Les mairies d'arrondissement - Paris.fr
 

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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Les mairies d'arrondissement

Hélène Cardi - mairie de Paris
[16/07/2010]

Lors de son extension en 1860, Paris absorbe les communes situées à sa périphérie et découpe son territoire en 20 arrondissements. En l’espace d’une dizaine d’années, ces arrondissements se dotent d’un patrimoine bâti cohérent, tant sur le plan urbain que sur le plan architectural, véritable maillage à l’échelle du territoire.

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Les bâtiments abritant les mairies s’inscrivent généralement de manière stratégique, comme autant de petits monuments identifiables à l’échelle des nouveaux quartiers en devenir. Ils sont souvent positionnés à l’intersection des nouvelles voies de circulation principales, créées en dehors, ou raccordant entre eux les centres des communes pré-existantes.

Associés à des espaces publics, et support d’une urbanisation nouvelle à l’échelle de la capitale pour former les futurs centres des nouveaux quartiers, les édifices s’organisent en harmonie avec le contexte urbain : monumental dans certains cas, en effacement face au grand monumental dans d’autres (mairie du 1er vis à vis du Louvre, mairie du 5e face au Panthéon, ou encore mairie du 6e,face à Saint-Sulpice).

Le caractère de l’architecture et le vocabulaire employé, permet d’identifier le caractère d’exception et la vocation publique de l’équipement tant par la forme (immeubles-îlots, traitement en pavillon des toitures, présence de l’horloge….) que par l’emploi des éléments de décors en référence au quartier dans lequel il s’inscrit.

Du programme initial aux évolutions

Les bâtiments, qui répondent au départ tous aux mêmes fonctions, ont pu être plus tard agencés, voire en annexer d’autres, notamment pour répondre dans les arrondissements périphériques à une forte poussée démographique et aux nouveaux besoins qui s’y rapportent.

On constate certaines constantes dans l’organisation des espaces, leur hiérarchie, leur distribution  et leur  mode constructif. Ainsi, bien souvent, les corps de bâtiment s’organisent autour d’une cour centrale qui permet d’absorber ou d’organiser les irrégularités de la parcelle.

Cette cour, généralement pavée, était destinée au stationnement des véhicules (carrosses ou calèches tractées par des chevaux). Elle est ainsi desservie par des hauts porches et est délimitée à la périphérie par de hauts trottoirs (justifiés en leur temps pour des raisons d’hygiène).

L’architecture

La composition et l’organisation des espaces est d’inspiration classique, généralement axée, symétrique, rythmée et régulière. Le XIXe siècle éclectique et rationaliste montre par ces bâtiments, tout son brio et son savoir faire en matière d’architecture « académique ».


Les grands éléments du programme et les différentes séquences s’enchaînent avec une cohérence et parfois une certaine « emphase » en  fonction de la topographie des lieux et des architectes retenus sur concours.

Parmi les éléments principaux des mairies figurent : l’horloge en façade, le hall d’entrée - ouvert à l’origine, puisque carrossé-, l’escalier d’honneur donnant accès à la salle des mariages, salle principale qui est située à l’étage noble et en position centrale…

Ce n’est que dans une campagne ultérieure, bien souvent par agrandissement ou transformation des corps de bâtiment existant que le programme de la salle des fêtes (et de ses annexes éventuelles) sera mis en place en contre-point, côté cours.

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