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A+ | A- | A=Quand parle-t-on de discrimination ?
Si à l’origine discriminer signifie faire un choix, le verbe a désormais pris un autre sens : discriminer c’est faire un choix fondé sur des critères prohibés par la loi.
Il existe aujourd’hui 18 critères strictement définis par la loi : l’origine, l’appartenance ou la non appartenance à une nation, une ethnie ou une “race“, le nom, l’âge, le sexe, la situation de famille, l’état de grossesse, l’apparence physique, les moeurs, les convictions religieuses, l’orientation sexuelle, les opinions politiques, les activités syndicales ou mutualistes, l’état de santé, le handicap, les caractéristiques génétiques.
De même la loi précise les domaines où se rencontrent les discriminations : ce sont l’emploi, le logement, les services publics (éducation, santé, police, etc.) et la fourniture de biens et services (notamment les loisirs, milieu de la nuit, etc.).
Enfin, il faut noter que la discrimination est un délit passible de 45 000 euros d’amende et de 3 ans de prison. Malgré cette pluralité de situations de discriminations, il est à rappeler, comme l’a montré l’Institut national d’études démographiques (Ined) dans sa récente étude Trajectoires et origines, que 40% des personnes ayant déclaré une discrimination sont immigrés ou enfants d’immigrés. L’origine et la couleur de la peau restent donc en France une des premières causes de discrimination.
Fort de ce constat, la Mairie de Paris a placé en 2001 la lutte contre les discriminations comme une de ses priorités, et renforcé sa détermination en 2008 avec la création d’une délégation dédiée. Son travail s’inscrit à la fois sur la durée pour changer les mentalités en profondeur, mais également dans le moment présent lorsqu’il s’agit d’apporter une réponse rapide et ciblée aux personnes victimes de discriminations.
La Mairie de Paris se concentre ainsi sur trois chantiers principaux : se battre pour l’égalité de traitement ; favoriser l’égalité des chances ; et changer les regards et les représentations.


