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A+ | A- | A=Colloque Patrimoine architectural parisien et développement durable
Lorsqu’il s’agit de construire à Paris, les acteurs concernés se doivent de prendre en compte aussi bien les objectifs de développement durable que le respect de la qualité patrimoniale.
Comment conjuguer ces deux nécessités ? La question a été au cœur des échanges du colloque Patrimoine architectural parisien et développement durable du 12 octobre 2011.
L’entrée en vigueur des différents objectifs de développement durable et des nouvelles normes environnementales ont aujourd’hui des effets concrets dans le domaine du bâtiment.
Lorsqu’un bâtiment, par son histoire, est également soumis aux exigences patrimoniales, il oblige les acteurs concernés à s’interroger sur la manière de conjuguer ces deux nécessités.
À Paris, la question est on ne peut plus actuelle. Comment en effet concilier la mise en œuvre d’un Plan Climat ambitieux, dont s’est dotée la Ville, et les impératifs de préservation de la richesse patrimoniale présente sur l’ensemble du tissu urbain de la capitale ?
Organisé par le Département d’Histoire de l’Architecture et d’Archéologie de Paris , le colloque « patrimoine architectural parisien et développement durable » du 12 octobre 2011 a privilégié une approche aussi simple qu’originale : partir de l’analyse du bâti parisien pour confronter les points de vue des principaux acteurs publics comme privés qui interviennent à Paris, que ce soit la Commission du Vieux Paris, la Direction de l’Urbanisme, ou bien l’État à travers le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine de Paris, mais également certains bailleurs de la ville ainsi que plusieurs experts sur les questions environnementales et patrimoniales.
Cette journée a permis de rappeler la qualité, la diversité et la richesse de la matière architecturale parisienne, toutes époques et typologies confondues, et au-delà des seuls bâtiments protégés. Il a été affirmé qu’une attention particulière devait être portée au bâti courant, afin de lui éviter des mises aux normes standardisées qui menacent parfois sa pérennité. À l’inverse, le patrimoine exceptionnel, aujourd’hui largement exempté de mise aux normes thermiques, pourrait et devrait offrir un stimulant champ de réflexion et d’invention. Cette journée a également été l’occasion de lancer un appel aux professionnels du secteur afin de proposer des produits innovants, de qualité, et adaptés aux spécificités de ce patrimoine.
Pour sortir de la confrontation entre impératifs énergétiques et préservation du patrimoine architectural et historique, il a été rappelé la nécessité de constituer un socle de savoirs, encore embryonnaires, s’appuyant sur le potentiel des structures existantes et prenant en compte les logiques d’adaptation, de réemploi et de recyclage qui ont fondé la cohérence du bâti.
Certaines démarches présentées lors de cette journée, menées sur du patrimoine remarquable, y compris à l’étranger, pourraient inspirer des stratégies d’intervention durables, participant au renouvellement des pratiques architecturales.
En contribuant à ce partage des connaissances, cette journée d’étude permet d’esquisser les modalités possibles de l’évolution du bâti parisien et, par conséquent, sa pérennité.


