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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Réaction suite aux déclarations de Patrick Devedjian

23/05/2008
Par Mme Annick LEPETIT

Dans l’entretien publié ce jour dans Le Monde, Patrick Devedjian exprime, avec une mauvaise foi stupéfiante et un égoïsme assumé, une conception profondément inégalitaire de l’Ile-de-France, inspirée par le seul souci de défendre les intérêts du Département des Hauts-de-Seine qu’il préside.

Ancien administrateur du STIF, Patrick Devedjian ne peut feindre de méconnaître ainsi le dossier des transports en commun en Ile de France. En demandant la recentralisation du STIF entre les mains de l’Etat, comment peut-il oublier qu’il a précisément fallu attendre le transfert de son pilotage, il y a trois ans, aux collectivités locales (Région, départements, Paris) pour que celles-ci soient enfin en mesure de consacrer au développement des transports des moyens que l’Etat lui avait jusqu’alors toujours refusé : c’est ainsi que nos collectivités ont augmenté, entre 2005 et 2008, de 60% leur contribution au budget du Stif. Rappelons que, dans le même temps, le Gouvernement a exclu l’Ile-de-France des financements annoncés dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour le développement des transports en commun dans les grandes agglomérations françaises.

Depuis 2005, Paris contribue à hauteur de 30% du budget du STIF, soit davantage que son poids démographique en Ile-de-France, et participe pleinement à la mise en œuvre de l’orientation prioritaire du STIF, le développement des transports en commun en banlieue. Le tramway des maréchaux que M. Devedjian critique s’inscrit précisément dans cette logique puisque plus de 50 % de ses utilisateurs ont pour origine ou destination une commune non parisienne.

Prôner par ailleurs une taxe professionnelle unique  en indiquant dans le même temps que l’on refuse d’en partager le produit avec les autres départements, et notamment avec la Seine-Saint-Denis dont les ressources fiscales sont sensiblement inférieures à celles des Hauts-de-Seine, laisse rêveur sur les intentions de M. Devedjian et sa conception de la solidarité à l’échelle de l’agglomération.

Comme Bertrand Delanoë l’a annoncé dès le 5 décembre 2007 lors de la Conférence métropolitaine à Vincennes, et comme il l’a redit à de multiples reprises, c’est le contraire qu’il faut faire : pour sa part, Paris est prêt à une réelle solidarité financière, condition indispensable aujourd’hui à l’attractivité de la métropole et à la réduction de ses inégalités.

Au moment où les acteurs de la métropole se mobilisent pour relever les nombreux défis auxquels celle-ci doit faire face, notamment en matière de transports et de logement, la volonté de Patrick Devedjian d’opposer centre et périphérie, collectivités riches et pauvres, montre une volonté de diviser qui va à l’encontre des objectifs qu’il prétend viser.

Ce sujet, complexe et essentiel pour l’avenir métropolitain, mérite mieux que des positions politiciennes et hâtives.  C’est à l’inverse dans un état d’esprit, ouvert et constructif que les élu(e)s de la Conférence métropolitaine lancent les Assisses de la métropole le 25 juin.

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