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Retour  laccueil : Culture > Musées > Musée d'Art moderne de la Ville de Paris : Kara Walker- Mon Ennemi, Mon Frère, Mon Bourreau, Mon Amour

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 [30/07/2007]
Clara Walker

Kara Walker- Mon Ennemi, Mon Frère, Mon Bourreau, Mon Amour

20 juin – 9 septembre 2007

Première grande exposition monographique en Europe de Kara Walker, Mon Ennemi, Mon Frère, Mon Bourreau, Mon Amour retrace l’itinéraire de cette artiste américaine, des premières silhouettes découpées (1994) aux films plus récents d’animation (2007).

 


Travaillant sur l’histoire de l’esclavage et son héritage dans la société contemporaine, elle rend compte des relations entre Noirs et Blancs, esclaves et maîtres, de la ségrégation et de ses contradictions. Elle dépeint la violence entre les hommes, celle théâtralisée des conflits en plein jour mais aussi celle non formulée de l’intimité. Tirant son inspiration de sources variées – les mélodrames historiques, les romans populaires, les récits d’esclaves, la physiognomonie –, elle vient contrebalancer l’histoire d’une Amérique magnifiée par la littérature et le cinéma.

 

Ses grandes silhouettes découpées dont l’apparente simplicité surprend, mettent en scène le Sud d’avant la Guerre de Sécession, faisant apparaître la richesse d’un imaginaire débridé où se mêlent fantasmes et pensées, rapport à l’autre et à soi-même, passé, présent et futur. A l’image de son alter ego, la « négresse émancipée », âme libre dans un corps d’esclave, Kara Walker traverse l’histoire en observatrice lucide et inquiétante. Sans manichéisme ni militantisme offensif, elle pratique un art des questions déstabilisantes, parfois très controversé au sein de la communauté artistique noire américaine. Dans son oeuvre comme dans la réalité, le problème de la discrimination, de la vulnérabilité est présent sous toutes ses formes – raciales, sociales ou esthétiques. Un passionnant travail sur le passé pleinement contemporain entre installations, films, collages et panoramas.

 

L’exposition s’ouvre sur Endless Conundrum, An African Anonymous Adventuress, 2001, – écho à Endless Column/ La colonne sans fin de Brancusi (1938), à La Danse de Matisse (1931-33) – et propose une interprétation du « primitivisme » à travers la modernité.

 

A l’étage de l’ARC, de grands panoramas représentent l’esclavage comme une forme de théâtre érotisé : Gone, an Historical Romance(…)1994 ; The End of Uncle Tom(…),1995 ; Excavated from the Black Heart of a Negress, 2002 ; Slavery ! Slavery !(...), 1997.

 

Ses dessins et collages - notamment Do You Like Creme in Your Coffee and Chocolate in Your Milk ?, 1997 et Negress Notes, 1996-97 - empruntent aux caricaturistes du XIXème. La série The Harper's Pictorial History, 2001-2005 détourne les pages d’un livre d’histoire sur la guerre de Sécession (dont le titre devient « Walker’s Pictorial History »).

Les films d’animations (Testimony, 2004 ; 8 Possible Beginnings, 2005 ; « …the angry surface of some grey and threating sea », 2007), inspirés des ombres chinoises et du théâtre de marionnettes, rappellent le cinéma des origines (Griffith, Reininger : Les Aventures du Prince Achmed). L’artiste « marionnettiste »  manipule elle-même ses personnages.

 

Si l’oeuvre de Kara Walker plonge dans l’histoire, elle est tout autant impliquée dans l’actualité : « Dès qu’on commence à raconter l’histoire du racisme, on la revit, on crée un monstre qui nous dévore. Mais aussi longtemps qu’il y aura un Darfour, aussi longtemps que quelqu’un dira “Tu n’es pas d’ici”, il semble pertinent de continuer à explorer le terrain du racisme ». (Kara Walker)

 

Née en 1969 à Stockton en Californie, Kara Walker étudie à l’Université d’Atlanta en 1991, puis à la Rhode Island School of Design en 1994. Elle a reçu le MacArthur Foundation Genius Award en 1997, le Deutsche Bank Prize en 2004, et a récemment participé à la 25è Biennale de Sao Paulo (2002). Elle est actuellement présentée au Pavillon italien de la Biennale de Venise. Elle enseigne à l’Université de Columbia à New York.

 

 

Puce culture Publication

Le hors –série Les Inrockuptibles a été édité à l’occasion de l’exposition Kara Walker Mon Ennemi, Mon Frère, Mon Bourreau, Mon Amour avec les contributions de : Fabrice Hergott, Philippe Vergne, Angeline Scherf, Jean-Max Colard, Claire Moulène, Edouard Glissant, Toni Morrisson, Arlette Farge, Elvan Zabunyan
16 pages, éditions Paris-Musées / Les Inrockuptibles. 2 €

Catalogue de l’exposition : Kara Walker: My Complement, My Enemy, My Oppressor, My Love, Éd. Walker Art Center, Minneapolis, 2007 ; distribué par Hatje Cantz Verlag (www.hatjecantz.de). 49;95 $


Puce culture Remerciements :

Exposition organisée par le Walker Art Center de Minneapolis, réalisée avec le généreux soutien de : Henry Luce Foundation ; Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. ; Lannan Foundation ; Peter Norton Family Foundation ; Linda et Lawrence Perlman ; Marge et Irv Weiser ; et le concours de Jean-Pierre et Rachel Lehmann.

 

 

 

Que les prêteurs, collectionneurs, responsables d'institutions publiques et galeries, qui ont permis, par leur généreux concours, l’organisation de cette exposition, trouvent ici l'expression de notre reconnaissance :

 

 

 

Marcel Brient, Jean Crutchfield et Robert Hobbs, Jeffrey Deitch, Deutsche Bank Art Collection, James et Maureen Dorment, Martin et Rebecca Eisenberg, Ronald et Deborah Eisenberg, Gandar Collection, Judie et Howard Ganek, Hort Family Collection, Victoria Hughes et John A. Smith, Dakis Joannou Collection, Jean-Pierre et Rachel Lehmann, Donna et Cargill MacMillan, Susan et Lewis Manilow, Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean, Peter Norton et Eileen Harris Norton, Michael et Joan Salke, Ellen et Richard Sandor, Barry Singer Gallery, Sikkema Jenkins & Co, Yvonne Force Inc., Kara Walker, Dianne Wallace, Terri Weissman, Susan et Rob White, Whitney Museum of American Art,

 

 

 

ainsi que tous ceux qui ont souhaité garder l’anonymat.

 

 

 

La Deutsche Bank,

 

Les Amis du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris,

 

l’Hôtel Sezz, Paris,

 

Gilles Berton, traducteur

 

L’Etoile, Paris

 

pour leur soutien.

 

 

 

Puce culture Musée d’Art moderne de la Ville de Paris /ARC

 

Directeur
Fabrice Hergott

Commissariat
Angeline Scherf
assistée de Emilie Renard 

Puce culture Walker Art Center, Minneapolis

Direction
Kathy Halbreich

Commissariat général
Philippe Vergne
assisté de Yasmil Raymond


Puce culture Presse et Communication :
Héloïse Le Carvennec
Tél. : 01 53 67 40 50
E-mail : heloise.lecarvennec@paris.fr

Puce culture Musée d’Art moderne de la Ville de Paris /ARC

11 avenue du Président Wilson - Paris XVIè
Tél. : 01 53 67 40 00
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
les vendredis et samedis jusqu’à 20h
 
Accueil continu du public par un conférencier le mardi de 12h à 18h.




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