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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Quelques chiffres significatifs

Flickr/Guillaume Lemoine
[22/11/2011]

Le nombre de femmes à Paris : 1,15 millions, 53% de la population totale

Puce municipalité Le profil des Parisiennes

Le nombre de femmes à Paris : 1,15 millions, 53% de la population totale

Paris compte 1 154 356 femmes au 1er janvier 2006 soit 53% de la population parisienne. Leur prépondérance dans la population parait tenir à deux phénomènes. D’une part un flux important de jeunes femmes qui viennent suivre leurs études dans la capitale, d’où une proportion de 54% de femmes dans la population des 20-24 ans. D’autre part une surmortalité masculine et une forte espérance de vie féminine, qui explique que celles-ci représentent 70% des personnes âgées de soixante-quinze ans et plus.


Niveau de formation : 27% des parisiennes sont sans diplôme

L’absence de diplômes concerne d’avantage les femmes que les hommes. On compte ainsi 27,1% de femmes sans diplôme (inférieur au CAP/BEP) parmi les femmes de 15 ans ou plus non scolarisées alors que le taux est de 20,1% chez les hommes.

On note des disparités selon les classes d’âges.

Entre 15 et 34 ans, peu de parisiennes sont sans diplômes (11,3%), ce qui est également vrai des jeunes hommes (13,6% sans diplômes). En revanche, à partir de quarante ans, la part de femmes sans diplôme dépasse celle des hommes et s’élève progressivement avec l’âge. Au-delà de 65 ans, 50,5% des femmes sont sans diplôme soit deux fois plus que les hommes (23,1%).


Activité : 21% des femmes ayant un emploi l’exercent à temps partiel

En matière d’activité, les parisiennes se distinguent par un taux d’activité inférieur à celui des hommes et un recours au temps partiel beaucoup plus important.

Le pourcentage de femmes actives n’a cessé de progresser et se situe aujourd’hui à un niveau relativement élevé (87% de femmes actives en 2006) mais le taux d’activité des femmes demeure inférieur à celui des hommes quelle que soit la classe d’âge. L’écart s’accentue avec l’âge jusqu’à atteindre un maximum de 10 points pour les personnes âgées de soixante à soixante-quatre ans. Dans cette tranche d’âge, le taux d’activité des femmes est de 35,4% contre  45,8% pour les hommes.

Parmi les femmes actives ayant un emploi, 21,4% sont à temps partiel contre 10,9% pour les hommes. Les écarts sont encore plus important entre trente-cinq et quarante-neuf ans.


Chômage : un peu plus de chômeuses que de chômeurs.

Selon les données du recensement 2006, les parisiennes sont un peu plus touchées que les hommes par le chômage : 11,6% des femmes actives sont demandeuses d’emploi contre 11,1% des hommes actifs.

Cette moyenne ne doit pas masquer des différences selon les tranches d’âge :
-de 15 à 29 ans, le taux de chômage des femmes est inférieur à celui des hommes. Leur taux d’activité est également inférieur. Ces éléments statistiques témoignent sans doute du fait que les jeunes femmes poursuivent des études plus longues que leurs homologues masculins ;
-De 30 à 49 ans, le taux de chômage des femmes devient supérieur à celui des hommes. On peut y voir l’effet des conditions parfois difficiles de retour à l’emploi des jeunes mamans à la suite d’une interruption d’activité ;
-Après 50 ans, le taux de chômage des femmes redevient inférieur à celui des hommes.

Les familles monoparentales : une catégorie fragile

Les contraintes qui pèsent sur les femmes en général, pèsent particulièrement sur celles qui sont à la tête d’une famille monoparentale (qui sont pour 85% d’entre elles des femmes avec enfants). Les difficultés liées à l’articulation vie professionnelle/vie familiale sont plus lourdes en termes financiers et d’emploi du temps que pour les autres femmes. Paris compte 59 573 familles monoparentales dont le parent est une femme. Selon les données de la CAF de Paris , 10% des ces familles (5 940 femmes ) sont bénéfciaires du RSA ( socle uniquement + socle et activité sans majoration) et 43% vivent sous le seuil de bas revenus fin 2009 (le seuil de bas revenus étant fixé à 943 euros /UC).
Source : INSEE, recensement de 2006, étude des statistiques par l' APUR

Les femmes  à la rue : un phénomène qui prend de l'ampleur

Parmi les personnes sans domicile, les hommes ont toujours été plus nombreux que les femmes. Cependant le poids des femmes varie selon les sources :

-d’après l’enquête INED 2001, elles représentent environ un tiers des personnes sans domicile de l’agglomération parisienne.
-selon l’observatoire du SAMU social de Paris, en 2005, un cinquième des demandes parisiennes concernaient des femmes, la proportion ayant augmenté ces dernières années. D’après la Régulation du Samusocial de Paris (la Régulation du Samusocial de Paris regroupe à la fois les appels du 115 et les maraudes du Samu social de Paris. Les statistiques citées sont issues du rapport de l’Observatoire du Samu social de Paris de 2007), 17,9% des personnes ayant recours au 115 ou aux maraudes du Samu social de Paris sont des femmes, contre 13,8 % en 1999. La population des personnes sans abris semble donc se féminiser.

Les hébergements pour les sans domiciles
L’Observatoire du SAMU social de Paris distingue les hébergements « simples » qui correspondent à des personnes seules, et les hébergements en famille.
Les hommes constituent le public majoritaire des hébergements « simples ». La part des femmes dans ce public est de 18,7% en 2008, en nette progression par rapport à 1999 (13,8%).
Parmi les adultes hébergés « en famille », les femmes constituent le public majoritaire. Leur part est de 71% en 2008, en progression par rapport à 1999 (60,9%).
Par ailleurs différents rapports indiquent que les structures d’accueil ont souvent été initialement développées pour des hommes et, pour différentes raisons, se révèle mal adaptées face à la féminisation du public sans domicile.
Source : Observatoire du Samu social de Paris, juillet 2009

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