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Budget 2006 : les concrétisations
Les chiffres-clés du budget 2006 de la collectivité parisienne
Priorité à la solidarité et à la cohésion sociale
Le budget parisien maintient la priorité à la solidarité et à la cohésion sociale. Les autres dépenses nouvelles sont dirigées vers le renforcement du dynamisme de la capitale et l’amélioration du cadre de vie.
- + 15,0 % pour l’aide sociale (de 458 M€ au BP 2005 à 527 M€ au BP 2006) qui comprend la nouvelle Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
- + 18,7 % pour le RMI et le Plan Département d’Insertion (de 287 M€ au BP 2005 à 341 M€ au BP 2006)
- + 8,5 % pour l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (de 91 M€ au BP 2005 à 98 M€ au BP 2006)
- + 2,2 % pour le Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris (de 263 M€ au BP 2005 à près de 269 M€ au BP 2006)
Les dépenses de personnel augmentent de 3,3 % (de 1 753 M€ au BP 2005 à 1 813 M€ au BP 2006). 339 emplois seront créés en 2006 pour les équipements nouveaux, les nouvelles missions et les renforcements d’actions engagées, auxquels s’ajoutent 166 créations de postes résultant des transferts de compétences.
Les charges de fonctionnement courant sont stabilisées à 736 M€ à périmètre constant, grâce à 30 M€ d’économies sur les dépenses courantes et 10 M€ sur la gestion de la dette.
Les contributions aux principaux partenaires augmentent raisonnablement : + 1,4 % pour la Préfecture de Police, +1,9 % pour le SYCTOM mais un effort particulier est réalisé pour le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) avec 10 % de hausse (de 200 M€ au BP 2005 à 219 M€ au BP 2006).
En 2006, ces dépenses atteindront 1 380 M€, auxquels s’ajoute 211 M€ pour les subventions d’équipement inscrites désormais en section d’investissement, soit au total 1,59 milliard d’euros, plus du double de l’investissement annuel réalisé sous la précédente mandature.
Le financement de cet effort d’investissement va continuer à s’appuyer sur un recours raisonné à l’emprunt dont l’autorisation maximale est fixée à 915 M€. Ce montant permettra de rester à un niveau d’endettement inférieur à la moyenne des grandes Villes françaises.
Conformément aux engagements pris devant les Parisiens en mars 2001, les taux des quatre impôts locaux n’augmenteront pas en 2006 pour la sixième année consécutive.
Cette stabilité est à souligner dans un contexte inquiétant de désengagements de l’Etat, d’une part pour les dotations qui ne progressent que de +1,3 %, chiffre inférieur à l’inflation et d’autre part pour les compensations insuffisantes des transferts de compétences.



