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A+ | A- | A=L'intégration
Paris, capitale cosmopolite, accueille en son sein plus de 110 nationalités, soit 300 000 étrangers dont près des trois quarts sont nés hors de l’Union Européenne. Tous participent à la vie de la ville, à sa richesse et à son dynamisme. Ils sont donc, au même titre que les tous les autres Parisiens, des citoyens de Paris, ville qui sait depuis longtemps intégrer la diversité à son identité.
La Ville de Paris s’engage, dans cette optique, pour le « vivre ensemble » et la reconnaissance de l’apport des étrangers et immigrés à la capitale.
La délégation à l’intégration et aux étrangers non communautaires, confiée à Pascale Boistard, travaille à amplifier les actions déjà engagées et à en promouvoir de nouvelles.
La question de la représentation des étrangers extra communautaires revêt dans ce cadre une importance particulière.
Autre priorité, le pilotage du plan de réhabilitation des foyers de travailleurs migrants est entré dans sa phase opérationnelle avec 25 foyers qui font ou vont faire l’objet d’une réhabilitation.
La Ville de Paris s’engage également pour le développement de l’apprentissage du Français et pour une plus grande accessibilité de tous aux droits et services publics.
Enfin, la valorisation des mémoires et cultures de l’immigration, en lien avec de nombreuses associations, se situe au cœur de la délégation pour que tous les Parisiens se rassemblent autour de projets communs.
L’Assemblée des citoyens parisiens extra communautaires (ACPE)
Les 215 000 étrangers extra communautaires de Paris participent à son enrichissement culturel, économique et social. Ils affirment, par leurs actions quotidiennes, leur citoyenneté. Parisiens, ils sont aussi citoyens.
Leur représentation est donc indispensable. Dans ce but, l’Assemblée des Citoyens Parisiens Extra communautaires centrale, émanation des Assemblées des citoyens extracommunautaires des arrondissements participant à cette démarche, sera mise en place en 2010. Les Parisiens extra communautaires ont ainsi la possibilité de s’impliquer dans la vie locale et communale et de s’exprimer par des avis et des préconisations sur tous les sujets concernant la Ville de Paris.
L’ACPE vise ainsi à affirmer une citoyenneté de résidence en favorisant l’expression des Parisiens non ressortissants des pays de l’Union Européenne : « Tous Parisiens, tous Citoyens ».
Le Plan de réhabilitation et d’humanisation des foyers de travailleurs migrants
La Ville de Paris a décidé de reprendre en 2005 la conduite du plan de réhabilitation et d’humanisation des foyers de travailleurs migrants jusqu’alors piloté par l’Etat.
Quarante six foyers de travailleurs migrants sont présents dans différents quartiers parisiens pour un total de 8700 lits.
Ces foyers, construits pour la plupart dans les années soixante dix, sont en majorité vétustes et n’offrent pas les conditions de vie auxquelles peuvent légitimement aspirer leurs résidents.
Vingt cinq foyers, identifiés comme prioritaires, doivent faire l’objet d’une réhabilitation pour donner à chacun des conditions de vie digne au sein d’un logement individuel et autonome, 10% des logements seront alors accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Sept foyers ont fait l’objet d’un financement entre 2005 et 2008, trois autres en 2009. Les travaux du foyer de la Commanderie dans le 19ième arrondissement devraient par exemple être achevés au deuxième semestre 2010. Les travaux sont déjà en cours au foyer Claude Tillier (75012), Procession (75015), Fort de Vaux (75017) et David D’angers (75019).
La réhabilitation des foyers laisse une large place à la concertation avec l’ensemble des acteurs : gestionnaires, propriétaires, Ville de Paris et représentants des résidents élus selon un protocole électoral réactualisé en octobre 2008. Depuis lors, 22 élections ont eu lieu et 7 processus électoraux sont en cours qui permettent de renforcer la légitimité de la parole des résidents.
Le plan de réhabilitation et d’humanisation de ces foyers constitue aussi l’occasion d’amplifier le volet social, économique et culturel à destination des résidents (accompagnement social notamment pour l’accès aux droits, l’alphabétisation, le co-développement, la prévention santé, etc) et surtout d’intégrer totalement les foyers à la vie des quartiers auxquels ils appartiennent.
L'apprentissage du Français
L’acquisition de la langue du pays d’accueil est une condition essentielle pour que tous les Parisiens participent à la vie de la cité.
La Ville de Paris propose pour cela une offre variée de formations à la langue française – dont 15 000 personnes bénéficient- permettant à chaque Parisien de poursuivre son projet personnel: formations qualifiantes pour un public à la recherche d’un emploi, formations à visée socialisante dispensées par des associations pour les habitants des quartiers, cours municipaux d’adultes, cours dans les centres d’animations, mais également soutien pour le passage du diplôme initial de la langue française (DILF). Le livret d’apprentissage du Français « Paris sur le Français », diffusé lors de ces formations, permet à l’apprenant de témoigner de son parcours et de consigner ses acquis pour faciliter la poursuite de sa formation.
Une formation est par ailleurs mise en place à l’échelle de la collectivité à destination des agents municipaux étrangers ou d’origine étrangère qui peuvent ainsi suivre, sur leur temps de travail, des cours de Français ou d’alphabétisation.
Cafés sociaux
Pour lutter contre l’isolement des migrants âgés, la Ville soutient la création et le fonctionnement de structures spécifiques, les « cafés sociaux ». Il s’agit d’offrir aux migrants âgés un lieu de vie convivial dans lequel des activités ludiques et culturelles leurs sont proposées. Des permanences sociales y sont assurées pour faciliter l'accès aux droits, à la retraite, aux soins et aux prestations sociales. Le premier café, Ayyem Zamen (« bon vieux temps » en kabyle) a été inauguré dans le 20ème arrondissement. Un deuxième café social a ouvert ses portes dans le quartier de la Goutte d’Or (18ème arr.) en 2008 et un troisième, le café Farabi, a été créé dans le 10ème arrondissement.
Cultures et mémoire de la diversité
La Ville de Paris souhaite valoriser la richesse des cultures et des mémoires qui ont forgé son identité depuis plus de deux siècles.
Elle soutient et met en place des actions qui permettent à chaque Parisien d’avoir accès à cette culture plurielle qui les rassemble autour de projets, d’espaces, d’histoires passées et à venir.
La Ville est partenaire fondateur et membre de l’établissement public de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) installée au Palais de la Porte Dorée et consacrée à l’histoire des migrations en France et à Paris.
En février 2010, la ville de Paris, en partenariat avec le groupe ACHAC, a inauguré l’exposition en plein air Paris 150 ans d’immigration, autour de l’Hôtel de ville. Jusqu’au 12 avril, cette exposition a permis au public de redécouvrir grâce à des textes et visuels grands formats, la mémoire de la capitale à travers 150 ans d’histoire de l’immigration, qui font partie intégrante de son Histoire.
La Ville de Paris soutient et organise également des événements qui mettent en valeur les cultures étrangères à Paris comme la « Nuit du Ramadan », « Newroz », « Diwali » ou encore la Semaine des Cultures Etrangères à Paris qui regroupe 38 centres et instituts culturels étrangers.
La ville construit par ailleurs des partenariats et des médiations avec des institutions culturelles de premier plan pour faciliter l’accès de tous les publics, y compris ceux des quartiers populaires, aux expositions et évènements qui y sont organisés : par exemple le Centre Georges Pompidou avec l’exposition Africa Remix ; le Petit Palais et l’exposition Sakina M’Sa ; le Louvre et le Musée de l’Homme avec l’exposition « Naissance » ou encore le théâtre de l’Odéon.
Enfin, la ville offre aux cultures urbaines, qui manifestent une très grande vitalité dans la capitale, un soutien matériel ou financier. Plusieurs associations en bénéficient et notamment l’association Juste Debout qui organise depuis 2002 une rencontre internationale de danse Hip Hop debout. Fort de ces 18 000 spectateurs et 1200 danseurs venus de tous les continents lors de sa sixième édition, ce festival est l’un des rassemblements européens de danse Hip Hop le plus important, que la Ville de Paris souhaite voir se pérenniser.
Accueil dans la ville, dans les services publics et accès aux droits
La Ville de Paris s’attache à créer les conditions permettant à tous les Parisiens d’accéder aux droits et aux services publics, qu’ils soient Français ou étrangers.
L’amélioration de l’accueil dans les services publics est poursuivie avec la traduction de documents administratifs en plusieurs langues. Une première brochure sur le logement social à Paris a ainsi été éditée en Français mais aussi, en Arabe, en Espagnol, en Chinois, en Turc, en Russe et en Anglais (les six langues étrangères les plus répandues dans la capitale). Un guide pratique pour les personnes âgées non francophones et un dépliant sur l’accueil des “tout petits” à Paris ont également été traduits.
Dans les mairies d’arrondissement et antennes des services publics municipaux, ce sont douze fiches en sept langues qui sont proposées pour informer sur les formalités d’inscription à l’école élémentaire, l’immatriculation à la sécurité sociale, la protection maternelle et infantile, ou encore l’accès au droit, la santé, les personnes âgées, le tri sélectif, l’apprentissage du français ou le fonctionnement de la Mairie de Paris.
Un plan de formation pour l’accueil des publics de culture étrangère à destination des agents de la Ville de Paris a de plus été mis en place. Il doit permettre de former 1000 agents dans les mairies dont les quartiers sont inscrits en Politique de la ville.
D’autre part, la Ville de Paris s’engage sur l’accès au droit pour tous avec des points d’accès au droit, des maisons de la justice et du droit ou encore des relais d’accès au droit.
Elle soutient également de nombreuses associations, qualifiées dans les domaines social, juridique et administratif, qui facilitent l’accès aux droits de tous les Parisiens.
Parrainage républicain et soutien aux associations d’aides aux migrants
La Ville de Paris se solidarise avec les parrainages républicains organisés dans les mairies d’arrondissement. En collaboration avec le Réseau Education Sans Frontières, la Ville de Paris a organisé symboliquement le 5000ième parrainage républicain d’une famille sans papiers ayant un enfant scolarisé dans la capitale. Célébré par Pascale Boistard, au nom du Maire de Paris, il a eu lieu dans les salons de l’Hôtel de Ville, le 12 juin 2009.
La Ville de Paris apporte également son soutien à des associations d’aide aux migrants comme la CIMADE, le GISTI ou encore France Terre d’asile et apporte son aide aux différentes manifestations qu’elles pourraient mener.
Elle a par exemple organisé en collaboration avec le collectif des « amoureux au ban public » un bal à l’occasion de la Saint Valentin, le 12 février 2010, pour réaffirmer son engagement auprès des couples mixtes pour que la liberté d’aimer et de se marier avec la personne de son choix reste un droit fondamental.
Le label Paris co-développement Sud
Depuis 2006, dans le cadre du label «Paris Co-développement Sud », la Ville de Paris finance des projets destinés à soutenir des actions comportant un double volet : l’un de codéveloppement dans un pays du Sud et l’autre à Paris dont les actions doivent favoriser l’intégration des populations étrangères. Appel à projets ouvert aux associations parisiennes de solidarité internationale et d’intégration ou à celles impliquant des immigrés parisiens dans leurs actions, ce label permet aux associations d’obtenir une aide financière allant de 5 000 à 15 000 euros pour un montant maximal de 100 000 euros chaque année.
La remise des prix du « label Paris Co-développement Sud » se déroule dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale chaque année.


