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Compte rendu de mandat 2003
Une ville pour ses habitants
Rendre la Ville plus agréable à vivre
le jardin de la cour du Maroc (18e-19e), sur plus de 4,2 hectares sera ouvert au public en 2006 et une concertation avec les associations locales a été engagée. Dans Paris Rive Gauche (13e), 10 hectares d'espaces verts seront aménagés. Un parc paysager d'environ 2 hectares sera notamment créé dans le quartier des Grands Moulins d'ici 2007. Aux Batignolles (17e), des études sont en cours pour réaliser à terme un parc de plus de 10 hectares. Une première tranche de 5,5 hectares sera achevée avant la fin de la mandature. Enfin, la rénovation du jardin des Halles est programmée et des études sont en cours, en concertation avec les riverains.
Ils ont été créés ou rénovés: square Alban Satragne (10e), rue de la Roquette (11e), extension du square du Moulin de la Pointe (13e), première tranche impasse des Deux-Nèthes (18e). La rénovation du square Bidault (2e), du square Montholon (9e) et du square Ginette Neveu (18e) a été entamée voire achevée.
Sont également en projet d'autres jardins de quartier:
- Saint-Aignan (3e);
- Anvers (9e);
- Juliette Dodu (10e);
- Cité Prost (11e);
- Mail de Bièvres (13e);
- jardin Didot (14e);
- Colonel Manhès (17e);
- Moskowa (18e);
- Cloche-Bidassoa (20e).
D'autres jardins seront bientôt ouverts:
- extension du square Villemin (10e);
- jardin éphémère Brûlon-Citeaux (12e).
En outre, la Ville a lancé l'opération " Jardins partagés ". Ces jardins collectifs d'habitants, éphémères ou pérennes, permettent aux Parisiens de s'approprier leur environnement et de retrouver un contact direct avec la terre en cultivant fleurs, fruits ou légumes. Le programme municipal " Main Verte " permettra, quant à lui, à toutes les associations engagées dans cette démarche de participer à un réseau à l'échelle parisienne.
12 jardins partagés existent déjà à Paris, dont:
- jardin Catherine Labouré (7e);
- jardin nomade Saint-Bernard (11e);
- jardin de la rue de la Manutention (16e);
- Éco Box (18e);
- potager du square Flandre-Tanger-Maroc (19e);
- serre aux légumes (19e);
- Papilles et Papillons (20e);
- jardin Solidaire (20e).
D'autres projets de " jardins partagés " sont en cours:
- extension du square Villemin (10e);
- jardin éphémère impasse Druinot (12e);
- avenue de Clichy (17e);
- jardin de l'ancienne gare d'Ornano sur la petite ceinture (18e);
- quai de l'Oise (19e);
- rue Haxo (19e);
- cité Leroy (20e).
La charte d'aménagement durable du Bois de Vincennes a été signée avec les collectivités riveraines en avril 2003. Elle fixe comme objectif de réhabiliter les paysages, de restaurer les milieux naturels et de réduire la circulation automobile pour redonner au Bois sa vocation d'espace vert majeur de l'est parisien. La charte du Bois de Boulogne devrait quant à elle être signée avant la fin de l'année 2003.
Par ailleurs, des études sont en cours pour transformer certains tronçons de la petite ceinture en promenades. Ainsi, le square Charles Péguy (12e) sera prochainement étendu et une étude est en cours pour une promenade jusqu'à la rue des Meuniers. Une promenade paysagère de 2,8 km entre le parc André Citroën et le parc Georges Brassens (15e) est également à l'étude. Enfin, la promenade naturaliste Auteuil-Muette (16e) devrait ouvrir prochainement.
De plus, des " murs végétaux " seront créés:
- le mur du jardin de Belleville est déjà végétalisé;
- les " murs " rue Tiquetonne (2e);
- rue du Marché-des-Enfants-Rouges (3e);
- rue du Faubourg-Poissonière (10e);
- rue Henri-Noguères (19e), seront aménagés en 2004.
Dans le même esprit, 8 000 arbres seront plantés d'ici la fin de la mandature, pour parvenir à 100 000 arbres d'alignement à Paris. En plus de ceux remplacés pour l'entretien courant, 711 nouveaux arbres ont été plantés pour la saison 2002-2003.
Charte sur les antennes-relais
La Ville de Paris et trois opérateurs de téléphonie mobile ont signé en mars 2003 une Charte relative à l'installation des antennes-relais dans la capitale.
La charte définit 3 objectifs communs:
- le développement de la téléphonie mobile à Paris dans le respect du paysage urbain;
- la garantie d'une information transparente, notamment par la mise en place d'une commission de concertation et d'information à l'Hôtel de Ville et par la possibilité pour les maires d'arrondissement d'organiser, en présence des opérateurs, des réunions avec les riverains;
- l'assurance d'une exposition minimale des Parisiennes et Parisiens aux champs électromagnétiques, dans le respect du principe de précaution et de la réglementation.
Une carte du bruit routier (disponible sur le site Internet de la Ville) a été établie. Une fois complétée par les bruits aériens et ferroviaire, elle permettra l'élaboration d'un plan d'action anti-bruit.
L'eau à Paris
La qualité de l'eau fait l'objet d'une réglementation très stricte et des contrôles permanents garantissent le respect des normes. En outre, en application de directives européennes, la Ville s'attache à diminuer la teneur en plomb dans l'eau potable, ce qui implique le renouvellement progressif des canalisations en plomb du domaine public. Environ 20 000 branchements ont déjà été remplacés, avec priorité à ceux desservant des établissements ou équipements sensibles, comme les hôpitaux ou les établissements scolaires. Les contrats avec les sociétés chargées de la distribution de l'eau ont été renégociés afin de procéder au remplacement des 72 000 branchements d'ici 2009, soit 4 ans avant l'obligation légale.
Par ailleurs, la municipalité a la volonté d'inciter, dans la mesure de ses prérogatives, à la baisse du prix du mètre cube d'eau potable. Il est ainsi passé de 2,33 euros en 2001 à 2,26 euros en 2003.
Des investissements d'ampleur permettront de maintenir un approvisionnement satisfaisant. De 2002 à 2006, 300 M€ seront consacrés par la SAGEP (société anonyme de gestion des eaux de Paris) à la modernisation des installations de production. Préserver la Seine est un objectif de la politique municipale de l'eau: c'est pourquoi le programme de modernisation du réseau de collecte des eaux usées est poursuivi pour limiter les déversements d'eaux sales non traitées dans le fleuve.
250 M€ y seront consacrés de 2003 à 2006. Pour que la gestion du service public de l'eau s'effectue de façon plus transparente, la Commission consultative des usagers de l'eau et de l'assainissement, réunissant élus, associations, partenaires du service public, représentants de l'État et usagers, a été réactivée dès 2001.



