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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=La défense des libertés

Crédits photo : Mairie de Paris
[31/07/2014]


La Ville de Paris incarne sur toute la planète les droits de l’Homme, les libertés individuelles et la liberté de la presse.


Un privilège, mais aussi une responsabilité : celle de promouvoir ces valeurs partout où elles sont bafouées.


Une mobilisation en faveur des libertés

La ville, à l’heure de la mondialisation, est l’un des rares territoires pertinents de démocratie active. C’est pourquoi la Ville de Paris est particulièrement sensible aux initiatives visant à l’épanouissement des libertés et au renforcement des droits fondamentaux.

Quelques exemples récents des engagements de Paris :

  

 La liberté de la presse et de l'information

Soutien aux otages dans le monde

Paris soutient #BringBackOurGirls  (« Rendez-nous nos filles ») pour la libération des  jeunes filles nigérianes enlevées par la secte Boko Haram.Depuis avril dernier, 220 lycéennes nigérianes sont séquestrées et réduites à l’esclavage par Boko Haram. Valérie Trierweiler, Anne Hidalgo, les fondations ELLE, Kering et Raja - Danièle Marcovici qui œuvrent au service des femmes dans le monde, et la télévision de la diversité TV23 appellent la communauté internationale à intensifier sa mobilisation en vue de leur libération. Elles ont inauguré lundi 28 juillet l'exposition « Bring Back Our Girls », place de la République. Elle prend la forme de 220 silhouettes, comportant chacune le prénom d’une jeune fille enlevée, reliées par des chaînes. Pendant un mois, elle rappellera aux nombreux Parisiens et touristes qui fréquentent cette place que l’avenir de ces lycéennes nous concerne toutes et tous.

Pour offrir un soutien tout au long de l’année aux otages retenus partout dans le monde, Paris s’associe à Reporters sans frontières:  un engagement au dénouement parfois heureux comme en 2011 avec la libération de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, détenus en Afghanistan. Une grande campagne de mobilisation s’était mise en place et leurs portraits étaient installés Place de la République.

La Ville de Paris s’est aussi mobilisée pour les otages au Mali et en Syrie en organisant en septembre 2013 un rassemblement de soutien à Didier François et Edouard Elias et a participé à la conférence de presse d’Otages du monde « Tout sauf le silence et l’oubli » afin de lutter contre l’obscurantisme et défendre les libertés fondamentales.

 Prix photographique Lucas Dolega

Dans la continuité des actions de défense de la liberté de la presse et de l’information, la Ville de Paris soutient, depuis sa création en 2011, le prix photographique Lucas Dolega, mis en place par l’association Lucas Dolega, créée par la famille et les amis de ce photojournaliste tué en Tunisie le 17 janvier 2011 alors qu’il couvrait la Révolution du Jasmin.

Ce prix distingue le travail des photojournalistes indépendants qui couvrent des sujets dans des conditions difficiles et des zones à risques. Trois photographes ont reçu le prix : Emilio Morenatti en 2012 pour son reportage « Displaced in Tunisia », Alessio Romenzi en 2013 pour son reportage « Surviving in Syria » et Majid Saeedi en 2014 pour son reportage « Life in War ».

 Journée mondiale de la liberté de la presse

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai 2010, une fresque a été présentée sur le parvis de l’Hôtel de Ville afin de défendre la liberté de la presse par le dessin. Cette œuvre éphémère a été réalisée en public par Adjim Danngar, Ahmed Mesli et Samuel Daina, trois dessinateurs de presse réfugiés ayant défié leur gouvernement. Des dessinateurs de presse français étaient présents pour saluer le courage de leurs confrères exilés.

 La lutte contre la cybercensure

Après avoir soutenu en 2010 la mise en place d’un abri « physique » pour les journalistes et blogueurs basés ou de passage à Paris, la Ville de Paris s’est engagée auprès de Reporters sans frontières en 2012 en faveur du projet d’abri anti-censure virtuel « WeFightCensorship ». Il vise à contourner la censure et à protéger l’identité en ligne des journalistes, blogueurs et dissidents ne pouvant quitter leur pays et dont la sécurité et la liberté d’expression ne sont pas assurées. Cet abri virtuel permet désormais la publication des contenus interdits dans le pays de leurs auteurs, sans que ceux-ci risquent leur vie.

Fidèle à son attachement à la liberté de la presse et à la protection des bloggeurs et journalistes, Paris contribue ainsi à lutter contre la censure de plus en plus fréquente sur Internet et participe à la diffusion de l’information dans les pays du monde les plus fermés.

 

Paris, ville-refuge 

 Au-delà de la force des symboles, Paris veut être une ville-refuge pour ceux et celles que le simple exercice de leur métier met en danger.

La Ville de Paris soutient la Maison des journalistes, association créée en 2000 afin de mettre en place une structure d’accueil provisoire en faveur de journalistes étrangers réfugiés ou demandeurs d’asile en France, qui ont fui leur pays pour avoir voulu exercer leur métier d'informer au péril de leur vie ou de leur liberté. La MDJ héberge chaque année 30 journalistes étrangers pour une durée de six mois et a accueilli depuis son ouverture 273 journalistes de 60 pays différents. Le 3 mai 2011, journée mondiale de la liberté de la presse, l’association a exposé des dessins de presse sur le thème de l’exil.

Forte des valeurs qu’elle défend comme la liberté d’expression, les droits de l’Homme, la paix et la solidarité entre les peuples, la Ville de Paris a rejoint le réseau ICORN, « International Cities of Refuge Network » le 12 janvier 2011. Paris a rejoint une vingtaine d’autres métropoles comme Mexico, Oslo, Stockholm ou encore Barcelone pour renforcer ce réseau international pour les écrivains en exil. Najati Tayara, écrivain syrien engagé, est actuellement accueilli à la Cité internationale des Arts à Paris comme avant lui Mana Neyestani, dessinateur satirique iranien ayant participé à la contestation des élections iraniennes de 2009.

Dans le cadre du 60ème anniversaire de la Convention de Genève et de la journée mondiale des Réfugiés, la Ville de Paris a organisé avec le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (HCR) un colloque sur les écrivains réfugiés le 27 juin 2011 à l’Hôtel de Ville. Plusieurs personnalités comme Zoé Valdès, romancière d’origine cubaine exilée à Paris ou encore Amin Maalouf, écrivain d’origine libanaise qui a fui son pays pendant la guerre civile, sont intervenues pour nourrir la réflexion autour de l’exil. Atiq Rahimi, Mana Neyestani, Alain Mabanckou, Elias Sanbar, Paula Jacques et Marjane Satrapi étaient également présents.

Paris a également adhéré le 4 juillet 2012 au réseau européen SHARE PROJECT, réseau des villes refuges pour la réinstallation des réfugiés.

 

Mobilisation pour l'atteinte des Objectifs du Millénaires pour le Développement

Depuis octobre 2009, la Ville de Paris est partenaire de la Campagne du Millénaire des Nations unies pour l'atteinte les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). 

Paris accueille depuis 5 ans le Forum Mondial Convergences qui réunit plusieurs milliers de personnes, spécialistes et grand public, pour redéfinir l’agenda post-2015 et co-construire un monde solidaire pour 2030.

La Ville de Paris accueille, depuis 2011 dans les salons de l’Hôtel de Ville, la remise des prix du concours « Le temps presse ! », concours de courts-métrages articulés autour des huit OMD à atteindre d’ici 2015.  Ce concours, ouvert à tous, récompense les meilleurs films traitant de l’une des 8 thématiques des OMD. Les lauréats sont choisis par un jury de professionnels du cinéma et du secteur de la solidarité.

 

Les Citoyens d’honneur de la Ville de Paris

Quatorze personnalités parmis lesquelles 5 femmes et 9 hommes qui se battent en faveur de la démocratie, du respect des Droits de l’Homme et de la liberté, ont été élevées à la dignité de Citoyens d’Honneur par le vote du Conseil de Paris depuis 2001.

2013

Nelson Mandela

Le Conseil de Paris a voté à l’unanimité l’attribution de la Citoyenneté d’Honneur de la Ville de Paris à Nelson Mandela, premier Président noir en Afrique du Sud de 1994 à 1999, symbole de la lutte pour l’égalité raciale.

Dans le cadre de la semaine d’ouverture du volet français des Saisons Afrique du Sud - France 2012 & 2013, une exposition sur la vie hors du commun de Nelson Mandela a été présentée à l’Hôtel de Ville. À travers des images, des films, des témoignages, cette exposition a reflété toutes les facettes de l’homme résolument attaché à la reconstitution d’un monde fracturé.

 

2012

Ales Bialiatski

Le Conseil de Paris a élevé à la dignité de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris, Ales Bialiatski, éminent défenseur biélorusse des droits humains, condamné par la justice de son pays en 2011 à quatre ans et demi de prison ferme en régime sévère, au terme d’un procès inique. Ales Bialiatski a été libéré le 21 juin 2014 et a pu recevoir son diplôme de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris le 4 juillet.

Vice-président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et Président du Centre de défense des Droits de l’Homme « Viasna » en Biélorussie, Ales Bialiatski avait dénoncé la situation des droits humains en Biélorussie et diffusé un message universel de solidarité et de défense des droits de l’Homme malgré les menaces et une campagne de désinformation de l’Etat.

 

2011

Raoni Metuktire

Le 11 juillet 2011, les élus parisiens ont attribué à l’unanimité la dignité de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris à Raoni Metuktire, Chef de la tribu des indiens nomades Kayapos. Il conduit depuis près de 40 ans une lutte pour la préservation de la forêt tropicale en Amazonie, l’une des principales sources d’oxygène de la planète gravement mise en danger par la déforestation, le développement de l’agriculture et des pâturages pour le bétail. Ses efforts de sensibilisation auprès des décideurs brésiliens et de la population mondiale ont notamment conduit à la création d’un parc national d’une superficie de 180 000 km² dans la région du Xingu. Cette zone constitue l’une des plus grandes réserves de forêts tropicales de la planète.

 

Jafar Panahi

Le 24 février 2011, le Conseil de Paris a élevé Jafar Panahi, cinéaste iranien, à la dignité de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris. Depuis fin 2010, suite à une condamnation dans son pays, il lui est interdit de réaliser des films ou de quitter l’Iran pour une durée de vingt ans. Sa détention, après un procès arbitraire, fait de lui un symbole du courageux combat du peuple iranien pour la liberté d’expression, le pluralisme politique et le respect de ses droits fondamentaux.

 

2010

Shirin Ebadi

Shirin Ebadi, avocate iranienne, prix Nobel de la Paix en 2003 pour son combat pour les droits de l'Homme, a été élevée à la dignité de Citoyenne d'honneur de la Ville de Paris. Le diplôme lui a été remis le 10 juin 2010.

 

2008

Gilad Shalit

Le Conseil de Paris a octroyé, en décembre 2008, le statut de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris à Gilad Shahit, otage franco-israélien enlevé le 25 juin 2006 alors qu’il effectuait son service militaire.

 

Taslima Nasreen

Médecin gynécologue, poète et écrivain, Taslima Nasreen dénonce la condition des femmes musulmanes. Elle subit, depuis son premier roman en 1994, des menaces de mort des fondamentalistes islamiques qui l'obligent à quitter son pays, le Bangladesh puis, en 2008, l'Inde pour l'Europe.

 

Le Dalaï-Lama

Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama, est le chef d'Etat du Tibet. Il se bat, sur la base du principe de non-violence, pour la préservation de la culture tibétaine et fédère, depuis son exil, la diaspora. Il a reçu le prix Nobel de la Paix en 1989. Le diplôme de Citoyen d'Honneur lui a été remis le 7 juin 2009.

 

Hu Jia

Engagé politiquement depuis les événements de Tian'anmen en 1989 (il a alors 15 ans), Hu Jia se bat pour la défense des malades du sida, de l'environnement et de la liberté d'expression. Il est condamné en Chine à trois ans et demi de prison, accusé de tentative de subversion du pouvoir de l'Etat.

 

2005

Hauwa Ibrahim

Hauwa Ibrahim, avocate nigériane, a défendu bénévolement plus d’une soixantaine de femmes condamnées à mort par lapidation dans son pays.

 

2004

Aung San Suu Kyi

Son combat pacifique en faveur de la démocratie en Birmanie lui a valu d’être longtemps emprisonnée. Assignée à résidence à Rangoon pendant plus de dix ans, elle a été libérée le 13 novembre 2010.

 

2003

Iouri Bandajevski

Iouri Bandajevski, professeur biélorusse, a été condamné par la justice de son pays en 2001, pour avoir parlé de l’«inertie» des autorités face aux conséquences sur la population de la catastrophe de Tchernobyl.

 

2002

Ingrid Betancourt

Les Farc, la guérilla colombienne, ont kidnappé cette députée franco-colombienne en février 2002. Ingrid est restée prisonnière jusqu'en juillet 2008.

 

2001

Mumia Abou Jamal

Ce prisonnier politique américain, ancien journaliste, a été condamné à mort en 1982. En 2008, sa condamnation à mort a été commuée en réclusion criminelle à perpétuité. En le soutenant, Paris tient à rappeler son combat contre la peine de mort.

 

 Paris et les associations parisiennes de défense des droits de l'Homme dans le monde

Paris soutient de nombreuses associations parisiennes de droits de l’Homme agissant dans le monde entier par l’organisation d’événements ou de soirées de dons. La Ville a notamment soutenu France Terre d’Asile dans le cadre d’une exposition à la Bibliothèque de Paris sur les mineurs réfugiés en France.

Paris attribue également des subventions à des associations actives dans le domaine de la défense des droits de l'Homme afin de permettre concrétiser leurs projets. Avec le temps, Paris a ainsi tissé un réseau « droits de l’Homme » à l’international avec la FIDH, Human Rights Watch, Amnesty International, Reporters sans frontières et le Festival international du Film des Droits de l’Homme, et mis en place une veille pour rassembler les informations concernant les atteintes faites aux droits de l’Homme dans le monde.

 

Paris contre la peine de mort

Paris est membre du réseau « Cities for Life, Cities against death penalty » depuis 2012. Chaque 30 novembre, Journée mondiale des « Villes pour la vie / Villes contre la peine de mort », la Ville de Paris illumine la Maison Victor Hugo, lieu hautement symbolique de la lutte contre la peine de mort menée par l’écrivain.