Le Paris moderne, 2e période (1850-1950) - Paris.fr
 

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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Le Paris moderne, 2e période (1850-1950)

LL /  Roger-Viollet
[22/02/2011]

Paris a connu sous le Second Empire ses plus grandes modifications. Avec la loi du 16 juin 1859, sont promulguées l’annexion des communes qui enserraient la Ville et la dénomination de vingt nouveaux arrondissements.

Sous l’impulsion de l’empereur Napoléon III,  son préfet, Georges-Eugène Haussmann, crée un vaste système de circulation dans les quartiers de l’ouest, depuis l’avenue Foch et le boulevard Pereire jusqu’au carrefour de l’Opéra (doté du magnifique théâtre de Charles Garnier), englobant les aménagements  des places de Chaillot  et de l’Etoile, autour de l’Arc de Triomphe.

L’ensemble de l’œuvre, conduite sur un espace géographique très vaste, répond avant tout à l’obligation d’établir des communications directes entre les points extrêmes de la capitale, les vastes déversoirs que constituent maintenant les gares, et à faciliter les déplacements intra urbains. L’achèvement de la rue de Rivoli (1855), l’établissement du boulevard de Sébastopol (1859), le prolongement du boulevard du Centre sur la rive gauche par le boulevard Saint-Michel avant 1862, l’ouverture de la rue Monge, du boulevard Saint-Marcel, puis à l’est, les percements tardifs du boulevard Voltaire (du Prince-Eugène), de Magenta et d’Ornano  se situent essentiellement dans cette perspective.

Paris assaini
Assainie par la création de nombreux parcs et jardins, dotée de voies immenses bordées d’immeubles d’aspect monumental et ordonné, alimentés en eau et gaz, la Ville se donne, avec les dépenses somptuaires du Préfet, la vie de cour, le plein développement des grands magasins, un air de luxe. Partout la modernité triomphe, que ne saurait cacher le regret du vieux Paris, des façades éventrées.

Après les événements tragiques du Siège, le drame de la Commune, Paris se relève de ses ruines, et répare les dommages subis. L’Hôtel de Ville reste encore debout, mais il faut alors envisager une reconstruction complète. En 1882 on inaugure son nouveau bâtiment, qui abrite le conseil municipal et loge le Préfet de la Seine.

Adolphe Alphand, ancien collaborateur de G.E.Haussmann, devenu Directeur des Travaux de Paris, parachève fidèlement dans l’esprit et les faits, l’œuvre du Préfet. Il termine les deux opérations d’urbanisme majeures du Boulevard Saint-Germain (avec l’ouverture du boulevard Henri IV) et de l’avenue de l’Opéra.

Mais l’apport de la République concerne surtout l’ancienne banlieue, avec par exemple la réalisation de la rocade Convention-Tolbiac ou  l’ouverture de la rue Caulaincourt, mettant en relation le boulevard et  le sommet de la Butte Montmartre où s’élève le Sacré-Cœur, commencé en 1875 mais consacré seulement en 1919, à la fin du premier conflit mondial. Le retour à la paix entraîne alors la suppression des fortifications, auxquelles on substitue une ceinture de logements sociaux, les H.B.M.

Les grandes expositions universelles ont aussi largement contribué à modifier le paysage et le mode de vie urbain. L’année 1889 donne à la Ville sa Tour Eiffel. Le métropolitain est inauguré à l’occasion de l’Exposition de 1900 qui voit des réalisations monumentales : le pont Alexandre III, le Petit Palais et le Grand Palais. Dans les années 30 enfin, on érige des œuvres de prestige, notre actuel musée d’Art moderne et le Palais de Chaillot, qui offre son cadre imposant à la dernière Exposition universelle de 1937, dans une période déjà de grande tension internationale annonçant la Seconde guerre mondiale.
 

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