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Conseil de Paris de mai 2011

crédits : Futur en Seine
[10/01/2012]

Faites marcher votre créativité et vos idées ! Ce mois-ci, le Conseil de Paris s'est penché sur l'innovation, la recherche et l'enseignement supérieur, avec une communication du maire sur le sujet. En tout, c'était près de 570 délibérations et un débat crucial, sur les familles monoparentales.

>>REVOIR LA SEANCE DU 16 MAI
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Un point d'étape de l'action en faveur de l'innovation

Découverte Cross Media du Fort d´Issy par VIRDUAL au Village

« C’est dans les laboratoires de recherche, dans les universités, dans l’expérimentation urbaine, dans la recherche développement et la création d’entreprises que s’inventent les outils qui permettront d’organiser la transition vers une croissance économique durable».

Betrand Delanoë s'est exprimé lundi sous les bons auspices d’Hermès, dieu de l’intelligence industrieuse et réalisatrice : ce mois-ci, la communication du maire a présenté un point d’étape de l’action de la ville en matière d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, avant de faire place à un débat entre les différentes composantes politiques du Conseil.


En mai 2008, une communication sur les mêmes thèmes promettait pour le second mandat de l’équipe de Bertrand Delanoë d’investir un milliard d’euros. Où en est-on ? 3 ans plus tard, à mi-mandat donc, ce sont plus de 522 millions d’euros qui ont d’ores et déjà été affectés, et 478 « engagés sur des projets clairement définis », selon les mots du maire.

Lire la communication du maire sur l'innovation
Lire notre article d'approfondissement
Regarder le discours du maire en vidéo

 

 



Une affiche de l´association Aurore, mandatée par la mairie
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 Paris renforce son dispositif en faveur des Tunisiens
Le Conseil de Paris a délibéré sur un renforcement des mesures en faveur des Tunisiens. Le nombre de places d’hébergement d’urgence notamment est monté à 300. Des kits d’hygiène sont distribués et plus de repas seront proposés. En tout, c’est donc une enveloppe de près de 335 000 euros qui est consacrée aux Tunisiens.

 

Lire le projet de délibération
Lire le communiqué de presse 
Lire le voeu du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés

  • Le point sur la situation avec Pascale Boistard


Où en est-on ?
Le plan d’urgence se met en route, on a fait évoluer le dispositif, et les 300 places que nous sommes en mesure de proposer vont beaucoup soulager. Même si cela ne sera peut-être pas suffisant ! Mais nous n’avons pas de places supplémentaires pour le moment.
Que fait l’Etat, de son côté ?
Le gouvernement est totalement absent. Les seuls signes de l’Etat sur le terrain se manifestent par les vagues d’arrestation. La situation à Paris devient un problème de politique nationale voire européenne. Par ailleurs, les accords franco-tunisiens du 28 janvier 2008 sur l’immigration choisie (selon lequel 9000 Tunisiens par an devraient pouvoir venir travailler en France, ndlr) ne sont pas respectés. Seulement 2700 Tunisiens ont été accuillis en France depuis cette date.
Comment le vivent les Tunisiens sur place ?
J’ai vu des hommes plutôt jeunes qui sont venus travailler et qui sont laissés totalement à l’abandon. Leur été physique et moral est désastreux. Ils ressentent une profonde déception, compte-tenu du lien d’amitié qui unit la France et la Tunisie. Certains veulent repartir en Tunisie… Nous demandons à ce qu’une aide au retour volontaire (2000€) puisse leur être accordée ou bien une aide au retour revalorisée, qui puisse leur permettre de rentrer chez eux. Mais M. Fillon a fait savoir qu’il y était opposé. Aujourd’hui, il n’y a que le maire et la ville de Paris qui essaient de trouver une solution à leur problème.

 

Des propositions pour les familles monoparentales


Famille monoparentale Face aux difficultés que rencontrent de nombreuses familles monoparentales, la Ville de Paris a décidé de renforcer encore ses actions. Une mission d’information et d’évaluation (MIE) mandatée par la Ville a remis au maire, le 15 avril dernier, un rapport et des propositions pour mieux répondre aux besoins de ces familles. En écho à ce rapport et à ces propositions, le Conseil de Paris en a débattu mardi matin 17 mai. Le maire de Paris propose par ailleurs un ensemble de mesures pour mieux répondre aux besoins des familles monoparentales.

Il est ainsi proposé :
-    de donner la priorité aux familles monoparentales dans l’obtention d’une
place en crèche
-    de prendre en compte les horaires décalés des parents en situation de monoparentalité, à travers différentes initiatives : ramassage scolaire à pieds, ouverture des écoles tôt le matin, soutien à des associations offrant des gardes en dehors des horaires décole telles que « Môm’Artre »
-    d’augmenter le soutien aux associations « Renouveau vacances », et « Vacances et familles » qui permettent aux familles monoparentales de partir en vacances
-   de renforcer le suivi des mères au RSA dans leur insertion professionnelle, en offrant un accompagnement individualisé vers l’emploi à 1300 parents pour la période 2012-2015 (contre1000 précédemment)
-    de faciliter la mise en place d’actions de solidarité de voisinage dans 4 quartiers politique de la Ville

Un renforcement de l’aide au logement est par ailleurs en cours d’étude, au travers du relèvement du plafond de ressources du dispositif « Paris logement familles monoparentales », aujourd’hui établi à 1600 € par mois. Le nouveau plafond s'élevera à 1800 euros par mois. Le montant de l'aide est par ailleurs relevé de 122 à 150 euros. Un effort supplémentaire qui coûtera à la Ville de Paris 2,5 millions d'euros.

  • Mise à jour : Les élus Parisiens viennent de voter à l'unanimité des nouvelles mesures d'aides aux familles monoparentales.


 
Le détail des mesures dans le dossier de presse

Lire notre entretien avec Olga Trostiansky, adjointe au maire chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion

 


 

Plus de bandes cyclables pour les vélos

Dans le cadre du contrat « Réseau Vert » en partenariat avec la région Ile-de-France, le Conseil a adopté le programme 2011 d’aménagements cyclables. Au menu, deux nouveaux itinéraires :
- le boulevard Diderot va se parer de pas moins de 3800 m de piste cyclable
- rue de Lourmel, une bande cyclable de1630m à contre-sens de la circulation générale sera créée entre les aménagements des boulevards des Maréchaux et celui du boulevard de Grenelle
Le Conseil régional devrait financer 50 % du montant hors taxes des travaux, dans la limite du plafond de la dépense subventionnable.

Par ailleurs, toute une série de liaisons inter-quartiers devraient être mises en place :
- Rue de Valois, rue de Beaujolais, rue de Montpensier – 1er (880m)
- Pont Louis-Philippe – rue J. du Bellay – Pont Saint louis – quai de l’Archevêché – pont de
l’Archevêché – 4ème (480m)
- Avenues Charles Floquet – Emile Acollas – Léon Bourgeois – 7ème (750m)
- Rue de La Tour d’Auvergne (entre la rue de Maubeuge et la rue Rodier) – 9ème
(200m)
- Rue Eugène Varlin – 10eme (230m)
- Rue de Montreuil entre le boulevard Voltaire et la rue de Bouvines – 11eme (880m)
- Liaison Nation/Dugommier par la rue Sergent Bauchat – 12ème (660m)
- Rue du Poteau (entre Béliard et Championnet) – 18ème(135m)
- Rue Letort (de Clignancourt à Championnet) – 18ème (190m)
- Rues des Grands Champs et du Volga – 20ème (1190m)

Plus de détails dans le projet de délibération

 

Cours de musique au conservatoire du 13ème
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 Réforme des tarifs des conservatoires municipaux
Les tarifs des Conservatoires municipaux évoluent ! Actuellement, les conservatoires parisiens accueillent 19 000 élèves au total, mais la ville souhaite créer 1000 places supplémentaires. Trois nouveaux conservatoires seront livrés dans les 12ème, 13ème et 17ème arrondissements.

Pour financer ces places supplémentaires et améliorer les capacités et conditions d’accueil des conservatoires, une réforme des tarifs est donc proposée, qui aura pour effet de diminuer la participation des familles les plus modestes, maintenir ou très légèrement augmenter les participations des familles aux revenus médians et augmenter sensiblement les participations des familles aux quotients familiaux les plus hauts. Les tarifs d'admission sont fonction du quotient familial (QF) sur une grille allant de 1 à 8 et vont actuellement de 82 à 350 euros par an. Après la réforme de la grille tarifaire, ils iront de 72 euros pour le QF 1 à 500 euros pour le QF 8. Concrètement, cela correspond à 12 euros de plus par mois pour les couples ayant un revenu mensuel compris entre 5 700 et 7 500 euros et à 18 euros de plus par mois pour les couples ayant un revenu mensuel supérieur à 7 500 euros.

Plus d'informations dans le projet de délibération, avec la grille des nouveaux tarifs

Samaritaine
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 En route vers une nouvelle Samaritaine
En 2005, les grands magasins de la Samaritaine fermaient leurs portes. Après l’émoi suscité par la fermeture de ce magasin historique, le Conseil de Paris approuva, en juillet 2010, une révision du plan local d’urbanisme. La délibération votée cet après-midi, mardi 17 mai, vise à permettre le dépôt des demandes d’autorisation administratives nécessaires à la réalisation du projet.

« La façade est entièrement respectée et reconstituée selon le modèle historique. Nous sommes dans un projet qui concerne la rénovation d’un patrimoine qui était inutilisé, et qui donc ne démolit pas », a défendu Anne Hidalgo, en précisant que « la partie entièrement neuve est sur la rue de Rivoli, et ce, en accord avec l’architecte des bâtiments de France ». Le dispositif prévu comporte un pôle commercial, des logements sociaux, une crèche et un pôle d’activité avec un hôtel et un centre de conférences. Le projet devrait permettre de créer 2200 emplois. C’est l’agence d’architecture Sanaa, par ailleurs en charge du projet du Louvre à Lens, et lauréat du Prix Pritzker en 2010, qui est chargée du travail. La maison du projet va ouvrir cette semaine.

Revoir l’intervention d’Anne Hidalgo en vidéo
Accéder au projet de délibération
Lire notre article : "Samaritaine : le projet dévoilé"

En bref : le reste de l'actu du Conseil de Paris


Le PLIE se déplie dans le 11e et le 12e


Non, il ne s’agit ni de mode ni d’origami : le joli nom du PLIE (Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi) est celui d’un dispositif d'insertion professionnelle, soit un parcours individualisé et personnalisé d’accompagnement, avec un suivi pendant les 6 premiers mois d’activité. Pour l’instant il était en place depuis juin 2005 au sein des 18ème et 19ème arrondissements, et depuis juin 2010 dans le 20ème arrondissement. Il va être étendu aux 11e et 12e, dans lequel habitent un nombre important de demandeurs d’emploi de longue durée répondant aux critères du PLIE (plus de 30%). Deux personnes par arrondissement devraient être recrutées pour suivre les futurs bénéficiaires.

La mairie aime le commerce équitable

En pointe sur le commerce équitable, la Ville, qui a obtenu en 2009 le label « Territoire du commerce équitable », a lancé le 14 mai la Quinzaine du commerce équitable. Et pour soutenir cette action, six associations qui participent à cette opération de promotion et d’action se sont vues accordé une subvention. Soit plus de 46 000 euros à la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE), Artisans du monde, l’Association pour le tourisme equitable et solidaire, l’Afer (c’est le le premier nom accordé au continent Africain, l’association est organisatrice de « Faites de l’éthique » en 2009), Fairplaylist et enfin 360 ° Sud.

Soutenons les cinémas d’art et d’essai !

Pour une année encore, le Conseil de Paris a renouvelé son soutien aux cinémas d’art et d’essai de la ville, 37 salles soit 86 écrans, qui chaque année permettent aux Parisiens d’apprécier le cinéma dans toute sa diversité et dans toute son exigence. L’enveloppe totale s'élève à 960 000 euros, dont 20 000 euros d’aide exceptionnelle au cinéma des Trois Luxembourg dans le 6e arrondissement,  pour l’organisation en novembre et décembre prochain d’une biennale intitulée « Proche-Orient : que peut le cinéma ? »

Un monsieur HQE pour les locaux de la Ville…

Outre l’adoption du plan climat,  en 2007, la mairie conduit sa politique en matière environnementale au travers de la « démarche HQE ® » (le « R » entouré signifiant que la marque est déposée), portée par l’association HQE. Une démarche complexe nécessitant des connaissances intellectuelles, que la mairie a sollicité au travers d’un appel d’offre ouvert : les bâtiments visés par la maintenance et l’aménagement en 2012 bénéficieront donc de cet accompagnement privilégié.

le futur conservatoire HQE du 17e

 




…et un conservatoire HQE pour le 17e


Par ailleurs, un nouveau conservatoire, dédié à la musique, la danse et à l’art dramatique, et logé rue de Courcelles et boulevard de Reims dans le 17e, va être construit également selon les normes HQE. Les travaux doivent commencer en septembre 2011 et Il doit ouvrir à la rentrée 2013 et remplacer le conservatoire de musique actuel, installé dans un ancien hôtel particulier qui ne répond plus aux normes et d’une surface trop petite. Sa consommation énergétique sera limitée à 50kWh par mètre carré et par an.


Récup artistique pour les arbres du jardin des Halles

Rien ne retourne au néant…disait déjà Lucrèce. Mais à Paris, quelques associations ont fait de ce principe naturel une maxime d’action. Pour répondre à leur demande et offrir une seconde vie aux arbres des Halles, leurs troncs coupés recouverts d’écorce ou « grumes » seront donnés à plusieurs associations. Ils serviront de matériau à projets artistiques (association des Ateliers d’artistes de Belleville, Génie de la Bastille, ateliers du Père-Lachaise Associés et Art-exprim) et même de support pour des projets de réinsertion (l'association Extramuros, qui organise des actions de sensibilisation à la revalorisation des matériaux de récupération sous la forme d'expositions ou d'ateliers participatifs, a souhaité disposer de quatre grumes).

Une place en hommage au vendeur de fruits tunisien immolé

C’était un jeune homme aux grands yeux sombres, un vendeur de fruits et légumes au regard doux, qui nourrissait une révolte. La confiscation de sa marchandise par les policiers, le crachat et l’insulte, auront été l’acte de trop. Mohammed Bouazizi, qui vivait à Sidi Bouzid, s’est immolé en face de la sous-préfecture, le 17 décembre. Il est mort le 4 janvier. Entre-temps, la révolution tunisienne avait commencé, les premiers morts étaient tombés. Une place de la ZAC Alésia-Montsouris, dans le 14e, recevra son nom, en hommage au peuple tunisien.

Un nouveau projet pour le Vieux Montmartre

C'est un nouveau projet à forte dominante muséale qui va être lancé. Les bâtiments de l'ancien musée Montmartre ont accuilli Renoir, Valdon et de nombreux autres artistes. Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris en charge du patrimoine, a défendu mardi 17 mai le choix d'une nouvelle entité de gestion du musée du Vieux Montmartre.. "Nous ne pouvions plus subventionner l'ancienne association dont les comptes avaient été refusé par le commissaire au compte", a expliqué l'élue. Quatre projets ont été présentés, et la société Sofra est, selon l'adjointe, "largement en tête". Le projet de délibération a été adopté à l'unanimité.

Hommage de la ville de Paris à un couple homosexuel exécuté en 1750

Le Conseil de Paris a voté à l'unanimité un voeu du groupe communiste demandant de rendre hommage à un couple homosexuel condamné à mort et exécuté en raison de son orientation sexuelle en 1750. Bruno Lenoir avait 25 ans et Jean Diot 40. Il ont été arrétés dans Paris, dépossédés de tous leurs biens avant d'être exécutés. "C'est le dernier couple homosexuel qui ait été exécuté en France pour ce motif", rappelle le groupe communiste. Une plaque sera apposée dans le quartier Montorgueil (près des Halles de Paris) où ils avaient été arrétés. Ce voeu avait été présenté à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie (15 mai).

Moins de pub sur les monuments en travaux

Vous trouvez trop grandes ces grandes bâches publicitaires, comme celles qui recouvrent en ce moment la Conciergerie ou le Louvre en travaux ?  Vous avez l’impression que l’on défigure les monuments parisiens ? Et bien nous aussi ! Aujourd’hui, mardi 17 mai, un vœu du Conseil de Paris a été voté pour faire en sorte  de réduire leur taille. La Ville de Paris souhaite que la surface accordée à la publicité ne dépasse pas 16 m2 et qu'elle soit insérée dans « une bâche originale ». Actuellement, la surface de la publicité ne doit pas dépasser 50% de la surface totale de la bâche. Cette modification sera discutée le mois prochain dans le cadre du débat sur le nouveau règlement local de publicité.

Les pétitions à partir de 1%

il faudra désormais 1% des Parisiens, soit 21 000 personnes, et non 3%, pour faire en sorte qu'une question soit soulevé au Conseil de Paris : c'est le "droit d'interpellation", instauré en 2009 par une délibération. C'est le résultat d'un voeu déposé par le groupe EELVA, et adopté par le Conseil de Paris. Retrouvez sur Paris.fr notre page e-petition.

 

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