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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Conseil Départemental de l'Education Nationale : le compte n'y est pas

18/02/2010
Par Mme Colombe BROSSEL

Le Conseil Départemental de l’Education Nationale du 16 février, a illustré une fois de plus la politique d’affaiblissement du service public de l’éducation conduite par le gouvernement.
Après avoir supprimé 89 postes dans l’Académie de Paris en 2009 alors que les effectifs dans les écoles maternelles et élémentaires présentaient une hausse de plus de 700 élèves, la rentrée 2010 se fera avec seulement 3 postes supplémentaires !
Au manque d’effectifs, l’Académie répond par l’affectation directe dans les classes de jeunes enseignants qui n’auront pas bénéficié de stages, réforme de la masterisation oblige.
Suppression de classes d’intégration pour les enfants non francophones, suppressions de postes dans les Centres d’Adaptation Psycho-Pédagogique, fermetures de classes : ce sont les petits parisiens les plus en difficulté qui font les frais de la politique de rigueur budgétaire menée par le Ministère de l’Education nationale.
Quant à scolarisation des moins de 3 ans, aucune mesure nouvelle. Paris reste la lanterne rouge nationale quitte à ce que les familles soient contraintes de se tourner vers le privé !
Pour les collèges, la situation est loin d’être satisfaisante. Sous l’affichage d’une dotation à moyens et effectifs globalement constants se masquent en réalité des fermetures de classes, une augmentation du nombre d’élèves par classe ou encore la suppression de certains dispositifs spécifiques mis en place par les équipes pédagogiques dans des collèges des Réseaux Ambition Réussite, ZEP ou Politique de la Ville.
L’assouplissement de la carte scolaire et la politique de dérogations massives conduisent à des effets pervers pour les établissements déjà contournés : moins d’élèves, moins de moyens.
C’est là la fin de la mixité sociale dans les collèges, enjeu majeur pour nos collectivités qui en sont garantes par la loi depuis 2004, et la création de véritables « ghettos scolaires » comme l’a récemment rappelé la Cour des Comptes.
Le compte n’y est donc pas. Nous refusons la politique du sparadrap sur la jambe de bois qui nous a été proposée hier. Le renforcement durable des moyens attribués aux établissements scolaires est la condition sine qua non d’une politique volontariste de correction des inégalités sociales à l’heure où de plus en plus de familles sont touchées par la crise.
Sans investissement humain conséquent, même des Etats Généraux de la sécurité à l’école rue de Grenelle ne viendront pas répondre à la détresse vécue au quotidien dans ces établissements.  

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