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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Bilan du Plan espoirs banlieues

20/01/2009

Espoir banlieues à Paris : de maigres résultats et de fortes inquiétudes sur le devenir de la Politique de la ville
Le premier ministre a réuni le 20 janvier un Comité interministériel à la ville pour dresser un premier bilan du Plan espoir banlieues, fort modeste au regard des effets d’annonce tonitruants du président de la République en février 2008.

Il n’y a pas de plan Marshall à l’horizon, alors que la situation économique impose au gouvernement d’agir et d’obtenir des résultats en faveur des quartiers populaires dont les habitants subissent déjà les effets négatifs et brutaux de la crise.

Partout en France, le Plan espoir banlieues patine faute de moyens inscrits dans la durée.

A Paris :
- Le contrat d’autonomie ne concerne à ce jour qu’une cinquantaine de jeunes Parisiens, quand les missions locales en suivent plus de 18 000 et les clubs de prévention spécialisée plus de 16 000,
- Seul un délégué du préfet est en place, pour 14 quartiers inscrits en Politique de la ville dans 8 arrondissements où vivent 300 000 Parisien-ne-s,
- La rénovation urbaine reste inachevée et de nombreux projets sont encore en attente de financement dans les quartiers Michelet (19e) et Saint-Blaise (20e).

En parallèle, nous constatons des reculs inquiétants :

- Les associations de quartier ont vu en 2008 les subventions de l’Etat baisser de 800 000 €, avec une enveloppe en recul de 35 % (de 2.2 M€ à 1.4 M€).
 - Le recentrage de l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances), combattu par le collectif « Assos en danger », met en péril l’accueil et l’intégration des personnes issues de l’immigration ; s’agissant en particulier des crédits nationaux consacrés à l’apprentissage du Français limités désormais aux primo-arrivants ;
- L’Etat supprime des postes d’enseignants et démantèle les RASED, quand il faudrait soutenir les écoles en difficulté plutôt que de chercher, en vain, à développer le « busing ».

Les acteurs de terrain et les élus parisiens sont inquiets pour l’avenir de la Politique de la ville dans le pays. A quelques mois de l’échéance des Contrats urbains de cohésion sociale fin 2009, nous sommes sans visibilité sur les objectifs futurs du gouvernement, si ce n’est la perspective d’une réduction drastique des territoires d’intervention de l’Etat de 2200 quartiers actuellement à seulement quelques centaines.

Gisèle Stievenard rappelle que la Ville de Paris plaide pour le renforcement d’une Politique de la ville contractualisée avec l’Etat et inscrite dans la durée. Les indicateurs  économiques et sociaux de nos 14 quartiers en Politique de la ville justifient pleinement la poursuite du projet social et urbain engagé. La Ville y consacre un budget de 200 M€ par an et 10 % du territoire parisien bénéficient d’opérations d’aménagement d’envergure.

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