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A+ | A- | A=Le patrimoine
Paris assume son histoire et valorise ses richesses architecturales et patrimoniales.
« Le patrimoine n’est pas tant l’héritage que l’on transmet à nos enfants que celui avec lequel on peut se projeter dans l’avenir. Cela suppose qu’il y ait mouvement, évolution changement. On ne peut se contenter de mettre la ville sous cloche ». Danièle Pourtaud, adjointe au maire chargée du Patrimoine.
La délégation du Patrimoine s'articule autour de trois axes majeurs:
-l’aspect culturel et historique (musées et bibliothèques patrimoniales);
-l’aspect cultuel (entretien et mise en valeur des édifices cultuels) ;
-l’aspect architectural (protection de la ville d’hier et d’aujourd’hui)
>> Consulter le dossier de presse Politique culturelle de la Ville 2011 et ses fiches thématiques
L’aspect culturel et historique
Le Comité d’Histoire [consulter la rubrique dédiée]
Le Comité d’histoire de la Ville de Paris a été créé en juillet 2007 par le Maire de Paris. Placé sous la présidence de Jean Favier, membre de l’Institut et spécialiste reconnu du Moyen Age, il est composé de 40 universitaires et chercheurs travaillant sur toutes les périodes et traitant des sujets les plus variés.
Au confluent des délégations de Danièle Pourtaud et Catherine Vieu-Charier, le Comité d’Histoire est entre autre chargé de la publication et de la diffusion d’ouvrages historiques, de la remise d’un prix, de cycles de conférence ainsi que de la réalisation d’importantes expositions.
Entretien et mise en valeur des édifices cultuels [En savoir + dans la rubrique dédiée]
La Ville a la charge d’entretenir et de restaurer les édifices cultuels dont elle est directement responsable. Ils sont au nombre de 96 allant du 12e siècle à nos jours. Parmi ces 96 sites, 61 sont en tout ou partie protégés au titre des monuments historiques et 16 au titre du Plan Local d’Urbanisme (PLU).
A cela s’ajoute les 130 orgues à l’intérieur des édifices cultuels ainsi que quelques édifices remarquables en termes patrimoniaux et historiques tels que la Tour Saint Jacques, la Tour Jean Sans Peur ou encore l’enceinte de Philippe Auguste.
L’intérieur de ces édifices cultuels recèle de trésors conservés au fil des siècles tels que les objets et œuvres d’art propriété de la Ville. Ce sont près de 40 000 œuvres, dont la majeure partie est classée au titre des monuments historiques (décors, peintures, sculptures, vitraux…).
Pour entreprendre ce travail remarquable de protection, de conservation et d’entretien, la Ville s’appuie sur 2 bureaux : le bureau des édifices cultuels et historiques (BECH) qui a pour mission d’entretenir et restaurer les édifices municipaux affectés aux cultes et la conservation des œuvres d’art religieuses et civiles (COARC) qui a pour mission d’inventorier, conserver et entretenir ces objets et œuvres d’art. Elle réalise également l’inventaire des statues et œuvres d’art installées dans l’espace public et en assure l’entretien.
Parmi les grandes restaurations, figurent :
- La Tour Nord de Saint Sulpice (6e).
C'est l’un des plus gros chantiers de la mandature avec 28 millions d’€ consacrés à sa restauration. La restauration de la tour nord de Saint-Sulpice était un projet ambitieux. Il s’agissait d’arrêter durablement le processus de dégradation en profondeur qui affectait la tour nord depuis son origine
et de la rendre en toute sécurité à la vue des Parisiens et des visiteurs. Les travaux de restauration, commencés en juillet 2006, se sont achevés début 2011 par le dégagement final de la tour et la remise en état du pavage du parvis.
- La Tour Saint-Jacques
Édifice singulier du patrimoine parisien, la Tour Saint-Jacques, datant du début du XVIe siècle et autrefois clocher d’église, a connu son deuxième grand chantier de restauration depuis sa transformation en tour ornementale en 1855. Commencés en 2006, les travaux se sont achevés en
mars 2008 par la réfection du square qui avait été en partie monopolisé par le chantier durant trois ans. Un budget de 8,3 M€ a été mobilisé pour cette opération, menée en étroite concertation avec les services de l’État.
Pour la mandature 2008/2014, la Ville de Paris a lancé 3 grands chantiers de restauration supérieurs à 1 million d’€ : Saint Paul-Saint Louis, l’Oratoire du Louvre et la Pagode.
Quelques chiffres 2008-2014
Sur la mandature ce sont plus de 48 Millions d’€ qui seront investis dans l’entretien du patrimoine parisien principalement cultuel. Ce qui représente près du double de l’investissement qui lui a été consacré entre 1995 et 2001.
La protection de la Ville d’hier et d’aujourd’hui
La commission du Vieux Paris [En savoir + dans la rubrique dédiée]
La Ville de Paris s’appuie sur la Commission du Vieux Paris afin d’examiner tous les mois les permis de construire qui peuvent être jugés problématiques. C’est une commission consultative qui se réunit le plus souvent à l’Hôtel de Ville et est présidée par le Maire et par délégation par Danièle Pourtaud, l’Adjointe au Maire en charge du Patrimoine.
Composée de 55 membres parmi lesquels des élus, et des personnalités qualifiées venant de tous les horizons : représentants d’association de défense du Patrimoine, ingénieurs, universitaires, journalistes, ils sont chacun dans leur spécialité experts du patrimoine, de l’architecture, de l’histoire de l’art, de l’urbanisme, des jardins, des canaux…etc… .
La Commission du Vieux Paris a pour a pour mission principale de rendre des avis sous forme de recommandation et de vœux à la suite de l’examen des permis qui ont été déposés à la Direction de l’Urbanisme et instruits par le Département de l’Histoire, de l’Archéologie, de l’Architecture et du Patrimoine dirigé par Marie Jeanne Dumont. La Commission joue ainsi un important rôle de Conseil auprès du Maire en lui faisant part de ses avis.
En 2010, 162 dossiers ont été sélectionnés pour une présentation et un examen plus approfondi lors des différentes séances de la Commission, sur un total de 1 151 permis enregistrés. CeChacun a donné lieu à un avis émis par la Commission, portant sur des questions très variées, qu’il s’agisse de démolition de façades ou de paysage urbain, de démolitions d’escaliers liées à l’installation d’ascenseurs, de transformations de toiture (par exemple pour une surélévation) ou d’altérations de décors.
La révision des PSMV du Marais et du 7e arrondissement
La procédure du lancement de révision des secteurs sauvegardés a été lancée en juin 2009. Les parisiens et notamment les habitants des quartiers concernés ne pouvaient pas comprendre que tout le monde réfléchisse à l'avenir et aux évolutions de la Ville alors qu’eux ne pouvaient y participer.
Grâce au lancement de la révision du PSMV du Marais et du 7e par arrêté ministériel de 2006, dans la foulée de l'approbation du PLU, la Ville de Paris s’est engagée vers cette démarche indispensable d'actualisation et de modernisation des règles qui régissent les secteurs sauvegardés.
Construire la Ville de demain
La Ville souhaite ainsi transformer du patrimoine ancien pour répondre à la demande croissante de logements. L’exemple du 4 rue d’Aboukir en est une bonne illustration puisqu’elle concilie la création de logements sociaux, la préservation du patrimoine tout en répondant aux exigences du plan climat.
Autre exemple, l’Hôtel de Dodun, hôtel particulier du 18e siècle situé entre les rues Molière et Richelieu dans le 1er arrondissement, a été également réhabilité : respect du bâtiment, de ses circulations et ornementations, en insérant les logements dans les espaces existants, recherche de solutions originales pour ne pas attenter à l’intégrité du bâtiment et de ses décors, et garantir le caractère réversible des aménagements grâce au principe de « boîte dans la boîte », qui évite de toucher aux structures de l’édifice. Par ces projets patrimoniaux exemplaire, la Ville de Paris prouve que, sous réserve d’une étude attentive par des architectes de talent et d’une volonté forte, les bâtiments patrimoniaux offrent un potentiel extraordinaire pour créer le Paris du 21ème siècle, respectueux de son histoire et des besoins de ses habitants.
Les musées de la Ville de Paris [En savoir + dans la rubrique dédiée]
Grands musées d’art ou d’histoire, anciens ateliers d’artistes, maisons d’écrivains ou encore vestiges du Paris antique, la Ville de Paris a hérité d’un patrimoine architectural et muséal riche et prestigieux que nous souhaitons faire partager au plus grand nombre en faisant de nos musées des lieux de savoirs, d’échanges et de convivialité.
Héritage et véritable bien commun, les 14 musées municipaux développent une politique patrimoniale et culturelle qui contribuent largement au rayonnement et à l’identité de notre Capitale. Ils répondent à trois axes de la politique municipale :
-accessibilité, animation, élargissement et diversification des publics
- enrichissement et présentation des collections
- programmation d'expositions
Une politique de conservation et d’acquisitions dynamiques
Les directeurs et conservateurs de musée ont au cœur de leur mission, la conservation et l’enrichissement des collections patrimoniales de la Ville de Paris. Un budget important est consacré à ces deux missions primordiales pour la vitalité et l’avenir de nos institutions : près de 8 millions d’euros seront ainsi consacrés pour la restauration et l’acquisition d’œuvres d’art d’ici 2014.
Un programme d’exposition riche et ambitieux
Un Comité des expositions et des publications présidé par Danièle Pourtaud et réunissant l’ensemble des directeurs de musées, la Direction des Affaires culturelles et Paris-Musée se réunit trois fois par an pour examiner les projets d’expositions. Près d’une trentaine d’expositions sont ainsi présentées chaque année et sont fréquentées par plus d’un million de visiteurs.
Plusieurs expositions d’envergure à noter : Yves-Saint Laurent au Petit Palais, L’impossible photographie, histoire des prisons parisiennes ou Peuple de Paris au 19e siècle au Musée Carnavalet ou bien encore les excellentes retrospectives du Musée d’art moderne (Basquiat, Van Dongen, De Chirico ou Raoul Dufy)....
Vers un patrimoine numérisé [En savoir + dans la rubrique dédiée]
Un plan sur 8 ans est engagé depuis 2006 pour la numérisation et la mise en ligne de près de 500 000 supports (fonds iconographiques et photographies) issus des collections des musées, bibliothèques patrimoniales, fonds Roger-Viollet et autres institutions de la Ville de Paris. Par un accès libre et ouvert au patrimoine numérisé, il s’agit de permettre à la fois la découverte des collections de la ville et une utilisation documentaire et pédagogique des images issues des fonds. Les données sont accessibles sur Paris.fr et www.parisenimages.fr.
Le faire partager au plus grand nombre
Accéder à l’émotion artistique et culturelle est un droit pour chacun. Il s’agit d’un enjeu démocratique fondamental, inscrit au cœur des engagements de notre municipalité.
La gratuité des collections permanentes
Dès novembre 2001, la Ville de Paris a décidé d’ouvrir gratuitement, à tous, grands et petits, Parisiens, Franciliens et touristes, les collections permanentes des musées de la Ville. Cette décision exprime la volonté d’une part d’intensifier la relation de chacun au patrimoine, à l’émotion artistique et d’autre part d’élargir et diversifier les publics. Elle est aujourd’hui un fait acquis que nous défendons, avec l’ensemble des équipes muséales, avec détermination, convaincus qu’elle constitue un préalable nécessaire à l’appropriation des musées par un large public. Plus qu’une expérimentation, elle est un socle à partir duquel nous pouvons affiner, compléter et inventer d’autres dispositifs pour atteindre nos objectifs.
Des actions en faveur des jeunes : « L’Art pour grandir » [En savoir + dans la rubrique dédiée]
Nous avons à Paris commencé à tisser toutes sortes de liens entre les établissements culturels et tout le tissu associatif et social des quartiers les plus en difficultés. Mais la clef de la démocratisation de l’accès à la culture passe aussi par les jeunes en leur permettant dès le plus jeune âge la fréquentation des œuvres d’art quelque soit la discipline artistique, les leur rendre familières, leur permettre de se les approprier pour qu’elles participent à leur propre construction.
C’est ce que la Ville a mis en place en 2009 avec le programme « L’Art pour grandir ». Pour ne parler que des musées, nous avons mis en place des jumelages entre musées, écoles, collèges ou centres de loisirs. Les jeunes seront souvent pendant plusieurs années, amenés à découvrir les œuvres, l’histoire de l’art et de Paris mais également la pratique artistique.
Accessibilité aux personnes en situation de handicap [En savoir + dans la rubrique dédiée]
La rénovation du Petit Palais, du musée Cernuschi ou encore de Victor Hugo ont permis de les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite. En outre, la plupart des 14 musées municipaux de la Ville de Paris proposent une large palette d’activités accessibles aux différents types de handicaps, en partie ou totalement selon les cas. A titre d’exemple, le musée Victor Hugo a reçu deux labels « Tourisme et Handicap » pour ses actions et dispositifs en faveurs des handicaps moteur et auditif.
Les Archives de Paris et les Bibliothèques patrimoniales dites « spécialisées ».
Les Archives départementales de Paris [En savoir + dans la rubrique dédiée]
Depuis plus deux cent ans, et conformément au Code du patrimoine, les Archives de Paris collectent, conservent et communiquent des documents concernant Paris ou l’ancien département de la Seine provenant des différentes administrations du département et la région.
La transmission des savoirs
Les Archives sont un service public ouvert à tous, gratuitement. Une centaine de place sont ainsi mises à la disposition du public pour la consultation de documents sous forme originale, microfilmée ou numérisée.
Depuis le 15 décembre 2009, plus de cinq millions de fichiers numérisés, conservés et diffusés par les Archives de Paris sont accessibles directement sur Paris.fr. Ce service très attendu du public met à la portée de quelques clics les sources généalogiques et les plans parcellaires. D’autres fonds seront progressivement mis en ligne en tant que sources généalogiques complémentaires : les actes de l’état civil reconstitué, antérieurs à 1860, les dénombrements de population (1926-1946), les tables de recrutement militaire de la Seine (1875-1930), les répertoires d’admission des enfants assistés (1742-1917) ainsi que les collections photographiques les plus remarquables.
Des Bibliothèques patrimoniales ouvertes à tous les publics gratuitement
Les bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris, dont certaines bénéficient d’un cadre architectural de premier ordre, constituent un patrimoine exceptionnel par l’originalité et la rareté de leur collection sur des thèmes très divers que la Ville de Paris souhaite ouvrir largement au plus grand nombre.
Ces collections rassemblent au total plus de six millions de documents de toute nature : livres, manuscrits, brochures, revues et journaux, correspondances, estampes, photographies, cartes postales, affiches, films, disques, objets...
Un programme d’activités culturelles
Ces bibliothèques organisent de nombreuses manifestations destinées à faire mieux connaître et à valoriser leurs collections : expositions, conférences et colloques, visites, publications. Environ 10 expositions sont organisées tous les ans.
La Galerie des bibliothèques située 22 rue Malher dans le 4ème arrondissement a été entièrement rénovée pour accueillir quelques unes de ces expositions. Elle a été inaugurée début 2010 par la grande exposition Paris innondé, organisée par la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.
L’informatisation
Toutes les richesses de ces bibliothèques, sont aujourd’hui accessibles à travers un catalogue commun à l’ensemble des fonds et accessibles sur Paris.fr. Il comporte 800 000 références auxquelles devraient s’ajouter 360 000 nouvelles entrées en 2010.
Les services travaillent à son intégration au « Catalogue collectif de France ». Nous avons par ailleurs mis en œuvre la création d’une bibliothèque numérique qui comprend 12 000 fichiers avec un objectif de 50 000 d’ici 2013.


