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L'évaluation des structures de Paris qui s'occupent l'Outre-mer, et en particulier du CMAI Dom-Tom, de l'ARICOM, du FORMADOM

Le CMAI est un service à vocation sociale, crée en 1978, qui accueille et informe les originaires des DOM-TOM sur la nature et l'étendue de leurs droits sociaux, mais il ne délivre directement aucune prestation sociale, adressant les attributaires aux services sociaux de droit commun.

Son activité :
- Le secteur " aide à l'emploi "
- Le secteur " aide au logement "

Partagé entre sa fonction sociale et sa mission de " bras armé " du Délégué à l'Outre-mer, le CMAI risque de dériver progressivement de l'aide à la personne à la défense catégorielle. C'est du moins l'impression dégagée par la lecture de certains passages des rapports d'activité 1998 et 1999.

Les entités politiques de l'action municipale à l'égard de l'Outre-mer

Pour définir sa politique, la Ville de Paris s'est dotée, selon les périodes, d'un Conseiller délégué ou d'un Délégué général et d'une Commission extra-municipale.

Le secteur associatif

Jusqu'à sa dissolution, en décembre 1999, l'ARICOM a été en situation de quasi-monopole pour la représentation des Français d'Outre-mer auprès de la Ville de Paris.

La dissolution de l'ARICOM laisse un vide certain dans le domaine culturel, même si l'ARICOM avait développé des actions qu'elle qualifiait elle-même d'" élitistes "

Pour pallier la disparition de l'ARICOM, une politique de soutien à projet peut être mise en place par la Ville avec les associations pour développer et faire partager les richesses culturelles des DOM-TOM, à la condition qu'elle se fasse sur la base de conventions d'objectifs sur le modèle de celles que la DAC a définies.

Conclusions et préconisations :

- FORMADOM est une association financièrement indépendante de la Ville de Paris, qui ne lui verse aucune subvention. Même si des agents de la Ville exercent un rôle prépondérant au sein de son conseil d'administration, il n'a pas été établi de confusion entre leurs activités associatives et professionnelles. Il conviendrait cependant que l'association distingue son logo de celui de la Ville.

- La dissolution de l'ARICOM est en cours d'achèvement.

- Aujourd'hui, le coût de fonctionnement du CMAI, l'essoufflement de son activité, le réel risque de dérive lobbyste , militent pour sa suppression.

Dans cette hypothèse, il conviendrait de renforcer le partenariat avec les associations agissant dans le domaine social au profit des ressortissants de l'Outre-mer.

- Le Délégué général chargé des questions de l'Outre-mer pourrait prendre l'initiative de réunir une " table ronde " pour évaluer les besoins et redéfinir les orientations de l'action municipale à l'égard des parisiens originaires de l'Outre-mer.

Il serait utile qu'il puisse disposer de collaborateurs chargés notamment d'impulser et d'assurer le suivi des actions développées dans le domaine culturel et social.

Afin de permettre à la commission extra-municipale de disposer d'une base légale incontestable, il importerait de lui conférer le statut de Comité consultatif prévu par l'article L.2143-2 du C.G.C.L.

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Mise à jour le : 15 mai 2013
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