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A+ | A- | A=Paris ville solidaire
Pour faire de la solidarité une réalité, la municipalité engage des moyens considérables, pour prévenir les situations d’exclusion, pour accompagner les personnes en difficulté sur la voie de l’insertion et pour protéger les plus fragiles. Les services sociaux sont avec les associations, les premiers acteurs du bouclier social parisien, qui fait de la capitale l’un des premiers territoires pour la dépense sociale par habitant. Ces services sont ouverts à tous.
Les valeurs de solidarité que porte Paris, les Parisiens eux-mêmes les mettent en mouvement au quotidien par leur générosité et leur engagement bénévole.
La crise économique qui frappe notre pays n’épargne pas les Parisiens. Les chômeurs de longue durée et les moins de 25 ans sans qualification sont particulièrement touchés par la forte diminution des offres d’emploi. A cette dégradation du marché de l’emploi s’ajoute l’affaiblissement des solidarités nationales qui fragilise bon nombre de femmes et d’hommes, amoindrit leur pouvoir d’achat, rend toujours plus difficile l’exercice de leur citoyenneté, entrave leur droit à vivre dignement.
Paris considère les personnes qui bénéficient de son soutien comme les acteurs de leur destin, leur donne la parole et refuse de les déresponsabiliser ou de les stigmatiser. La pauvreté, la dépendance, l’isolement, la discrimination, Paris les combat en renforçant la solidarité, en affinant ses politiques sociales pour qu’elles agissent au plus près des préoccupations et des besoins de tous.
La collectivité parisienne est vigilante à anticiper les répercussions de la crise sur les conditions de vie des Parisiens les plus fragiles et des classes moyennes à travers une mobilisation sur tous les fronts : aides à la reprise d’emploi avec la mise en œuvre du RSA, accès à un logement ou à un hébergement digne, aides à la vie quotidienne et solvabilisation des dépenses incompressibles comme le logement… Les Parisiens qui en ont le plus besoin reçoivent une attention particulière : personnes sans abri, personnes âgées, personnes handicapées, ménages bénéficiaires de minima sociaux ou de revenus modestes, jeunes en difficulté.
Un bouclier social pour vivre à Paris
Les aides financières de la Ville permettent à de très nombreuses personnes de continuer à pouvoir vivre à Paris et favorisent ainsi la mixité sociale de notre ville.
Pour des raisons de justice sociale et d’équité, ces aides sont sous condition de ressources, elles bénéficient ainsi à celles et ceux qui en ont le plus besoin.
Les Parisiens disposant de ressources modestes sont les plus exposés aux accidents de la vie, donc les plus susceptibles de souffrir de la précarité. Salariés à temps partiel ou au SMIC, allocataires du RSA , étudiants, retraités touchant le minimum vieillesse, familles qui ne disposent que d’un salaire, particulièrement les familles monoparentales… tous doivent pouvoir bénéficier du bouclier social parisien complémentaire aux aides nationales (CAF, APL…).
L’accès et le maintien dans le logement font l’objet d’un soutien particulièrement important compte tenu du coût du logement à Paris. En 2009, la Ville de Paris a dépensé plus de 110 millions d’euros pour ces allocations qui ont aidé 36 000 ménages à payer leur loyer.
Les aides au logement ou au paiement des factures d’électricité et de gaz ne sont pas toujours connues des Parisiens qui pourraient en bénéficier : renseignez-vous sur paris.fr ou auprès du Centre d’action sociale de votre arrondissement.
Protéger les Parisiens de l’exclusion, c’est aussi les aider à faire face à des situations financières difficiles : chute brutale des ressources en raison de la perte de son emploi, factures ou loyers impayés… Là encore, pour éviter le surendettement, des aides financières accessibles rapidement peuvent être mobilisées par les travailleurs sociaux qui sont à votre écoute pour vous accompagner dans la résolution de ces difficultés. Vous trouverez également ce service auprès des nombreuses associations partenaires de la ville de Paris.
Une nouvelle allocation logement
Depuis octobre 2009, les personnes seules, les couples, les couples avec un enfant, étudiants ou salariés qui consacrent plus de 30% de leurs revenus à leur loyer peuvent bénéficier d’une nouvelle allocation de la Ville, Paris Logement . Ils peuvent toucher entre 80 et 100 euros par mois. Plus d’infos sur paris.fr ou auprès du Centre d’action sociale.
Accompagner des projets
Le saviez-vous ? Paris est à la fois commune et département : à ce titre, il est le pilote du RSA. En raison de la crise économique et de leurs plus grandes difficultés à accéder au marché du travail, le nombre d’allocataires du RSA sous la responsabilité du Département a augmenté de 10% en un an : ils étaient 61.000 au 31 décembre 2009.
Le programme départemental d'insertion
Le programme départemental d’insertion (PDI) retrace chaque année l’ensemble des financements consacrés par le Département à l’insertion des allocataires du Revenu de solidarité active (RSA). Il a été adopté à l’unanimité par le Conseil de Paris lors de la séance du 29 mars 2010.
Dans un contexte de crise économique aggravé, le nombre des bénéficiaires du RSA socle* a augmenté de 10 % en un an pour atteindre 61 000 au 31 décembre 2009, dont 4 800 allocataires du RSA majoré**.
Le PDI 2010 illustre ainsi l’engagement de la collectivité parisienne en faveur de l’insertion socio-professionnelle : l’objectif est de proposer aux allocataires du RSA, lorsque leur situation individuelle le permet, en complémentarité des dispositifs de Pôle Emploi, une orientation, une formation, une mesure de placement vers un emploi.
Le Département offrira cette année 20 000 mesures individuelles d’aide à l’emploi aux allocataires du RSA en situation de reprendre une activité professionnelle. Le PDI 2010 vise également à renforcer le suivi social des allocataires les plus éloignés de l’emploi. Le montant du PDI en 2010 s’élève à 59,6 M€, dont 2,6 M€ de crédits au titre de l’Aide personnalisée au retour à l’emploi (APRE).
* RSA socle : il s’agit des allocataires du RSA pris en charge par le Département, c’est-à-dire les anciens bénéficiaires du RMI et de l’Allocation de parent isolé (API)
** RSA majoré : il s’agit des anciens bénéficiaires de l’Allocation de parents isolés (API)
Le RSA fait intervenir un grand nombre d’acteurs chargés du suivi des allocataires : les services du Département, Pôle Emploi (ex-ANPE), la Caisse d’allocations familiales pour les familles monoparentales, des associations conventionnées pour accompagner des personnes ayant des besoins spécifiques (sans abri, allocataires présentant des addictions, personnes en difficulté avec le français…). Le Département joue un rôle de chef d’orchestre : il organise l’orientation de l’allocataire vers tel ou tel service ; en cas d’évolution de ses besoins d’accompagnement, il l’oriente vers l’interlocuteur le plus adapté. Le Fonds social européen « Compétitivité régionale et Emploi » cofinance une action d’accompagnement pour l’insertion sociale et professionnelle mise en œuvre par le secteur associatif. Le FSE dans le cadre de sa programmation 2007-2013 intervient ainsi en faveur de 4500 allocataires du RSA à parité avec le Département de Paris pour un montant évalué à 2,77 M€ par an.
L’allocation RSA versée par le Département donne droit à un accompagnement individualisé par un travailleur social ou un conseiller emploi. L’allocataire le rencontre à intervalles très réguliers pour faire le point sur sa situation et différentes prestation lui sont proposées : un bilan de compétences, une formation, un stage de préparation au forum Paris pour l’emploi où il pourra entrer directement en contact avec des employeurs, un accompagnement à la création de sa propre entreprise, mais aussi un soutien psychologique, une aide au logement… Le Département consacre près de 60 millions d’euros au retour à l’emploi et aux aides à faire face aux difficultés du quotidien pour les allocataires du RSA.
Les allocataires du RSA bénéficient d’un accès gratuit aux piscines et tennis municipaux ainsi qu’au réseau de transport public parisien.
Le microcrédit
Lorsqu’on n’a pas accès au crédit bancaire classique en raison de faibles ressources, comment faire pour concrétiser un projet important pour son avenir professionnel ou personnel ou pour faire face à un accident de la vie ? Afin de répondre à cette préoccupation de nombreux Parisiens, un microcrédit personnel est accessible depuis 2009. Il permet d’emprunter jusqu’à 5.000€ à un taux d’intérêt de 2%. Toutes les informations sur www.microcredit-municipal.fr.
Une action résolue pour sortir les personnes de la rue
Comme toutes les grandes métropoles internationales, Paris concentre la plus grande richesse comme le plus grand dénuement : chaque Parisien est le témoin au quotidien des phénomènes de très grande exclusion. Par leurs gestes de solidarité de proximité, par leur générosité lors de campagne de collecte pour les Restos du Cœur ou la Banque alimentaire, par leur engagement bénévole auprès des associations ou du Centre d’action sociale, les Parisiens contribuent à faire de Paris une ville solidaire envers les plus exclus.
Les parcours des personnes sans abri sont multiples et complexes : ruptures familiales et affectives, perte de son emploi et de son logement, troubles psychiatriques mal ou pas pris en charge, sortie de prison sans accompagnement, migrations économiques ou politiques... Aux côtés des nombreuses associations qui interviennent auprès des personnes sans abri, la Ville de Paris conduit une politique résolue visant un seul objectif : aider les personnes à sortir de la rue, en accédant autant que possible à l’autonomie. Bien que la prise en charge des personnes sans abri soit de la compétence de l’Etat, Paris engage des moyens considérables.
En raison du manque de places d’hébergement , de nombreuses personnes sont condamnées à dormir à la rue ; la vétusté et l’inadaptation d’un certain nombre de ces centres éloignent les SDF qui n’y trouvent pas leur place. Pour y répondre à ces besoins, la Ville s’est engagée à créer, entre 2008 et 2014, 2.000 places nouvelles d’hébergement et à financer la rénovation et à l’humanisation des centres inadaptés, qui pourront ainsi proposer un accueil digne, préservant l’intimité des personnes et favorisant leur reconstruction.
La collectivité parisienne veille par ailleurs à améliorer la vie quotidienne des personnes afin qu’elles puissent se nourrir dans de bonnes conditions, se soigner, assurer leur hygiène corporelle, trouver des lieux pour se reposer, ouvrir leurs droits, faire des démarches d’insertion professionnelle. Elle finance également les équipes de maraudes qui, jour et nuit, vont à la rencontre des personnes dans la rue, dans les bois de Vincennes et de Boulogne
Aider les Parisiens démunis à se nourrir
De nombreux Parisiens sont obligés de faire appel à l’aide alimentaire pour se nourrir : personnes sans abri, exilés en situation précaire, familles pauvres, personnes âgées… Le Département de Paris y consacre chaque année 5,5 millions d’euros, permettant la distribution de plus de 3 millions de repas. L’offre de restauration assise va être développée cette année pour améliorer le confort des usagers de l’aide alimentaire.


