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[28/11/2011]

Dans une ville qui compte chaque jour plus de dix millions de déplacements et où chacun peut être tour à tour cycliste, piéton, automobiliste ou motard, la bonne cohabitation de tous sur l’espace public constitue un enjeu de mobilité majeur.

 

Depuis 2001, à l’instar de toutes les grandes métropoles mondiales, la municipalité de Bertrand Delanoë a mis en place une politique de diversification de l’offre de déplacements, afin de maîtriser les flux automobiles et de rompre avec une politique synonyme de dégradation environnementale et de congestion de la cité.

 

L’enjeu, aujourd’hui, est de donner à chacun un véritable choix et une souplesse totale dans sa manière de se déplacer à Paris  pourvu que cela s’inscrive dans une vision cohérente et respectueuse de notre environnement. C’est la mission que le Maire de Paris a confié Annick Lepetit, adjointe chargée des déplacements, des transports et de l’espace public.


Engagée dès 2001, cette nouvelle politique des déplacements s’est traduite à la fois par un renouveau du partage de l’espace public au profit des mobilités douces et par une augmentation et une diversification de l’offre de transport public. Une baisse de 25 % de la circulation automobile a déjà été enregistrée depuis 2001, mouvement qu’il convient de poursuivre.

 

Espaces civilisés, réseau cyclable développé, tramways, couloirs de bus, Vélib’, Voguéo… ont déjà permis d’engranger des premiers résultats encourageants attestés par AirParif, à savoir : une baisse de 32 % de la pollution et de 9 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2002 et 2007.

 

Un Plan de déplacements

Les actions entreprises depuis mars 2008 participent d’une même logique et s’inscrivent dans les objectifs du Plan de Déplacements de Paris voté en 2007. Il en est ainsi par exemple du prolongement du T3 jusqu’à la Porte de la Chapelle en 2012, des 200 km d’aménagements cyclables à réaliser, de la rénovation de certaines grandes places comme la Place de la République et la Place de Clichy, ou encore de la réappropriation de tronçons des voies sur berge au bénéfice des parisiens et des franciliens.


Solidarité avec les transports de l’Ile-de-France

La participation de Paris au budget du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) est portée à 344 M€, faisant ainsi de Paris le premier contributeur au budget du STIF. Paris, comme les autres départements de la Région, assume donc ses responsabilités dans le développement des transports en Ile-de-France et entend répondre au devoir de solidarité financière, notamment pour les déplacements de "banlieue à banlieue" en finançant ainsi d’importantes améliorations : renfort en bus, métro, Transilien, fusion des zones 6-7-8 de la carte orange, création du ticket T+.

 

Pour la création du TIM
La diversification globale de l’offre de déplacements se traduira par une simplification des moyens: Paris propose la création d’un Titre intégral de mobilité (TIM) qui, en synergie avec le STIF, donnera à chaque usager la possibilité d’accéder indifféremment à une voiture électrique en libre service ou à un taxi, aux transports
en commun (bus, métro, tramway), aux Velib’. 

Transports en commun


Tramway des Maréchaux, suite

L’année 2010 est celle de la concrétisation du chantier du tramway des Maréchaux à l’est.  Dès 2012, la prolongation du tramway l’amènera jusqu’à la Porte de la Chapelle (18e). Et l’objectif de la Ville est de poursuivre cette extension jusqu’à la porte d’Asnières (18e et 17e), l’État ayant naturellement vocation à s’engager dans le financement de ce tronçon. Ce mode de transport aujourd’hui utilisé quotidiennement par plus de 118.000 usagers, sera complété par la connexion avec les autres lignes de tramway franciliennes (Issy-les-Moulineaux au sud, et Seine-St-Denis).

Aujourd’hui le T3 est en correspondance avec le T2 à la porte de Versailles.

 

L’amélioration du métro
Paris développera avec le STIF, la RATP et la SNCF une action prioritaire en vue de l’amélioration du réseau souterrain du métro et des RER, confronté à une congestion évidente sur certaines lignes. Nous proposons en particulier une modernisation du matériel roulant (rame à double niveau pour le RER A).


Désengorger la ligne 13 du métro, totalement saturée aux heures de pointe, par le prolongement de la ligne 14 jusqu’à la mairie de Saint-Ouen via la Porte de Clichy est un projet prioritaire auquel la Ville participera financièrement.

 

La municipalité soutiendra également la réalisation d’un métro de rocade autour de la capitale (projet Arc Express), ce projet majeur étant essentiel pour répondre aux besoins de déplacements de "banlieue à banlieue", et parce qu’il contribuera à désengorger le réseau de métro parisien.


Enfin, au sein du STIF, la Ville soutiendra d’autres projets tels que :

Prolongement du RER E à la Défense qui permettra de désaturer le RER A et d’offrir de nouvelles correspondances entre RER;

Accélération du plan d’amélioration de l’accessibilité du métro aux poussettes et aux personnes se déplaçant en fauteuils roulants.


Depuis 2007, le métro fonctionne 1 heure de plus les vendredi et samedi soir.


Des bus en plus
L’amélioration du service des transports de surface s’accompagnera d’un renforcement de la fréquence des bus. La Ville défendra, sur les lignes Mobilien aménagées, le principe d’une fréquence minimale de 5 minutes aux heures de pointe et de 10 minutes le reste de la journée. Paris développera de nouvelles navettes de quartier, dans les 17/18ème  arrondissements en 2011 et dans le 15e.


Depuis fin 2009, toutes les lignes de bus parisiennes ainsi que le tramway sont accessibles à tous.


Le Noctilien renforcé
La qualité du service nocturne nous conduira également à travailler, dans le cadre du STIF, sur le renforcement de l’offre de bus Noctilien par une amélioration des conditions d’attente des usagers la nuit, aux stations, pour en faire des lieux confortables avec des services (exemple: station Châtelet).

Le service Noctilien, refonte du réseau de bus de nuit, existe depuis 2005.


Voguéo, la première navette fluviale
Mise à l'eau depuis le 28 juin 2008, la navette Voguéo -service public de transport- accueille les voyageurs. Le bateau aux reflets verts et bleus relie la gare d'Austerlitz à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), avec des escales parisiennes à Bibliothèque François-Mitterrand (13e) et Bercy (12e). 70 personnes peuvent embarquer à bord de chaque mini navire. Le prix du ticket à l’unité est de 3 euros et de plus ce service est accessible à tout détenteur d’un abonnement classique.

 

Amélioration de l’attractivité des transports publics
Afin d’améliorer la lisibilité et la compréhension des offres de mobilité existantes à Paris (Transilien, RER, Metro, Tram, Bus, Traverse, autopartage, autolib, covoiturage, taxi, velib, voguéo, batobus), la Ville souhaite développer l’information multimodale, notamment dans le cadre des réflexions en cours sur le PDUIF. 


Paris souhaite une « agence du taxi »

 

Réflexion sur les taxis
Une réflexion sur les taxis à l’échelle métropolitaine est nécessaire, celle-ci doit avoir lieu dans un cadre de concertation, en lien avec les collectivités concernées et les professionnels. C’est pourquoi la Ville de Paris souhaite la création depuis plusieurs années d’une « agence du taxi » regroupant des représentants de la profession, de l’État, du STIF et des collectivités concernées. En attendant, c’est dans le cadre de la commission taxi, pilotée par le Préfet de police et récemment ouverte aux élus parisiens et franciliens qui ont une voie consultative, que les questions d’augmentation du nombre de licences, de statut de la profession et d’une meilleure information des clients sont traitées.

En concertation avec les professionnels, Paris a mis  en œuvre différentes aides financières :
 - en 2005, une aide RIF/Vdp permettant aux chauffeurs de taxi d’équiper leur véhicule de dispositifs permettant un meilleur accès aux PMR et UFR, soit 40 taxis.
 - de 2008 à 2010, une aide adaptée au remplacement des véhicules pour inciter les taxis à rouler propre (véhicule hybride émettant moins de 120 g de CO 2 par km) soit 436 taxis.

Lors de la dernière commission des taxis parisiens, la municipalité a souhaité que les chauffeurs de taxi adoptent une charte graphique unique pour leur véhicule, que soit déployé rapidement le nouveaux lumineux et l’édition systématique d’une facturette après chaque course.

 
Paris aime le vélo

La ville de Paris s’est engagée avec le schéma d’orientations pour le développement du vélo à Paris (2010-2020)  et sa déclinaison en plan d’actions 2010/2014 pour donner un coup d’accélérateur au développement du vélo et l’ancrer de façon encore plus significative dans le paysage quotidien de la cité.

Le réseau cyclable parisien

De 2001 à 2009, 439 km d’aménagements cyclables ont été réalisés. 250 km supplémentaires sont prévus entre 2010 et 2014, afin de porter le linéaire cyclable total à près de 700 km dans l’ensemble de la capitale.
L’objectif de la Ville de Paris est de compléter le maillage du réseau cyclable pour relier de manière cohérente, continue et confortable les grands pôles parisiens, les zones d’habitation, les quartiers d’emplois et les bois.
Dès 2010, Paris a densifié son réseau cyclable de plus de 30%, avec la création de doubles sens cyclables dans toutes les zones 30. Les doubles sens cyclables permettent aux cyclistes d’éviter de longs détours et de profiter d’itinéraires dans les zones 30 parisiennes, à l’écart des artères les plus empruntées. Les quartiers y gagnent en convivialité, contribuant à ce que les zones 30, où la circulation automobile est déjà plus apaisée qu’ailleurs, deviennent de véritables quartiers cyclables, avec un espace public réellement partagé entre les différents usages. En complément, la mise en place d’itinéraires privilégiés et aménagés reliant notamment ces zones les unes aux autres, avec la création de nouveaux doubles sens y compris en dehors des zones 30, permettra aux cyclistes de bénéficier d’un véritable réseau de voies apaisées à l’écart des grands axes.
Des aménagements spécifiques pour faciliter et sécuriser les déplacements à vélo (feux de circulation adaptés…) sont également prévus dans la plupart des arrondissements, notamment à l’occasion de projets de requalification d’espaces publics (prolongement du tramway T3, place de la République, Mobilien…). 
De plus, deux grandes liaisons cyclables Nord-Sud et Est-Ouest (la « liaison des bois ») connectées aux véloroutes régionales, permettront des traversées continues de Paris dans un cadre confortable, lisible et sécurisé.

Du réseau parisien au réseau métropolitain

En 2010, l’extension de Vélib’ en petite couronne, a permis à la Ville de Paris, en concertation avec les communes voisines, d’élargir l’usage du vélo à l’échelle métropolitaine. Pour accompagner le succès rencontré par ce service auprès de nombreux Franciliens, le réseau parisien doit également améliorer son inscription dans le réseau métropolitain en plein essor. Les liens cyclables seront à cet effet renforcés par l’aménagement de dix portes parisiennes. Le but est de rendre ces portes plus facilement franchissables et mieux connectées aux réseaux dédiés au vélo dans les villes limitrophes.
En 2014, Paris disposera d’un réseau global de circulation cycliste, articulé au-delà du périphérique, avec les réseaux mis en place par les collectivités voisines. Ce réseau, mieux identifié et plus sûr, permettra en outre de traverser la ville de part en part.
La ville de Paris avec l’ensemble des villes voisines mettra en oeuvre des initiatives communes, qu’il s’agisse de la mise en place d’une signalétique cohérente sur les grandes liaisons régionales, ou encore de la création d’évènements métropolitains autour du vélo (course relais des villes Vélib’…). Un club des « Villes Vélib’ » a ainsi vu le jour en 2010 afin de favoriser les échanges et imaginer des actions communes.

Le succès de Vélib’

La ville de Paris souhaite garantir, avec l’entreprise JC Decaux,  une haute qualité du service Vélib’ permettant aux usagers de prendre et déposer leurs vélos de façon souple et opérationnelle.
Elle souhaite également enrichir l’offre aux cyclistes. Depuis mai 2010, l’application I-Phone, permet dores déjà aux utilisateurs de connaître le nombre et les emplacements des Vélib’ disponibles dans les quelques 1800 stations sur l’ensemble du territoire parisien et des communes limitrophes. Pour améliorer le service, des produits dérivés spécifiques sont commercialisés depuis l’été 2010. D’ici 2014, de nouvelles formules d’abonnement Vélib’ seront proposées aux usagers souhaitant utiliser ce service un peu plus d’une demi-heure quotidiennement. Les vélos seront aussi améliorés.
Une nouvelle campagne de communication sera également lancée pour séduire de nouveaux publics (« pass » touristes ou congressistes). Le comité des usagers Vélib’ formé en avril 2010 continuera de se réunir pour répondre au mieux aux attentes des différentes catégories d’usagers.

Aider les cyclistes à mieux se repérer

Afin que les cyclistes se repèrent mieux, la signalétique sera améliorée pour permettre à chacun, cycliste chevronné ou novice, de circuler dans Paris en empruntant des itinéraires balisés. Ainsi, 11 itinéraires sécurisés et continus sont identifiés par une couleur et un numéro, sur le modèle des lignes de métro.

Un travail sera également lancé sur la création de panneaux, logos et repères visibles permettant de mieux repérer ces « lignes cyclables ». Cette démarche concernera en premier lieu les deux grandes traversées de Paris (Nord-Sud et Est-Ouest) qui bénéficieront d’une identité particulière en lien avec les sites qu’elles relient.
Ces 11 « lignes » sont représentés sur le plan « Paris à vélo ».
Par ailleurs, depuis l’été 2010, un nouveau service calculateur de parcours est en ligne : du parcours le plus court au plus sûr, en passant par les trajets les plus confortables, cet outil permet de calculer les itinéraires cyclistes dans Paris.

Les facilités de circulation

Conformément aux attentes largement exprimées par les associations d’usagers, des facilités de circulation seront proposées aux cyclistes. L’autorisation du « tourne à droite » aux feux rouges pour les cyclistes sera expérimentée à certains carrefours.

Les « sas vélos », qui permettent aux cyclistes d’attendre le feu vert devant les voitures, seront également généralisés au fur et à mesure des aménagements de voirie en cas de présence de piste ou bande cyclable. Leur généralisation complète est à l’étude dans le cadre de la démarche nationale du « code de la rue » et fait l’objet d’expérimentations.

Le stationnement deux-roues

La Ville de Paris s’engage à créer 2000 nouvelles places de stationnement chaque année. Elle encourage également la création d’espaces dédiés au stationnement des vélos dans les immeubles et étudie d’autres possibilités comme les aires de stationnements gardées dans des établissements publics (universités, gares, parcs de stationnement...)
Avec le concours des opérateurs de transport (SNCF, RATP…), des « vélostations » pourront également être imaginées aux abords des gares et des grandes stations. Elles pourraient proposer dans un cadre sécurisé tout un panel de prestations, allant de l’entretien courant du vélo jusqu’à sa réparation.

Le développement de la logistique

Le vélo est un mode de transport compatible avec le développement du commerce de proximité parisien. Des vélos triporteurs sillonnent déjà la capitale depuis 2001 pour le transport des courses ou la distribution des petits colis en ville. Leur nombre ne cesse d’augmenter avec la création par la Ville de Paris d’espaces de stockage intermédiaire, comme l’espace logistique urbain (ELU) du parking Saint Germain des Prés. Cet ELU permet à l’entreprise « la petite Reine » de livrer 900.000 colis par an avec 35 « cargocycles ».

La maison du vélo

Une maison du vélo, lieu dédié aux cyclistes ouvrira ses portes dans les prochains mois  dans un local loué par la Ville sur le boulevard Bourdon près de Bastille. Les cyclistes pourront y trouver des services classiques (entretien, réparation…) mais aussi des conseils en fonction de leur utilisation du vélo, des contacts avec les associations…

Vélos à Assistance Electrique

La Ville de Paris encourage les modes de déplacement propres, notamment par la subvention à l’achat de Vélos à Assistance Electrique (VAE). Cette subvention s’élève à 25 % du prix d’achat TTC d’un VAE neuf, le gain pouvant s’élever jusqu’à 400 €. Elle concerne tous les Parisiens, ainsi que les commerçants, artisans et réparateurs implantés à Paris.

Apprentissage et sécurité du vélo en ville

Apprendre à mieux rouler est un élément de sécurisation et contribue à promouvoir les bonnes pratiques. La Ville de Paris organise en partenariat avec les associations cyclistes, des cours de « remise en selle » pour les enfants et les adultes. Cet apprentissage se fait aussi dans le cadre scolaire.
La Ville organise également des actions de prévention. En 2008 et 2009, les Journées « Partageons Paris » ont par exemple permis de sensibiliser les cyclistes sur les dangers de l’angle mort des poids lourds (à Paris l’angle mort est la principale cause des accidents mortels à vélo et à deux-roues motorisés). Des autocollants « Danger Angle Mort » ont également été apposés sur les 1500 véhicules lourds de la Ville (bennes de propreté, camions des Espaces Verts…) et mis à la disposition des professionnels du transport.

Les évènements vélo

La ville de Paris organise chaque année des événements comme la fête du vélo ou la course relais entre les villes Vélib et en soutien d’autres comme la Convergence, organisée par l’association MDB…. D’autres évènements sont également prévus pour marquer les différentes étapes de mise en œuvre du schéma vélo (inauguration de nouveaux aménagements, présentation des itinéraires jalonnés, finalisation des deux axes Nord-Sud et Est-Ouest…).

Rester un acteur engagé

La mise en œuvre d’une politique globale et intégrée implique des compétences diverses dans de nombreuses directions de la Ville de Paris. Il est donc nécessaire de renforcer « le réflexe vélo » dans l’ensemble des actions municipales et de privilégier la transversalité. La mise en place du Plan de Déplacements de l’Administration Parisienne (PDAP) est l’occasion pour la Ville de Paris de développer la pratique du vélo auprès de ses propres agents dans le cadre de leurs trajets domicile-travail ou professionnels. La Ville propose à tous ses agents le remboursement intégral des abonnements annuels Vélib’ et a acquis plus de 400 vélos (classiques et électriques) pour le déplacement de certains d’entre eux.
Par ailleurs, la Ville encourage la mise en place de mesures favorisant l’usage du vélo dans les différents établissements qui relèvent directement ou indirectement de son autorité (SEM, bailleurs sociaux…)
La ville, en lien avec la région Ile-de-France, appuie les institutions et entreprises qui souhaitent développer l’usage du vélo à travers leurs Plan de Déplacements Entreprises.
Enfin, compte tenu de son image au plan national et international, la Ville de Paris continuera à promouvoir la pratique du vélo en ville en renforçant ses relations avec les différents partenaires et fédérations d’acteurs, notamment en lien avec d’autres collectivités locales et agglomérations étrangères.

Paris met les voitures à leur place

Lancement d’Autolib’

2010 vera également le lancement d’Autolib’, avec les communes du cœur d’agglomération et la Région. Paris y consacrera au total 35 M€ Il s’agit de proposer aux usagers au minimum 3.000 voitures propres (électriques) en libre service. Ce dispositif inédit «Autolib» est élaboré en concertation avec les communes voisines afin d’offrir un service qui réponde aux besoins de déplacements des franciliens et des parisiens.


Le syndicat mixte Autolib’ compte déjà trente deux communes de l'agglomération parisienne. Plus de 1.000 stations, dont 700 dans Paris intra-muros (dont 200 en parkings)seront implantées, et 3.000 véhicules électriques seront alors disponibles 24 h/ 24 et 7 j/ 7. Les tarifs devront rendre le service attractif écompare aux coûts cumulés d’achat, d’entretien, d’assurance ou de carburant d’un véhicule individuel traditionnel. Ce service apportera un gain environnemental avec une réduction de la pollution sonore et de l’air et un gain économique à tous les parisiens qui pourront se débarrasser d’un véhicule coûteux à garer, à entretenir et à assurer.


Ce service doit permettre, aux côtés des transports en commun, du vélo, de l’autopartage ou des taxis, de limiter la possession de véhicules individuels tout en apportant une alternative crédible et écologique pour les déplacements nécessitant une voiture.

 

Pour le covoiturage
La Ville souhaite développer les partenariats avec les sites internet dédiés, et organiser dans plusieurs parkings municipaux des «points de rencontre» de covoiturage, afin de faciliter la mise en relation entre les personnes.

Dans le cadre du plan de déplacements de l’administration parisienne, un service spécifique de covoiturage devrait être organisé pour inciter les 48.000 agents de la Ville de Paris, tout particulièrement ceux qui travaillent en horaires décalés ou habitent dans des secteurs mal desservis par les transports en commun, à privilégier le covoiturage plutôt que l'utilisation individuelle d’un véhicule.


Sécurité routière
Le nombre de tués n’a cessé de diminuer dans la capitale : 51 en 2008 contre 114 en 2001. Cette tendance se confirme puisque 44 accidents mortels en 2009 sont survenus à Paris, avec notamment une forte diminution du nombre de piétons tués (16 en 2009 contre 29 en 2008). La bonne cohabitation de l’ensemble des usagers sur l’espace public et l’attention portée aux plus fragiles (piétons, cyclistes, utilisateurs de deux-roues motorisés), constituent aujourd’hui des enjeux majeurs pour lesquels les collectivités souhaitent un concours plus actif de l’Etat.


Offre de stationnement résidentiel
La Ville développera sensiblement l’offre de stationnement résidentiel, à tarif préférentiel en mobilisant les places disponibles dans les parcs existants (publics, bailleurs sociaux, privés) et en construisant des parkings résidentiels  (Cardinet dans le 17e ou Frémicourt dans le 15e).
- Les avantages actuellement accordés aux véhicules électriques - stationnement résidentiel gratuit, et une heure de stationnement rotatif gratuit- seront étendus à l’ensemble des voitures propres.
- La Ville veut développer des parkings relais avec la Région et le STIF, dotés de services renforcés et correspondances facilitées avec les modes alternatifs à la voiture (vélo, bus, tramway, métro, RER).

 

Oui au stationnement sur les zones de livraison
L'utilisation des zones de livraison lorsqu’elles sont inoccupées a amené la Ville et la Préfecture de Police à lancer une expérimentation d'autorisation de stationnement sur 500 zones de livraison (soit près de 1.000 places de stationnement supplémentaires), la nuit de 20 h à 7 h ainsi que les dimanches et jours fériés, dans les 3e et 17e arrondissement.
De nouvelles règles tiennent compte des rythmes de chaque catégorie d’usagers et permettent une meilleure utilisation de l’espace public : le soir, en permettant aux Parisiens de trouver plus facilement une place et le matin en assurant aux livreurs et aux commerçants de bonnes conditions de travail.

Une charte des engagements de chaque acteurs (ville, livreurs, commerçants, Préfecture de police) permettra d’assurer la pérennité au dispositif tout en le généralisant progressivement aux arrondissements de Paris.

 

Voitures électriques
Pour encourager le développement des véhicules électriques, la Ville réfléchit à l’installation de bornes supplémentaires de recharge électrique dans Paris, en complément de la centaine de points de recharges existants. Ces bornes d’usage privatif pourront être situées proche des stations Autolib’ afin de ne pas trop encombrer l’espace public.


Transport de marchandises


Création de sites ferroviaires et fluviaux
Le transport de marchandises représente plus de 32 millions de tonnes annuelles de fret, presque exclusivement réalisé par la route, avec un impact environnemental considérable que ce soit en termes de pollution de proximité ou de nuisances sonores. La création et la rénovation de sites logistiques ferroviaires et fluviaux sont ainsi inscrites chaque fois que possible dans les opérations d’urbanisme, comme ceux de Clichy-Batignolles, Bercy-Poniatowski ou Quai de l’Allier. En outre, au-delà de l’exemple de ce qui a été fait en termes d’infrastructure lourde à Bercy pour les livraisons de Monoprix, l’utilisation plus fréquente de petits véhicules électriques pour des livraisons de proximité est encouragée pour permettre de diminuer les pollutions dues au fret.

 

Et les piétons…

Vers un plan global
La capitale veut adopter un plan global pour le piéton, comprenant une modernisation de la signalétique, la poursuite des actions engagées pour une sécurité accrue (élargissement des trottoirs, traitement des carrefours, créations de feux tricolores, aménagements de protection autour des écoles), la création des trottoirs traversants (passages piétons dans la continuité des trottoirs) dans les secteurs à forte densité piétonne, l’aménagement de traversées piétonnes et cyclistes au niveau de grandes places et portes.
- En concertation étroite avec les habitants et les commerçants concernés, la municipalité étudie la création de nouvelles rues piétonnes, permanentes ou le dimanche.

 

A la reconquête des berges
La municipalité part à la reconquête progressive des voies sur berges. Comment admettre que ce site unique puisse demeurer indéfiniment une "autoroute urbaine"? Cet objectif sera coordonné avec un plan renforcement de l’offre de transport alternative et une baisse adaptée du niveau global de la circulation dans Paris, notamment sur cet axe de transit. Ce processus donnera lieu à une concertation approfondie avec l’État, le Port de Paris et les communes limitrophes.

 

C’est une vraie ambition urbaine qui motive un tel projet: recréer les conditions d’une qualité de vie sur chacun des tronçons reconquis, rénover les lieux, développer des activités diverses toute l’année comme Paris Plage en donne une illustration féconde une fois par an et permettre ainsi à chacun de se réapproprier cet espace remarquable.

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La carte de Paris