|
|
|
|
A+ | A- | A=Les élections
Ce sont les Parisiens qui élisent le maire de Paris, mais pas directement. Tous les six ans, ils se dirigent vers les urnes pour élire les élus correspondant à leur arrondissement, qui à leur tour éliront, pour certains, le maire de Paris.
Ces élections se font selon trois principes :
- Le suffrage universel direct
- Le scrutin de liste à deux tours
- Le système de représentation proportionnelle avec un correctif majoritaire
Le suffrage universel direct
C’est lorsque les électeurs désignent directement leurs représentants, par opposition au mode indirect lorsqu’ils les désignent via un collège restreint de personnes élues, qui à son tour désigne le ou les représentants.
Les élus parisiens, dits « conseillers », sont élus directement par les Parisiens, tandis que le maire de Paris est élu selon un mode de scrutin indirect.
Le scrutin de liste à deux tours
Le scrutin s'effectue sur deux tours, les électeurs votant pour une liste d'élus à chaque fois.
| Nota bene : Depuis la loi du 31 janvier 2007, les listes doivent être composées alternativement d’un candidat de chaque sexe au premier comme au second tour. |
Le système de représentation proportionnelle avec un correctif majoritaire
C’est le système qui s’applique en France pour toutes les communes de plus de 3500 habitants (les communes de moins de 3500 habitants élisent leurs représentants au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours).
Le système de représentation proportionnelle permet une représentation de toutes les tendances, contrairement à la représentation majoritaire, où seule est représentée la tendance qui a remporté le plus de voix.
Dans la représentation proportionnelle, les électeurs votent pour des listes de candidats, apparentés à des partis. Les sièges sont ensuite attribués aux différents partis proportionnellement au nombre de voix qu'ils ont obtenues. Les candidats élus sont pris dans les listes dans leur ordre d'apparition.
Le système proportionnel est par ailleurs pondéré d'une prime majoritaire pour éviter l'émiettement des voix : on donne plus ou moins de poids à un candidat, en le plaçant en tête ou en queue de liste.
Au premier tour, la liste qui a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés se voit attribuer la moitié du nombre de sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne (voir encadré ci-dessous) entre toutes les listes (y compris la première) ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés.
|
L’arrondi |
Si aucune liste n’a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un second tour. Seules peuvent se présenter au second tour les listes ayant obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 10 % des suffrages exprimés.
Une majorité relative est alors suffisante pour être élu, l'élu bénéficiant de surcroît d'une « prime majoritaire » : la liste qui a obtenu le plus de voix obtient un nombre de sièges égal à la moitié du nombre de sièges à pourvoir, arrondi à l’entier supérieur ou inférieur. Les autres sièges sont là encore répartis entre toutes les listes (y compris celle qui est arrivée en tête) à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne (voir lexique ), y compris la liste arrivée en tête à laquelle a déjà été attribuée la moitié des sièges.
Le système utilisé pour les élections parisiennes peut donc être dit proportionnel ou mixte, puisqu’il emprunte des aspects à la représentation majoritaire au deuxième tour de l’élection.
Voir la vidéo de l'élection de Betrand Delanoë et de l'élection des adjoints le 21 mars 2008


