raison de 152,50 euros par classe. En outre, une dotation de 91.500 euros sera répartie entre les Centres d'Aide Psycho-Pédagogiques et les Réseaux d'Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté, afin de contribuer au financement des fournitures spécifiques et des tests psychologiques.

La Région Ile-de-France et la Ville de Paris, chacune pour les établissements dont elle a la responsabilité, s'engagent pour favoriser la gratuité des manuels scolaires, en principe assumés par les familles. Cette gratuité est aujourd'hui effective pour les classes de seconde et de première. Dans les lycées municipaux, la Ville met à disposition des établissements des budgets spécifiques pour aider à l'acquisition des équipements personnels des élèves.

Enfin, dans le cadre du plan Paris Ville Numérique, la municipalité consacre 2,3 millions d'euros à l'équipement informatique des 320 écoles maternelles qui, après les écoles élémentaires et les établissements du second degré, seront câblées et reliées à Internet au cours des deux prochaines années.


II - Entretenir le patrimoine : une urgence pour la sécurité

La sécurité, la salubrité et le confort des lieux qui accueillent les plus jeunes et leurs enseignants constituent naturellement une priorité. C'est pourquoi des opérations de sécurisation et de rénovation des établissements ont été engagées dès 2001.

II - 1 L'entretien du patrimoine scolaire

En 2001, le budget consacré à l'entretien du patrimoine scolaire municipal a augmenté de 30% par rapport aux crédits inscrits en 2000. Cet effort s'est poursuivi en 2002, avec une nouvelle augmentation de plus de 5%, et connaîtra une nouvelle étape en 2003, afin de concrétiser l'engagement relatif au plan triennal d'urgence pour la remise à niveau du patrimoine scolaire.
Concrètement, sur les 10 travaux d'envergure programmés en 2002, 9 seront entièrement réalisés avant la fin de l'année. Au total, ce sont donc 1277 nouvelles opérations d'entretien, de rénovation et de sécurisation qui seront achevées d'ici la fin 2002, soit une centaine de plus que l'année précédente, et contre seulement 425 observées à la rentrée 2000.

II - 2 La lutte contre le saturnisme

Conformément aux engagements pris en 2001, la municipalité a triplé les crédits consacrés à l'éradication du plomb dans les locaux scolaires et à la prévention des risques de saturnisme, cette maladie d'un autre âge à laquelle plus aucun des petits Parisiens ne doit être exposé.
Tous les locaux des écoles maternelles et des services de restauration construits avant 1948 et présentant des peintures dégradées ont donné lieu à un traitement. 95 opérations de traitement des peintures au plomb ont déjà eu lieu cette année, et cette campagne se poursuivra au 4ème trimestre. Les locaux des écoles élémentaires seront, pour leur part, traités d'ici la rentrée 2003.

II - 3 La mise au norme des services de restauration

Une enquête récente a fait apparaître que plus de la moitié des cuisines des écoles nécessitaient des travaux de restructuration pour répondre aux prescriptions des services d'hygiène. Parce que toutes les familles qui le souhaitent doivent pouvoir faire déjeuner leurs enfants à l'école dans les meilleures conditions, nous avons engagé des nombreuses opérations de remise aux normes des services de restauration des écoles.

Ainsi, le lycée collège Victor Hugo (3ème arrondissement), le collège Condorcet et le collège Octave Gréard (8ème arrondissement) disposent dès cette rentrée, après d'importants travaux, de restaurants scolaires rénovés. Dans la même optique, la restructuration du service de restauration du lycée collège La Fontaine (16ème arrondissement), du lycée collège Carnot (17ème arrondissement), du lycée collège Lamartine (9ème arrondissement), du collège Apollinaire (15ème arrondissement), et du collège Dorgeles, (18ème arrondissement) est actuellement en cours d'études et des travaux seront engagés prochainement.


On peut également citer les opérations en cours ou récemment livrées à l'école maternelle10bis rue Duranti (11ème), au groupe scolaire Belleville-Présentation (11ème),à l'école élémentaire 51 rue de Charenton (12ème), à l'école élémentaire 5 rue Damesme (14ème), à l'école maternelle 3bis rue d'Alésia (14ème), à l'école élémentaire 28 rue Pierre Larousse (14ème), au groupe scolaire avenue de la Porte de Brancion (opération financée par la caisse des écoles du 15ème), à l'école élémentaire 105 rue Lemercier (17ième), ou encore à l'école élémentaire 166 rue de Pelleport (20ème).

En matière de sécurité alimentaire, les efforts engagés par la Ville portent aussi sur la mise en place d'un dispositif permettant d'assurer la traçabilité de l'ensemble des denrées.

II - 4 Des opérations importantes dans les collèges et les lycées

La sécurisation des établissements, engagée dès 2001, se poursuit. Deux opérations majeures ont ainsi été entreprises cet été : la mise aux normes électriques du lycée collège Hélène Boucher (20ème arrondissement) et du lycée collège Turgot (3ème arrondissement). Le lycée collège Claude Bernard (16ème arrondissement), le lycée collège Fançois Villon (14ème arrondissement) et le lycée collège La Fontaine (16ème arrondissement) font également l'objet d'importants travaux de remise aux normes.

Dans les établissements anciens, souvent défavorisés au regard des normes appliquées aux constructions récentes, les extensions et restructurations visent plus spécialement à améliorer la qualité de vie des collégiens et lycéens. Les lieux spécifiquement dédiés à la vie scolaire, par exemple les foyers pour les élèves, les espaces santé ou encore les centres de documentation sont particulièrement privilégiés dans ces opérations.
Ainsi, l'extension du collège Jean-Baptiste Clément (20ème arrondissement) vient d'être achevée. Les travaux de restructuration des établissements Jacques Prévert (6ème arrondissement ), Georges Sand (13èmearrondissement), Claude Debussy (15ème arrondissement), Jean Moulin (14ème arrondissement) et Françoise Dolto (20ème arrondissement) s'achèveront d'ici 2004.

Au total, ce sont environ 80 chantiers importants, d'un coût unitaire supérieur à 150.000 euros, qui ont été réalisés cet été, pour un montant total de 9,4 millions d'euros.

Par ailleurs, la signature d'une nouvelle convention cadre entre la Région Ile-de-France et le Département, qui aura lieu à l'automne 2002, marque le souci de nos deux collectivités d'assurer conjointement et efficacement l'entretien des 32 ensembles immobiliers de la capitale.

La Ville entend aussi offrir aux lycées municipaux et à trois écoles d'art municipales des conditions optimales de fonctionnement. Ainsi, les écoles Boulle et Estienne font l'objet d'études actuellement en cours, afin que des projets architecturaux puissent être définis et lancés en 2003.
L'Ecole Duperré, quant à elle, souffre d'un manque de locaux. Avant la fusion prévue du lycée municipal Flamel avec l'école Boulle, qui permettra que le bâtiment ainsi libéré par ce lycée lui serve d'annexe, les recherches se poursuivent pour doter cette école de nouveaux locaux disponibles, en location, à proximité de l'établissement. De même, la recherche de larges emprises immobilières, qui pourraient permettre de reloger les lycées professionnels Lucas de Nehou et Jacques Monod, est toujours activement menée.


II - 5 Des opérations importantes dans les bâtiments d'enseignement supérieur

La Ville poursuit, naturellement, les travaux de sécurité et de mise aux normes des bâtiments municipaux affectés à l'enseignement supérieur d'Etat, notamment à la Sorbonne dans le cadre du programme pluriannuel en cours de réalisation. Dans le même esprit, la Ville de Paris conduit, avec l'aide financière de l'Etat, des travaux de sécurisation et de modernisation de l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris.


III - L'animation périscolaire

III - 1 Un effort sans précédent en faveur du secteur périscolaire

Parce que la période le l'enfance est celle de l'éducation mais aussi celle du loisir, la municipalité a engagé, l'an dernier, un débat sur l'aménagement des temps de l'enfant, contribuant à initier un dialogue utile entre tous les acteurs de la vie scolaire. Même si ce débat n'a pas encore abouti, notre devoir était de garantir aux Parisiens la mise en œuvre effective des moyens prévus pour un dispositif périscolaire performant et susceptible de rattraper le retard de notre ville dans ce domaine.

Ainsi, dès cette rentrée et conformément aux engagements pris, nous avons appliqué ce plan d'action, soutenu par un effort budgétaire sans précédent - les crédits affectés à ce secteur augmentent de 10 millions d'euros. Celui-ci doit contribuer à renouveler l'encadrement et la qualité de l'offre périscolaire proposée aux petits Parisiens, et à proposer un véritable service public de l'animation. Il sera développé tout au long de la mandature et fera l'objet d'une évaluation annuelle, avec un premier état des lieux dès la fin de l'année 2002.

Service public de proximité, les centres de loisirs jouent un rôle éducatif majeur aux côtés de l'école et de la famille. Tout en faisant prévaloir une approche ludique, ils doivent contribuer à l'apprentissage de l'autonomie et de la vie en collectivité, favoriser l'épanouissement et la libre expression de l'enfant, développer sa curiosité et sa créativité.
Avec des centres ouverts dans la quasi totalité des écoles, sept centres de ressources thématiques et une centaine de centres de ressources locaux proposant des ateliers spécifiques, 24 " espaces nature " situés à proximité de Paris et des bibliothèques centres de documentation dans la plupart des écoles élémentaires, la Ville dispose d'un important potentiel, qu'il faut restructurer et développer. L'objectif est précisément de permettre aux enfants de pratiquer des activités multiples, variées et de qualité le midi, le soir, le mercredi et pendant les vacances.

Cependant, suite à la décision municipale, prise en 1992, d'interdire aux vacataires de travailler à temps plein, ainsi qu'aux sérieuses restrictions budgétaires appliquées sous l'ancienne mandature, le service public de l'animation s'est fortement dégradé. Il convient aujourd'hui de le reconstruire, de le développer, de le dynamiser, ce à quoi s'emploie l'actuelle équipe municipale.


III - 2 Des animateurs professionnels, mieux formés, plus compétents

Les petits Parisiens doivent être encadrés par de véritables professionnels de l'animation. Les efforts doivent donc d'abord porter sur le recrutements de personnels stables et compétents.
Depuis le début de la mandature, grâce à une effort budgétaire important, 600 postes de contractuels ont été crées, auxquels s'ajouteront 200 nouveaux emplois de titulaires recrutés sur concours. Ainsi, depuis septembre 2002, 120 nouveaux animateurs titulaires sont présents aux côtés des enfants. Et d'ici janvier 2003, la Ville disposera d'un corps de 1700 animateurs permanents, contre 900 en 2000, en plus des animateurs vacataires.

Depuis la rentrée, les équipes d'animation sont organisées dans chaque école autour de deux animateurs référents, clairement identifiés, qui seront les interlocuteurs privilégiés des parents et des enseignants.
L'accent sera également mis sur la formation des animateurs, dont l'activité doit être considéré comme un métier à part entière. Bilan de compétences, formation renforcée et individualisée - initiale et continue -, accompagnement des projets sur le terrain, développement des formations diplômantes désignent autant de projets qui permettront la construction d'une identité professionnelle forte.
Deux nouveaux centres de ressources seront prochainement créés et contribueront à cette nécessaire professionnalisation des animateurs. L'un deux, ayant pour thème la citoyenneté, sera plus particulièrement pour eux un lieu de formation, d'échanges et de conseils sur les règles de vie dans les centres. Enfin, de nouveaux outils d'information et de communication seront mis à la disposition des personnels d'animation grâce à la création d'un site intranet.

III - 3 De nouvelles activités

Dès cet été, 1500 places supplémentaires de " séjours aventure " et 1000 places supplémentaires pour les vacances " Arc-en-Ciel " ont été offertes aux enfants.

A la rentrée, des crédits complémentaires ont été délégués aux circonscriptions des affaires scolaires pour développer des nouvelles animations, financer l'achat de matériel ludo-éducatif, et permettre la création d'une centaine de nouveaux " ateliers bleus ".

Dès janvier 2003, une aide individualisée à la scolarité sera mise en place le soir dans une vingtaine d'écoles en REP, pour les élèves de CP (dispositif "coup de pouce" en lecture/écriture par groupes de 5 élèves) et de CM1/CM2 (ateliers mathématiques/sciences et français par groupes de 10 élèves). Les séances seront encadrées par des enseignants, des animateurs ou des étudiants, organisés pour chaque groupe en binôme.

Enfin, des "Espaces premiers livres", dédiés à la découverte des mots et des images, seront ouverts dans une vingtaine d'écoles maternelles. Des animateurs de la Ville, spécialement formés à la découverte de la lecture chez les tout-petits, proposeront aux enfants des ateliers gratuits de découverte du livre, à l'heure de la garderie du soir et à l'interclasse.

III - 4 Des activités gratuites pour les samedis matins sans classe

Depuis la rentrée, la Ville propose aux petits Parisiens des activités périscolaires gratuites lorsque les samedis sont libérés par l'Education nationale (soit environ 1 samedi sur 3). Une centaine de sites implantés dans Paris, notamment dans les ZEP, accueillent cette année les enfants d'âge élémentaire pour des ateliers d'initiation aux activités d'expression (théâtre, arts plastiques, mime, danse), de création, de découverte (environnement urbain, parcours culturel) ou d'initiation aux sports.
Le 21 septembre dernier, premier samedi sans classe, ces ateliers ouverts de 8h45 à 11h45 ont accueilli 700 enfants. Un catalogue des ateliers proposés comprenant les modalités d'inscription a été distribué aux parents d'élèves.

III - 5 Des activités pour l'interclasse

Trois enfants sur quatre déjeunent à l'école, et plus de 100.000 repas sont servis tous les jours dans les cantines scolaires. Il est donc impératif d'assurer à ces enfants les meilleures conditions d'accueil, car l'interclasse de midi est un moment essentiel pour l'équilibre des enfants, qui doit leur assurer de bonnes conditions d'apprentissage aux autres moments de la journée. L'encadrement, le calme, les activités et la qualité des repas sont des éléments décisifs sur lesquels tous les acteurs concernés (Ville de Paris, caisses des écoles, directrices et directeurs d'école) doivent faire porter leurs efforts.

Dès cette rentrée, le taux d'encadrement en maternelle est passé d'un adulte pour 20 enfants à un adulte pour 15 enfants, grâce à la participation de toutes les agents spécialisés des écoles maternelles (ASEM) à la surveillance de l'interclasse. L'extension de cette procédure dans les écoles élémentaires est actuellement à l'étude et sera effective au plus tard à la rentrée 2003.
Afin de clarifier la répartition des tâches et des responsabilités des personnels qui animent l'interclasse, un vade-mecum à l'usage des directeurs d'école, chargés de l'organisation de ce moment, ainsi qu'un guide des droits et devoirs des surveillants d'interclasse, paraîtront à l'automne.

Les 100.000 enfants qui déjeunent quotidiennement à l'école doivent bénéficier d'un service de restauration performant, adapté à leurs besoins et accessible à toutes les familles. Cette exigence impose un effort budgétaire important, consacré au soutien des caisses des écoles en difficulté, à l'amélioration de la qualité des repas (produits bénéficiant de marques de qualité ou issus de l'agriculture biologique) et au renforcement de la sécurité alimentaire. Concrètement, les subventions accordées aux caisses des écoles ont été augmentées de 28 % par rapport au budget de l'année 2000, sur les deux exercices budgétaires 2001 et 2002.
Par ailleurs, la réflexion engagée par le " conseil des caisses ", créé en 2001, a permis de jeter les bases d'une réforme de la répartition du mode d'attribution des subventions aux caisses des écoles, qui a été proposée et adoptée par le Conseil de Paris des 23 et 24 septembre 2002.
Jusqu'à présent, la Ville versait aux caisses des écoles une subvention par repas à hauteur de 50% du prix de revient moyen du repas, quel que soit l'arrondissement. La réforme rendra plus équitable la participation financière de la collectivité parisienne à la restauration scolaire, dont l'accès et la qualité doivent être garantis à toutes les familles, quels que soient leur niveau de ressources ou leur lieu de résidence. L'attribution d'une partie des subventions sera donc désormais fondée sur 4 critères relatifs à la sociologie des arrondissements et à la capacité contributive des familles.

III - 6 De meilleures conditions d'inscription et d'accueil


Afin d'offrir aux plus jeunes les meilleures conditions d'accueil dans les centres de loisirs, plusieurs actions seront menées au cours de l'année scolaire :

- Doter les centres de leur propre local, chaque fois que cela est possible (c'est le cas dans toutes les école neuves) ;
- Equiper les centres d'outils informatiques, afin de permettre une meilleure gestion des effectifs d'enfants, des achats de matériel ou des réservations d'animation, et favoriser la communication entre chaque centre, les circonscriptions et la direction des affaires scolaires. Cette procédure permettra notamment de mettre en place un système performant de " pré-inscriptions " dès l'été 2003.
- Instaurer, en juillet 2003, une nouvelle tarification des activités, plus progressive et plus juste, qui réponde à l'exigence de solidarité.

III - 7 Le partenariat avec l'ensemble de la communauté éducative

Parce que les activités des écoles et des centres de loisirs ont sont complémentaires, il est essentiel de promouvoir les coopérations entre les équipes enseignantes et les équipes d'animation. Afin de donner aux parents l'information la plus complète sur le fonctionnement des centres de loisirs, il convient aussi de favoriser la participation des personnels d'animation aux conseils d'écoles. Dans le même esprit, des expositions seront organisées pour faire connaître au public les travaux réalisés par les enfants dans les centres, et un forum des centres de loisirs se tiendra à l'Hôtel de Ville au printemps prochain.

IV - L'enseignement supérieur et la recherche

IV - 1 Paris, ville universitaire

IV - 1 - 1 Paris-Rive-Gauche

La convention-cadre signée par la Ville de Paris en 2000 a été enrichie, en mai 2002, d'un avenant qui augmente la surface dévolue à l'implantation de locaux universitaires sur la ZAC Paris Rive Gauche. Ainsi ce sont désormais 210.000 m2 - contre 130.000 prévus initialement -, principalement destinés à Paris VII et à l'INALCO, qui sont mis à la disposition de l'Etat.
Par ailleurs, les implantations définitives de Paris VII ont été arrêtées pour permettre à cette université d'accélérer sa sortie de Jussieu et réussir son installation dans l'est parisien.

IV - 1 - 2 Le pôle universitaire de Paris Nord

La Ville entend aussi favoriser l'émergence d'un nouveau pôle universitaire sur Paris Nord. Après l'implantation d'une bibliothèque universitaire le lycée municipal Championnet et la restructuration du centre Clignancourt, un grand centre universitaire de 21.000 m², regroupant des amphithéâtres, des salles de travail, des salles de cours et une bibliothèque, pourra donc accueillir plus de 5.000 étudiants. Cette implantation rénovée sera prochainement accompagnée, dans ce secteur, de la réalisation du nouvel I.U.T. de Paris VII sur le secteur de Pajol-Maroc.

IV - 1 - 3 La sécurisation des bâtiments universitaires de la Ville

Comme pour les établissements scolaires de premier et second degrés, la Ville a engagé d'importantes opérations pour mettre aux normes de sécurité les bâtiments universitaires relevant de sa responsabilité (la Sorbonne, l'ESPCI, l'Ecole Boulle et les deux autres écoles d'art de la Ville).

IV - 1 - 4 L'ouverture des universités parisiennes

L'opération " Envie d'amphi ", initiée par la Ville, et dont la première édition aura lieu le samedi 7 décembre 2002, offrira à tous les Parisiens une occasion exceptionnelle de découvrir leurs universités et leurs grandes écoles. Par le biais de conférences, de visites, d'expositions et d'animations, ils pourront tout à la fois s'immerger dans la vie intellectuelle des universités et visiter des bâtiments habituellement fermés au public.

IV - 2 La recherche

Le " pari de l'intelligence " implique de notre ville qu'elle puisse affirmer dans ce domaine, un rôle de premier plan. Son histoire, son potentiel culturel et humain, son rayonnement dans le monde justifient une telle ambition. Plusieurs initiatives ont été lancées pour tenter de relever ce défi.
Le Conseil Scientifique du Maire, force de propositions et d'expertise, a été installé le 11 septembre dernier. Composé de 28 membres éminents de la communauté scientifique française et internationale, et présidé par Vincent Courtillot, professeur à l'Institut Universitaire de France, cette instance examinera les principaux projets scientifiques de la capitale et suggèrera des pistes d'intervention en faveur du développement de la recherche à Paris.
Sept groupes de travail ont été constitués : vie et accueil des chercheurs, technologies, interdisciplinarité, développement de la culture scientifique et technique, sciences humaines et sociales, recherche biologique et médicale et sciences de l'environnement.

Par ailleurs, trois groupes de travail composés de responsables de la recherche parisienne, (Présidents d'Universités, Directeurs de grandes Ecoles et représentants des grands organismes de recherche de la capitale) ont été constitués par Danièle Auffray.

- Le premier groupe de travail conduira une réflexion sur les conditions d'accueil, de travail et de mobilité des chercheurs étrangers dans la capitale. L'année prochaine, la Ville mettra en œuvre un programme de bourses de recherche, ouvertes aux universitaires étrangers, qui seront attribuées à des chercheurs confirmés dans des domaines d'intérêt stratégique pour le développement de la capitale (les biotechnologies et les technologies de l'information, l'environnement, l'énergie et les transports, les sciences de la ville).
Paris se doit d'offrir aux acteurs universitaires un accueil digne des autres métropoles internationales. La Ville ouvrira donc prochainement de nouveaux lieux dédiés aux chercheurs étrangers, dont la présence et le travail contribuent au dynamisme et au rayonnement scientifique, culturel, artistique dans notre capitale. Ainsi, l'ouverture de l'ancien Couvent des Recollets, dans le 10ème arrondissement, répondra à cette ambition. 85 logements font actuellement l'objet d'une opération de réhabilitation par la RIVP, et accueilleront, à la mi-2003, chercheurs et artistes étrangers.

- Un autre groupe de travail se consacrera au montage de projets européens, dans le cadre du 6ème Programme Commun de Recherche et Développement (P.C.R.D).

- Enfin, le dernier groupe travaillera à la mise en place, en 2003, des " Entretiens de Paris ". Parmi ses principaux objectifs : mettre en réseaux des différentes institutions et associations œuvrant pour la diffusion de la culture scientifique et technique, établir un programme d'aides aux projets de colloques et de conférences sur le territoire parisien, organiser des débats sur le rapport entre sciences et société, en lien avec les mairies d'arrondissement et les conseils de quartier.

IV - 3 La vie étudiante

L'université est pôle de savoir et d'apprentissage mais aussi un lieu de vie. Une action volontariste en faveur des universités parisiennes doit donc aussi intégrer la question des structures annexes, et plus généralement des conditions d'études et de vie des étudiants.

IV - 3 - 1 La signature de la charte de partenariat avec le CROUS

La charte de partenariat avec le CROUS, votée en mars dernier, définit les grands axes de la politique menée par la municipalité pour améliorer les conditions de vie des étudiants parisiens. Elle prévoit notamment un effort significatif de la Ville de Paris en faveur de la restauration étudiante. Ainsi 3.050.000 euros seront consacrés, sur la mandature, à la rénovation et à la restructuration de restaurants universitaires, et 4.950.000 euros seront affectés à la construction de nouveaux restaurants et cafétérias.
Au cours de l'année 2001/2002, les restaurants Mabillon et Cuvier ont été rénovés et une cafétéria a été créée à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, avec le soutien de la Ville. Les restaurants universitaires Jussieu, Châtelet et Dauphine feront l'objet d'un même programme de rénovation au cours de l'année universitaire qui s'ouvre.

IV - 3 - 2 La convention cadre avec la CIUP

La Ville de Paris et la Cité Internationale Universitaire de Paris préparent une convention-cadre qui fixera les modalités d'une action commune pour la revalorisation de ce site. Pour la municipalité, il s'agit d'accompagner la rénovation de cette fondation, forte d'une tradition d'accueil des étudiants étrangers, et de permettre aux Parisiens de mieux profiter de ce patrimoine d'exception.

IV - 3 - 3 Le projet de "passeport étudiant"

Une étude a été lancée cette année pour la réalisation d'un "passeport étudiant", une carte unique destinée aux étudiants des huit universités parisiennes, pour comprenant également les services offerts par le CROUS, et qui facilitera leur accès au sport, à la culture et aux loisirs à Paris.

IV - 3 - 4 Le logement social étudiant

Afin de permettre aux étudiants de mieux vivre à Paris et ce malgré des ressources souvent modestes, la Ville s'est engagée à créer 3.000 logements à caractère social avant la fin de la mandature. Le CROUS, qui en gérera la majeure partie, les attribuera sur des critères sociaux.
Par ailleurs, le travail conduit par le comité de pilotage sur le logement social étudiant, rassemblant tous les acteurs concernés, contribuera à la réalisation de ces objectifs.
Enfin, la municipalité a confié à la SIEMP le soin d'offrir des garanties aux propriétaires de logements vides afin de les inciter à mettre leur bien en location.

IV - 3 - 4 Les bourses municipales d'enseignement supérieur

En 2001/2002, la Ville a augmenté l'aide sociale complémentaire apportée aux étudiants. Ainsi, ce sont 2.500 bourses de municipales d'enseignement supérieur d'un montant de 900 euros qui ont été allouées. Un effort substantiel de 610.000 euros a également été consenti pour les bourses ERASMUS. Enfin, 76.000 euros sont consacrés aux premières " bourses de mobilité " de la Ville. Destinées à des étudiants étrangers non boursiers, de deuxième et troisième cycles, souhaitant suivre un cursus dans un établissement d'enseignement supérieur parisien, elles seront allouées dès la rentrée universitaire.

IV - 3 - 5 La chaîne de l'accueil des étudiants étrangers

Afin de développer la mobilité étudiante et d'améliorer l'accueil des étudiants étrangers à Paris, trois dispositifs vont prochainement être mis en œuvre : un site internet rassemblant toutes les informations nécessaires à la scolarisation et à l'intégration des étudiants étrangers dans la capitale, des cellules d'accueil visant à accompagner les étudiants étrangers dans leurs démarches, et un " pôle logement " pour faire face à l'ampleur des demandes.

IV - 4 La participation des étudiants à la vie de la cité

IV - 4 - 1 Les Etats Généraux de la Vie Etudiante et le Conseil Parisien de la Vie Etudiante

Les premiers Etats généraux de la vie étudiante se sont déroulés les 15 et 16 novembre 2001 à l'Hôtel de Ville. Moment privilégié de rencontre et d'expression démocratique entre la municipalité et les étudiants parisiens, cette manifestation a rassemblé environ 15.000 personnes qui ont visité, sur le parvis, le " forum de la vie étudiante " co-organisé avec le réseau associatif Animafac.
Installé à la même date, le Conseil parisien de la vie étudiante a pour vocation de favoriser la participation des étudiants à la vie démocratique de leur cité et de les associer aux décisions municipales qui les concernent. L'ensemble des réflexions et les propositions sont élaborées au sein de 5 commissions thématiques : " vivre autonome ", " de l'accueil à l'insertion professionnelle ", " se cultiver, se distraire, faire du sport ", " être solidaire " et " l'accueil des étudiants étrangers ".

En choisissant d'organiser une seconde édition des Etats généraux de la vie étudiante, à l'Hôtel de Ville et sur son parvis les 14, 15 et 16 novembre 2002, et en augmentant les moyens mis en œuvre, la municipalité confirme sa volonté d'agir au service de cette population et d'affirmer la vocation universitaire de Paris. Trois jours durant, sous un chapiteau dont la superficie a été sensiblement accrue, des rencontres avec les principaux partenaires du monde étudiant, des débats mais aussi des spectacles et des animations rythmeront cet événement.


IV - 4 - 2 Le soutien aux projets collectifs

Jeunes citoyens et futurs acteurs de la cité, les étudiants sont les interlocuteurs avec lesquels la municipalité doit maintenir un dialogue soutenu et un partenariat novateur. Elle entend encourager leurs initiatives et faciliter l'émergence de projets collectifs civiques et solidaires, valoriser leurs talents et leur créativité, inscrire leurs actions dans la ville. C'est pourquoi Paris apporte un soutien actif aux associations étudiantes, dont les actions contribuent à la dynamisation les quartiers.

IV - 4 - 3 La Maison des Initiatives Etudiantes (MIE)

Inaugurée le 21 juin 2002, la Maison des Initiatives Etudiantes participe à cet accompagnement des étudiants. Ce lieu est destiné aux associations recherchant une aide logistique, une formation au montage de projets ou encore un centre de ressources. Espace d'échanges des expériences et de partage des projets inter-associatifs, il se veut également un lieu de vie. Ainsi, il abrite le siège du Conseil Parisien de la Vie Etudiante, la première radio étudiante parisienne, et un centre local du bénévolat. Pendant l'été, la Maison a accueilli près de 650 personnes, soit une trentaine d'associations.

IV - 4 Les cours municipaux d'adultes

Permettre à chacun de se cultiver, d'apprendre ou de se former, à tous les âges de la vie : telle est l'ambition que la municipalité nourrit pour les Parisiennes et les Parisiens. C'est une attente forte, à laquelle nous devons tenter d'apporter des réponses novatrices et performantes, notamment pour faire face à l'augmentation des demandes d'inscription observée au cours des dernières années.

En 2001/2002, les sept ''Ecoles'' que comptent les cours municipaux d'adultes de la Ville de Paris ont enregistré plus de 28.000 inscriptions. Cette année, l'offre a été réorientée afin de favoriser les formations comme l'alphabétisation ou le FLE, qui participent à l'intégration sociale des Parisiens les plus démunis. Les nouvelles technologies, et plus précisément l'accès et la maîtrise à l'outil informatique, restent une priorité de la Ville. Concrètement, ce sont environ 150 formations différentes qui, cette année encore, seront dispensées le soir, dans près de 120 établissements scolaires, répartis dans tous les arrondissements de la capitale.

 

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