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Retour  laccueil : Parcs & Jardins > Animaux > Espèces sauvages : Historique et évolution à Paris

Historique et évolution à Paris

Visuel représentant historique evolution oiseau.jpg

Certaines espèces disparaissent, d’autres font leur apparition dans Paris… Ainsi, le moineau et l'hirondelle sont nettement en déclin dans la Capitale, par contre le faucon crécerelle a su s'adapter à la Ville... Le renard roux a su s'intégrer aussi et n'hésite pas à faire nos poubelles !



Puce environnementHistorique 


La construction de barrages sur la Seine, en aval de Paris, a stoppé la migration de certaines espèces de poissons présentes autrefois en Seine (courant 19e et début 20e siècle) tels la grande alose Alosa alosa, l'esturgeon commun Acipenser sturio ou encore le saumon atlantique Salmo salar sans oublier une espèce de Cétacé, le marsouin commun Phocoena phocoena qui, courant 19e siècle, s'est présenté aux portes aval de la Seine parisienne.


Côté reptiles, la couleuvre à collier Natrix natrix ou l'orvet commun Anguilis fragilis ne sont plus présents dans la capitale. Côté Amphibiens, la salamandre tachetée Salamandra salamandra terrestris n’est plus une espèce parisienne bien que ponctuellement des individus puissent être observés.

Vers 1864 le faucon pèlerin Falco peregrinus pouvait être observé dans la capitale. Actuellement c’est le faucon crécerelle Falco tinnunculus qui occupe l'espace laissé vacant.

Pour les oiseaux, après-guerre (1939-1945), à Paris, le cochevis huppé Galerida cristata fréquentait les terrains ouverts des bois parisiens et le gobe-mouche gris Muscicapa striata, lui, nichait encore récemment dans le cimetière du Père Lachaise. En revanche, certaines espèces apparaissent à nouveau de temps en temps tels que le hibou moyen-duc Asio otus, le rossignol philomèle Luscinia megarhynchos, le bouvreuil pivoine Pyrrhula pyrrhula , le chardonneret élégant Carduelis carduelis et le gobe-mouche noir Ficedula hypoleuca.
La chouette hulotte Strix aluco a investi tous nos grands espaces verts parisiens.


Chez les mammifères, la fouine commune Martes fouina et le renard roux Vulpes vulpes fréquentent aussi bien les 2 bois parisiens que Paris intra-muros.


Puce environnementÉvolution des espèces


Amphibiens et Reptiles.

9 espèces d'Amphibiens et 3 de Reptiles ont été recensées lors de la première étude des amphibiens et des reptiles de la ville de Paris.

 Le lézard des murailles Podarcis muralis a colonisé pas moins de 16 stations (lieux) dans Paris, la Petite Ceinture SNCF et ses deux bois. Il recherche les revêtements minéraux (berges minéralisées, vieux murs…) bien exposés au soleil et ayant de nombreux orifices pour s’y réfugier… à l’abri des chats, ses principaux ennemis.

 Le crapaud commun Bufo bufo a été recensé dans 9 stations différentes. Cette espèce recherche dès février un point d’eau (mare, lac) pour s’y reproduire. Il est intégralement protégé en France ; il est donc interdit de récolter quelques têtards qui sont sans doute mieux dans leur élément d’origine que dans un bocal ! C’est un véritable "insecticide" vivant qui mérite toute notre attention. En hiver, il hiberne sous les pierres et souches disponibles. Donc, un tas de bois mort qui se décompose au sol n’est pas forcément inutile.


Oiseaux

Les oiseaux sont les premiers animaux sauvages urbains auxquels le citadin pense spontanément lorsqu’on évoque les animaux sauvages en ville.

Paris recèle des trésors aviaires insoupçonnés : 17 espèces visiteuses occasionnelles et 51 espèces nicheuses à Paris.

Moins connu que son cousin le pigeon biset (pigeon domestique) Columba livia, le pigeon ramier (ou palombe) Columba palumbus vit plus dans les parcs et jardins.

La colonisation urbaine par le pigeon ramier a débuté à Paris dans les années 1830, et sa population doit atteindre aujourd’hui 12 000 couples à Paris intra-muros en période de reproduction. Il n’hésite pas à placer son nid, fait de brindilles entrelacées, dans les arbres de nos rues.

 Un petit cousin du corbeau, le choucas des tours Corvus monedula, a colonisé la capitale. Ses hauts édifices lui rappellent les falaises d’où il est originaire. Quelques petites colonies sont installées dans Paris intra-muros. On peut en observer, par exemple, sur la tour Eiffel, au Sacré-cœur ou au Centre Georges Pompidou. Quelques couples isolés nichent aussi çà et là, sur des monuments ou des immeubles. Cette espèce est en déclin à Paris et fait l’objet d’un suivi.


A Paris vit un petit rapace : le faucon crécerelle Falco tinnunculus. Il a su s’adapter aux villes. Pour nicher, il préfère, comme le choucas, les lieux élevés de la capitale. Sa présence à Paris était déjà connue au XIXe siècle. En 1997, on comptait entre 20 et 30 couples dans la capitale. Notre-Dame, à elle seule, abritait 4 ou 5 couples. On peut aussi mentionner la tour Eiffel, l’église Saint-Sulpice, le Petit Palais ou le Sacré-cœur. Des couples se sont également installés au flanc d’immeubles. Quelques couples habitent les 2 bois où ils nichent sur des arbres.

Tout aussi étonnant est cet oiseau migrateur ô combien symbolique : ne dit-on pas de lui qu’il annonce le printemps ? L’hirondelle de fenêtre (ou hirondelle urbaine) Delichon urbica a vu ses effectifs parisiens diminuer depuis le XIXe siècle, elle demeure néanmoins fort bien représentée dans la capitale dont elle est l’une des curiosités animales. Ses colonies installent ses nids, frêles cocons d’herbe et de boue, sur des édifices célèbres tels ceux situés à Auteuil, à la Muette, au Palais de Chaillot, au Louvre et à la Villette.


En hiver, les oiseaux d’Europe du Nord et de l’Est viennent passer la mauvaise saison à Paris tandis que "ceux de Paris" descendent en Europe méridionale ou en Afrique pour hiverner.
En 1 année, on peut raisonnablement espérer observer près de 90 espèces d’oiseaux à Paris.

Moineaux de Paris
Certaines espèces comme le moineau domestique Passer domesticus sont en déclin, à Paris comme à Londres. C’est ainsi que depuis 1966 où Paris comptait alors 500 000 moineaux domestiques (Barloy Jean-Jacques, 1966), en 2002, la capitale ne comptait plus que 320 000 moineaux domestiques (Galinet Christian, 2003, étude non publiée) soit une perte de 180 000 individus.


Mammifères

Les inventaires ont recensé à Paris 32 espèces de Mammifères sauvages dont 11 espèces sont intégralement protégées.

Parmi elles, la fouine Martes fouina et le renard roux Vulpes vulpes, deux animaux nocturnes.

La fouine, est un animal qui s’est bien adapté au milieu urbain. A Paris, on peut la rencontrer de nuit déambulant dans les parcs à la recherche de quelques rapines (oiseaux, œufs, fruits, souris, mulots…). La fouine est un animal non arboricole. Elle ressemble à la martre, mais la tache de la gorge est d’un blanc pur et de taille très variable, souvent scindé. Sa taille est d'environ 75 cm de la tête à la queue. Les mâles sont plus grands que les femelles.


Le renard roux Vulpes vulpes : phénomène récent, le renard des villes se répand à partir des campagnes voisines. Il n’hésite d’ailleurs pas à faire nos poubelles. Le renard chasse de jour comme de nuit, mais en général il est plutôt crépusculaire. Il se nourrit de 60 à 80% de campagnols ; il en consomme plusieurs milliers par an. Le reste de son alimentation est composé, suivant la saison, de vers de terre, de fruits et de déchets divers. Son domaine vital est de 75 hectares en ville contre 400 à 1 300 hectares en milieu rural.


Mollusques

Paris présente un bel échantillon de mollusques : 44 espèces différentes dont le fameux escargot velu Trichia rugosa qui perd ses "poils" en vieillissant.

Dans les canaux (Saint-Martin, Ourcq, Saint-Denis) vit une grande moule d’eau douce : la mulette des peintres (ou unio des peintres) Unio pictorum. La mulette des peintres doit son nom au fait que sa coquille servait souvent, autrefois, de godet pour aquarelle aux peintres. Sa longueur varie de 6 à 14 cm. Elle hante le fond des canaux où elle filtre le plancton animal et végétal.




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