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A+ | A- | A=Fontaines
Grandes architectures accompagnées de statues ou de reliefs, enchaînements de bassins dotés d’un programme symbolique, buffets, cascades et murs fontaines où l’eau règne sans partage, labyrinthes ou simples fontaines à boire, la plus grande variété de formes et de styles caractérise les fontaines parisiennes.
Sous l’Ancien Régime, l’eau fait encore défaut dans la Capitale. Les fontaines se réduisent pour la plupart à un mince filet d’eau jaillissant parfois d’un mascaron. Il n’est encore question ni de plaisir ni d’ornement mais bien d’utilité publique. Très vite cependant, la fontaine révèle le désir d’associer l’agrément au besoin. Elle s’enrichit alors d’un programme de figures mythologiques évocatrices de nature et d’abondance et son décor exubérant participe de l’embellissement de la ville.
Ces fontaines anciennes ont subi, au fil du temps, de nombreux remaniements au gré des bouleversements de l’espace urbain. Bien qu’altérées et quelquefois réduites à l’état de traces, elles nous ramènent aux origines du patrimoine fontainier municipal.
A partir du 19e siècle, l’eau se fait progressivement plus abondante, pénétrant au cœur des quartiers et irrigant la ville dans tous ses développements grâce à un vaste réseau d’acheminement (canaux, aqueducs, canalisations). Les régimes successifs enrichissent la Capitale de nombreuses fontaines dont les jeux d’eau ouvrent ou rythment les perspectives urbaines et participent de leur scénographie. Les décors évoluent vers des considérations morales et politiques bien dans la note du discours public.
Depuis la fin des années 1970, la Ville de Paris conduit des opérations de réhabilitation de son patrimoine fontainier, tout en commandant de nouvelles œuvres dans le cadre des programmes de réaménagement urbain ou de création de nouveaux espaces verts. Cette nouvelle génération de fontaine présente souvent un caractère ludique et montre une grande inventivité de forme en rupture avec les modèles du passé.
La fontaine Wallace
Exemple même de la fontaine à boire que la Ville continue de nos jours d’implanter en puisant l’eau dans la nappe phréatique de l’Albien, la fontaine Wallace a depuis longtemps sa place dans le paysage parisien, grace à la générosité de Sir Richard Wallace, collectionneur et philanthrope britannique né à Londres en 1818 et mort à Neuilly-sur-Seine en 1890.


