«« retour

Partager | Imprimer | A+ | A- | A=

Compte rendu de mandat 2002

S'approprier la Ville

Se déplacer à Paris

Comme toutes les grandes métropoles, Paris est confronté aux principaux enjeux de la " civilisation urbaine " : comment rendre la ville plus fluide, s'y loger, s'y épanouir, comment repenser l'espace citadin à partir des attentes qualitatives qu'expriment ses habitants ? Autant d'interrogations très contemporaines qui doivent orienter une démarche nouvelle en la matière.
Au fil des années, l'emprise de l'automobile sur l'espace public a généré des nuisances bien connues des habitants : pollution, embouteillages, dégradation du patrimoine urbain, stress… Rééquilibrer l'espace public en faveur des piétons, des transports collectifs et des circulations douces, répond donc à un objectif non seulement sanitaire mais aussi culturel.

  Réduire la place de la voiture

La mise en place des couloirs de bus protégés

La réalisation de 33 km de couloirs de bus élargis a permis d'améliorer la circulation des autobus parisiens, qui gagnent en vitesse et en régularité, d'offrir un meilleur confort aux voyageurs et de renforcer la sécurité des cyclistes. Parallèlement, la circulation automobile à Paris a baissé de 3 % entre avril 2001 et avril 2002 alors que le projet de l'ancienne municipalité était de la réduire de seulement 5 % sur 6 ans. Aujourd'hui, 80 km de lignes de bus bénéficient d'un parcours protégé.

Concrètement :

  • La vitesse des bus dans ces nouveaux couloirs protégés a augmenté de 10 à 30 % par rapport à la vitesse initiale (sur le boulevard de Sébastopol par exemple, la vitesse a augmenté de 20 % aux heures de pointe).
  • Le trafic a augmenté de 4 % sur 9 des lignes empruntant des parcours protégés.
  • Les déplacements en bus ont augmenté de 2% entre le 1er janvier 2001 et le 1er janvier 2002.
  • 4 lignes de bus (38, 91, 92, 27) sont réaménagées dans le cadre du programme de bus Mobilien (rapidité, régularité, confort). 13 autres lignes du réseau d'autobus parisien feront prochainement l'objet du même programme d'agencements, qui renforceront leur attractivité.
  • Travaux en cours ou programmés pour améliorer l'accessibilité des autobus aux usagers en fauteuil roulant.

40 km supplémentaires de couloirs de bus protégés seront aménagés en 2003.

VRAI ou FAUX ? Les couloirs de bus sont aménagés sans concertation préalable

FAUX : l'aménagement des couloirs de bus protégés sur des secteurs de forte activité commerciale, s'est effectué en concertation avec les commerçants, notamment pour l'installation des zones de livraison. Par exemple, une enquête exhaustive a été conduite auprès des commerçants du boulevard St Germain.

Pour la mise en œuvre du programme de bus Mobilien début 2002, une concertation a été lancée dans le cadre de la Commission extra-municipale des Déplacements, qui rassemble les maires d'arrondissement, les associations d'usagers et de cyclistes, la RATP, la Préfecture de Police et les professionnels concernés. Par le biais des mairies d'arrondissement, les conseils de quartiers et les associations locales peuvent aussi être associés à cette démarche.

Renforcer, diversifier et améliorer l'offre de transports

Afin d'adapter les transports collectifs à l'augmentation du trafic et aux nouveaux rythmes de vie des Franciliens, le Syndicat des Transports d'Ile-de-France et la RATP, avec le soutien de la municipalité, renforcent les réseaux de transports en commun.

L'utilisation du vélo sur les pistes cyclables a progressé d'environ 4%. Pour développer cette pratique, un accord a été conclu avec la RATP pour la création de " points vélos " permettant la location de vélos dans les parkings de la Ville.

Le Syndicat des Transports d'Ile-de-France et la RATP ont annoncé l'augmentation de 5 à 15 % de la fréquence des bus PC1, PC2 et PC3 dès le mois d'octobre 2002. Depuis septembre 2002, 6 trains supplémentaires par jour sont mis en service sur la ligne A du RER et 4 trains supplémentaires sur la ligne B. Après les lignes 4, 6 et 11, la ligne de métro 8 sera augmentée à la fin de l'année 2002 entre 19h30 et 22h30, de +38 % les jours ouvrables, de +35 % le samedi et de +30% le dimanche.

Favoriser le stationnement résidentiel

Plusieurs actions ont été engagées par la municipalité pour favoriser le stationnement résidentiel, c'est-à-dire inciter les particuliers à moins utiliser leur voiture et emprunter davantage les transports en commun.

  • Baisse de 80% du tarif (réduit de 2,3 euros à 0,5 euro) depuis le 1er janvier 2002 ;
  • Projet de réhabilitation des places de stationnement vacantes dans les parkings des immeubles sociaux de Paris. 15.000 places pourraient être réutilisées et réservées, d'ici la fin de la mandature, au stationnement résidentiel, avec des tarifs attractifs.
  Mieux se déplacer à Paris : des projets en marche
Mettre le tramway sur de bons rails
Le tramway est un moyen de transport moderne, particulièrement performant grâce à sa capacité d'accueil, son confort, sa rapidité, sa régularité. Sa mise en service s'accompagnera d'évolutions majeures pour les quartiers traversés : un espace public réaménagé et rendu aux piétons, un environnement plus agréable et plus accueillant, un cadre de vie renouvelé et valorisé, des liens renforcés avec les communes voisines.

Concrètement :

  • Ouverture de l'enquête publique pour la réalisation de la première ligne de tramway sur les boulevards des Maréchaux Sud (TMS), desservant 17 stations entre le Pont du Garigliano (15ème) et la Porte d'Ivry (13ème);
  • Approbation du schéma de principe de l'extension de la ligne de tramway T2, reliant actuellement la Défense à Issy-les-Moulineaux, jusqu'à la Porte de Versailles, avec trois nouvelles stations ;

Des quartiers réaménagés pour mieux vivre Paris


Réduire les nuisances automobiles, favoriser des modes de déplacements diversifiés, améliorer le cheminement des piétons, la circulation des cyclistes et la sécurité routière, revaloriser le patrimoine urbain et renforcer la présence des espaces verts, mais aussi promouvoir la convivialité et la qualité de vie : tels sont les objectifs liés à la réalisation des " espaces civilisés " et des " quartiers verts ".

L'année 2002 aura été marquée par des actes concrets :

  • Début des travaux sur les boulevards de Clichy et Rochechouart (9ème-18ème) en 2002, avec le réaménagement du terre-plein central. D'autres axes principaux seront progressivement transformés en espaces civilisés : le boulevard Magenta (10ème), l'avenue Jean Jaurès (19ème), le boulevard Barbès (18ème), l'avenue du Général Leclerc (14ème) et la rue de Rennes (6ème).
  • L'aménagement du secteur " Sarette-Tombe Issoire " (14ème) en 2002 correspond à l'implantation du premier quartier vert de la capitale, intégrant en particulier des travaux d'embellissement des voies et la mise en place de zones 30. Tirant tous les enseignements de ce chantier initial, les autres quartiers faisant l'objet du même traitement [Marais (4ème), Faubourgs Montmartre (9ème) et Saint-Denis (10ème), Bel Air (12ème), Porte de Ménilmontant (20ème)] donneront lieu à une concertation renforcée, avec notamment la consultation systématique de tous les commerçants.

D'autres réalisations participent de la même ambition :

  • Les derniers travaux de l'opération de revalorisation des Grands boulevards (2ème, 3ème, 9ème, 10ème) ;
  • L'aménagement des quais de la Marne (19ème), de l'Oise et de la Gironde, avec notamment l'installation de pistes cyclables.
  Des aménagements spécifiques pour les personnes à mobilité réduite

Des travaux ont été réalisés ou programmés pour améliorer et faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite :

  • Accessibilité des bureaux de vote aux personnes handicapées lors des scrutins du printemps 2002 ;
  • Travaux en cours pour améliorer l'accessibilité de la Mairie du 18ème et de l'Hôtel de Ville ;
  • Réfection et réaménagement des chaussées et des trottoirs (abaissement des bordures) ;
  • Equipement de traversées en répétiteurs sonores de feux tricolores pour les personnes aveugles ou malvoyantes au dernier trimestre 2002 ;
  • Signalisation au sol (généralisation des bandes de guidage sur la chaussée, des bandes d'éveil de vigilance podotactiles sur les trottoirs…) ;
  • Réflexion sur le mobilier urbain et son implantation (suppression des bornes et des chaînes sur l'ensemble de la voirie parisienne, suppression ou remplacement des visières sur les feux tricolores…).
Le budget consacré à l'amélioration de l'accessibilité de la voirie parisienne est passé de
610.000 euros en 2001 à 1.700.000 euros en 2002.
Mise à jour le : 06 avril 2006
La carte de Paris - nouvelle fenêtre

La carte de Paris