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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=La défense des libertés

Sophie Robichon/Mairie de Paris
[31/07/2014]


La Ville de Paris incarne sur toute la planète les droits de l’Homme, les libertés individuelles et la liberté de la presse.


Un privilège, mais aussi une responsabilité : celle de promouvoir ces valeurs partout où elles sont bafouées.


Une mobilisation en faveur des libertés

La ville, à l’heure de la mondialisation, est l’un des rares territoires pertinents de démocratie active. C’est pourquoi la Ville de Paris est particulièrement sensible aux initiatives visant à l’épanouissement des libertés et au renforcement des droits fondamentaux.

Quelques exemples récents des engagements de Paris :

Au service du dialogue israélo-palestinien

La Ville de Paris a beaucoup œuvré, à son niveau, pour promouvoir le dialogue israélo-palestinien : remise du prix Françoise Seligmann 2004 à Yasser Abed Rabbo et Yossi Beilin, à l’origine de l’initiative de Genève pour la paix au Proche-Orient; invitation de jeunes Israéliens et de jeunes Palestiniens à l’Hôtel de Ville, commémoration du 10e anniversaire de l’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, programmation de concerts de l’Orchestre de la paix composé de musiciens des deux pays…
Paris veut également contribuer à ouvrir des espaces de réflexion et d’opinions liés aux enjeux stratégiques actuels.

Des prises de position claires adoptées par le Conseil de Paris

- En soutien à Safiya Husseini et Amina Lawal, condamnées à mort par lapidation au Nigéria

- Contre la peine de mort à l’occasion de la 1000e exécution aux Etats-Unis

- Pour la libération des journalistes algériens emprisonnés

- Pour l’arrêt des poursuites contre Orhan Pamuk, l’un des plus grands écrivains turcs laïcs, qui avait dénoncé le fait que le génocide arménien ne soit pas reconnu en Turquie

- Pour la libération d'un journaliste français, d'un journaliste belge et de leur traducteur laotien emprisonnés au Laos en 2003 

- En soutien à ceux qui sont privés de liberté à travers des portraits affichés sur la façade de l’Hôtel de Ville et sur la place de la République : Frédéric Nérac, journaliste reporter d’images disparu en Irak; Christian Chesnot et Georges Malbrunot, journalistes puis de Florence Aubenas, journaliste, et de son guide Hussein Hanoun, tous quatre otages en Irak

- Un asile a été offert aux écrivains persécutés à travers le monde, avec l’adhésion de Paris au Parlement international des écrivains présidé par Salman Rushdie, en novembre 2002

- Un hommage de la Ville de Paris à Shirin Ebadi, avocate iranienne qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2004, et Layla Zana, députée kurde emprisonnée en Turquie.

La défense de la liberté de la presse

Au-delà de la force des symboles, Paris veut rester une ville-refuge pour ceux et celles que le simple exercice de leur métier met en danger.

Dès juillet 2002, la municipalité parisienne a souhaité apporter un appui significatif à "La Maison des journalistes" pour la mise en place d'une structure d'accueil provisoire en faveur des journalistes étrangers réfugiés ou demandeurs d'asile en France. Cet appui s'est notamment concrétisé par la mise à disposition d'un immeuble de la Ville de Paris situé 35 rue de Cauchy à Paris dans le 15ème arrondissement.

Des Citoyens d’honneur de la Ville de Paris

 
Quatorze personnalités ont été élevées à la dignité de Citoyens d’honneur par le vote du Conseil de Paris depuis le début de la mandature. 5 femmes et 9 hommes qui se battent en faveur de la démocratie, du respect des Droits de l’Homme et de la liberté.


2013

Nelson Mandela
Sur proposition de Pierre Schapira, Adjoint au Maire chargé des Relations Internationales, des Affaires européennes et de la Francophonie, le Conseil de Paris a voté à l’unanimité l’attribution de la Citoyenneté d’Honneur de la Ville de Paris à Nelson Mandela, Premier Président noir en Afrique du Sud de 1994 à 1999 et symbole de la lutte pour l’égalité raciale.

2012

Ales Bialiatski
Le Conseil de Paris a élevé à la dignité de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris , Ales Bialiatski, éminent défenseur biélorusse des droits humains condamné par la justice de son pays en 2011 à quatre ans et demi de prison ferme en régime sévère, au terme d’un procès inique. Vice-président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et Président du Centre de défense des Droits de l’Homme « Viasna » en Biélorussie,  Ales Bialiatski s’est battu pour la défense des Droits de l’Homme sans relâche, malgré les menaces et une campagne de désinformation de l’Etat. En mai 2012, Pierre Schapira, Adjoint au Maire de Paris chargé des Relations Internationales, des Affaires européennes et de la Francophonie, Patrick Bloche, Maire du 11e, et Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH, ont dévoilé le portrait d’Ales Bialatski, Place Léon Blum sur le parvis de la mairie du 11e arrondissement.

2011

Raoni Metuktire
Le 11 juillet 2011, les Elu(e)s parisien(ne)es ont attribué à l’unanimité la dignité de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris à Raoni Metuktire, Chef de la tribu des indiens nomades Kayapos, qui conduit depuis près de 40 ans une lutte pour la préservation de la forêt tropicale en Amazonie, l’une des principales sources d’oxygène de la planète, gravement mise en danger par la déforestation, le développement de l’agriculture et des pâturages pour le bétail. Ses efforts de sensibilisation auprès des décideurs brésiliens et de la population mondiale ont notamment conduit à la création d’un parc national d’une superficie de 180 000 km² dans la région du Xingu. Cette zone constitue l’une des plus grandes réserves de forêts tropicales de la planète.

Jafar Panahi
Le 24 février 2011, le Conseil de Paris a élevé Jafar Panahi, cinéaste iranien, Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris. Depuis fin 2010, suite à une condamnation dans son pays, il lui est interdit de réaliser des films ou de quitter l’Iran pendant vingt ans. Sa détention après un procès arbitraire fait de lui un symbole du combat courageux du peuple iranien pour la liberté d’expression, le pluralisme politique et le respect de ses droits fondamentaux.

2010

Shirin Ebadi
Shirin Ebadi, avocate iranienne, Prix Nobel de la Paix en 2003 pour son courageux combat pour les Droits de l'Homme, a été élevée à la dignité de Citoyenne d'honneur de la Ville de Paris lors du Conseil de Paris du mois de mars. Le diplôme lui a été remis le 10 juin 2010.

2008

Gilad Shahit
Otage franco-israélien enlevé le 25 juin 2006.

Taslima Nasreen
Médecin gynécologue, poète et écrivain, elle dénonce la condition des femmes musulmanes. Elle subit, depuis son premier roman en 1994, des menaces de mort des fondamentalistes islamiques qui l'obligent à quitter son pays, le Bangladesh puis, en 2008, l'Inde pour l'Europe.

Le Dalaï-Lama
Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama, est le chef d'Etat du Tibet. Il se bat, sur la base du principe de non-violence, pour la préservation de cette culture et fédère, depuis son exil, la diaspora tibétaine. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1989.

Le diplôme de Citoyen d'Honneur lui a été remis le 7 juin 2009 par Bertrand Delanoë.

Hu Jia
Engagé politiquement depuis les événements de Tian'anmen en 1989 (il a alors 15 ans), il se bat pour la défense des malades du sida, de l'environnement et de la liberté d'expression. Il est condamné en Chine à trois ans et demi de prison, accusé de tentative de subversion du pouvoir de l'Etat.

2005
Hauwa Ibrahim
Cette avocate nigériane a défendu bénévolement plus d’une soixantaine de femmes condamnées à mort par lapidation dans son pays.


2004
Aung San Suu Kyi
Son combat pacifique en faveur de la démocratie en Birmanie lui a valu d’être longtemps emprisonnée. Assignée à résidence à Rangoon pendant plus de dix ans, elle a été libérée le 13 novembre 2010.


2003
Iouri Bandajevski
Ce professeur biélorusse a été condamné par la justice de son pays en 2001, pour avoir parlé de l’«inertie» des autorités face aux conséquences sur la population de la catastrophe de Tchernobyl.


2002
Ingrid Betancourt

Les Farc, la guérilla colombienne, ont kidnappé cette députée franco-colombienne en février 2002. Ingrid est restée prisonnière jusqu'en juillet 2008.

2001
Mumia Abou Jamal
Ce prisonnier politique américain, ancien journaliste, a été condamné à mort en 1982. En 2008, sa condamnation à mort a été commuée en réclusion criminelle à perpétuité. En le soutenant, Paris tient à rappeler son combat contre la peine de mort.

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