Sommaire
Les rapports produits depuis 2001
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Audit du Paris Handball Club
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Les rapports de l'IGVP depuis 2001 (année par année)
Les rapports produits depuis 2001
Année 2004
Audit du Paris Handball Club
Sur le plan sportif, le Club a d’excellents résultats. Il engage chaque année une équipe professionnelle dans le championnat de France de première division masculine.
L’audit a souligné que les relations de la Ville de Paris avec le Club ont donné lieu à un ensemble de pratiques discutables. La Ville a en effet éprouvé des difficultés à se situer par rapport à l’organisme composite qu’est le Club, à la fois association support en charge du sport amateur et société anonyme à objet sportif (SAOS) en charge du sport professionnel.
Cette organisation résulte de l’application de la loi du 16 juillet 1984 qui a mis en place un régime juridique particulier pour les clubs sportifs ayant des secteurs professionnels.
La Ville a souhaité en 2002 poursuivre son soutien actif au Club et se mettre en conformité avec la réglementation dans un contexte particulièrement difficile, en raison du désengagement précipité à la mi-mai 2002 de Canal +. Cette société assurait en effet la gestion de la SAOS et en était l’actionnaire de référence de puis une décennie.
La reprise en gestion par le groupe Nicollin de la SAOS a apporté une plus grande clarté des comptes. Une reconstitution des capitaux propres a pu être opérée à la suite de l’abandon par Canal + des créances accumulées sur son compte d’associé (968 000 €). L’évolution des charges semble davantage maîtrisée par les nouveaux gestionnaires de la SAOS, devenue société anonyme sportive professionnelle (SASP) à l’été 2003.
Cette remise en ordre met clairement en évidence que le handball professionnel est une activité économiquement très difficile à équilibrer. Sans le soutien conjoint et massif, d’une part de la Ville de Paris (42 % des produits), et d’autre part du groupe détenant la majorité des parts dans la société, le club serait dans l’incapacité de payer les joueurs. En effet, l’organisation de spectacles sportifs dégage moins de 10 % des recettes qui sont nécessaires au financement du Club.
Dès lors,l’insuffisance des justifications données par la société à propos de l’affectation de la subvention à des activités d’intérêt général fait craindre qu’une partie ait pu être utilisée au financement de l’activité professionnelle.
Par ailleurs, le rapport déplore la quasi-inexistence de l’association sur le plan juridique.



