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A+ | A- | A=Action de la Ville pour les salles indépendantes
Les salles indépendantes jouent un rôle primordial d’animation et de proximité dans les quartiers. Mais elles sont fragilisées par le coût du foncier, les difficultés d’accès aux films, la concentration des publics dans les multiplexes et enfin les nouvelles pratiques cinématographiques liées au DVD et à la VOD. Pour les accompagner dans leur action, la Ville dispose de deux dispositifs de soutien dont les niveaux financiers ont quadruplé en 5 ans. La Ville peut aussi mettre en œuvre un certain nombre d’outils urbanistiques...
Des subventions d'équipement
Objectif : la rénovation ou la modernisation des salles (accueil, acoustique, écran…) Depuis le 1er janvier 2005, la Mission Cinéma a mis en place en collaboration avec le Centre National de la Cinématographie (CNC), la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF), l’Association Française des Cinémas Art et Essai (AFCAE) et la Fédération Nationale des Distributeurs Français (FNDF) de nouveaux critères d’attribution pour la rénovation des salles :
- Pour les quartiers à forte concurrence, les salles devront faire valoir le double critère (défini par le CNC) : " salle art et essai " et " fréquentation de moins de 7500 entrées hebdomadaires ".
- Pour les quartiers à faible concurrence, les salles devront faire valoir le critère (défini par le CNC) : " fréquentation de moins de 3000 entrées hebdomadaires ".
Depuis 2002, une vingtaine de salles ont été aidées : l’Archipel, le Balzac, la Bastille Saint-Antoine, le Brady, l’Entrepôt, le Latina, le Mac Mahon, le Reflet Médicis, le Saint-André des Arts, le Saint-Lazare Pasquier, le Studio 28, l’Arlequin, Le Lincoln, le Champo, le Majestic Bastille, le MK2 Nation, le Max Linder. Par ailleurs, la Mission Cinéma a participé à la création de deux salles pilotes destinée aux personnes malvoyantes et malentendantes : l'Arlequin et le MK2 Quai de Seine.
Des subventions de fonctionnement
Ce nouveau dispositif, mis en place en 2002, est attribué sur la base d’une convention d’objectifs qui repose sur les mêmes critères que ceux fixés pour les subventions d’équipement, avec une attention particulière portée à la qualité de l’animation des salles. Une quarantaine de salles a bénéficié de cette subvention depuis 2002 : le Studio des Ursulines, Le Balzac, L’Arlequin, le Saint Germain des Près, le Studio 28, Le Mac Mahon, Le Racine, des salles mono-écran donc plus fragiles, ainsi que l’Archipel, le Brady, les Trois Luxembourg...
Les outils urbanistiques
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est un " document d’urbanisme réglementaire et un projet de ville ", qui a été adopté par le Conseil de Paris en janvier 2005. Dans ce cadre, la Ville de Paris est particulièrement attentive à la protection des salles emblématiques et au rééquilibrage géographique du parc parisien des salles. Par exemple, sur le projet de réaménagement du périphérique de la Porte des Lilas, la notion d’espace dédié à un équipement cinématographique a été intégrée en concertation avec les habitants du quartier, les communes riveraines et les exploitants des arrondissements concernés. Un appel d’offre à été lancé fin 2006, pour la création d’un équipement cinématographique de 6 salles qui verra le jour en 2012. D’autre part, la ville de Paris a conclu un protocole d’accord avec le groupe MK2 pour l’implantation d’un équipement cinématographique de 14 salles sur la ZAC Claude Bernard qui devrait ouvrir en 2012.
La Renaissance d'une salle: le Louxor
En 2003, la Ville de Paris a racheté le Louxor, salle parisienne mythique créée en 1920 et fermée depuis 1987. Le Louxor - Palais du Cinéma, comme l’indique aujourd’hui encore la façade néo-égyptienne, unique, répertoriée et classée à l’inventaire des Monuments Historiques, s’inscrit dans une tradition de musique et de cinéma. Il a accueilli Dizzy Gilepsie après la guerre, Gilbert Bécaud y a fait ses débuts. Quant au cinéma, il y a été très présent, de Méliès aux films américains, en passant par le cinéma soviétique des années 50 et les films égyptiens et hindi des années 80. Afin de faire renaître le Louxor - Palais du Cinéma, une rénovation et une réhabilitation du bâtiment sont engagées pour qu’il devienne un lieu de 3 salles consacrées au cinéma (dont une pour les cinématographiques du Sud). La réhabilitation du Louxor, commencée en juillet 2010, est réalisée par l’architecte Philippe Pumain. L’ouverture du cinéma est prévue au 1er semestre 2013.


