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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Le sous-sol parisien

[01/07/2010]

Toutes les galeries héritées des constructions du passé et des carrières de calcaire et de gypse, le percement des tunnels pour le métro (169 km), les égouts (2000 km), et les autres canalisations (eau, téléphone, électricité…) font-ils du sous-sol parisien un menaçant gruyère ?

En fait, le sous-sol n'est pas fragile.
Depuis la création de l'Inspection générale des carrières (IGC) en 1777, nombre de galeries ont été comblées, et les quelques 300 kilomètres qui demeurent des anciennes carrières (770 hectares, six millions de mètres cubes) font l'objet d'une surveillance constante par les brigades de l'IGC pour prévenir et combler les excavations.
Les remous de la nappe phréatique (à 10 m. en moyenne au-dessous du sol) doivent être constamment mesurés, et les fondations de nombreux immeubles régulièrement pompées. C'est le cas de l'Opéra-Bastille, où une pompe rejette au rythme de 100 mètres cubes/heure les eaux dans la Seine. Il en va de même pour le nouveau Musée des arts premiers, sur le quai Branly.
En réalité, les dangers viennent surtout de la nature elle-même, imprévisible. Ainsi, en 1975, les géologues ont découvert sous la gare du Nord une poche de plusieurs milliers de mètres cubes, grande comme l'Arc de Triomphe, formée par l'infiltration d'eau dans le gypse...


L'age du sous-sol parisien

La première strate du sous-sol parisien remonte presque en totalité à l'ère tertiaire (entre 65 et 35 millions d'années).
Ses composantes les plus anciennes sont de sables et des argiles datant de l'étage sparnacien, qui affleurent uniquement dans le 16ème arrondissement (d'Auteuil à Trocadéro).

Gypses et calcaires, plus jeunes, (étages lutétien et bartonien), se rencontrent également dans certaines zones, mais la plupart des quartiers de Paris sont recouverts de dépôts datant du quaternaire (22 millions d'années à nos jours) : éboulis et "alluvions modernes" que la Seine continue de déposer.

 Les anciennes carrières


• Longueur totale des galeries : 300 km
• Superficie totale des terrains en galerie : 835 ha (8 % de la superficie parisienne)
• Nombre d'accès (accès Inspection des carrières, La Poste, RATP ou autres) : 292

 Localisations


• Calcaire grossier (pierre à bâtir) : Ve, VIe, XIIe, XIIIe, XIVe, XVe, XVIe arrondissements, 770 ha
• Gypse (plâtre) : Xe, XVIIIe, XIXe, XXe arrondissements, 65 ha

  Profondeurs maximales


• Secteur sud : 32,30 m (2 à 3 m de hauteur de galerie - Villa Seurat, 14e arrondissement)
• Secteur nord-est : 33,60 m (8 à 10 m de hauteur de galerie - Villa Félix Faure, XIXe arrondissement)

  Nappe phréatique

• Cote moyenne : 25.
• Profondeur maximale : 16m (Ier, IIe, IXe arrondissements)
• Profondeur minimale : 5 m (XVe arrondissement)
• Piézomètres (instruments utilisés pour des forages réalisés dans le sol afin de mesurer le niveau supérieur d'une nappe
d'eau souterraine) installés et suivis par l'Inspection générale des carrières : 205
• Profondeur du puits artésien (profondeur minimale où il faut creuser pour que l'eau puisse jaillir) : 700 m

  Forages parisiens


• 9 000 forages répertoriés, de 1 800 à nos jours, par le Bureau de recherches géologiques et minières

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